Citations et poésies de Victoria - Victoria - E-Book

Citations et poésies de Victoria E-Book

Victoria

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Beschreibung

« Dans ce théâtre de la vie où nous jouons chaque jour les délices des moments intenses, où nous mouvons nos gestes, nos parades d’amour et de tristesse, l’audace d’avancer dans cette comédie mondaine où chacun veut sa prime, les médailles du pouvoir ou du savoir, l’entente malheureuse, l’ivresse du moment, la joie intense du geste, dans un décor choisi ou imposé, les voix s’emportent, s’impressionnent au plus offrant, au plus gagnant, l’illusion de la noblesse ou de la faiblesse. Il faut savoir jouer, s’imposer sur la scène, rester humain et jouer jusqu’à la fin ! »


À PROPOS DE L'AUTEURE


Diplômée en habillement et commerce, Victoria s'enivre au quotidien de poésie, peinture et psychologie. C'est ainsi que dans Citations et poésies de Victoria, elle se livre et partage ses expériences comme une invitation à la résilience et à l’acceptation de soi.

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Seitenzahl: 126

Veröffentlichungsjahr: 2022

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Victoria

Citations et poésies de Victoria

Recueil

© Lys Bleu Éditions – Victoria

ISBN : 979-10-377-6977-0

Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant aux termes des paragraphes 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, sous réserve du nom de l’auteur et de la source, que les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information, toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (article L.122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

1

Fais un pas vers l’autre, il en fera deux vers toi. Mais qui est vraiment l’autre ? Toi et moi, nous ne le savons pas, l’un se cache dans l’autre, tout comme en toi peut subsister un autre. L’autre est autre ! Des fois si différent et en même temps nous ressembler, ne fût-ce qu’à travers celui qui est en toi. L’autre est tellement autre que les deux ne sont nullement autres, ils ont les mêmes pouvoirs en soi !

2

Au début, il vous aime, il vous raconte des paroles toutes faites. Au début, il vous imprègne, il se nourrit de vous, il vous pénètre, habite en vous. Son âme est si vide qu’il prend racine dans un corps de substitution, il se voudrait, vous ! Il s’accroche et s’implante, mais l’amour n’y est plus, il vous ronge, il se nourrit de votre sang, de votre âme blanche, de votre puissance. Il y a de fortes chances qu’un autre corps, déjà, le hante ! C’est un parasite insatiable. Mais vous, bientôt, le teint terreux, baisserez les bras, la tête au regard vide manquerez d’énergie, et là, il vous abandonnera !

3

Le sexe est un piège, il vous fait faire ces choses que vous n’y pensiez pas, il vous transforme en ange ou en sorcière. Le sexe accompagné d’amour, vous rend fou, vous sublime, sa thérapie ou sa guérison serait de devenir inconscient !

4

N’écoute personne, écoute juste ton corps. Il te connaît mieux que tout, tes besoins, tes angoisses, tes incertitudes, tes peines, ton devenir. Il te fera ressentir ta façon d’agir, à manger ou dormir ; quelquefois à fuir, écoute-le, il ne se trompe jamais !

5

Doucement, le jardin se fane depuis qu’elle l’a abandonné, elle n’en dort plus quand elle pense à ces fleurs qu’elle avait semées, à ces allées de rouges pivoine, aux myosotis qui s’emparent de l’espace. La saison des bulbes est terminée, il ne reste que les fanes, par ci, par là des orties, ce sont elles qui ont fleuri ; le désordre se fait dans le jardin, le plantain s’épanouit et l’oiseau s’en réjouit, les dahlias n’y sont plus, ils ont gelé déjà l’an passé ! Et la nature a réussi à reprendre le dessus !

6

Cette musique d’hier, que j’aime tant et j’étais encore inexistante, me fait comprendre qu’il faut aimer et user de ces belles choses qui se présentent à nous, aussi longtemps que nous sommes conscients que le temps est limité !

7

L’amour, que nous aimons est toujours une manipulation, une passion, une illusion : comme un beau produit que l’on vend, on le met en scène, on attend ! Il s’habille de blanc, de rouge, ou d’arc-en-ciel, il se déguise en lumière, il veut attirer son semblable. Aussi, il se parfume ! Il soigne son emballage comme dans un rayon, les paquets de biscuits ou de bonbons avec le papier alléchant, qui promet le croquant. L’amour, comme une toxine qui vous brouille, vous ennuie, la drogue qui ne se trouve pas aux coins des rues, la souffrance de chacun, qui se laisse attirer dans ce filet de la sensualité, on y retourne, on en reveut, on en pleure, on se détruit, ou on en vit, il vous blesse, vous étouffe, et on en redemande, on perd nos sens, c’est la folie ou la schizophrénie, la douleur, la tragédie !

***

8

Comment vous le dire, merci que je respire

Journée de l’âme et de prières

de calme et d’amour éphémère !

***

9

Le couple est-il heureux ? Madame est difficile ou laisser-aller, lui, à cheval sur son rythme et taiseux à côté. Elle souhaiterait voir tout rangé, les chaussettes, sa tasse vide, le couple est-il heureux ? Madame est difficile ou laisser-aller, lui, à cheval sur son rythme et taiseux à côté. Elle souhaiterait voir tout rangé, les chaussettes, sa tasse vide, l’homme râle de ne pas trouver la chemise repassée, leur monde est légèrement opposé, elle est dépensière, et bavarde des heures avec ses amies ; il s’énerve, tousse et renifle, elle n’en peut plus. Le jour du foot, il hurle, il pense avoir marqué un but, la famille s’éclipse, son esprit est sur le terrain ! Il s’en va tôt le petit matin, après ses petits soins, madame prépare les enfants, le repas et la maison, et, son travail, il attend, elle n’a pas le temps. Le week-end, il bichonne sa voiture, il est tellement pris qu’il en oublie les enfants, madame secoue le chiffon et crie, apparemment elle n’est pas contente. Pour ses petits travaux, il lui faudra des outils de qualités, rien n’est trop beau ! Madame s’exclame, que ces casseroles sont à la fin de vie, mais pour nourrir la famille, elle se contente de ses vieilles poêles noircies. La nuit, il ronfle, et elle, transpire, il est maniaque, le lit doit être fait au carré, madame de son côté oublie quelques fois de dépendre les draps de lit. Les enfants crient et pleurent, et voilà, le chien vise le tapis pour faire pipi, la femme est exténuée et plonge dans sa pharmacie pour attraper les antidépresseurs, que personne sait ! Monsieur s’éclipse et prétend prendre l’air, il ne rentrera qu’au petit matin et trouvera le chien à sa place dans le lit !

***

10

Sur la page poussiéreuse, j’ai envie de crier ma joie, pour toi, qui pourras la rendre lumineuse et attiser la fougue qui est en moi !

***

11

Le sac… Et si un homme c’était un peu comme un sac à main, on les aime tous et on en choisit un, on craque pour lui, il est souple, à l’odeur de fauve, au début on aime sortir avec, on est fier de lui, il nous rend pas mal de services, et quand on croise une dame on est attirée par son sac, devant les vitrines aussi, une fois un noir, une fois un blanc, y a aussi les crèmes, et les bling bling, des grands, des petits, des rigides et des souples. Et bientôt on se rend compte qu’un petit truc lui manque, on commence à le délaisser, on craque pour le grand noir de l’étalage, peut-être plus pratique, et après quelques jours on se dit que le premier avait des qualités que l’autre n’a pas, on finit par avoir pleins de sacs et le meilleur c’est le simple et résistant !

12

La peur paralyse, empêche de grandir et d’avancer, la peur d’être soi, la peur de l’autre ou de l’inconnu. La peur enferme et donne des doutes, la peur aussi sécurise et laisse le droit de rester tel qu’on est ! Cette éternelle peur de partir de l’autre côté !

13

Dans un corsage si serré bat un cœur sinistré, dessous les cendres, se cache des braises ardentes, en défaisant ton corsage, tu donneras la chance de donner l’air à ton cœur, afin de redonner vie en laissant le feu rejaillir !

14

La maison a l’air si triste avec toutes ces chambres vides, le chat est resté sur le paillasson à attendre le bruit des talons, il n’a plus rien à manger ! Les herbes commencent à atteindre le toit, et les oiseaux s’y perdent. Un volet claque, ce matin, le vent s’est levé, les âmes ont quitté, la musique de Vivaldi qui jadis égayait s’est arrêté, il ne reste que quelques mésanges qui battent des ailes en cherchant leurs graines, et d’autres se baignent !

15

Ces gens qui vous envient, vous sourient ; discrètement, ils vous analysent, et tirent des conclusions, vous êtres trop comme ci, pas assez comme ça, et en douceur, ils décalquent vos folies !

16

Je ne peux prendre sur mon dos, ce lourd fardeau. Je m’endormis exacerbé, digne d’avoir les clefs, me voilà à trop penser, le temps court et les heures tournent. Je suis presque en lambeaux, Dieu me réveilla, il m’offre une tasse de lumière ! Ne perdons pas le point de mire, l’essentiel reste à abattre !

17

L’été, le soleil est à la porte. Et l’hiver, déjà, me manque, ce climat qui me ressemble, tantôt lumineux au fond sombre, ou brumeux et joyeux, ce mélange chaud qui me lèche l’épaule, tout en me faisant balayer les cheveux, d’un vent violent ; la chaleur étouffante me paralyse l’esprit. Je désire une pluie chaude, un soleil doux et une neige tiède !

18

N’écoute pas ceux qui te font mal, les uns t’ont pris, tu as appris, les autres t’ont donné, et réconforté, c’est la vie, du moins pour certains, que pour fonctionner, ils ont besoin d’offenser. Pardonne-moi du haut de mon être de réveiller ce qui t’a blessé !

19

Les mots se sont enflammés et le temps s’est réveillé, je suis fatigué de rester ! Rester là à t’attendre sans rien comprendre, fatigué de mon destin, mais de l’ombre à la lumière il n’y a qu’un pas !

20

N’espérez pas que celui qui a un brin de méchanceté toute sa vie s’améliore quand son cerveau ne fonctionnera plus qu’au tiers de sa capacité !

21

Ce que nous appelons jour de naissance ne devrait-il pas plutôt être le jour de conception ?

22

Et ils en font des histoires, pour ces mémoires que leurs penseurs ont depuis longtemps fait leurs adieux !

23

L’hypocrisie, est de se faire passer pour misérable en étant friqué, croyant se mettre au niveau de leur interlocuteur, qui eux-mêmes sont friqués !

24

Les jacinthes ont le cou tordu, mais leur parfum m’a fait grossir la tête, désormais, elles se penchent en avant du vase, je n’arrive plus à les maîtriser !

25

Je m’appelle sérénité, quand la barque oscille sur les flots. Quand la surface de l’eau miroite à la fois, le scintillement ocre rouge du coucher du soleil et le dandinement des corbeaux !

26

L’amour est un espace de liberté, où deux êtres se donnent sans contrainte ni suspicion, c’est aussi cet espace sans limites ni barrière, l’espace de l’amour-propre en soi. Nous n’appartenons à personne et nous n’avons pas le droit de nous approprier l’autre, le vrai amour fera que l’autre vous reviendra !

27

Et voilà que tu m’inspires ! On commence toujours par un mot, un vers, une ligne, pour écrire le contenu de son cœur !

***

28

Et je m’en vais encore ce jour chez ma mère, je prendrais comme d’habitude les raccourcis, qui m’emmèneront vers les chemins de terre. Nous ferons une orgie de maquée, elle aime ça ! Je ne serais pas loin de la frontière, la route est caillouteuse, je devrais gérer les virages, les trous et les ravins. Mon esprit rêve, mon regard croise ces ânes derrière leurs treillis. La grande molène s’est perdue à la lisière du bitume, avec ses grandes feuilles de velours et la fleur encore serrée, qui me donne l’envie de la couper, mais, je ne voudrais pas qu’elle pleure, de se sentir volé, elle reste heureuse à croître entre les bruyères et les carottes sauvages déjà en graine. Ce moment m’attire vers le champ d’à côté, qui est rempli de trèfles en fleur, par-ci par-là les grandes mauves, légères et fragiles, balancent avec le vent, les tussilages aussi me croisent, c’est la beauté dans ce mariage multicolore. À l’orée de la forêt un grand arbre étouffé de gui. Un vent frais m’accompagne pour la traversée de cette forêt verdoyante, où chaque fois comme un rituel, le vieil homme me croise en fixant son livre. Ma route de rêve se termine, et là, j’arrive !

***

29

L’homme est un cactus, et la femme un liseron ! Chaque fois qu’elle s’en approche, il pique, et elle glisse, elle ne parvient pas à l’enfermer, elle essaye de s’agripper pour l’étouffer, il se défend ! C’est pour cela, qu’il pique, parce que sa chair est plus tendre que le fibreux liseron !

30

Le bonheur, c’est ce jardin qui se travaille jour après jour, à regarder les petites graines s’épanouir, les bouts verts sortant de terre, et toujours espérer de les voir grandir, en leur donnant cette chaleur tant attendue ; et le jour où vous découvrez que chaque plant a fleuri, évitez de tout offrir, sinon, vous resterez couché sur la terre vide à pleurer, et à attendre ! Gardez vos fleurs, elles se multiplieront en semis et le bonheur sera intense ! Faites l’expérience…

31

Un chien sans laisse reste près de la maison, et celui très bien attaché va vouloir se détacher et fuir à jamais !

32

Je n’aime plus faire un pas en avant, pour éviter de le faire de côté. Rester loin en arrière et observer qu’un pas peut être de trop. Je n’aimerais pas non plus le faire en arrière, revenir sur ses pas pourrait être source d’espoir, et se freiner dans l’élan n’est pas bon, faire un pas en avant et un en arrière, serait tout simplement le point mort !

33

Ils dansent ! La musique est langoureuse, ces hommes, les uns montrent leur prouesse, les autres font déjà des plans croustillants. Une femme s’agrippe à son partenaire, elle pense à ses pieds douloureux, à ces nouvelles chaussures qui la blessent. Et puis celles au regard envieux, laissées de côté, qui n’ont pas elles la chance d’être invitées : c’est un bal ! Voilà la pause entre deux slows ! Les uns s’embrassent les yeux dans les yeux, une autre soupire et transpire, elle a hâte d’arriver à la fin, avec son partenaire au gros ventre qui la colle, sans compter le nombre de fois qu’il lui marche sur les pieds. La piste est glissante, au milieu de ces danseurs, un couple se dénote version tango ! Ils bousculent tout sur leur passage, les blacks light font sortir tous les défauts, les pellicules sur les vestes, et les dents fluo, c’est rigolo, c’est le bal ! Le bal qui nous manque !

***

34

Souviens-toi, il faisait froid, les colverts glissaient sur leur train arrière sur ce lac miroité ; ils brisaient la glace d’un coup sec de bec en espérant attraper ce ver ou ce poisson aveuglé sous leur toit glacé ! Souviens-toi ! Souviens-toi, il faisait froid, un vent poivré frôlait nos joues et notre nez salivait. Nous étions encore loin de l’été, oh ! Mais le ciel était rosé et le calme subsistait, dans ce spectacle de plumes, entre émeraude et mordoré, nous étions enlacés !

35

Voilà bien longtemps que la rivière n’est pas sortie de son lit. Il n’est pas étonnant, le soleil est brûlant, et c’est tout juste peine que les martins-pêcheurs puissent baigner le bout de leurs ailes, l’anguille d’eau douce traîne avec elle, la terre glaise ; le lit commence à craqueler des fentes où les moustiques dansent, c’est la fête dans la rivière, il serait temps que le ciel gronde et que dame pluie arrive !

36