Hygiène - Encyclopaedia Universalis - E-Book

Hygiène E-Book

Encyclopaedia Universalis

0,0
6,99 €

-100%
Sammeln Sie Punkte in unserem Gutscheinprogramm und kaufen Sie E-Books und Hörbücher mit bis zu 100% Rabatt.

Mehr erfahren.
Beschreibung

L'hygiène est classiquement la science qui enseigne les mesures propres à conserver la santé, voire à l'améliorer. Elle a été présente dans toute les civilisations depuis les plus primitives mais avec une évolution des approches liées aux progrès des connaissances et aux transformations des ...

Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:

EPUB
MOBI

Seitenzahl: 43

Veröffentlichungsjahr: 2016

Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Universalis, une gamme complète de resssources numériques pour la recherche documentaire et l’enseignement.

ISBN : 9782341003797

© Encyclopædia Universalis France, 2016. Tous droits réservés.

Photo de couverture : © Lenetstan/Shutterstock

Retrouvez notre catalogue sur www.boutique.universalis.fr

Pour tout problème relatif aux ebooks Universalis, merci de nous contacter directement sur notre site internet :http://www.universalis.fr/assistance/espace-contact/contact

Bienvenue dans ce Grand Article publié par Encyclopædia Universalis.

La collection des Grands Articles rassemble, dans tous les domaines du savoir, des articles :   ·  écrits par des spécialistes reconnus ;   ·  édités selon les critères professionnels les plus exigeants.

Afin de consulter dans les meilleures conditions cet ouvrage, nous vous conseillons d'utiliser, parmi les polices de caractères que propose votre tablette ou votre liseuse, une fonte adaptée aux ouvrages de référence. À défaut, vous risquez de voir certains caractères spéciaux remplacés par des carrés vides (□).

Hygiène

Introduction

L’hygiène est classiquement la science qui enseigne les mesures propres à conserver la santé, voire à l’améliorer. Elle a été présente dans toute les civilisations depuis les plus primitives mais avec une évolution des approches liées aux progrès des connaissances et aux transformations des structures sociales, métamorphose que l’on peut mettre en évidence en retraçant l’histoire de cette discipline depuis ses origines.

Il apparaît alors que le bouleversement des croyances religieuses ou des idées philosophiques, les mutations technologiques et politiques ont eu une grande part dans la naissance de l’hygiène moderne. Ses tendances actuelles reflètent la prise de conscience, par le corps social, de la solidarité de ses membres : souci de coopération, de prévoyance, de planification et de prospective dans le cadre de structures sanitaires solidement étatisées.

En conséquence, l’hygiène moderne est chargée de proposer, en fonction des besoins collectivement ressentis par la population, des mesures de prévoyance, de planification et de prospective permettant de lutter contre les grands fléaux, les épidémies notamment, de réaliser des « barrières » sanitaires à l’encontre des risques encourus dans certains contextes. Entre autres, le risque majeur que la percée technologique fantastique, qui s’est opérée depuis le milieu du XXe siècle, fait peser sur les équilibres biologiques et, par là, sur la santé physique et mentale de l’humanité. Élargies aux dimensions de la planète et même aux dimensions extraplanétaires, les tâches des hygiénistes et leurs responsabilités n’ont jamais été aussi vastes.

Il revient, dans ce monde aux transformations accélérées, de répondre aux inquiétudes exprimées par nos contemporains qui désirent que leur santé soit protégée vis-à-vis des innovations techniques. On perçoit en particulier les limites d’une médecine curative, autrefois sûre d’elle-même. L’hygiéniste est chargé d’évaluer les risques et de proposer des mesures préventives si les connaissances sont acceptables institutionnellement. Lorsque au contraire les connaissances sont insuffisantes, la tentation sera de plus en plus forte d’appliquer, par défaut, le principe de précaution.

Au cœur d’un véritable carrefour, où la médecine, la biologie et les sciences humaines ont leur place, les hygiénistes ont des tâches et des responsabilités de plus en plus grandes, surtout dans le contexte des interactions majeures entre santé et environnement qui marquent notre époque.

Il faut avoir la ténacité, le pouvoir d’adaptation et l’énergie nécessaire pour rendre plus vivante que jamais cette pensée de Léon Bernard : « L’hygiène n’est pas une science contemplative, c’est une science d’action. »

1. Qu’est-ce que l’hygiène ?

Définir l’hygiène en France est un exercice difficile tant ce mot a été « dévoyé » par l’usage courant ; en tant que qualificatif (associé à papier, serviette, seau, etc.) il ne fait guère honneur à ce que ce substantif désigne réellement.

C’est une discipline médicale qui s’intéresse aux relations entre l’homme et son environnement dans l’objectif de l’obtention du meilleur état de santé possible. Compte tenu de la définition de la santé par l’Organisation mondiale de la santé « état de complet bien-être physique, mental et social » les différents champs de la discipline médicale hygiène sont tracés : mais si le concept d’hygiène physique est clair pour tous (hygiène corporelle, hygiène alimentaire, hygiène de vie, hygiène des collectivités) etc., ceux d’hygiène mentale et d’hygiène sociale sont plus difficiles à percevoir pour les non spécialistes de la médecine préventive.

Or, si loin que l’on remonte dans le temps, on remarque dans toutes les civilisations l’existence de pratiques d’hygiène corporelle et alimentaire individuelles, mais aussi la réalisation d’équipements collectifs. Les Grecs et les Romains furent les premiers à réaliser des travaux d’assainissement urbain de grande ampleur (latrines, égouts souterrains).

Ils furent ainsi les maîtres de l’hygiène publique et de sa dissémination à travers l’Europe. L’assèchement des marais pour lutter contre la malaria, l’implantation des villes dans des lieux appropriés, le plus souvent sur une hauteur, l’inhumation des morts en dehors des villes sont les premiers principes d’une politique d’hygiène publique. Vient ensuite la canalisation de l’eau potable grâce à de très nombreux aqueducs : chaque citoyen de Rome pouvait disposer de cinq cents litres d’eau par jour. Les thermes (plus de huit cents sous Dioclétien) deviennent une véritable institution dans tout l’Empire. Mais il ne faut pas confondre hygiène et urbanisme et, pour mieux saisir de quelle nature est la différence, prenons un exemple contemporain

L’exemple de l’action du doyen