L'Entrepreneur de Norwood - Arthur Conan Doyle - E-Book

L'Entrepreneur de Norwood E-Book

Arthur Conan Doyle

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Beschreibung

L'aventure se déroule en 1894, quelques mois après le retour de Sherlock Holmes à Londres. John Hector McFarlane, un jeune notaire de Blackheath qui arrive en trombe au 221B Baker Street, explique à Holmes qu'il est poursuivi par la police pour le meurtre de Jonas Oldacre alors qu'il est innocent.

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Seitenzahl: 42

Veröffentlichungsjahr: 2020

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L'Entrepreneur de Norwood

L'Entrepreneur de NorwoodL'ŒuvrePage de copyright

L'Entrepreneur de Norwood

 Arthur Conan Doyle

L'Œuvre

– Du point de vue de l’expert en criminologie, commença Mr. Sherlock Holmes, Londres est devenue une ville singulièrement inintéressante depuis la mort du regretté professeur Moriarty.

– J’ai du mal à croire que vous trouverez beaucoup de citoyens honnêtes de cet avis, répliquai-je.

– Soit, je ne dois pas me montrer égoïste, poursuivit-il avec un sourire en repoussant sa chaise de la table du petit déjeuner. La communauté est certainement gagnante et personne n’y perd à l’exception du pauvre spécialiste désœuvré. Avec cet homme dans la nature, les journaux du matin offraient d’infinies possibilités. Il ne s’agissait souvent que d’une piste infime, Watson, du plus faible indice mais, comme les plus imperceptibles frémissements du rebord de la toile rappellent l’immonde araignée tapie en son centre, il suffisait pourtant à me dire que le remarquable cerveau malfaisant était là. Vols insignifiants, agressions gratuites, violences inutiles – pour celui qui détenait toutes les clefs, l’ensemble répondait à une logique. Pour l’étudiant en science du monde criminel, aucune capitale d’Europe n’offrait les avantages que Londres possédait alors. Mais aujourd’hui…

Il haussa les épaules, désapprouvant non sans humour un état de fait auquel il avait largement contribué.

À cette époque, Holmes était de retour depuis quelques mois et j’avais, à sa demande, vendu ma clientèle pour revenir partager notre vieux domicile de Baker Street. Un jeune médecin, du nom de Verner, avait acquis mon petit cabinet de Kensington, acceptant curieusement sans objecter le prix exorbitant que j’avais osé en réclamer – un détail qui ne s’expliqua que plusieurs années plus tard, lorsque je découvris que ce Verner était un parent éloigné de Holmes et que c’était mon ami qui avait en réalité offert cette somme.

Contrairement à ce qu’il déclarait, ces mois de collaboration n’avaient pas été si tranquilles. En parcourant mes notes, je découvre en effet que cette période inclut l’affaire des papiers de l’ex-Président Murillo ainsi que l’épouvantable affaire du paquebot hollandais, le Friesland, qui faillit nous coûter la vie. Quoi qu’il en soit, son tempérament posé et orgueilleux éprouvait toujours la même aversion pour tout ce qui ressemblait à des acclamations publiques et il m’avait contraint, en des termes des plus impérieux, à ne plus dire un mot de lui, de ses méthodes ou de ses succès – interdiction qui, comme je l’ai expliqué, vient seulement d’être levée.

Après sa critique saugrenue, Mr. Sherlock Holmes s’adossait dans son fauteuil et dépliait tranquillement son journal du matin lorsque notre attention fut retenue par une sonnerie retentissante, immédiatement suivie de coups sourds, comme si quelqu’un frappait contre la porte d’entrée avec son poing. Alors qu’elle s’ouvrait, nous entendîmes le tumulte d’une bousculade dans l’entrée, des pas rapides grimper bruyamment les marches de l’escalier et, une seconde plus tard, un jeune homme paniqué, au regard fou, pâle, échevelé et palpitant, surgit dans la pièce. Il nous regarda à tour de rôle et, devant notre air interrogateur, prit conscience que cette brusque intrusion méritait des excuses.

– Je suis désolé, Mr. Holmes, s’écria-t-il. Ne m’en veuillez pas. Je ne sais vraiment plus où j’en suis. Mr. Holmes, je suis l’infortuné John Hector McFarlane.

Il fit cette déclaration comme si son seul nom expliquait sa visite et ses manières mais je voyais, au visage impassible de mon compagnon, que cela ne lui en disait pas plus qu’à moi.

– Prenez une cigarette, Mr. McFarlane, proposa-t-il en présentant son étui. Je ne doute pas qu’avec ces symptômes, mon ami le docteur Watson, ici présent, ne vous prescrive un sédatif. Le temps a été si chaud ces derniers jours. Bien, si vous vous sentez un peu plus calme, je serais heureux que vous preniez ce siège et que vous nous racontiez très lentement et tranquillement qui vous êtes et ce que vous désirez. Vous avez mentionné votre nom, comme si je devais le reconnaître, mais je vous assure qu’en dehors du fait évident que vous êtes célibataire, notaire, franc-maçon et asthmatique, je ne sais strictement rien vous concernant.

Coutumier comme je l’étais des méthodes de mon ami, il ne me fut pas très difficile de suivre ses déductions et d’observer le désordre de sa tenue, la liasse de documents juridiques, la montre ornée de symboles et le souffle rauque qui l’avaient poussé jusqu’ici. Quoi qu’il en soit, notre client écarquillait des yeux stupéfaits.

– Oui, je suis tout cela, Mr. Holmes ; et de plus, l’homme le plus infortuné de Londres. Pour l’amour de Dieu, ne m’abandonnez pas, Mr. Holmes ! S’ils viennent m’arrêter avant que j’aie terminé mon récit, dites-leur de me laisser le temps de vous raconter toute la vérité. J’irai en prison heureux si je sais que, dehors, vous travaillez pour moi.

– Vous arrêter ! fit Holmes. Voilà qui est réellement fort intéressant. Sous quel chef d’accusation pensez-vous être arrêté ?

– Pour le meurtre de Mr. Jonas Oldacre de Lower Norwood.

Le visage expressif de mon compagnon afficha une sympathie qui n’était, je le crains, pas totalement exempte de contentement.

– Mon cher, fit-il, et dire que je soutenais justement au petit déjeuner à mon ami, le docteur Watson, que les affaires sensationnelles avaient déserté nos journaux.

Notre visiteur tendit une main tremblante et s’empara du DaIl y Telegraph resté sur les genoux de Holmes.

– Si vous l’aviez lu, monsieur, vous auriez tout de suite vu pour quelle raison je devais venir chez vous ce matin. J’ai l’impression que mon nom et mon infortune sont sur toutes les bouches.

Il le tourna pour nous présenter la page centrale.