© 2014 L'Homme Sirène
Luigi Savagnone
A propos de l'Auteur
Luigi Savagnone est un écrivain indépendant. Il écrit romans d'amour et d'imagination adapte à un public de tous les âges. Dans ces romans captivants et de lecture facile, ils sont insérés contenu aussi culturels et scientifiques.
Autres titres par Luigi Savagnone
Condamné, Perdu dans le désert, En Imaginant un Avenir, En Imaginant un Lendemain, Un Monde de Joie, Imaginations d’un Homme Seul, Un Monde de Bonheur, Les Joies du Désert, Je Fuis Loin, Nous Savions Que …, Je Dis au Revoir, Ingénuité de Deux Filles, Filles Naïves
Le Blog
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Chapitre 1
Prologue
Quand j'étais
petit, les âgés de mon pays me répétaient en continuation que tous,
tôt ou tard ils atteignent leur status idéal, et ils réussissent à
vivre heureux, ou au moins sereins, le reste de leur existence
avant que survienne la mort. Il est avec cette conscience et
certitude, pour le fait qui ai toujours considéré sages et
infaillibles les vieux qui m'ont instruit, que j'ai vécu ma
jeunesse, mais même à maintenant, en combien je, de mon chant, je
n'ai pas réussi à réaliser et à obtenir vraiment
rien.......!!
J’ai
vingt-cinq ans, oui vingt-cinq ans et il me semble avoir vécu bien
plus d’un quart de siècle. Tous ceux qui m’entourent, avec le
temps, m’ennuient ; c’est comme une sangsue gigantesque qui, jour
après jour, suce tout ce que j’ai de bon en moi : ma jeunesse, mon
insouciance, mon amour. Je vois tout en gris et sordide, tout est
mécanique. Chaque pas dans la rue me semble un rite, un rite trop
usuel. Je pense à : Où a fini cette inspiration qui nous rend si
différent des bêtes ; où a fini ce goût pour la connaissance qui
nous a sorti du statut de barbares dans lequel vivaient nos aïeux
des cavernes. Tout me semble statique, mécanique, télécommandé. Où
a fini cette amitié qui nous a permis de nous réunir dans les
villes ? où est cet amour, si sacré il y a deux-mille ans, et tant
de profanes aujourd’hui, qui nous donnaient aussi un intérêt à la
survie ? Les grosses usines se découpent à l’horizon et les
cheminées noires vomissent des poisons dans l’atmosphère. Que nous
a fait la nature pour la rembourser avec une telle monnaie ? Les
côtes sont dorénavant polluées par les néfastes détritus puants que
nous produisons. Que nous a fait cette mer si bénigne, qui nous
lave chaque été de nos sueurs fétides, pour être remboursée d’une
telle manière ? Souvent je m’approche des gens pour écouter leurs
discours : tous logiques et idéaux en apparence, mais en levant le
regard, et en le croisant avec le leur, je m’aperçois de la
perfidie que renferme ces yeux. Ensuite, je me regarde moi-même et
pense : pourquoi cette stupide viande a-t-elle besoin de
nourritures et liquides si c’est pour tout expulser ensuite ! Il
est donc inutile de lui donner si elle n’en fait pas bon usage !
Mais l’instinct de survie prévaut sur quelconque logique. Nous
ressemblons tous à des automates, des animaux dépourvus de
fantaisies et d’intelligence !
Et les
femmes, ensuite, à moi seul et abandonné comme je suis, elles me
paraissent des ovnis tellement je suis incapable d’en trouver une !
Et, en conséquence de mon état d’âme, à chaque fois qu’une d’entre
elles me sourit avec gentillesse, je suis convaincu qu’en réalité
elle cache un monstre prêt à me déchiqueter ! J'ai besoin de sexe,
sexe sans limites! Mais je ne veux pas être pris au piège! Je sais
que au Haïti invoquent Erzulia, les anciens Egyptiens et plus tard
les Romains, adoraient Isis, la déesse du sexe!
Je suis allé
très souvent avec des prostituées, les seules femmes disponibles, à
vouloir faire l'amour avec moi, et je me suis laissé humilier,
espérant au fond de mon cœur, que l'intérieur d'eux, il cachait une
déesse, qui finalement concédé à moi ses grâces, même si, pour un
prix, et je ne osé leur demander rien d'autre, que l'autorisation
de lécher leurs pieds ...
Pour tout
cela et d’autres motifs, que je ne suis pas ici pour énumérer, j’ai
donné un fondement à toutes mes économies suées et j’ai acquis une
vieille baraque de pêcheur située sur un petit quai proche de chez
moi. Je l’ai acheté pour deux-cent-mille lires, et je dois dire que
je suis vraiment content d’avoir fait cette affaire. Pour dire la
vérité, j’ai acheté seulement un peu de tranquillité, car la
construction en elle-même ne vaut pas un quart de cet argent : elle
est rectangulaire, six mètres par deux, toute en bois, pourrie car
corrodée par la salinité, sale de moisissure car abandonnée à
elle-même depuis longtemps. Je n’ai rien touché ni même rien
nettoyé : cette odeur d’ancien me plait ! J’ai juste amené une
petite table, une lampe à gaz, un petit poêle et un fauteuil pour
mes méditations. Ensuite, ici, j’ai passé pas mal de mon temps à
étudier un livre que m’a prêté un pêcheur. Je voulais apprendre à
construire une barque, une petite barque avec des rames, pour
pouvoir laisser la terre ferme et regarder d’un endroit vivant
cette ville morte. Et pendant que j’étudiais comment panser le
bois, les heures passaient en tranquillité absolue, cassée
seulement par le bruit des flots qui se brisaient sur le petit
quai, et par le léger sifflement du gaz qui maintenait en vie la
flamme de la lampe. Je pensais à Hemingway et à son « vieil homme
et la mer » et je m’identifiais à ce personnage fantastique, je
m’imaginais vieux avec une copieuse barbe et inculte, mais avec
l’esprit tranquille pendant que je goûtais à cette douce saveur de
tabac en l’aspirant de ma pipe de bruyère. Ah ! Comme elle aurait
été importante pour moi cette barque ! A quoi cela sert-il
d’accumuler des trésors sur terre, si après elle est toujours
agitée. A quoi cela sert-il d’avoir une famille, quand ensuite, ce
sont ces mêmes fils, le sang de ton sang, les premiers à te
piétiner. J’ai fait exprès d’étudier ce livre de bateaux dans ce
lieu inconfortable et humide, au lieu de le faire confortablement à
la maison, pour une seule raison très simple : quand je suis en
ville, ce dégoût qui me remplie, même seul à écouter son vacarme,
m’empêche toute forme de poésie, toute bonté d’âme, toute
tranquillité intérieure, me rendant névrotique et donc incapable
d’assimiler ces enseignements même si simples. Ici, au contraire,
dans cette baraque si voisine géographiquement, mais si lointaine
idéalement, je me transforme, je renais ! Ce pêcheur, qui m’avait
prêté le livre, était disposé, moyennant une belle rétribution
naturellement, à me fabriquer le bateau que je désirais. J’ai
refusé ! La barque pour moi est sacrée, c’est le moyen qui me
permet de vivre dans le vrai sens du terme, c’est le moyen d’être
accueilli dans les bras bénéfiques de la mer. Et ce fut comme cela,
qu’un jour, un jour froid de novembre, je décidai de mettre en
pratique ces enseignements que le livre m’avait donné. J’achetai du
bois, des clous, un marteau, un poinçon, une scie et un rabot. Je
commençai à couper la coque et la quille de manière qu’elles
fussent privées d’arêtes et bien polies. En fin de compte, ce sont
les bases sur lesquelles s’appuient l’entière construction ; pour
ce motif, je travaillai bien quinze jours pour les terminer.
Ensuite, je fixai la roue de proue, qui est le point d’union des
deux séries de virures.
Pendant que
je faisais ce travail, je me souvenais d’avoir lu que les Vikings
considéraient cet axe de bois comme une partie essentielle de leurs
bateaux, aussi d’un point de vue esthétique et ils les
embellissaient avec des décorations et de véritab [...]