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Les États-Unis d'Amérique se classent au quatrième rang mondial par leur superficie (9 385 000 km²) depuis qu'ils ont réuni aux quarante-huit États qui les composaient traditionnellement l'Alaska en 1959 et les îles Hawaii en 1960. Leur population, 313 millions d'habitants en 2011, les place au troisième rang (bien que très loin), ...
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Seitenzahl: 88
Veröffentlichungsjahr: 2015
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ISBN : 9782852298637
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Photo de couverture : © Charcompix/Shutterstock
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Les États-Unis d’Amérique se classent au troisième rang mondial par leur superficie (9 526 468 km2) depuis qu’ils ont réuni aux quarante-huit États qui les composaient traditionnellement l’Alaska en 1959 et les îles Hawaii en 1960. Leur population, 324 millions d’habitants en 2017, les place au troisième rang (bien que très loin), derrière la Chine et l’Inde.
Opposant de puissantes montagnes à de vastes plaines, étendus par le prolongement de l’Alaska jusqu’aux latitudes arctiques et se ramifiant au sud par la Floride presque jusqu’au tropique, ils disposent d’une gamme de variétés climatiques, et donc de possibilités naturelles, exceptionnelles. Mais leur territoire, également riche en ressources multiples tant végétales que minérales, a aussi fait l’objet d’une remarquable et efficace mise en valeur, et cela explique leur puissance économique qui n’est surpassée par celle d’aucun autre État.
Vallée de Cayahoga. Les chutes de la Brandywine Creek, parmi les érables, dans la vallée de Cayahoga, Ohio, États-Unis. (Kenneth Keifer/ Shutterstock)
Le relief se présente en grandes bandes d’orientation générale nord-sud.
À l’est, des plaines côtières bordent l’Atlantique. Elles apparaissent avec netteté à partir de la latitude de New York ; au nord, elles sont en partie recouvertes par la mer et réduites à quelques îles ; au sud, elles s’étendent de plus en plus largement jusqu’à la presqu’île de Floride. Leur pente est très douce et elles se terminent vers l’Océan par une côte que découpent de larges estuaires et qui se prolonge sous forme de longues flèches de sable (cap Cod, cap Hatteras). À l’intérieur, ces plaines sont dominées par un léger talus dont l’ampleur augmente vers le sud et qui constitue le rebord du piémont appalachien. Au sud, la plaine s’élargit pratiquement à toute la péninsule de Floride, bombée en un léger plateau ne dépassant pas 50 à 60 mètres d’altitude et frangée sur toutes ses rives par des îles, des marais, des dunes et des récifs coralliens. Au-delà de la baie de Tampa, les plaines côtières orientales se confondent avec celles qui bordent le golfe du Mexique.
Entre ces plaines côtières et celles de l’intérieur s’étend un vaste bourrelet montagneux, désigné sous le nom général d’Appalaches. Cette ligne de hauteurs commence dans l’île de Terre-Neuve, s’allonge en Nouvelle-Écosse et dans le Nouveau-Brunswick, au Canada, forme l’ossature de la Nouvelle-Angleterre et se prolonge jusqu’au sud d’Atlanta, tout près du golfe du Mexique. On peut la suivre sur 3 600 kilomètres. Les mêmes plissements ont constitué cet ensemble qui se divise en deux parties, coupées par les vallées de la Mohawk et de l’Hudson entre le lac Ontario et New York. En Nouvelle-Angleterre, un plateau de 350 à 400 mètres est entaillé par des vallées en gorges, troué de lacs et dominé par des reliefs résiduels constitués de roches dures (mont Monadnock qui a donné son nom à ce type, 1 050 m). Vers l’ouest, plusieurs noyaux montagneux sont séparés par des vallées parallèles nord-sud (White Mountains, qui renferment le point culminant de la région : le mont Washington avec 2 090 mètres ; Green Mountains ; Taconic Mountains). Au sud de la coupure, les orientations nord-est–sud-ouest l’emportent, formant cinq bandes à peu près parallèles : le Piémont à l’est, sorte de plateau de basses collines ; les montagnes Bleues (Blue Ridge), crêtes étroites et boisées et vallées alternées, dominées par le plus haut sommet de l’est des États-Unis (mont Mitchell, 2 037 m d’altitude) ; la région des crêtes et des vallées, la véritable zone du « relief appalachien » classique ; le plateau appalachien, qui porte le nom d’Alleghanys au nord (400 à 700 m d’altitude), où il a été fortement raboté par les glaciers, et de Cumberland au sud ; enfin, un dernier gradin, où ont été sculptés par l’érosion de vastes bassins comme ceux de Nashville et de Lexington, s’enfonce progressivement vers l’ouest sous les Plaines centrales. À l’exception de quelques intrusions granitiques, cet ensemble montagneux s’est formé à la même époque par des terrains primaires plissés et faillés. Après leur formation, ces grands plis ont été soumis à de longues phases d’érosion qui les ont nivelés en plusieurs pénéplaines superposées, et ils ont été disloqués à maintes reprises par de puissantes fractures. Cette montagne a été un véritable laboratoire de géographie physique : c’est dans le nord qu’ont été étudiées pour la première fois les glaciations dans l’hémisphère occidental, tandis que le géographe américain William M. Davis a élaboré sa fameuse théorie de l’évolution cyclique du relief en considérant des surfaces aplanies étagées si fréquentes dans la région.
Cette zone montagneuse située à faible distance de la côte orientale, qui constitue incontestablement une sorte de barrière, est d’une importance majeure dans l’histoire et dans la vie économique des États-Unis. Au début, elle a servi de protection aux colonies naissantes contre les entreprises des Indiens ; ensuite, les principaux passages ont canalisé les communications vers les Grands Lacs et le Centre-Ouest et ont favorisé la concentration de l’activité propice au développement des villes correspondant à ces trouées, comme New York, Philadelphie, Baltimore. Enfin, sur ses flancs, existent de vastes gisements houillers, tandis que ses eaux ont favorisé le développement des villes, celui des industries et actuellement la production d’hydroélectricité : c’est dans ces replis montagneux que New York dispose des énormes ressources en eau dont elle a besoin, et la vallée du Tennessee a été le premier exemple au monde de l’aménagement global d’un bassin fluvial.
Le centre des États-Unis est occupé par une vaste dépression entre les Appalaches à l’est et les Rocheuses à l’ouest. Cette région de plaines, d’une monotonie parfois désespérante quand on la parcourt sur quelques centaines de kilomètres, correspond pourtant à des ensembles différenciés soit par leurs structures, soit par les phénomènes climatiques passés qui y ont plus ou moins violemment imposé leurs marques. On peut distinguer la région des Grands Lacs et de leurs bordures, les plaines du Mississippi et du Missouri moyen, la coupure de l’Ozark et des monts Ouachita, les Grandes Plaines au pied des Rocheuses et les plaines bordières du golfe du Mexique.
L’action des glaciations quaternaires a poussé son atteinte extrême jusqu’au niveau du confluent Missouri-Mississippi. Toute la région septentrionale en a été plus ou moins marquée. Les Grands Lacs en constituent l’élément le plus visible : ils couvrent 245 000 kilomètres carrés. Parmi les plus importants, on compte le lac Supérieur (83 000 km2, 307 m de profondeur maximale, 183 m d’altitude), le lac Huron (59 500 km2, 222 m, 177 m), le lac Michigan (58 100 km2, 266 m, 177 m), le lac Érié (25 900 km2, 64 m, 175 m) et le lac Ontario (18 760 km2, 225 m, 75 m), mais ils sont accompagnés de milliers de lacs plus petits. Leur différence d’altitude a nécessité des travaux d’aménagement pour en faire une magnifique voie navigable. Malgré leur profondeur, ils ne sont pas surcreusés au-dessous du niveau de la mer, sauf le lac Ontario. La masse d’eau considérable qu’ils renferment joue un rôle capital à la fois sur le climat des régions périphériques et sur la vie économique locale. Ils se vident du côté de l’Atlantique par le chenal du Saint-Laurent, resserré entre le lac Ontario et Montréal, où le fleuve coupe le bouclier canadien qui réapparaît au sud sous la forme du petit massif rond des monts Adirondacks. En effet, la région des lacs occupe, au point de vue structural, une zone de contact entre le vieux socle du continent, le « bouclier canadien », la plus grande unité structurale de l’Amérique du Nord, qui borde leurs rives septentrionales, et les terrains plissés du Primaire puis du Secondaire qui recouvrent le socle vers le sud et qui servent de cadre aux lobes méridionaux. L’existence de ces immenses étendues lacustres est due à un triple phénomène : la structure des plissements affectant les roches primaires et dessinant un vaste bassin centré entre le lac Michigan et le lac Huron ; une érosion fluviale ancienne qui avait creusé dès la fin du Tertiaire des dépressions ; l’action des glaciers venant du plateau canadien qui ont façonné, raboté et érodé toute cette morphologie antérieure en y laissant des zones surcreusées, occupées maintenant par les eaux, et de longs chapelets de moraines qui dessinent des arcs parallèles aux rivages, par exemple au sud du lac Michigan.
Tout autour de la région des Grands Lacs eux-mêmes, les dépôts glaciaires forment une couverture qui peut atteindre plus de 100 mètres dans le Michigan et l’Indiana septentrional. Il n’y a guère qu’une trentaine de milliers d’années que les glaces ont définitivement disparu de cette région. Les plaines ont ici 200 à 300 mètres d’altitude : elles coïncident avec d’épaisses couches sédimentaires, allant du Primaire au Tertiaire, qui sont presque horizontales. Le cours actuel du Missouri doit être le tracé de l’ancien chenal à la limite extrême des glaciations. De place en place, quelques crêtes de roches dures émergent, donnant des collines comme les Turtle Mountains (700 m) dans le Dakota septentrional. Les vallées sont molles et les lacs nombreux. À l’est du Mississippi, c’est le même genre de paysage : relief mou et vallées qui, comme celles de l’Illinois, peuvent atteindre 2 kilomètres de largeur.
Au sud du confluent Missouri-Mississippi, à l’ouest, et de la vallée de l’Ohio, à l’est, les plaines n’ont jamais été atteintes par les glaciations. Le relief, plus vigoureux, avec une série de collines hautes de 15 à 60 mètres, est constitué par des bancs durs de grès légèrement redressés parmi l’ensemble des roches sédimentaires tendres. L’écoulement des eaux se fait du nord-ouest au sud-est, selon la pente générale de la région, mais contrairement à la pente des couches géologiques. Ces plaines sont limitées vers le sud par deux petites montagnes marquant la frontière avec les plaines du Golfe. Ces reliefs ne sont rien d’autre que la réapparition du plissement appalachien, orienté ici de l’est à l’ouest. Le plateau de l’Ozark s’élève jusqu’à 700 mètres ; c’est une région de roches particulièrement dures plissées et faillées avec des sommets de granite et de porphyre (mont Saint-François, mont de Boston) ; il s’allonge sur 350 kilomètres du nord au sud ; sur sa bordure, les vallées s’encaissent en gorges de près de 200 mètres de profondeur. Au sud, les
