Diables d'hommes - Olivier Beaujean - E-Book

Diables d'hommes E-Book

Olivier Beaujean

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Beschreibung

Revivez les moments forts de l'équipe de football belge !

Voilà plus de 10 ans qu’on l’attendait. Cette fois, les Diables rouges l’ont fait. Ils se sont qualifiés pour une douzième Coupe du Monde ! Maintenant, c’est tout un peuple qui rêve d’exploits au Brésil, prêt à s’enflammer pour un dribble d’Hazard, un arrêt de Courtois, une relance de Witsel, un tackle de Kompany, un but de Lukaku… On en oublierait presque qu’entre 1982 et 2002, la Belgique n’a raté aucune Coupe du Monde.

Retour sur 20 ans de folie à travers le regard passionné des acteurs – joueurs et entraîneurs –, mais également de témoins privilégiés : Jean-Luc Dehaene, Frédéric François, Roger Laboureur, Jean-Michel Saive... Ils se souviennent de ces matchs inoubliables, entre le chef d’oeuvre de Vandenbergh contre les champions du monde argentins, le coup de tête de Grün qui qualifie les Diables pour le Mexique, le but de Platt dans les dernières secondes du match contre l’Angleterre, les parades de Preud’homme devant les attaquants hollandais à Orlando, la sortie prématurée de Scifo au Parc des Princes ou le but annulé de Wilmots contre les Brésiliens. Ils nous racontent comment ces joueurs sont devenus des Diables d’hommes.

Cette édition numérique a été publiée avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Grâce à ce livre enrichi de photographies, d'anecdotes, et de souvenirs, les exploits des Diables rouges en coupe du monde n'auront plus de secret pour vous !

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Beau livre qui fait la part belle à des souvenirs inoubliables... - Entreprendre aujourd’hui

Diables d’hommes est un ouvrage original sur nos Diables car il retrace 20 ans d’émotions. […] Un livre qui se dévore à tout âge avec passion. - Librairie Le Chat Botté

Olivier Beaujean, Frédéric Renson et Xavier Thirion ont été chercher dans leur boîte à souvenirs tous les grands moments qui ont fait vibrer notre pays. Ils ont recueilli de superbes témoignages […]. On revit avec énormément d’émotions tous ces moments heureux ou moins […] au cours de 160 pages enrichies de superbes illustrations. - L’Avenir

À PROPOS DES AUTEURS

Olivier Beaujean
est juriste et travaille au sein de l’asbl Droits Quotidiens.

Frédéric Renson est journaliste à L’Avenir.

Xavier Thirion
est journaliste sportif indépendant. Il écrit notamment pour L’Avenir et Le Soir.

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Seitenzahl: 163

Veröffentlichungsjahr: 2014

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espagne 1982mexique 1986italie 1990états-unis 1994
© 2014 Éditions MardagaRue du Collège 27B–1050 Bruxelles (Belgique)info@edit ionsmardaga. comwww. edit ionsmardaga. comILLUSTRATION DE COUVERTURE©Photo news (C1) | © Reporters (C4)CONCEPTION GRAPHIQUEMarc Dausimont_AplanosToute reproduction ou représentation intégrale ou partielle,
6préface8espagne 198228mexique 198648italie 199068états-unis 199488france 1998
Le 30 juin 1986, la Grand-Place est noire de monde
« Quand l’épopéea redémarré, nousnous sommes rappelénos plus grandesémotions footballistiques. »Frédéric Renson, Xavier Thirion et Olivier BeaujeanNotre amitié s’est scellée lors de nos étudesen journalisme autour d’une passion commune :le football.En tant que « quadras », nos premiers souvenirsnous ramènent au tournoi en Espagne même si,depuis 1930, la Belgique avait déjà connula ferveur de cinq Coupes du Monde.Ces 20 années de Diables rouges, de 1982 à 2002,ont jalonné nos vies, des culottes courtes aupremier baiser en passant par les nuits blanchesde blocus puis par celles des cris de bébé…Alors, quand l’épopée a redémarré, nous noussommes rappelé nos plus grandes émotionsfootballistiques, avec une envie folle de retrouver
L’équipe nationale belge et moi, cela a toujoursété une passion… de tous les Diables.Dès lors, quand les auteurs de ce très beaulivre qui vous fera planer jusqu’au Brésil m’ontdemandé d’en signer la préface, je n’ai pas hésitéune seconde.La plume d’une femme pour présenter Diablesd’hommes, c’est un clin d’œil aussi délicieux queles chevauchées fantastiques de Romelu Lukakuà Zagreb.Alors que je ne m’intéressais pas au footballdepuis très longtemps, j’ai vécu Mexico 1986comme un moment magique. Les émotions quece Mondial m’a procurées restent parmi mesplus beaux souvenirs.Lors de la Coupe du Monde 1990, j’avais 18 ans.Le bon âge pour faire la fête quand on gagne etpour profiter à fond de ce moment alors queles examens de rhéto venaient de se terminer.La phase de poule s’était très bien déroulée, avecun Enzo Scifo souverain. À l’époque, on n’avaitpas autant de talents qu’aujourd’hui. QuandScifo était blessé, j’étais convaincue que l’équipen’allait pas tourner. Bref, 1990 devait être laconfirmation de 1986 mais en mieux. Avec plusd’expérience, de maturité et même davantagede talent, compte tenu notamment de la pré-sence de Marc Degryse.Je ne me rendis finalement pas en Italie en juin1990 comme ma maman me l’avait proposé,mais bien sous un chapiteau à proximité duHeysel pour suivre le huitième de finale contrel’Angleterre. Tout était réuni pour faire unegrosse guindaille avec les copains d’école mais,comme Frank Baudoncq, nous sommes restésmuets juste après le but de Platt dans les der-nières secondes de la deuxième prolongation.Quatre ans après ce but qualifié par FrankBaudoncq de «trop injuste», c’est la vie univer-sitaire qui rythmait mon quotidien. J’ai vécu ceMondial fort différemment des précédents carà l’unif, on avait énormément d’autres préoc-cupations. Cela ne m’avait quand même pasempêchée de retourner au Heysel pour assistersur écran géant au match désastreux contrel’Arabie saoudite. Depuis ce jour-là, je me suisdit que les fêtes préprogrammées n’étaient paspour moi. Chaque fois que j’en prévoyais une, lesDiables foiraient. Désormais, je préfère regarderun match de la Belgique chez moi. Le huitièmede finale contre l’Allemagne, c’est via la radioque je l’ai vécu car j’assurais à ce moment-là uneintendance à un camp scout.En 1998, je regardais déjà le football avec unœil professionnel et les émotions n’étaient plusles mêmes, mais j’ai malgré tout eu l’immensechance d’être présente dans le Stade de Franceaprès avoir remporté un concours du journalLe Soir. Et j’étais également de la partie à Bordeauxpour assister à Belgique-Mexique. J’avais passéune heure au téléphone pour arracher les derniersbillets qui avaient été remis en vente. Cette des-cente dans le Sud de la France en pleine caniculeavec mon mari et un couple d’amis compteégalement parmi mes souvenirs les plus fous.En 2002, j’avais perdu une partie de monenthousiasme pour les Diables rouges. On sentaitdéjà que c’était la fin d’une époque et que desEn quelques années, Christine Schréder s’est imposée comme la référenceféminine dans le paysage du football belge. Amoureuse du ballon rond,elle a toujours eu un faible pour les Diables rouges.
années de vaches maigres allaient arriver. J’étaisnostalgique de la génération 1986 et 1990.La génération actuelle est la plus belle de tousles temps. Je suis curieuse de voir si la bandeà Marc Wilmots parviendra à transcender sesqualités individuelles pour déclencher un feud’artifice collectif. La Belgique a parfaitementfait le travail lors des qualifications mais onconnaîtra sa vraie valeur lorsqu’elle sera oppo-sée en match officiel à une grande nation.Plusieurs joueursne sont pas systémati-quement titulairesdans leur club maisce n’est pas un souci.Les Belges, avec aumoins une bonnetrentaine de matches dans les jambes commec’était le cas par le passé, arriveront fraisau Brésil! Je vois la situation actuelle commeun avantage.La pression, inhérente à un Mondial, ne m’in-quiète pas davantage. Pour évacuer les tensions,Marc Wilmots est très fort. Il y a en outre chezles Diables rouges une certaine désinvoltureincarnée par Eden Hazard alors que la grossepartie de la créativité de l’équipe repose sur sesjeunes épaules. Les Diables prennent énormé-ment de plaisir à se retrouver et à faire les fousensemble, mais ils recouvrent leur sérieux dèsque c’est nécessaire. Et ils peuvent compter surl’un des plus grands gardiens du monde en lapersonne de Thibaut Courtois. Avec lui, commeavec Preud’homme contre les Pays-Bas en 1994,on a souvent l’impression que, quelle que soit lavaleur de l’adversaire, aucun ballon ne rentrera.Prudence et modestie, toutefois, car un grandtournoi se joue souvent sur des détails. Maisc’est plus fort que moi ! L’ouvrage que vous tenezen main a réveillé mon appétit et mes rêves lesplus fous.J’aime les Diables pour les valeurs qu’ilsvéhiculent depuis des décennies. DanielVan Buyten qui va vivre un nouveau Mondial à36 ans, je trouve ça génial. Pendant longtemps,il fut le seul Belge dans un grand club étranger.À BeTV, tout tournait autour de lui. Pour chaqueémission de fin d’année, on allait le rencontrerà Marseille, à Manchester City, à Hambourget au Bayern. Eden Hazard, que j’étais allévoir quand il jouait encore à Lille, représenteaussi énormément à mes yeux. Il y a égalementMarouane Fellaini que je ne voudrais pas oublierparmi mes favoris. Compte tenu de son statut,il ne se prend vraiment pas la tête. Les Diablesactuels, c’est la génération BeTV, qui découvraitle football étranger avec des yeux émerveil-lés. Aujourd’hui, ce sont eux qui mettent desétoiles plein la vue de nos bambins. Pour tousces chouettes gars, mais aussi pour mon fils de13 ans au côté duquel je ne manquerai pas undribble de cette nouvelle épopée, j’aimerais vrai-ment que la Belgique aille très loin au Brésil.Et si, malgré tout, on devait retomber les piedssur terre, on aura toujours Diables d’hommespour se consoler de la plus belle des manières.You’ll never walk alone, Belgium.Christine SchréderChef d’édition Sports BeTV-VOO foot«Quoi qu’ilen soit,j’ai une foiénorme ences Diables!»
8CLASSEMENT GROUPE 21. BELGIQUE11 pts2. FRANCE10 pts3. RÉPUBLIQUE D’IRLANDE10 pts4. PAYS-BAS9 pts5. CHYPRE0 pt
9espagne 1982Sur la route du Mondial 82 en Espagne, AlexCzerniatynski allait marquer de son empreintele match de qualification du 9 septembre 1981contre la France.C’était ma toute première titularisation chez lesDiables rouges. Le Heysel était plein à craquer, jen’avais jamais connu cela. Je venais de passer deCharleroi à l’Antwerp et, pour le grand public,j’étais encore un peu un inconnu. Tout cela auraitimpressionné la plupart des joueurs mais je n’aijamais ressenti le moindre stress durant macarrière. J’ai donc abordé cette rencontre capitalecomme n’importe quel match et, après 24 minutes,je mettais la Belgique au commandement.Erwin Vandenbergh inscrira le second but belgeen fin de rencontre avec, à la base de cette actiondécisive, l’inévitable Czernia. J’étais sur monnuage, j’aurais pu jouer trois matches d’affilée. LaBelgique m’a découvert ce soir-là, mais il faut direque j’étais particulièrement bien entouré par desVan Moer, Ceulemans, Coeck, les frères Millecamps,Pfaff ou encore Vercauteren. À côté de ces grossespointures, je n’étais qu’un petit bonhomme.Czernia allait se montrer à nouveau décisif encours de tournoi en inscrivant le but égalisateurface à la Hongrie, synonyme de qualification pourle tour suivant.AU MONDIAL APRÈS UNE SEULE SAISON EN D1Le rêve du gamin Alex était devenu réalité.Petit, je n’ai jamais pensé qu’au football. À lamaison, je shootais dans des boites de conservepour m’entraîner. Devenir footballeur pro est trèsrapidement devenu une évidence. Le football étaitune obsession et c’est de toute justesse que j’aiobtenu un diplôme d’études secondaires. Je me suisinscrit dès mes 8 ans au Sporting de Charleroi mais,à l’époque, on ne pouvait pas jouer avant 9 ans. J’aipleuré pendant une année ! Et, lorsqu’après uneseule saison en D1, je me suis retrouvé à la Coupedu Monde, je me suis dit que je n’avais pas rêvé pourrien durant tant d’années. Je me souviens encorecomme si c’était hier du Mondial 1970 au Mexiqueque j’ai regardé à la télévision. Je pouvais vous citertous les noms des joueurs de tous les pays. Je n’aijamais oublié la demi-finale qui a opposé l’Italie àl’Allemagne de Beckenbauer. La Manschaft l’avaitemporté 4 buts à 3. À l’époque, on attendait entremblant pour savoir si les matches allaient êtreretransmis à la télé.ALEXCZERNIATYNSKI« LA BELGIQUEM’ A DÉCOUVERTFACE À LA FRANCE »Charleroi 28.07.196042 sélections | 8 buts | 1982 /1994
La crise économique bat son plein un peu partouten Europe. Elle fait tomber le gouvernementallemand d’Helmut Schmidt. En Belgiquecomme en France, la monnaie est dévaluée.Le gouvernement Martens V hérite même depouvoirs spéciaux pour lutter contre cette crise.Aux États-Unis, l’administration Reagan souffreégalement. C’est la récession et le chômage battous les records en dépassant la barre des 10%.De nombreux conflits armés font rage. C’est laguerre entre l’Irak de Saddam Hussein et l’Irande Khomeiny. Les différentes communautés duLiban, catholique, juive, druze, sunnite et chiitese déchirent. L’Argentine décide d’envahir les ÎlesMalouines, minuscule territoire britannique nonloin du Cap Horn. Peu avant le début de la Coupedu Monde, le conflit prend fin en ayant fait plusde 900 victimes. La Grande-Bretagne de Thatchergarde la souveraineté sur ce lopin de terre. EnBelgique, c’est le début des tueries du Brabant quisèmeront la terreur jusqu’en 1985.APPARITION DU CDDans les bacs des disquaires, le disque vinylevoit apparaître un nouveau concurrent: le CD.Michaël Jackson sort son album Thriller. Avecplus de 55 millions d’exemplaires vendus àtravers le monde, il est encore aujourd’hui leplus gros succès commercial de l’histoire dudisque. Après avoir enchaîné les succès durantdes années, ABBA se sépare. Le tube de l’été,c’est Chacun fait ce qu’il lui plaît du duo Chagrind’amour. Jack Lang, ministre français de laCulture, lance la première fête de la musique.Au cinéma, c’est ET l’extraterrestre qui émeut laterre entière. Ridley Scott réalise Blade Runneralors que David Lynch sort le troublant ElephantMan. Avec La guerre du feu, Jean-Jacques Annaudremporte le César du meilleur film. Le dernierépisode de la saga des Gendarmes fait un cartonen intégrant des gendarmettes. Patrick Dewaere,Romy Schneider, Ingrid Bergman, Grace Kellyet Henry Fonda accompagnent pour toujoursJacques Tati dans ses grandes vacances.Umberto Ecco publie Le nom de la rose en mêmetemps que s’éteint le poète Aragon.L’AFFAIRE STANDARD-WATERSCHEIUn drame sur le circuit de Zolder: GillesVilleneuve, le pilote québécois de Ferrari, se tueaux essais du Grand Prix de F1. Bernard Hinaultremporte son quatrième Tour de France devantZoetemelk. C’est le Standard qui est sacré cham-pion de Belgique après avoir acheté le derniermatch contre Waterschei. En Coupes d’Europe,le parcours des clubs belges est remarquable:les Rouches sont battus en finale de la Coupedes Coupes, au Nou Camp, par le FC Barcelone,tandis qu’Anderlecht est sorti en demi-finalede la Coupe des Champions par Aston Villa,futur vainqueur de la compétition. À Wimbledon,Jimmy Connors remporte le titre contreJohn McEnroe après un match d’anthologie encinq sets.Après des décennies sous le joug de Franco, l’Espagne est en pleine transitiondémocratique. La Coupe du Monde qu’elle organise doit parfaitement refléter cetteévolution. À 40 ans, Dino Zoff, le capitaine de l’équipe d’Italie, soulève le trophée.En finale, les Transalpins sont venus à bout de l’Allemagne après avoir éliminé
12PARCOURS DES DIABLESLes Diables rouges auréolés de leur titre de vice-championd’Europe conquis à Rome en 1980 se retrouvent dansle groupe du champion du monde en titre, l’Argentine, dela Hongrie et du Salvador. Ils ont l’honneur de jouer le matchd’ouverture, au Nou Camp de Barcelone plein comme un œuf,contre l’Argentine d’un jeune prodige, Diego Maradona.Le deuxième tour se joue également en poules. Seuls lespremiers sont qualifiés pour les demi-finales. La Belgiqueaffronte la Pologne et l’URSS.GROUPE 3ARGENTINE – BELGIQUE0 – 113 juin – BarceloneE. Vandenbergh (62’)J.-M. Pfaff, E. Gerets (c), L. Millecamps, F. Vercauteren,E. Vandenbergh, L. Coeck, J. Ceulemans, M. Baecke,M. De Schrijver, G. Vandersmissen, A. CzerniatynskiBELGIQUE – SALVADOR1 – 019 juin – ElcheL. Coeck (19’)J.-M. Pfaff, E. Gerets (C), L. Millecamps,F. Vercauteren, E. Vandenbergh, L. Coeck,J. Ceulemans (80’ W. Van Moer), M. Baecke, W. Meeuws,G. Vandersmissen (46’ F. Van der Elst), A. CzerniatynskiBELGIQUE – HONGRIE1 – 122 juin – ElcheJ. Varga (27’), A. Czerniatynski (76’)J.-M. Pfaff, E. Gerets (C) (62’ G. Plessers), L. Millecamps,F. Vercauteren, E. Vandenbergh, L. Coeck, J. Ceulemans,M. Baecke, W. Meeuws, G. Vandersmissen (46’ W. Van Moer),A. CzerniatynskiCLASSEMENT1. BELGIQUE5 pts2. ARGENTINE4 pts3. HONGRIE 3 pts4. SALVADOR0 ptSECOND TOUR – GROUPE 1POLOGNE – BELGIQUE3 – 028 juin – BarceloneZ. Boniek (4’, 26’, 53’)T. Custers, G. Plessers (88’ M. Baecke), L. Millecamps,F. Vercauteren, E. Vandenbergh, L. Coeck, J. Ceulemans,M. Renquin, W. Meeuws (C), W. Van Moer (46’ F. Van der Elst),A. CzerniatynskiBELGIQUE – URSS0 – 11er juillet – BarceloneK. Oganesian (48’)J. Munaron, M. De Schrijver (65’ M. Millecamps),L. Millecamps, F. Vercauteren, E. Vandenbergh,L. Coeck, J. Ceulemans, M. Renquin, W. Meeuws (C),G. Vandersmissen (67’ A. Czerniatynski), R. VerheyenCLASSEMENT1. POLOGNE3 pts2. URSS3 pts3. BELGIQUEpt1. Italie2. Allemagne3. Pologne4. FranceMEILLEUR JOUEUR(ITA)MEILLEUR BUTEUR(ITA)MEILLEUR JEUNE JOUEURP. Rossi6 buts – P. RossiM. Amoros(FRA)
COUPEDU MONDE1982ESPAGNE13espagne 1982SélectionGARDIENS DE BUTJ.-M. Pfaff, T. Custers, J. MunaronDÉFENSEURSE. Gerets (c), L. Millecamps, W. Meeuws,M. Baecke, M. Renquin, G. Plessers,M. De Schrijver, M. MillecampsMILIEUX DE TERRAINF. Vercauteren, L. Coeck,G. Vandersmissen, R. Vandereycken,W. Van Moer, R. Verheyen, R. MommensATTAQUANTS
Erwin Vandenbergh inscrit le but de la victoire face aux champions du monde en titre lors du match d’ouverture.« Quand j’ai vu Fillol
16« Je suis tombéà genou en levant
17espagne 1982D’entrée de jeu, la Belgique fait sensation en bat-tant l’Argentine, en match d’ouverture, grâce à unbut d’Erwin Vandenbergh à la 62e minute de jeu.Frankie Vercauteren m’a adressé un long ballonaérien derrière la défense. Quand j’ai vu le gardienargentin Ubaldo Fillol s’avancer alors que le ballonn’était pas encore à ma hauteur, j’ai d’abord songéà le lobber de la tête. Puis comme Fillol s’est arrêté,je me suis dit que je n’y parviendrais pas et j’ai doncamorti le ballon de la poitrine pour le glisser ensuitedu pied à la gauche du gardien. Il m’avait falluprendre une décision en une fraction de seconde.Et cela a été payant pour celui qui, deux ans au-paravant, avait terminé meilleur buteur européensous la vareuse du SK Lierse.La suite ? Une immense joie, évidemment.Je ne sais plus ce qui s’est passé dans ma tête.Je suis tombé à genoux en levant les bras au ciel.Je pense que Czernia est venu m’enlacer le premier,puis tout le monde s’est affalé sur moi. J’ai cru quemon dos allait se briser...Les Diables rouges tiendront bon jusqu’au coupde sifflet final. Dans le vestiaire, ce n’était mêmepas la fête tant nous étions tous groggys d’avoirréalisé cet exploit. On avait du mal à y croire : « Datkan niet !». D’ailleurs, avant le match, on s’étaitdit qu’on essayerait avant tout de limiter le nombrede buts encaissés en espérant ensuite faire bonnefigure dans les deux autres rencontres du premiertour pour assurer notre qualification. On se sentaitquand même tout petits face à l’Argentine.TACTIQUEMENT LE MEILLEUR MATCHCette victoire face au tenant du titre de 1978,Erwin Vandenbergh se l’explique encore diffici-lement tout en ne minimisant pas les mérites del’équipe et de Guy Thijs, son mentor.L’Argentine était peut-être dans un jour sans,mais il faut aussi retenir la force de notre organi-sation. Je pense d’ailleurs que c’est tactiquementle meilleur match que les Diables rouges ontjamais joué. Avant la rencontre, Guy Thijs nousa posé cette question : comment allons-nousneutraliser Maradona ? On en a parlé avec toutle groupe et on a finalement décidé ensemble etavec le coach de ne pas mettre un homme surMaradona. Chaque joueur devait s’en occuperquand il venait dans sa zone. Cette équipe desDiables rouges avait un très bon mental et jouaitavec beaucoup d’intelligence. Grand tacticien,Guy Thijs gérait aussi parfaitement son groupe.Il savait être parmi les joueurs tout en étantau-dessus d’eux pour mériter leur respect.ERWINVANDENBERGH« ON AVAIT UN PLANPOUR NEUTRALISERMARADONA »ERWIN VANDENBERGH9Ramsel 26.01.195958 sélections | 20 buts | 1982/1986
18PFAFF ET GERETS SE PERCUTENTÀ table, le soir du match, les joueurs ont quandmême eu droit à une bonne bière pour fêter