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Ce commentaire facile à lire sur le livre de l'Apocalypse apporte des éclaircissements sur certains des problèmes les plus graves de notre époque. Il montre qu'avant la Seconde Venue du Christ, une série d'événements doivent se dérouler. Parmi eux, les deux témoins, les dix rois et l'homme du péché doivent apparaître. Dans ce livre, Dr Bailey réduit la confusion qui entoure les révélations incroyables reçues par l'apôtre Jean. L'auteur souligne l'importance de connaître les vérités des derniers jours tout en se préparant, par la sainteté, pour rencontrer le Seigneur dans les nuages.
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Veröffentlichungsjahr: 2020
L’APOCALYPSE DE JÉSUS-CHRIST
par Dr Brian J. Bailey
Cet ouvrage est la traduction française du livre :
« The Revelation of Jesus Christ »
Traduit de l’anglais par Marlyse RAUDSZUS
© de l’édition française en mars 2012
Réimpression en juillet 2013
Réimpression en août 2016
© par Brian BAILEY
septembre 1996
Tous droits réservés
Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme ou par quelque moyen électronique ou physique sans l'autorisation écrite de l'éditeur, sauf dans le cas de brèves citations dans des articles ou des revues.
Sauf indications contraires,
toutes les références bibliques citées dans cette étude
sont tirées de la nouvelle version Segond révisée, dite « à la Colombe ».
Édité par :
Ministères Internationaux de Sion
Version 1.0
Publié en tant que livre électronique le 20/07/20
au Burkina Faso
ISBN 1-59665-467-8
Pour plus d’information, veuillez contacter :
Ministères Internationaux de Sion
06 B.P. 9287 · Ouagadougou 06
E-mail : [email protected]
Site Web : missionsion.com
Nous souhaitons exprimer notre reconnaissance à toutes les personnes suivantes :
À l’équipe chargée de la première édition anglaise : Brian Alarid, Mercy Alarid, Ginni Busche, Betsy Caram, Joseph Cilluffo, Judy Danielson, Kathryn Erb, Suzette Topper, Mary Humphreys, Sharon Miller, Leslie Sigsby et Tamara Webb.
Pour le reste de l’équipe éditoriale : Carla Borges, Justin Kropf, Sarah Kropf et Suzanne Ying.
À l’équipe chargée de l’édition française : Lydie Benquet, Justin Kropf, Sarah Kropf, Marlyse Raudszus, Mary D. Topper et T. A. Topper II.
Nous voudrions adresser nos remerciements à tous les bien-aimés qui ont consacré de nombreuses heures à ce travail et sans l’aide inestimable de qui cet ouvrage n’aurait pas pu voir le jour. Nous leur sommes particulièrement reconnaissants pour leur diligence, leur créativité et l’excellence dont ils ont fait preuve dans la compilation de ce livre pour la gloire de Dieu.
En présentant ce livre sur l’un des sujets les plus difficiles et controversés de la Bible, nous voulons adopter un esprit d’amour et d’humilité, ne désirant pas être considérés comme des personnes aux vues contraires dans le but d’être différents. Cela ne veut pas dire non plus que nous manquions d’appréciation pour les aspects érudits et spirituels que de nombreux commentateurs ont avancés au travers des siècles. Nous prions pour que ce livre aide à éclairer certains passages obscurs du livre de l’Apocalypse et serve à persuader les croyants de marcher dans la pureté, tous les jours de leur vie.
Il existe fondamentalement trois interprétations principales de l’eschatologie ou étude de la fin des temps quant à la seconde venue de Christ et Son règne de mille ans sur la terre.
1. Le point de vue millénariste tire son origine des écrits de Saint-Augustin qui vécut au quatrième siècle après Jésus-Christ. Dans un premier temps, il pensa que le règne de mille ans de Christ était la période se situant entre Son premier et Son second avènement. Cependant, au vu de la condition déplorable du monde même à son époque, il en déduisit que le royaume de Dieu était purement spirituel et se trouvait dans le cœur des fidèles. Il n’adopta donc pas l’idée d’un règne littéral de Christ sur la terre.
2. Le point de vue post-millénariste tire son origine des vues d’un pasteur protestant unitariste, Daniel Whitby, qui vécut au dix-septième siècle. Pour lui, l’Évangile finirait par imprégner l’humanité, ce qui créerait un temps de paix de mille ans, après lequel le Seigneur reviendrait. Les événements prouvèrent que cette théorie était incorrecte et le nombre de ses adhérents diminua considérablement.
3. Le point de vue pré-millénariste était celui de l’Église primitive. Elle affirmait que le Seigneur allait revenir et régner en personne pendant mille ans sur la terre. Nous croyons que ce point de vue est conforme à ce qu’expriment clairement les Écritures.
Un autre aspect très important à ne pas négliger à propos de la méthode d’interprétation des événements de la fin est le moment où se produira l’enlèvement. Plusieurs écoles de pensées englobent de manière virtuelle tous les divers adeptes de l’eschatologie.
1. L’enlèvement avant la tribulation. Cette théorie trouve son origine dans les enseignements de John Darby et des Frères de Plymouth au début du dix-neuvième siècle. Elle affirme que le Seigneur viendra d’abord pour Son Église au début de la dernière période de sept ans de l’âge de l’Église, (ou la dernière semaine de la période des soixante-dix semaines de Daniel (Daniel 9 :24-27) et que l’Église ne traversera pas la grande tribulation. En un certain sens, cela laisse entendre que le Seigneur peut revenir à n’importe quel moment.
2. L’enlèvement au milieu de la tribulation. Cette pensée plus récente est acceptée par un bon nombre d’érudits pour qui la théorie de l’enlèvement avant ou après la tribulation est incompatible avec la vérité de la Parole de Dieu. Elle enseigne que l’Église sera enlevée au milieu de la période des sept dernières années de la dispensation de l’Église, juste avant les trois dernières années et demie de la grande tribulation.
3. L’enlèvement après la tribulation. Selon cette théorie, l’Église passera par tous les jugements des derniers jours, y compris la grande tribulation, les trompettes et les coupes.
Il en résulte que même le plus ardent défenseur des théories précitées ne pourra considérer l’une ou l’autre de ces opinions comme capable de répondre de manière adéquate à toutes les objections qui s’élèvent contre elles. Il nous semble, cependant, que dans un esprit d’amour et de conciliation, nous devrions prendre en compte, de façon objective, une autre vision à même de faire taire les objections opposées à ces autres théories.
Comme de nombreux théologiens l’ont déjà fait remarquer, je dois accepter l’opinion que l’Église ne sera pas enlevée au début de la période des sept ans. C’est ce qu’indiquent explicitement les Écritures. Ce n’était certainement pas l’avis de l’Église primitive et une étude objective des enseignements du Seigneur Lui-même, aussi bien que de ceux de l’apôtre Paul nous amènerait à conclure que le Seigneur ne viendra, sur les nuées pour Son peuple, qu’après la grande tribulation.
Plus tard, en interprétant, passage après passage, ce merveilleux livre, je chercherai à suggérer une période possible, sans toutefois me montrer absolu ni faire preuve d’un dogmatisme rigide. Je crois pour ma part que le Seigneur Lui-même, à l’heure de Son choix, fournira à Son Église des éclaircissements lumineux de toutes choses. Ces points de vue se présentent comme proposition pour le peuple de Dieu. Je sens donc qu’il me faut faire montre de fermeté quant au fait que l’Église traversera la grande tribulation. Gardant ceci présent à l’esprit, abordons maintenant ce livre dans la prière, avec un cœur ouvert et demandons au Seigneur de nous instruire.
Le livre de l’Apocalypse fut écrit sous le règne de l’empereur romain Domitien, qui dura de l’an 81 à 96 après J.C. Fondamentalement, l’Apocalypse suit un ordre chronologique, la plus grande partie du livre traitant de la période finale de la dispensation de l’Église.
Les chapitres 1 à 3 de l’Apocalypse contiennent l’introduction et les messages aux sept églises d’Asie, situées dans un périmètre d’une centaine de kilomètres les unes des autres. Jean le bien-aimé était le guide spirituel de ces sept églises. Il vivait en exil sur l’île de Patmos, à seulement quelques kilomètres du rivage d’Éphèse. C’est là que Jean reçut du Seigneur l’ordre d’écrire ce livre de l’Apocalypse.
Dans Apocalypse 4 :1, Jean se trouva par l’Esprit transféré du premier siècle dans le futur pour y voir la fin de l’âge de l’Église, les jugements de Dieu à l’encontre des méchants, la venue de l’antichrist et l’Église infidèle. Il vit aussi la glorieuse Église de Jésus-Christ préparée, qui sortait triomphante de la grande tribulation, prête à devenir l’Épouse radieuse pour la seconde venue de Christ. L’apôtre Jean reçut aussi une révélation de la nouvelle Jérusalem, de la nouvelle terre et des nouveaux cieux qui seront créés après le millénium de Christ sur cette terre.
Le livre de l’Apocalypse résume la maxime de Saint-Augustin pour qui : « Le Nouveau Testament est dissimulé dans l’Ancien. L’Ancien Testament est révélé dans le Nouveau. » Comme le livre de l’Apocalypse contient plus de 550 références de l’Ancien Testament, il est juste d’affirmer qu’il représente le point culminant de toutes les prophéties non accomplies de l’Ancien Testament.
L’Apocalypse est en réalité le livre qui comprend le plan de Dieu pour les âges. Ce qui eut son commencement dans le livre de la Genèse verra son achèvement dans l’Apocalypse. En fait, il existe entre ces deux livres remarquables de nombreux parallèles intéressants qui peuvent se remarquer dans les exemples suivants :
Autre point important à noter : le chiffre 7 régit tout le livre, symbole de perfection dans la numérologie biblique. Dans le livre de l’Apocalypse, le chiffre « 7 » apparaît cinquante-quatre fois (ou 3 x 18 sept), preuve qu’il existe une force divine pour amener à son achèvement tout ce que Dieu a prévu pour cet âge de l’homme sur la terre.
Il existe trois écoles d’interprétation de base du livre de l’Apocalypse, appelées méthodes d’interprétation prétéristes, des historiques et futuristes.
Selon la méthode d’interprétation des prétéristes, les événements de l’Apocalypse se produisirent déjà dans l’Église primitive, à l’époque de l’empire romain. Cette interprétation fut l’œuvre d’un jésuite espagnol nommé Alcassar, mort en 1614. Le but de cette interprétation était de combattre l’école protestante de théologie selon laquelle Babylone était l’Église catholique romaine. La méthode d’interprétation des prétéristes n’est pas juste. Elle ne fut avancée que pour justifier l’existence de l’Église catholique romaine.
La méthode d’interprétation des historiques s’appuie sur une bonne connaissance de l’histoire, parce que, pour elle, les chapitres 1 à 22 trouvèrent leur accomplissement au cours des dix-neuf siècles de l’histoire de l’Église. Ce point de vue comporte certains problèmes. Pour n’en mentionner qu’un, tandis que les années passent, la méthode des historiques opère des changements afin d’adapter les événements actuels à la vision de la fin des temps. Cette méthode d’interprétation manque de crédibilité et de validité.
Dans sa grande majorité, l’Église accepte le point de vue des futuristes. C’est une méthode d’interprétation correcte et scripturaire. La méthode d’interprétation des futuristes considère le chapitre 1 de l’Apocalypse comme une introduction, les chapitres 2 à 3 comme les messages aux sept églises de l’époque de Jean et les chapitres 4 à 22 comme les événements qui relatent le futur. Pour cette méthode le livre de l’Apocalypse s’applique essentiellement à la fin de l’histoire de l’Église et ce livre n’a pas encore trouvé son accomplissement.
Chapitres Thèmes
1 Introduction
2 – 3 Les messages aux sept églises
4 Une porte ouverte au ciel
5 Le livre scellé de sept sceaux
6 L’ouverture des sept sceaux
7 :1-8 Les 144 000 israélites marqués du sceau
7 :9-17 La grande multitude au ciel (Les martyrs triomphants)
8 – 9 L’ouverture du septième sceau ; Les sept trompettes
10 Le mystère des sept tonnerres ; Le petit livre
11 :1-2 Les mesures du temple
11 :3-12 Les deux témoins (Élie et Moïse)
11 :13-14 Un grand tremblement de terre
11 :15-19 Le septième ange sonne
12 L’Église de Jésus-Christ
13 La trinité impie
14 Les sept visions (Les oracles des derniers jours)
15 – 16 Les sept anges avec les sept dernières plaies ; Les sept coupes
17 Le jugement de la grande prostituée (Rome)
18 La chute de Babylone (La ville)
19 Les noces de l’Agneau ; La seconde venue de Christ
20 Le millénium
21 – 22 Les nouveaux cieux et la nouvelle terre
Apocalypse chapitre 1
Introduction
1 :1-20
Introduction
1 :1-2 - « Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a fait connaître, par l’envoi de son ange, à son serviteur Jean, lequel a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ, tout ce qu’il a vu. » Le mot « révélation » signifie « découvrir, dévoiler ou révéler. » Les versets 1 à 2 nous donnent une compréhension de la manière dont ce livre vint à l’existence. Dieu le Père donna ce livre à Jésus après Son ascension au ciel.
Christ déclara, dans Matthieu 24 :36, à propos de Sa seconde venue : « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. » Dieu le Père est Le seul à connaître actuellement le jour et l’heure de la seconde venue de Christ. La révélation des derniers jours de Jésus en tant que Fils de l’homme, n’était pas complète quand Il était sur terre. Il devait croître en connaissance comme nous aussi. Après être monté au ciel vers le Père, Il connut donc toutes choses. Le Père donna le livre de l’Apocalypse à Jésus qui l’envoya à Jean par l’intermédiaire d’un ange.
Jean était le dernier apôtre de l’Agneau vivant (des douze). Il écrivit cinq livres du Nouveau Testament : l’évangile de Jean, les 1, 2, et 3 épîtres de Jean et le livre de l’Apocalypse.
Jean était âgé d’environ quatre-vingt-dix ans quand il reçut ce livre. Il déclara dans sa première épître : « Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ » (1 Jean 1 :3).
Jean avait une connaissance intime de la Parole de Dieu et une compréhension des voies divines. Il reçut sa plus grande révélation à l’âge mûr. Il est une certaine pureté qui émane d’hommes et de femmes qui ont continué à marcher avec Dieu dans leur vieillesse. Comme Christ le dit, quand nous gardons la Parole, nous connaissons la vérité et la vérité nous affranchit (Jean 8 :31-32).
1 :3 - « Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche. » Ce verset constitue la première des « sept béatitudes du livre de l’Apocalypse. » Les autres se trouvent dans les chapitres 14 :13, 16 :15, 19 :9, 20 :6, 22 :7, et 22 :14. Pour la plupart, les différentes sections de la Bible commencent par leurs propres béatitudes, clés permettant de recevoir les bénédictions que le Seigneur désire répandre sur Son peuple.
Le Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome) contient les dix commandements à propos desquels le Seigneur déclara dans Deutéronome 6 :17-19 : « Mais vous observerez les commandements de l’Éternel, votre Dieu, ses ordonnances et ses lois qu’il vous a prescrites. Tu feras ce qui est droit et ce qui est bien aux yeux de l’Éternel, afin que tu sois heureux, et que tu entres en possession du bon pays que l’Éternel a juré à tes pères de te donner, après qu’il aura chassé tous tes ennemis devant toi, comme l’Éternel l’a dit. »
Le livre des Psaumes s’ouvre sur l’annonce d’une bénédiction sur ceux qui ne marchent pas avec les méchants et qui méditent sans cesse la Parole de Dieu. « Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs, mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit point : Tout ce qu’il fait lui réussit » (Psaume 1 :1-3).
Le principal message des prophètes avait trait à la repentance et au retour à la loi. Ceux qui agissent ainsi entendent une bénédiction prononcée à leur égard. Le prophète a dit dans Ésaïe 56 :1-2 : « Ainsi parle l’Éternel : Observez ce qui est droit, et pratiquez ce qui est juste, car mon salut ne tardera pas à venir, et ma justice à se manifester. Heureux l’homme qui fait cela, et le fils de l’homme qui y demeure ferme, gardant le sabbat pour ne point le profaner, et veillant sur sa main, pour ne commettre aucun mal ! » (Voir aussi Ésaïe 1 :18-20.)
Dans le Nouveau Testament aussi le Seigneur Lui-même proclame des béatitudes bien connues. Dans le Sermon sur la montagne, Il émit neuf béatitudes dans Matthieu 5 :1-12 : « Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne ; et, après qu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui. Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit :
Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !
Heureux les affligés, car ils seront consolés !
Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !
Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !
Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi !
« Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. »
Revenons à présent à la première béatitude du livre de l’Apocalypse, extraordinaire sous plusieurs aspects. Premièrement, le Seigneur prononce une bénédiction sur ceux qui lisent ou simplement qui entendent les mots de cette prophétie. C’est le seul endroit de la Bible qui garantisse une bénédiction au lecteur d’un livre. Notez ceci : le Seigneur ne dit pas que nous devions comprendre le livre pour recevoir une bénédiction mais qu’il nous faut simplement le lire ou en entendre le contenu.
« Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche. »
On a également qualifié le livre de l’Apocalypse de prophétie, le reliant ainsi au courant prophétique particulièrement présent dans les grands et les petits prophètes de l’Ancien Testament. Preuve en est le fait que de nombreux sujets et illustrations des événements de la fin des temps de l’Apocalypse se retrouvent en parallèle dans les écrits des prophètes de l’Ancien Testament.
Garder les paroles de ce livre constitue un avertissement : « Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche. » Cette exhortation à garder les commandements de ce livre revient au chapitre 22 :9 : « …Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu. »
1 :4 - « Jean aux sept Églises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône. » Le verset 4 nous oriente vers les sept églises d’Asie. Pour le lecteur moderne, il est nécessaire de préciser que l’Asie était le nom donné à une province romaine de la partie occidentale du pays connu aujourd’hui sous le nom de Turquie.
Auprès de ces sept églises l’apôtre Jean exerça son ministère apostolique, à la fin de sa vie. Il faisait un circuit pour les visiter, tout comme le prophète Samuel, voyageant dans diverses villes d’Israël. « Samuel fut juge en Israël pendant toute sa vie. Il allait chaque année faire le tour de Béthel, de Guilgal et de Mitspa, et il jugeait Israël dans tous ces lieux. Puis il revenait à Rama, où était sa maison ; et là il jugeait Israël, et il y bâtit un autel à l’Éternel » (1 Samuel 7 :15-17).
Apocalypse 1 :11 énumère ces sept églises : « …Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée », premières bénéficiaires de cette remarquable prophétie.
Après s’être adressé aux sept églises en Asie, Jean adresse alors la salutation traditionnelle de « grâce » du Nouveau Testament (1 :4). La grâce est la capacité divine permettant de triompher de tous les obstacles et de gagner les combats auxquels nous faisons face pendant le pèlerinage qui nous mène de la terre au ciel. La grâce est aussi la faveur imméritée de Dieu que nous recevons lorsque nous nous humilions devant le Seigneur. Jean aussi les salue par le mot « paix ». Paix était la salutation du Seigneur à Ses disciples avant et après Sa résurrection. La paix est le don le plus prisé de l’humanité, recherchée par de nombreuses nations et par des peuples du monde entier, mais si rarement obtenue. Dans Jean 14 :27, Christ dit à Ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. » L’apôtre Paul écrivit aux croyants de Philippes : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4 :6-7). La paix provient seulement du Prince de Paix, qui la répand sur Ses bien-aimés. La paix est accordée aux justes.
Une autre chose digne de remarque est que cette salutation traditionnelle vient de « celui qui est, qui était, et qui vient. » Cette petite phrase relative au Seigneur qui « est, qui était et qui vient » est très importante. Ce titre du Seigneur Jésus-Christ réapparaît sous diverses formes tout au long du livre de l’Apocalypse. Il est une raison bien précise à cela : la nécessité de souligner le fait de Sa résurrection et de Sa préexistence en tant que Fils de l’homme mais aussi de Son retour. Jésus vit aujourd’hui.
Puis, comme tout témoignage doit trouver sa confirmation dans la déposition de deux ou de trois témoins, la salutation émane aussi des sept Esprits de Dieu mentionnés pour nous dans Ésaïe 11 :2. Ces sept Esprits du Seigneur sont une extension de la Personne du Saint-Esprit.
1 :5 - « Et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang. » Jésus-Christ est le témoin fidèle. Ce verset fait écho à ce que Paul avait écrit, de nombreuses années auparavant, dans 1 Timothée 6 :13 : « Je te recommande, devant Dieu qui donne la vie à toutes choses, et devant Jésus-Christ, qui fit une belle confession devant Ponce Pilate... »
Jésus est aussi le « premier-né d’entre les morts. » C’est ce que réitère dans Colossiens 1 :18. Christ fut le premier à recevoir un corps ressuscité (glorifié). Paul dit dans 1 Corinthiens 15 :20 : « Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. » Le Seigneur Jésus a vaincu la mort. Avec une élégante simplicité, Jean démontre maintenant l’autorité et la majesté de Christ par le merveilleux titre « Le prince des rois de la terre ! » Ce titre signifie que Christ est Celui qui a la prééminence sur tous les rois de la terre. Le Seigneur Jésus est le Roi des rois et Il règne sur tous les dirigeants de cette terre.
Dans sa manière typique de s’exprimer, Jean déclare alors l’amour de Jésus pour nous. Cette déclaration est comparable à celle de Jean 13 :1 relative à cet amour infaillible que Jésus a manifesté envers Ses disciples : « Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. » Même à l’heure de Sa plus grande épreuve, le Seigneur s’offrit Lui-même pour Ses disciples et leur donna tout ce qu’Il avait. Tel est le véritable amour ! L’amour Le contraignit à tout donner.
En dernier lieu, Jean rappelle le sacrifice suprême de Jésus pour nous. Christ n’a pas seulement versé Son sang pour nous, mais Il nous a lavés de nos péchés par Son sang précieux répandu au Calvaire. Ce terme « lavé » pourrait aussi se traduire par « libéré ou relâché. » Le Seigneur nous a lavés, nous a rendus plus blancs que la neige (voir Ésaïe 1 :18) et nous a libérés de nos péchés par Son sang.
1 :6 - « Et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ! » Jean indique la raison ultime pour laquelle nous avons été lavés : faire de nous des rois et des sacrificateurs pour Dieu. Ceci n’est en aucun cas une vérité isolée. À l’origine, tels étaient le plan et le but de Dieu pour les enfants d’Israël. Le Seigneur déclara aux enfants d’Israël dans Exode 19 :6 : « Vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte… » Le Seigneur Jésus est un Roi, mais Il est aussi un Sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek. C’est pourquoi, Il veut que nous soyons aussi des rois sacrificateurs spirituels. Cette vérité se trouve développée plus en détail dans Apocalypse 5 :9-10.
1 :7 - « Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, même ceux qui l’ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen ! » Un des faits les plus précis concernant la seconde venue du Seigneur Jésus-Christ est qu’il viendra sur les nuées (cf. Daniel 7 :13) et que tout œil Le verra. Il ne s’agira pas d’une venue secrète. Cette vérité figure maintes fois dans toute l’Écriture sainte. Christ déclara dans Matthieu 24 :30 : « Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire. »
Le récit de l’ascension de Jésus au ciel, quarante jours après Sa résurrection, nous livre un indice de Sa seconde venue. Nous lisons dans Actes 1 :9-11 : « Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, et dirent : Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel. »
Le Seigneur Jésus va revenir sur la terre de la même manière qu’Il a quitté cette terre quand Il est monté au ciel. C’est la raison pour laquelle nous connaissons plusieurs faits relatifs à Son retour. Il va revenir sur les nuées. Et de même qu’Il est monté au ciel à partir du mont des Oliviers (Actes 1 :12), quand Il reviendra, de même Ses pieds toucheront la montagne des Oliviers (Zacharie 14 :4). Et tout œil Le verra. Tout être vivant dans le monde Le verra en même temps en raison de Son omniprésence.
Ceux qui l’ont percé, Le verront. Zacharie 12 :10 dit : « Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. » (Voir Psaume 22 :16 ; Ésaïe 53 :5.)
1 :8 - « Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant. » Christ se révèle ici comme étant « l’Alpha et l’Oméga. » Alpha est la première lettre de l’alphabet grec et oméga en est la dernière. Ceci souligne le fait que le Seigneur est le commencement et la fin de toutes choses. Paul fait ressortir cette vérité dans Philippiens 1 :6 où il dit : « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ. »
Puisque notre Seigneur est l’Alpha et l’Oméga, nous pouvons avoir l’assurance que Celui qui a commencé en nous cette bonne œuvre la rendra parfaite. Il est l’Auteur et le Rémunérateur de notre foi (Hébreux 12 :2). Ainsi, ce que Dieu a prévu dès avant la fondation du monde, que ce soit pour une nation ou pour un individu, Il l’accomplira en l’amenant à maturité. Nous devons en être absolument et profondément persuadés dans notre cœur afin de pouvoir atteindre le niveau que Dieu a en vue pour notre vie. Connaissant le caractère immuable de Dieu, nous pouvons nous écrier avec David par la foi : « L’Éternel agira en ma faveur… » (Psaume 138 :8).
Le Seigneur déclare qu’Il est celui qui « est, qui était et qui vient » (Apocalypse 17 :8, 11). La répétition constante de cette phrase, dans le livre de l’Apocalypse, n’est en aucune manière fortuite. Elle a pour but d’imprimer en nous non seulement la certitude de la seconde venue du Seigneur, mais aussi de marquer distinctement la différence entre Christ et l’antichrist. La venue de l’antichrist « était, et n’est plus, et reparaîtra » (Apocalypse 17 :8, 11). Pourquoi le contraste ? La raison en est que Christ vient d’en haut sur les nuées, mais que l’antichrist « montera de l’abîme. » (Voir Apocalypse 17 :8.)
Le Seigneur est appelé le Tout-Puissant, mais l’antichrist est un homme qui a vécu avant la rédaction du livre de l’Apocalypse. Apocalypse 13 :18 déclare clairement que l’antichrist est un homme : « C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. »
Ésaïe 14 :12-15 parle de Satan, l’archange déchu dont le premier nom était Lucifer. Puis Ésaïe 14 :16 évoque l’homme du péché (cf. 2 Thessaloniciens 2 :3), un homme qui s’élèvera dans les derniers jours, entièrement possédé et stimulé par Satan. Quand l’antichrist aura été détruit et jeté en enfer par Christ lors de Sa seconde venue, les nations diront : « …Est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, qui ébranlait les royaumes ? » (Ésaïe 14 :16b).
1 :9 - « Moi, Jean, votre frère, et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la persévérance en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. » Jean s’identifie à ses lecteurs. Bien qu’il ait été un apôtre vénéré, il se nomma simplement leur frère dans la famille de Dieu. Ce qui introduit la pensée de l’identification, valable également chez le prophète Ézéchiel qui écrivit : « … et dans le lieu où ils se trouvaient ; là je restai sept jours » (Ézéchiel 3 :15b). En d’autres termes, il s’identifia au peuple dont il avait la charge et put comprendre ses besoins.
Jean dit aussi qu’il est leur compagnon de souffrance. La souffrance ne lui était pas étrangère. L’Église du Nouveau Testament naquit dans la persécution et l’Église des derniers jours finira dans la grande tribulation. Actes 14 :22 nous dit que « …c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » Le contexte historique de cette déclaration effarante est la lapidation de Paul à Lystre. Pouvez-vous voir comment les saints du Nouveau Testament entrèrent dans le royaume de Dieu ? Ce fut au travers de nombreuses tribulations et persécutions.
Les plus grandes persécutions contre l’Église de Jésus-Christ sont encore à venir. Christ déclara dans Marc 13 :19 à propos des derniers jours : « Car la détresse, en ces jours, sera telle qu’il n’y en a point eu de semblable depuis le commencement du monde que Dieu a créé jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais. » Jean reçut le livre de l’Apocalypse pendant une période de persécution. Ceci vaut également pour les chrétiens d’aujourd’hui. C’est au cours d’un temps d’épreuves et de tribulations que les saints reçoivent les plus grandes révélations de leur vie et en font l’expérience.
« Votre compagnon... dans le royaume et dans la persévérance en Jésus. » Le terme grec pour « persévérance » est hupomone, qui signifie « endurance ferme et conquérante. » Ce genre de persévérance transforme toutes les formes de souffrance en gloire. Le chemin du royaume est celui de la persévérance. Cette endurance se trouve dans la Personne de Christ. Lui-même endura jusqu’à la fin et Il dit dans Matthieu 24 :13 : « Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » Ceci s’applique spécialement à l’Église des derniers jours, parce que dit dans le contexte de la période précédant la seconde venue.
La dernière semaine de la vie de Christ sur terre fut Son heure la plus sombre et pourtant, ce fut Son heure la plus glorieuse. La dernière semaine de la vie de Christ et de Son ministère est un type des derniers jours de l’Église. Malgré les plus grandes souffrances dont Il fit l’expérience, Il reçut la plus grande gloire jamais connue, culminant avec Sa victoire sur la croix. J’insiste sur le fait que ce fut une victoire et non une défaite !
Bien que le livre ait été donné comme source de réconfort aux chrétiens souffrants à l’époque de Jean et pour les saints persécutés de tous les âges, il s’applique spécialement à l’Église des derniers jours. En déclarant le triomphe ultime de Dieu et de Christ sur Satan, sur l’antichrist, sur le faux prophète et sur l’Église impie, l’Apocalypse nous assure de notre triomphe ultime si nous continuons à marcher dans la lumière. Quelle assurance nous avons en Jésus !
1 :10 - « Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, comme le son d’une trompette. » Le jour du Seigneur est le dimanche. Christ ressuscita un dimanche. Le sabbat de l’Ancien Testament était le samedi, mais dans le Nouveau Testament, c’est le dimanche. Le dimanche est le premier et le huitième jour de la semaine. Le chiffre 8 parle de nouvelle vie, d’un nouvel ordre et d’un nouveau commencement dans les desseins de Dieu. Dans cet exemple, il parle de l’inauguration de la dispensation de l’Église par la mort de Christ sur la croix et par Sa résurrection.
1 :11 - « Qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée. » Christ est l’Alpha et l’Oméga. Ce titre apparaît deux fois au chapitre 1 et aussi dans Apocalypse 21 :6 et 22 :13.
Les répétitions dans la Parole de Dieu servent à souligner un point. Elles ne devraient donc pas être négligées. Ce fait se remarque de façon très nette à partir de Genèse 41 :32 où Joseph dit : « Si Pharaon a vu le songe se répéter une seconde fois, c’est que la chose est arrêtée de la part de Dieu, et que Dieu se hâtera de l’exécuter. » C’est la preuve que le Seigneur désire mettre l’accent sur le fait qu’Il exécutera pleinement et promptement, sur la terre, ce qu’Il a prévu. (Voir Romains 9 :28.) En vérité : « …Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite… » (Philippiens 1 :6).
« Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept églises. » Tel fut l’ordre intimé à Jean d’écrire le livre de l’Apocalypse. Le ministère d’écrivain demande une onction et une grâce spéciales, une formation spécifique et aussi un grand travail de préparation. Salomon dit dans le Psaume 45 :1 : « Des paroles pleines de charme bouillonnent dans mon cœur. Je dis : Mon œuvre est pour le roi ! Que ma langue soit comme la plume d’un habile écrivain ! » Quand nous écrivons sous l’onction du Saint-Esprit, notre cœur brûle au-dedans de nous.
Dans Apocalypse 1 :12-17, Jean reçoit une nouvelle révélation de Jésus-Christ, une révélation de Christ dans Sa plénitude. Pendant trois ans et demi, Jean avait été accoutumé à voir le Seigneur sous Sa forme humaine, mais à ce moment-là il reçut une plus grande révélation de la plénitude de Christ. Au cours du dernier souper, Jean s’était penché sur la poitrine de Jésus, mais cette nouvelle révélation le fit tomber aux pieds de Jésus comme s’il était mort. Les manifestations de Christ revêtent plusieurs degrés. Au ciel, il existe des degrés de lumière. Plus l’on s’approche du trône de Christ, plus forte et plus éclatante devient la gloire.
L’éclat de la gloire révélée à nous dépend de notre développement spirituel. Il est des moments où Christ tempère la gloire de Sa manifestation afin que nous puissions Le contempler (cf. Exode 34 :33 35). La vie de Jean fit l’expérience d’un déploiement continuel de la beauté de la personne de Jésus et il devrait en être ainsi pour nous.
Dans Jean 14 :21, Christ nous livra le secret d’une révélation croissante et sans fin de Sa personne et de Sa nature. Il déclara : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. » Le terme manifesterai signifie « se révéler et se montrer ouvertement. » Le secret de la révélation de la beauté et de la Personne du Seigneur est l’obéissance à Ses commandements.
Toutes les fois où le Seigneur se révèle à nous, une puissance transformatrice développe ce nom particulièrement révélé et caractéristique de Christ en nous. 2 Corinthiens 3 :18 déclare que « …nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. » C’est le Saint-Esprit qui nous élève d’un niveau de gloire à un autre. Chacun d’entre nous peut recevoir une révélation progressive de la beauté et du caractère de Christ. Ceci peut parfois se produire au sens propre, quand nos yeux sont oints pour Le voir dans l’Esprit.
Le secret de la transformation se trouve dans 1 Jean 3 :2 : « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. » Quand nous contemplerons Christ et que nous Le verrons dans toute Sa beauté, nous serons transformés à Son image et à Sa ressemblance. Nous devenons semblables à Celui à qui appartient notre cœur et sur qui nous fixons notre attention. Si nous avons des yeux pleins d’amour pour le Seigneur, si notre cœur est attaché à Lui, tandis que nous Le contemplerons, nous serons tel qu’Il est.
