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" Voilà une vingtaine d'années, j'ai bien cru que mon cerveau ne tournait plus rond. C'était étrange : je me sentais la même personne qu'avant mais la plupart de mes perceptions étaient décuplées. Je réfléchissais en ayant une compréhension plus globale, plus universelle des choses. Mon degré de conscience augmentait. Et incroyable constat, j'étais soudain capable d'utiliser un langage, une logique, des raisonnements que je n'avais appris ni lus nulle part à ce stade de mon parcours ! A la stupéfaction de mes proches, je parvins à verbaliser des notions particulièrement complexes. Je me mis à parler de "réseaux vibratoires", de "sphères énergétiques", de "basses et hautes fréquences", de "longueurs d'ondes", de "réalité multidimensionnelle" comme si ce savoir avait été enfoui en moi depuis toujours (...). J'étais capable d'avoir une lecture "à distance" de certains événements, de certains lieux ou bien de certains comportements. Oui, à distance, j'insiste là-dessus. A distance non seulement dans l'espace mais aussi dans le temps. Dans un passé récent ou éloigné. " (Extrait) Nurouna ne se contente pas de délivrer un poignant témoignage ou de proposer des ateliers de mieux-être grâce à certaines propriétés de la lumière naturelle. Elle amène le lecteur à percevoir sa propre dimension mutante, son potentiel énergétique, sa faculté à évoluer. Elle l'invite à s'éveiller à cet autre lui-même, Homo luminus, qui sommeille dans chacune de ses cellules, dans chacun des systèmes de son corps.
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Seitenzahl: 151
Veröffentlichungsjahr: 2020
Là où les processus lumineux existent,
l’aveuglement humain n’est pas irrémédiable.
Nurouna
Au commencement
Il y eut des soirs, il y eut des matins
Lettre morte
Un matin du mois de mars 2017, la factrice déposa une grosse enveloppe blanche dans ma boite aux lettres homologuée. L’expéditeur avait écrit très lisiblement au feutre noir mon prénom, mon nom et mon adresse complète mais il n’avait pas jugé utile de mentionner son identité. Rien. Ni au recto ni au verso. De toute évidence, il ne doutait pas que son envoi me parviendrait. Le timbre à date me fournit cependant une information : le courrier avait été posté la veille à Périgueux, préfecture du département de la Dordogne, où je travaillais alors auprès d’élèves en situation de handicap.
Dès que je me saisis de l’enveloppe, son contenu m’intrigua, car j’eus l’impression de palper quelque chose qui ressemblait à un épais dossier, accompagné de divers petits objets, probablement des échantillons publicitaires. Ma curiosité l’emporta. Je m’empressai d’ouvrir ce pli volumineux qui me faisait penser à une pochette-surprise.
Et pour une surprise, c’en fut une !
À l’intérieur se trouvaient un peu plus de trente pages de texte numérotées, deux clés de stockage, ainsi qu’une lettre manuscrite en soi assez déroutante dont voici la teneur :
Monsieur,
Je vous connais, nous nous sommes déjà croisés, mais je ne vous dirai pas qui je suis. Vous en apprendrez très peu à mon sujet, excepté au travers des étonnantes facultés que j’ai été amenée à développer et dont j’entends témoigner.
Sachez que je ne m’adresse pas à vous par hasard. J’apprécie le regard sensible que vous portez sur le monde. Vous tentez de valoriser le Beau où qu’il se trouve, y compris chez l’individu. C’est une approche de l’existence qui me plaît parce qu’elle se veut positive, et donc constructive. Cela me paraît précieux par les temps qui courent...
On m’appelle « Nurouna ». Je suis fille d’immigrés irakiens, ce qui signifie que je suis également une lointaine, très lointaine descendante de la civilisation sumérienne. Vous verrez plus tard que cet élément a peut-être son importance.
J’étais bébé lorsque mes parents, accompagnés de mes deux frères, sont arrivés en France à la fin des années 50. Unis comme les doigts de la main, nous avons emménagé d’abord dans la banlieue de Bordeaux, puis dans le Bergeracois. J’ai eu le bonheur d’aller à l’école de la République. J’ai poursuivi mes études avec succès, j’ai trouvé un emploi, je me suis mariée, puis mon époux et moi-même sommes devenus parents à notre tour.
Je ne vous cache pas qu’après les heures sombres de l’exil et les multiples épreuves auxquelles avaient été confrontés les membres de ma famille, la perspective d’une vie bien ordonnée et paisible m’emplissait de joie. Mais comment aurais-pu prévoir tout ce qui allait se passer ?
Voilà une vingtaine d’années, j’ai bien cru que mon cerveau ne tournait plus rond. C’était étrange : je me sentais la même personne qu’avant mais la plupart de mes perceptions étaient décuplées. Je réfléchissais en ayant une compréhension plus globale, plus universelle des choses. Mon degré de conscience augmentait. Et incroyable constat, j’étais soudain capable d’utiliser un langage, une logique, des raisonnements que je n’avais appris ni lus nulle part à ce stade de mon parcours !
À la stupéfaction de mes proches, je parvins à verbaliser des notions particulièrement complexes. Je me mis à parler de « réseaux vibratoires », de « sphères énergétiques », de « basses et hautes fréquences », de « longueurs d’ondes », de « réalité multidimensionnelle » comme si ce savoir avait été enfoui en moi depuis toujours dans l’attente de conditions favorables pour que je puisse de nouveau l’exprimer.
J’assistais, intriguée mais enchantée, à l’évolution de mon être le plus profond. En revanche, la modification de mes états intérieurs ne résultait absolument pas d’une pseudo-illumination ni d’une quelconque bouffée de génie. L’explication était ailleurs. Cela se situait au niveau des « échanges » entre mon corps physique et le monde extérieur.
Au bout de quelques mois, je finis par comprendre : je fonctionnais de la même manière qu’une « antenne » photosensible. Mes systèmes interagissaient très intensément avec la lumière. Je recevais, je « captais » des informations grâce aux propriétés insoupçonnées des particules expulsées et propagées par notre étoile, le soleil.
De fait, en dépit des hauts cris que poussait mon esprit rationnel, j’étais capable d’avoir une lecture « à distance » de certains événements, de certains lieux ou bien de certains comportements. Oui, à distance, j’insiste là-dessus. À distance non seulement dans l’espace mais aussi dans le temps. Dans un passé récent ou éloigné.
À un rythme accéléré, parfois éprouvant, un chemin d’éveil se dessina en moi. Il guida mes pas en dehors des sentiers battus vers des horizons que la femme un peu effacée que j’étais n’aurait jamais imaginés.
Je fus frappée par une évidence : l’immense famille génétique à laquelle j’appartenais, la famille des humains, ne devait pas se résigner à n’être « que ça », qu’une espèce majoritairement en proie à la faim, à la soif, à l’ignorance, aux maladies et aux injustices chroniques.
Je compris que les informations que je parvenais à décrypter ne m’étaient pas exclusivement réservées. Elles appelaient un partage. Il me fallait les communiquer à tous les gens qui pouvaient en avoir besoin.
Bien au-delà de mon entourage, j’ai donc accepté d’entrer au service du plus grand nombre en organisant de façon bénévole des « cercles de parole » que le simple bouche à oreille a transformé rapidement en une longue chaîne de communication. Et c’est ainsi que mon aventure personnelle a commencé à devenir une belle histoire collective.
Mais cette histoire, je ne peux continuer seule à la raconter, car je dois demeurer dans l’ombre. Le principe de vie et ses obscurs processus me requièrent ailleurs pour des tâches auxquelles j’ai à consacrer toute mon énergie ou, plus exactement, toutes les forces qui me traversent, qui m’animent et dont je ne suis que la transmettrice, le média, le canal médian...
J’ai l’espoir que cette proposition d’ouvrage vous paraîtra digne d’intérêt.
À vous lire,
Fraternellement
Nurouna
Je faillis éclater de rire en criant à la mauvaise farce. Que pouvais-je penser d’un tel courrier ? Si Nurouna existait réellement quelque part, devais-je la considérer comme ma nouvelle muse ? Devais-je m’égarer en son nom dans un univers paranormal ? Devais-je m’en remettre à un discours alchimique ?
En outre, ce projet se situait à des années-lumière des livres que j’avais publiés jusque-là. J’étais un auteur-photographe quasi inconnu à qui il était demandé de se substituer à une parfaite inconnue et dans un domaine qui lui était totalement inconnu ! Je ne voyais vraiment pas par quel prodige j’allais réussir à résoudre cette équation triplement absurde.
Je fis un nœud à mon mouchoir afin de ne pas oublier de remercier chaleureusement ma factrice adorée de ce cadeau empoisonné...
Perplexe, je me décidai à relire la missive. Un détail attira alors mon attention : je n’y décelais aucune forme d’orgueil ni de querelle idéologique. Au contraire, les propos de Nurouna étaient empreints d’empathie. Ils allaient à l’encontre de la litanie d’abominations perpétrées par le tumultueux Homo sapiens – l’Homme de sapience, prétendument l’être de sagesse – depuis des millénaires. Nurouna formulait simplement le souhait de proposer son aide. Elle évoquait un potentiel enfoui dans l’être humain, un potentiel lui permettant de se transcender, de se hisser à une condition plus favorable.
Cette perspective n’était pas pour me déplaire. Je croyais en l’individu. Je plaidais en faveur d’une fraternité citoyenne. Je caressais même encore l’espoir que le progrès pourrait un jour contribuer à faire de la Terre une planète heureuse. Or, en ce début de Vingt-et-Unième siècle, le constat était catastrophique.
Honnêtement, nous, les êtres humains, au sein de quel système démentiel nous débattions-nous ? Notre société avait engendré un monstre, une caricature de cannibalisme économique et politique. Au lieu du bonheur, c’est la souffrance qui flambait en bourse !
Étions-nous donc sourds aux cris du monde ?
La vie n’était-elle qu’une tuerie ?
Que de pulsions d’immaturité au plus profond des entrailles de l’espèce à laquelle nous appartenions !
Était-ce trop demander que tout un chacun eût le droit de vivre dans la dignité ?
Génération après génération, la colère enflait. Des peuples entiers serraient les dents et les poings. La révolte grondait aux portes des palais dorés. Un arrière-goût d’amères injustices empuantissait l’air pendant qu’à l’horizon s’accumulaient des nuées de sueurs froides. Jusqu’aux rivières qui étaient souillées !
Trop de sang avait été versé, trop d’innocence avait été sacrifiée. La haine avait fini par rougir les galets. Le lit des braises de la guerre... Et durant tout ce temps, on chantait et on dansait sur les tables des succursales militaro-industrielles. On fêtait les bénéfices commerciaux, cette mitraille qui sifflait à tous vents au-dessus des charniers fumants.
À vrai dire, plus j’observais le spectacle de notre génialissime civilisation, plus ses flagrantes incohérences m’explosaient au visage. Quel lamentable gâchis ! Gageons que notre valeureux ancêtre préhistorique – qui avait accompli l’exploit de domestiquer le feu et de s’extirper de la bestialité – s’était forgé des rêves plus élevés ! Le courrier de Nurouna ne pouvait donc que m’interpeller, d’autant qu’il me ramenait à mon propre parcours, notamment à mon enfance qui m’avait ouvert les yeux sur les difficultés de l’existence.
Je suis né à Montluçon, dans l’Allier, mais je n’étais pas plus haut que trois trognons de pomme quand ma mère, mon beau-père, ma sœur et moi avons déménagé pour aller habiter à Nontron, en Dordogne.
Cette sous-préfecture avait été jadis une florissante bourgade médiévale, pavois d’une châtellenie où des maîtres couteliers lui avaient donné ses lettres de noblesse. Elle était restée une cité prospère au cœur d’un vaste bassin ouvrier jusqu’au début des années 70, puis elle avait subi le marasme mondial au lendemain de la crise pétrolière. L’heure de la disgrâce avait sonné.
Au tapis, la gloriole. Aux orties, les fleurs de lys.
Les usines avaient fermé ; l’emploi s’était fait rare. Il avait fallu se disputer le morceau de gras. Mon beau-père s’était donc spécialisé dans un secteur d’activité encore assez dynamique, la plomberie, afin de subvenir aux besoins du foyer qui comptait désormais une bouche supplémentaire à nourrir, celle de mon demi-frère. Il s’était retroussé les manches, avait travaillé à tour de bras durant deux longues années, puis il avait subitement ralenti la cadence, harassé, en panne d’huile de coude à cause de cette satanée morosité ambiante qui ne lui avait pas permis d’amasser tout l’argent qu’il espérait. Rien qu’un maigre octroi. Les gages d’un gueux.
Impossible de prétendre à un peu d’insouciance.
Impossible de voir venir.
La retraite ? Une gageure.
Les clients ne se bousculaient pas ou bien ils réglaient les factures en retard.
Alors, quand la charge était trop lourde, quand la mule était fourbue, mon beau-père allait se rincer le gosier au bar du coin. Le choix délibéré, presque expiatoire, de s’encrasser les artères reléguait aux oubliettes la morne perspective de passer la journée à résoudre des problèmes de calcaire ou de canalisations bouchées.
Le véritable chantier, il ne tenait pas à de vulgaires tuyaux à raccorder entre eux. Le véritable chantier, c’était l’état de la société. Un désastre !
Comment aurais-je pu objectivement reprocher sa désinvolture, puis sa perdition, à mon beau-père ?
Le climat n’avait pas tardé à se gâter. De méchantes bourrasques vineuses avaient ébranlé la maisonnée. Ma mère n’avait pas eu d’autre solution que d’aller quémander quelques heures de ménage auprès des familles les mieux loties du quartier. Vaille que vaille, nous subsistâmes.
Nous vivions le plus souvent au jour le jour, exceptionnellement à la semaine. Nous nous efforcions de nous accommoder de la situation. L’espérance était notre pain blanc. Nous guettions une éventuelle embellie. Des temps meilleurs...
Je n’étais qu’un petit bout d’homme, un nouveau venu dans le troupeau, mais j’avais déjà compris que mes vertes années seraient des années de bois vert. Pas besoin d’être devin pour réaliser que chaque hiver serait un défi de survie, une saison glaciale marquée au fer rouge. En effet, le froid peut rapidement s’avérer un supplice insupportable pour quiconque n’a pas les moyens de se chauffer à son aise.
Ce que nous appréhendions le plus, c’étaient les frimas, car ils nous emprisonnaient dans leur linceul mortifère. Les basses couches de brouillard givrant propageaient leur humidité perfide en s’infiltrant par tous les interstices de la miteuse bâtisse qui nous servait de toit. À croire que le propriétaire avait banni les matériaux isolants de sa déclaration de patrimoine ! Cela ne m’amusait nullement d’aller me coucher en claquant des dents ; ce jeu-là n’était vraiment pas drôle. Je me sentais aussi démuni qu’un ours polaire qui aurait perdu sa fourrure au fond d’un sérac.
Certains soirs, lorsqu’il gelait dehors à pierre fendre, nous recourions à des subterfuges. Nous utilisions soit des bouillottes remplies d’eau du robinet que nous avions portée à ébullition sur la gazinière, soit de gros cailloux que nous déposions révérencieusement sur la plaque supérieure du poêle à mazout de la cuisine avant de les attraper, brûlants, avec un chiffon pour les introduire dans des gants de toilette que nous nous empressions d’enfouir sous nous couvertures, tel un trésor. Technique éprouvée et approuvée sauf quand nous n’avions plus de quoi nous chauffer.
Plus aucun billet froissé sous le matelas ? Plus de bonbonne de butane d’avance ? Plus le moindre litre de fioul dans la cuve ? Nous attrapions une antique marmite en fonte qui était remisée sur une étagère du placard à vaisselle, nous y versions l’équivalent d’un verre d’alcool domestique acheté à bas prix au rayon des produits ménagers, puis nous craquions une allumette que nous approchions lentement du rebord du récipient, juste au niveau des émanations très volatiles. Aussitôt, le feu prenait en émettant un chuintement sourd, comme étouffé, et la flamme bleutée irradiait. Nous nous serrions fiévreusement autour d’elle. Dans ces moments d’extrême dénuement, peu nous importait la toxicité des vapeurs de méthanol. L’essentiel était ailleurs. Nous nous sentions unis. Nous pouvions oublier les turpitudes de l’existence, ou tout au moins faire semblant. Cela nous réchauffait le cœur.
Ah, ceux qui manquent de tout, ils doivent en abattre de la besogne !
Mais je n’en garde aucun ressentiment. Cette rude école de la vie m’a énormément appris. Et parce qu’elles étaient rares, les bonnes choses n’en étaient que plus précieuses.
Je conserve encore intacte en moi, par exemple, la saveur des biscuits croquants dont nous nous goinfrions, ma sœur, mon demi-frère et moi, chaque vendredi soir. Notre mère s’improvisait arbitre, puis à son signal c’était la ruée de nos dix doigts respectifs vers la poche d’un kilo de gâteaux secs qui étaient ronds, carrés ou triangulaires. Avec une dextérité qui aurait mérité d’être brevetée, chacun d’entre nous s’emparait de son butin, l’empilait à côté de sa cuiller et trempait trois ou quatre biscuits à la fois dans son bol de lait tiède copieusement chocolaté, les papilles en émoi. Quelle ventrée ! Nous débordions d’une sorte d’exaltation communicative qui ne réjouissait pas que nous mais aussi notre mère. Enfin, elle riait. Elle était complice de notre compétition gloutonne. Ce repas de substitution hebdomadaire, qui n’était pas très diététique et dont le rituel se perpétuait uniquement chaque fin de semaine parce qu’il n’y avait presque plus rien à manger dans le frigidaire, demeure l’un des souvenirs les plus sucrés de mon enfance.
Alors, est-ce que l’opportunité d’écrire un livre pour apporter un peu de mieux-être à mes semblables était susceptible de m’intéresser ?
Est-ce que je souhaitais partir à la découverte des diverses facultés insoupçonnées de l’être humain ?
Était-ce important à mes yeux qu’Homo sapiens, dont le degré de modernité était à double tranchant, eût en lui une part mutante qui l’amènerait peut-être un jour à évoluer en Homo luminus ?
Oui. Et encore oui.
Mille et une fois « oui » pourvu que l’histoire de Nurouna ne fût pas le conte d’une marchande de sommeil mais bien un authentique encouragement à vivre debout !
L’heure est donc venue de laisser la parole à cette femme qui m’est particulièrement chère aujourd’hui alors qu’elle ne représentait rien pour moi au moment où j’ai ouvert son énigmatique courrier.
Je me suis efforcé de restituer la chronique de son évolution personnelle, date après date, comme s’il s’agissait de son journal intime.
21 juin 2000
Je ne vis vraiment qu’à partir du moment où j’oublie que j’existe.
12 janvier 2001
Comme un appel qui provient du fond du crâne...
1er juillet 2001
Juger, juger, toujours juger : le bien ne se juge pas, il se fait !
17 décembre 2002
Trop de déflagrations partout. Les êtres humains tombent comme des balles en fin de course.
25 février 2003
C’est un soir comme je les aime. L’air respire la terre...
13 avril 2003
Ce regard qui sonde le cosmos pour y capter la lueur des étoiles.
29 juin 2005
Dites-vous bien une chose : sans la force du cœur, comment aurions-nous jamais pu venir à bout de tous ces champs incultes ?
20 septembre 2005
Tu t’enfermes alors qu’il y a un si grand ciel dehors ?
11 juillet 2006
L’Homme se doit d’exister en tant qu’être d’idées plutôt que de pensées.
6 janvier 2007
Vivre : parvenir à fondre l’esprit et le cœur en une âme vibrante.
31 décembre 2007
Ce n’est plus l’heure de plaindre les gens. Il est grand temps de leur proposer une solution.
17 février 2008
Qu’est-ce que l’âme ? Un état d’universalité de l’être quand l’esprit et le cœur coexistent en syntonie.
20 août 2009
Le poète est comme un hibou penché sur ses forêts secrètes. Un hôte enchanté de l’intérieur. Notre planète a besoin de ses poètes...
24 mars 2012
Merci à vous toutes et à vous tous d’être présents. Ne voyez pas en moi une conférencière : je suis simplement très heureuse de pouvoir partager avec vous ce qui m’anime.
Chacun d’entre nous sait à peu près de quoi il est fait ou comment il est construit. En soi, une ossature sert de charpente à un ensemble de matériaux organiques. Nous sommes même nombreux à penser que si nous avons vraiment notre place dans la réalité du monde qui nous entoure, c’est d’abord parce que nous existons en chair et en os.
Une femme ou un homme apparaît donc sous une forme communément admise, celle d’un corps physique.
