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Divisé en sept parties, L’amour reviendra nous fait l’autopsie d’un sentiment aussi noble que mystérieux. On y rencontre l’amour sous plusieurs formes : l’amour amoureux, l’amour des gens, de la vie, du monde, l’amour propre et le désamour de soi, l’amour amical, l’amour pour l’endroit auquel on appartient, où on se sent à sa place. Les deux dernières parties sont consacrées à l’amour comme fil rouge de l’histoire.
À PROPOS DE L'AUTEURE
Exprimer tout ce qu’elle n’arrivait plus à dire aux autres, c’est la raison pour laquelle Aurore Duvignaud a écrit ce recueil de poèmes. Il renferme des années d’imagination et de créativité d’une femme passionnée par les relations humaines.
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Seitenzahl: 51
Veröffentlichungsjahr: 2022
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Aurore Duvignaud
L’amour reviendra
Tome II
Rappelle-moi
Recueil
© Lys Bleu Éditions – Aurore Duvignaud
ISBN :979-10-377-6459-1
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Elle marche en silence
scrutant l’existence
et l’odeur du froid
lui redonne la foi.
Elle n’a cessé d’avancer,
s’est battue, a pleuré.
Elle est bien plus forte
plus jamais le vent ne l’emporte.
Elle n’a plus peur
du temps ou des heures.
Elle trace son chemin
sans demander rien.
Le chemin est encore long
mais l’air est bon
et l’odeur de la brise
la ramène à Venise.
La mer est si grande, infinie
mais le monde lui paraît petit.
Elle arrive, s’assoit sur le quai
près de l’eau pour la contempler.
Elle n’a pas peur de se noyer
et rester seule ainsi lui plaît.
La nuit est noire et le brouillard
la tient cachée loin des fêtards.
Pourtant elle aime le carnaval :
les masques, les couleurs et les bals
mais le soir elle rêve d’horizon
sans jamais partir, Venise est sa maison.
En elle, elle a tout reconstruit
petit à petit, bruit par bruit.
Elle a su surmonter la nuit
et se défaire de ses phobies.
Mais parfois quelque chose se casse,
la douleur apaisée se déplace
et ses démons refont surface.
Il faut attendre que passe l’angoisse.
Elle est beaucoup plus joyeuse, oui,
elle a repris goût à la vie.
De nouveau elle aime quand elle sourit,
elle ne cauchemarde plus dans son lit.
Mais même à Venise tout n’est pas rose.
On ne peut pas forcer les choses.
Le cœur ne se répare pas vraiment,
ça fera toujours mal dedans.
Assise face à la mer
elle regarde les bateaux passer.
Cette vue c’est son univers,
elle ne saurait s’en lasser.
Elle a le pied marin
que lui ont transmis les siens.
L’eau, pour elle, c’est la vie,
l’aventure, les rêves et l’infini.
Elle ne quittera jamais Venise.
Elle en a fait sa devise.
Pourquoi courir le bonheur loin
quand on l’a à portée de main ?
Elle regarde le ciel
et alors se rappelle
les traits d’un lointain visage
qu’elle pensait être un mirage.
La lagune et Venise
sont prêtes à accueillir
et ses pleurs et ses sourires
quand sa mémoire devient grise.
Elle contemple la nuit.
Elle ne s’est pas endormie.
Ce visage est gravé,
elle ne sait le déloger.
Elle porte un masque coloré
et une robe du passé.
Elle marche lentement
au milieu de tous ces gens.
Elle se déguise à chaque fois
et s’en donne à cœur joie.
Elle aime se mettre en scène
telle une muse ancienne.
Le carnaval la fascine
elle s’y sent comme un cygne :
majestueuse et mystérieuse,
divertie et heureuse.
Le froid de Venise l’effleure
mais elle n’en a jamais eu peur.
Le temps de l’hiver est arrivé hier.
Elle l’a bien senti et l’a accueilli.
Elle est partie sur les quais,
les yeux jetés vers l’horizon.
Là-bas l’air était bien frais.
Elle aime tellement la vision
des bateaux qui passent et repassent.
Non, jamais elle ne s’en lasse.
Venise est plus belle sous le froid.
En tout cas c’est ce qu’elle croit.
L’hiver est plus calme que l’été :
Elle est bien seule dans la cité.
Le jour se lève, elle est fatiguée.
La nuit s’achève, elle l’a vue passer.
La lune était lumineuse et pleine
alors elle a accueilli sa peine.
Les rayons du soleil traversent
les rideaux bleus de la pièce et les percent.
Les rayons sont doux ce matin,
l’hiver est là et se porte bien.
Elle se tourne alors vers la fenêtre
parce que c’est là-bas qu’elle veut être :
dehors sur les quais, au bord de l’eau.
Venise est pour elle un grand bateau.
Elle regarde la ville du haut du clocher :
la nuit est noire, elle vient de s’installer.
Il n’y a pas de bruit, tout est calme en bas.
Il n’y a rien, personne, même pas un chat.
Elle enlève son manteau lentement
pour apprécier la fraîcheur qu’elle aime tant.
La nuit est parfaite pour toutes ses idées.
Elle pourrait s’envoler, personne ne saurait.
E la mattina, fa freddo
ma il tempo è bello.
Cammina nella strada,
respirando l’aria fresca.
Venezia è calmissima.
Non c’è ancora nessuno
ma la gente si alzerà
in appena tempo.
Approfitta del silenzio
e del vuoto della città.
A quest’ora Venezia è sua.
E da sola con il vento.
Le temps est étouffant
et elle déteste ça.
C’en est étourdissant.
Le soleil est brûlant.
Elle ne respire même pas.
Les gens vont à la plage ;
Tous les genres, tous les âges.
Venise n’a pas le même visage.
Chaque année tout est chamboulé
quand arrive à nouveau l’été.
Elle préfère l’hiver mille fois.
Le froid ne la dérange pas.
Elle se baigne aussi parfois
même si l’eau est gelée.
Elle aime son corps bleuté.
Ho scritto pagine
stupide sull’amore.
Ho pianto, ho sognato
ma poi ho trovato
la mia ispirazione.
L’Italia mi parla
e posso scrivarla.
L’ho nei miei pensieri
e sui polpastrelli.
Un giorno ho visto Roma,
città di eterna bellezza.
Ho pregato in ogni chiesa
coperta d’oro e marbro.
Ho ammirato il Papa
e la Pietà del Vaticano.
