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Voir Dieu... est-ce possible ? Pour qui a découvert que Dieu est, et qu'Il est Amour, le voir est un désir. Le vaste ouvrage d'Irénée de Lyon veut, dans une période troublée, affermir la foi et rappeler que nous sommes faits pour la vision de Dieu.
"Le Fils nous donne de voir Dieu de multiples manières. En effet, si nous étions privés de Dieu, nous risquerions de mourir. Oui, la gloire de Dieu c'est l'homme vivant, et la vie de l'homme, c'est la vision de Dieu. Les êtres que Dieu a créés nous le font connaître, et cette connaissance donne déjà la vie à tout ce qui existe sur la terre. Alors, quand le Fils de Dieu lui-même nous montre le Père, pour ceux qui voient Dieu par son intermédiaire, quelle plénitude de vie ! "
À PROPOS DE L'AUTEUR
Irénée est le grand penseur de l’Église du deuxième siècle : on dit que c’est le premier grand théologien de l’Église.. Il est né entre 135 et 140, en Asie Mineure, la Turquie actuelle. À Smyrne, il a écouté l’enseignement du vieil évêque Polycarpe qui, lui-même, avait été en relation avec Jean et les autres disciples du Christ. Ainsi le jeune Irénée a pu entendre la parole de ceux qui avaient vu et entendu le Seigneur Jésus et, par eux, entendre la voix de Jésus lui-même. En 177, la communauté chrétienne de Lyon a été durement persécutée. Son évêque Pothin est mort en prison. Irénée lui succède comme évêque. Aux environs de cette année 177, Irénée est allé à Rome. Il a rencontré le pape Éleuthère pour lui parler en faveur de chrétiens que l’on accusait faussement de ne pas être fidèles à leur foi. Plus tard, vers 190195, il intervient une deuxième fois à Rome pour la paix de l’Église. “Irénée” veut dire homme de paix. Nous ne savons rien sur la fin de la vie d’Irénée. Il est sans doute mort martyr, en 197 ou 202, à Lyon. L’Église célèbre sa fête le 28 juin.
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Veröffentlichungsjahr: 2022
Combat contre la fausse connaissance
La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant
La collectionLa Manne des Pères
Collection dirigéepar Sœur Marie Ricard, Bénédictine de Martigné-Briand (49)
La liste des ouvrages déjà parus se trouve en fin de volume.
Couleurs des bandeaux de la collection
rouge : IIe siècle
vert : IIIe siècle
jaune : IVe-Ve siècle
terre de Sienne : VIe siècle et au-delà
Envoi de manuscrit ou de projet audio :
Saint-Léger éditions
1, chemin des pièces Bron
49260 Le Coudray-Macouard
02 41 67 79 30
Combatcontrela fausse connaissance
LagloiredeDieu, c’est l’homme vivant
Irénée de Lyon, livre IV
Nombreux sont nos contemporains qui découvrent avec plaisir les Pères de l’Église.
Grâce à leurs écrits, leurs prédications, c’est la foi chrétienne qui est nourrie.
Il n’est donc pas surprenant que cette étude engendre un vrai bonheur chez tous ceux qui l’entreprennent, en même temps qu’elle participe à un accroissement de leur témoignage dans le monde d’aujourd’hui.
Je me réjouis profondément de cette traduction rendant accessibles au plus grand nombre ces textes essentiels de notre patrimoine spirituel. Je forme tous mes vœux pour la fécondité de cette entreprise.
Angers, le 24 septembre 2014† Emmanuel Delmas, évêque d’Angers
L’éditeur remercie très fraternellement
Mère Céline Guilbot osb, prieure des Bénédictines de Martigné-Briand (49), Père Jean-Pierre Longeat osb, président de l’Alliance Inter Monastères (92) et Lydie HK Rivière, Xavière.
© Saint Léger éditions, 2019.Tous droits réservés.
Texte source
Irénée de Lyon, Contre les HérésiesDénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur
Traduction française par le Père Adelin ROUSSEAU
Paris, Cerf, Sources chrétiennes 500, 2013.
La mise en français fondamental a été faite pour certains passages par une moniale de l’abbaye de Jouarre et pour d’autres par Lydie Rivière, xavière.
Introduction et jalons
Madame Marie-Laure Chaieb, Docteur en théologie enseignante en patristique à la faculté de théologie de l’UCO (Angers)
Un « Livret général », donnant des repères historiques, est édité à part et offert pour l’achat d’un exemplaire de la collection La Manne des Pères.
À demander à votre libraire.
Il est aussi téléchargeable sur : saintlegerproductions.frdans l’espace La Manne des Pères
L’Empire romain
C’est donc à tous les humains que le Père s’est fait connaître, en rendant sa Parole visible à tous.
6, 5
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Repères historiques
L’expansion de la foi chrétienne au deuxième siècle dans le contexte de l’Empire romain
Empire romain
Église
Empereur Trajan (98-117)
v. 110, martyre d’Ignace d’Antioche
Empereur Hadrien (117-138)
v. 125, première apologie (défense du Christianisme) de Quadratus
Empereur Antonin (138-161)
v. 140, à Rome : Le Pasteur, écrit par Hermas, pour autoriser une pénitence après le baptême
v. 140, à Rome : Valentin, représentant de la déviance qui sera combattue par Irénée
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Empereur Marc-Aurèle (161-180)
v. 165, à Rome : martyre de Justin, philosophe chrétien
177, persécution à Lyon
177, à Athènes : apologie d’Athénagore, intitulée Supplique au sujet des chrétiens
Empereur Commode (180-192)
À partir de 180 environ, Irénée compose les 5 livres de son Contre les hérésies
Vers 192 : conversion de Tertullien
v. 200, à Carthage : premier traité sur le baptême, par Tertullien.
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INTRODUCTION
LES DÉFIS DU CHRISTIANISME AU 2e SIÈCLE
En pensant aux origines chrétiennes, on pourrait être tenté d’imaginer que la proximité avec les apôtres et la transmission quasi directe de l’enseignement de Jésus rendaient la foi plus simple et en quelque sorte plus « facile ». Il suffit de lire les Actes des Apôtrescomme un récit d’aventures plus périlleuses les unes que les autres, pour s’apercevoir que l’idéalisation des premières communautés n’est pas conforme à la réalité. À chaque époque les communautés ont eu à faire face à des défis et à se laisser guider, et parfois bousculer, par l’Esprit pour trouver des solutions. Le deuxième siècle n’échappe pas à cette règle. C’est d’ailleurs un siècle où les défis s’accumulent.
Le défi d’affirmer son identité par rapport au judaïsme est particulièrement urgent : pour les juifs convertis, il s’agit de prendre toute la mesure de la Bonne Nouvelle au quotidien et de résister à la tenta-tion de revenir en arrière. Le 2e siècle s’ouvre avec le témoignage d’Ignace d’Antioche qui adresse justement de vifs reproches aux « judaïsants » (ceux qui retournent aux pratiques juives). Mais en mettant l’accent sur la
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nouveauté du christianisme, il ne s’agit pas d’oublier ni d’effacer la première alliance.
Certains, comme Marcion au milieu du 2e siècle, sont tentés par cette voie : Marcion réécrit même l’Évangile en supprimant les allusions à l’Ancien Testament. Beaucoup de Pères de l’Église s’opposent à cette position radicale ; au contraire, il faut proposer aux fidèles des méthodes pour lire les Écritures d’une autre façon que les juifs, maintenant que le Christ en a accompli les annonces. Au milieu du 2e siècle toujours, l’Épître de Barnabé, propose une méthode de lecture par laquelle on voit bien que les chrétiens ne veulent pas rejeter l’Ancien Testament, mais cherchent à le lire de façon « spirituelle », à la lumière du Christ.
Cette affirmation d’une identité spécifique chré-tienne passe par une organisation qui, tout en assumant son héritage, innove profondément. Les commu-nautés du 2e siècle sont plutôt urbaines puisque les missionnaires suivent les grandes routes (terrestres et maritimes) de l’Empire. Elles se réunissent chaque semaine, le plus souvent à l’aube du dimanche, qui n’est pas encore un jour férié, pour célébrer l’eucha-ristie. Peu à peu les ministères de prêtres, diacres et évêque se distinguent et on commence à voir plus nettement le rôle et les fonctions de chacun : il y a un évêque par communauté et son rôle est de « veiller sur » elle, en grec « epi-scopein» ; il est assisté d’an-ciens (le mot grec « presbytres » est l’ancêtre de notre mot « prêtre ») et les diacres sont chargés du service, notamment de l’organisation de la charité (partage de nourriture et de biens, soins…).
