Encyclopédie, de Denis Diderot et Jean Le Rond d'Alembert - Encyclopaedia Universalis - E-Book

Encyclopédie, de Denis Diderot et Jean Le Rond d'Alembert E-Book

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Bienvenue dans la collection Les Fiches de lecture d’Universalis

L’ Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Denis Diderot (1713-1784) et de Jean Le Rond d’Alembert (1717-1783) a pris très tôt valeur de symbole.

Une fiche de lecture spécialement conçue pour le numérique, pour tout savoir sur Encyclopédie, de Denis Diderot et Jean Le Rond d'Alembert

Chaque fiche de lecture présente une œuvre clé de la littérature ou de la pensée. Cette présentation est couplée avec un article de synthèse sur l’auteur de l’œuvre.

A propos de l’Encyclopaedia Universalis :

Reconnue mondialement pour la qualité et la fiabilité incomparable de ses publications, Encyclopaedia Universalis met la connaissance à la portée de tous. Écrite par plus de 7 400 auteurs spécialistes et riche de près de 30 000 médias (vidéos, photos, cartes, dessins…), l’Encyclopaedia Universalis est la plus fiable collection de référence disponible en français. Elle aborde tous les domaines du savoir.

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Seitenzahl: 57

Veröffentlichungsjahr: 2015

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Universalis, une gamme complète de resssources numériques pour la recherche documentaire et l’enseignement.

ISBN : 9782341002837

© Encyclopædia Universalis France, 2019. Tous droits réservés.

Photo de couverture : © Monticello/Shutterstock

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Bienvenue dans ce dossier, consacré à la fiche de lecture d'Universalis : Encyclopédie, de Denis Diderot et Jean Le Rond d'Alembert, publié par Encyclopædia Universalis.

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ENCYCLOPÉDIE, Denis Diderot et Jean Le Rond d’Alembert (Fiche de lecture)

L’Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Denis Diderot (1713-1784) et de Jean Le Rond d’Alembert (1717-1783) a pris très tôt valeur de symbole. En elle se trouvent concentrés l’appétit de savoir qui habite le XVIIIe siècle, son goût des bilans et des sommes, l’intérêt porté aux sciences et techniques, l’extraordinaire développement que connaît alors l’imprimé, la présence militante de la philosophie, alliée à une nouvelle façon de concevoir le travail intellectuel. Enfin l’optimisme conquérant des Lumières apparaîtrait ici à son zénith. Sans nier toutes ces valeurs que la tradition lui attache, on s’interroge aujourd’hui, pour tenter de mieux le comprendre, sur la nature même du discours encyclopédique, sur sa diffusion réelle, ses lectures possibles et sa postérité.

Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Le monument du siècle des Lumières est un «Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers». Œuvre collective menée entre 1751 et 1772 par Diderot et d'Alembert, l'Encyclopédie, articles et planches, marque autant la promotion du philosophe que celle de l'artisan. Planche de l'Encyclopédie (Tissage du coton. Coupe d'un métier à tisser). (AKG)

• Une archéologie, une histoire, une postérité

Le XVIIIe siècle n’a pas inventé l’Encyclopédie. Il y a dans son projet une pensée de l’homme et de la connaissance déjà présente dans la philosophie de la Renaissance, par exemple chez un Pic de la Mirandole. Et bien des tentatives l’ont précédée : en 1694, Thomas Corneille publie un Dictionnaire des arts et des sciences. En débattant de la notion d’antiquité, la querelle des Anciens et des Modernes a imposé l’idée d’un progrès des sciences et des arts. Le discours philosophique de Pierre Bayle prend la forme du Dictionnaire historique et critique (1697). En Angleterre se publient des dictionnaires techniques et la Cyclopaedia, or an Universal Dictionary of Arts and Sciences de Chambers (1728), que les libraires parisiens, en quête d’entreprises rentables, se proposent de traduire. En 1745, une équipe est constituée, des traducteurs désignés, un maître d’œuvre choisi : l’abbé Jean-Paul Gua de Malvés, qui s’attache les services de Diderot et de d’Alembert. Gua de Malvés est évincé en 1747 : la responsabilité de l’ouvrage est confiée à ses deux collaborateurs. Ces derniers recrutent un homme à tout écrire, Jaucourt, des plumes brillantes : Voltaire, Buffon, Rousseau, d’Holbach, Montesquieu, Marmontel, et toute une piétaille, essentielle à la bonne marche de l’entreprise.

Si le premier tome de l’Encyclopédie paraît en 1751, après la présentation générale du projet par Diderot dans son fameux « Prospectus » (1750), tout n’ira pas sans incidents de parcours, malgré la protection que lui accorda Malesherbes, directeur de la Librairie. Une première interdiction a lieu en 1752 : l’abbé de Prades, auteur de l’article « Certitude » voit sa thèse en Sorbonne condamnée par l’archevêque de Paris et le Parlement. Cette condamnation rejaillit sur les encyclopédistes, dénoncés comme une « secte dangereuse ». Le 7 février, le Conseil du roi condamne l’Encyclopédie au pilon. Un partie de la cour rassemblée défend l’ouvrage. L’attentat de Damiens contre le roi relance les attaques. D’Alembert abandonne la partie en 1758. La condamnation de De l’esprit d’Helvétius entraîne en 1759 celle de l’Encyclopédie, qui est interdite et mise à l’index. Les libraires font valoir les risques de ruine de l’édition parisienne et obtiennent un nouveau privilège. En 1759, on accuse les gravures de l’Encyclopédie de plagiat. C’est ainsi que les attaques les plus diverses accompagnèrent la publication des dix-sept tomes de l’Encyclopédie et de leurs onze volumes de planches, jusqu’en 1772. Mais de 1751 à 1782, on estime qu’il s’en vendit 25 000 exemplaires. À peine achevée, on la réédita ; on publia des suppléments, des abrégés. En 1782, le libraire Panckoucke entreprit la publication de l’Encyclopédie méthodique, qui compte plus de 200 volumes et fut achevée en 1832.

• Le projet et les problèmes

« L’ouvrage que nous commençons (et que nous désirons de finir) a deux objets : comme Encyclopédie, il doit exposer, autant qu’il est possible, l’ordre et l’enchaînement des connaissances humaines ; comme Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, il doit contenir sur chaque science et sur chaque art, soit libéral, soit mécanique, des principes généraux qui en sont la base, et les détails les plus essentiels qui en font le corps et la substance. » (Discours préliminaire de d’Alembert). Faire un bilan des connaissances, relier les sciences entre elles. Le projet est clairement défini dès l’origine. Diderot y ajoute la part faite aux techniques et aux métiers. Mais ce panorama vise aussi à dresser les « efforts de l’esprit humain ». Il n’est pas de savoir sans référence à la philosophie, qui exalte ici l’esprit des Lumières et se veut l’illustration d’une histoire des progrès de l’esprit humain en lutte contre l’ignorance. L’ouvrage est de consultation (d’où son didactisme, son ordre alphabétique, le rôle donné au planches) et, discrètement, de militantisme philosophique par le jeu des renvois ou, plus brutalement, par des articles qui dénoncent et prennent parti, comme l’article « Prêtres » que rédige d’Holbach.

Le temps et les poursuites dont elle fut victime aidant, on a interprété l’Encyclopédie comme un ouvrage éminemment subversif, incrédule et parfois athée. On a pris pour argent comptant les dénonciations de ses adversaires, et oublié les contraintes de lecture qu’il imposait. Son format in-folio et la durée de sa publication étalée sur plus de vingt ans, sa lecture de consultation, souvent strictement technique, rendaient peu efficace le système de renvois qui tourne court : il arrive qu’un renvoi annoncé n’existe pas. Il faut admettre que l’Encyclopédie est justiciable de diverses lectures : philosophiques, de consultation, de recours technique, de braconnage. Et toutes fondamentalement discontinues. On imagine mal aujourd’hui sa lecture de A à Z. Politiquement aussi, comme le prouvent les articles « Peuple » ou « Autorité », l’Encyclopédie demeure prudente.

On a vu en elle, à la lumière d’une interprétation marxiste du XVIIIe siècle, une prise de possession triomphale du monde par une bourgeoisie en pleine ascension. Une telle vision n’est plus guère acceptée. L’Encyclopédie