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La danse des tournesols dépeint les amusements, les joies, les pensées, la beauté de la nature qui s’éveille et les brûlures de l’été. L’auteure y relate également ses souvenirs d’enfance, sans oublier ses compagnons sur le chemin de l’existence. Tous les poèmes de ce recueil vous plongeront dans le quotidien de son cœur. Ce sont des textes parfois tendres, parfois ardents, parfois subjectifs, laissant transparaître l’équilibre fragile de la vie.
À PROPOS DE L'AUTEURE
Coach en développement personnel et photographe, Valérie Pérain s’attache à tous les détails de la vie, la sienne et celle de ceux qui l’entourent. Auteure de plusieurs textes, notamment des nouvelles et un recueil de poèmes, Les oubliés du temps, elle nous invite dans La danse des tournesols à suivre les mouvements de la vie sous le regard de la naissance du printemps jusqu’au solstice d’été.
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Seitenzahl: 138
Veröffentlichungsjahr: 2023
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Valérie Pérain
La danse des tournesols
Recueil
© Lys Bleu Éditions – Valérie Pérain
ISBN : 979-10-377-8911-2
Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant aux termes des paragraphes 2 et 3 de l’article L.122- 5, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, sous réserve du nom de l’auteur et de la source, que les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information, toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (article L.122- 4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335- 2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
C’est l’hallali de l’hiver
Chante le toqué pivert
Dans tout l’horizon
Se révèlent les passions.
J’ai aperçu un bourdon
Peut-être saoul et bien rond
Il fredonnait sur le chemin
Tout semble plus beau
S’égosille l’étourneau
Je m’en vais folâtrer
Avec la demoiselle rencontrée,
Et j’ai vu un hérisson
Faire des petits bonds
Le dos piquant tout au long
Allant faire son balluchon.
Les arbres ont des bourgeons
Où se gargarisent les pigeons
Accompagnés des tourterelles
Roucoulements éternels,
Tout ce qui les avoisine
Chante d’une voix câline
Berce mon cœur et mes yeux
Mon corps tout entier bien heureux.
C’est le printemps, la nature renaît
Quelle joie de retrouver ces belles journées
Et l’espoir, la vie à nouveau éveillée
Le secret de la terre renouvelée.
***
Ouvrir les yeux sur la vie
Sur ce qu’elle nous apporte aujourd’hui
Sous l’œil d’un printemps flamboyant
Qui démarre sans contre temps.
Le 21, a dit le calendrier,
Le 21 a certifié le douanier,
Mars, je ne pensais pas apprécier autant ce mois
Tant l’hiver a été rude et froid.
Si l’hiver m’a apporté des idées noires,
M’a proclamée visiteuse de mouroirs,
M’a promenée dans de divergents raisonnements
Et m’a emmenée dans les tréfonds ; m’enfonçant,
Le printemps a tout effacé
Ou du moins agréablement voilé
Car on n’oublie jamais
Mais il faut avancer désormais.
Et c’est par ces petits soleils,
Jonquilles qui se réveillent
Et lèvent la tête avec les pâquerettes,
Qu’on prend exemple et qu’on devient interprète
De ce bonheur prometteur,
De cette vie, future chaleur,
Et de tout ce dont on aurait besoin
Pour vivre correctement demain.
Le printemps m’a ensorcelée,
Je n’y croyais plus, j’étais empoisonnée,
Et voici l’onde rafraîchissante
Qui m’offre toutes ses variantes.
***
Aspirateur, balai, tout dépoussiérer,
Il faut vite tout nettoyer
Ôter le vieux, la crasse,
Pour laisser vivre la grâce,
Rayon de soleil puissant
Se veut présent, prévenant,
Bonjour folie d’antan
C’est le jour du printemps,
Changent les musiques chaudes et pleurantes
La vie reprend son cours, bonne entente,
Musiques gaies, tout à l’envolée,
Le soleil est là, il faut respirer,
Ouvrir les volets, aérer,
Tout doit laisser transparaître la beauté
De ces quelques jours éclairés
En faire des saintetés.
Ce matin j’ai mis le paquet
Aspirateur, balai, tout dépoussiérer,
Et c’est mon âme que j’ai retrouvée
Dans toute cette propreté.
Et même si le printemps ce n’est pas qu’une journée
Je vais vite m’y accommoder,
Soleil, fleurs, luminosité
Je veux comme un suricate y être exposée.
***
Sous les fleurs du magnolia
Tu reposes dans ces draps
Pétales roses et blancs
Tout comme mon cœur qui se répand,
Pogona, reptile d’un autre temps,
Voici le printemps,
Entre les primevères et l’ail des ours
Tu continues paisiblement ta course,
Je t’aime petit être de lumière
Même si tu deviens poussière
Ta longue queue et tes yeux vifs
Restent gravés – tout est relatif,
Même si c’est la morsure du soleil
Je sens ton corps et je m’émerveille
Écailles d’or, ou astre blond
Va petit vagabond.
***
Je voudrais qu’on soit tous focalisés
Sur le soleil, le renouveau, la beauté
Une pensée unique, ou à l’unisson
S’ouvrir à la vie, vivre cette passion
Une pensée collective, qui s’enflamme,
Qui sèche toutes les larmes,
Les peurs, les craintes, la haine,
Le mécontentement, cette gangrène.
Se focaliser sur le printemps
Ne serait-ce pas charmant ?
Le faire tant et tant, ou à forte intensité
Ne serait-ce pas un effet stimulant ?
Oublions les catastrophes, voyons la bonne nouvelle,
Oublions les casseroles et les poubelles,
Le monde mérite mieux que cela
Et nous humains, on se redressera.
Le printemps, avec ses journées qui s’allongent
Effacent les doutes et mensonges,
Fleurissent alors nos pensées d’amour
Un courant puissant, joyeux troubadours.
Je veux me renouveler, prendre exemple,
Faire des choix plus amples,
Sortir du brouillard vers l’éclat,
Me reconstruire, faire partie de l’agrégat,
Ou le créer pour la joie, l’amour et la paix,
Expliquer que le marasme, ce tourbillon d’actualités
N’est qu’énergies perdues
Et que désormais, plus sereine sera ma vue.
***
Puiser dans les mots
Pour trouver le beau
Il n’y en a pas assez
Parce que partout est la beauté.
La beauté est la joie, la nature, le ciel,
Elle se trouve dans les fruits, le miel,
Dans le visage des humains,
Dans l’entrelacement des mains,
La beauté est un éventail
Pour que les mots mènent bataille,
Il y a les mots premiers classés
Amour, joie, amitié,
Mais il y a ces petits mots sans prétention
Qui nous entourent, choix de notre imagination,
Et aussi dans notre quotidien ;
Ils ne demandent rien.
Rien que le bonheur d’être dits
Des mots, tous petits, tous mini :
Fraîcheur, dimanche, nénuphar,
Sérénité, mémoire, lecture, sitar…
Et la ribambelle devient farandole,
Des mots à la pelle qui nous consolent,
Et l’optimiste devient rêveur
En épelant le mot fleur.
***
La psychologie de mon enfance
Celle d’une période d’errance
Était-elle la même que celle actuelle
Celle qui me mène dans ces ruelles ?
La vie parsemée de ses routes diverses
M’a obligée à me protéger des averses
Où fondre dans les tsunamis
Lorsqu’il y avait trop de soucis
Un choix qui se fait machinalement,
Surtout lorsqu’on est enfant.
On se pose bien des questions
Mais trop brèves réflexions.
Et l’on va comme un bateau ivre
Dans cette mer houleuse qui nous délivre
Et peut nous emprisonner à jamais
Dans les tourments et les regrets.
Ne soyons pas pessimistes
La mer s’agite et devient accessoiriste
À nous comme le bateleur
De vivre pleinement nos heures
Et de faire le bon choix
Celui des gueux, celui des rois.
Aveuglée par la jeunesse
Notre enfance nous rend tigresse
Lorsqu’on est garnement
Il nous manque des cartes – tellement
Qu’il nous faut grandir et évoluer
Pour comprendre et mesurer
Et c’est à ce moment donné
Qu’on est adulte forcé
Avec une psychologie différente
En sommes-nous transformés ?
En ma manière d’être
En mon esprit poète
En mon physique aux divers traits
En ma façon de penser.
Psychologie de l’enfant immaculé
Psychologie de l’adulte confronté
Tous les ans j’ajoute une carte à mon jeu
Tous les ans changent les enjeux.
***
Maboule, sous-merde, fait chier
Tout mon être est scindé
Balai à chiotte, cornichon, lourdaud
J’en ai à la pelle, plein mon seau
Salope, zinzin, casse-burnes
Ils tournent, font mes nocturnes
Mon esprit est en ébullition
J’en veux à la terre entière, je suis un pion.
Enflure, imbécile, morue
Allez, ouste, hors de ma vue
Chtarbé, dégénéré, du gland
Faut vraiment qu’ils fassent tous le paon ?
Face de cul, de rat ou de pet
J’ai la rage, je suis écœurée
Polichinelle nous sommes, je suis
Marionnette qui se cache, qui s’enfuit.
Un jour ou l’autre tu me trahis
Tu me déçois, je suis abasourdie
Et le vocabulaire reprend sa ronde
Boulet, mange-merde, gironde
Crevure, peigne-cul, pauvre-tache,
Ils me collent et m’attachent.
Toutes ces vulgarités
Veulent ma défense exaucée
Et je me cache derrière eux
J’ai l’esprit, le corps en feu
J’ai l’impression en les prononçant
Qu’ils me délivrent, m’apportent soulagement
Mais en réalité ils sont un cercle vicieux
Qui appelle à la loi du Talion, pauvres obséquieux
Roi des cons, cons comme la lune ou comme un balai
Ils me rendent forte, m’offrent des trophées
Et la mèche est allumée,
S’ensuit comme une traînée
Et la poudre pète, tout va exploser
Lentement, posément pour savourer.
Et je deviens moi-même ce que je prononce
Raclure, gueule de raie, ils me dénoncent
Incapable de gérer autrement les crises
Le ridicule je frise
Alors sans aucune possibilité de diplomatie
De gérer mes problèmes avertis
Pourriture, pimbêche, pisse froid
Tout mon être est en effroi.
Je le regarde dans les yeux, enragée :
Il me répond encore plus énervé :
Le combat de coqs vient de commencer
Une bataille de grossièretés
C’est celui qui a le dernier mot gratiné
Qui remporte la partie et a gagné.
Où va le monde, jeunes ou vieux cons
Qui ne savaient répondre qu’avec ces sons ?
Je les ai toujours pratiqués
Oui, moi, en premier
Et je comprends en prenant de l’âge
Que c’était être lâche, un terrible adage,
Mais mieux vaut tard que jamais et ici
Je viens de m’en apercevoir et ça m’a saisie.
Je vais changer, je peux y arriver
Il faut y croire et les museler
Dans une boîte, dans mon cerveau
Avec l’étiquette à ne plus utiliser.
Et depuis je deviens collectionneur
Je les ramasse comme des fleurs
Ou plus comme des papillons
Avec mon épuisette, ça devient passion
Afin de ne jamais les retrouver
Dans ma bouche acérée
Pour ne pas devenir vipère
Donner la folie, se faire la guerre.
Aujourd’hui, j’en ai trouvé en fait
Ces gros mots bien enveloppés
Qui volaient autour de ma tête
Et souhaitaient que je les projette.
Alors j’ai respiré profondément,
J’ai mordillé mes lèvres fortement
J’ai baissé les yeux, et tourné le dos
Je n’ai rien répondu et mis dans mon sac à dos
Mes derniers mots à collectionner
Pour ne plus les entendre, qu’ils soient privés de liberté :
Avorton, gras du bide, paltoquet
Glandeur, tête à claques, obsédé.
***
Je ne trouve plus le sommeil
Ou pire, je me réveille
Dans la nuit alors que tout dort
Moi, je tourne et tourne comme un conquistador.
L’oreiller me fait voir le chemin
Préférerais-je le traversin ?
Rien n’y fait, mon esprit guette
Et mon repos part en miette.
Pour quelques minutes, quelques heures
Dont j’apprécierais la valeur
Je voudrais dormir, en écraser
Pour pouvoir tout effacer.
Ma mémoire entasse,
Mes yeux soucoupes ou tasses
Restent écarquillés
Avec des allumettes coincées.
Mon corps ne se défend plus
Il voudrait le calme absolu
Sans bruit, sans mouvement,
Faisant le mort pour un moment.
Ah ! si mon être pouvait concilier
Jour, nuit dans mon lit douillet,
Quels ne seraient pas mes rêves
Lors de cet accord, douce trêve.
Mais le combat est inéluctable
On en a discuté autour d’une table,
Mes jours et mes nuits se perpétuent
Champs de bataille, grande battue.
La nuit, je cherche le relâchement
Et le jour un corps combattant
Mais l’un sans l’autre c’est l’effondrement
Aucun parti ne l’entend.
Alors je reste là, les yeux dans le vague,
La main sur une dague,
Menace suprême d’un sommeil éternel
Que mon cerveau tourne à la bagatelle.
***
Toujours le cœur en goguette
Elle conte mes jours, est un peu follette,
Juliette est la plus fleur bleue
De mes chiennes et je fais un vœu.
Vœu qu’elle aille toujours bien.
Que serions-nous sans ses grondements du matin
Un bonjour patibulaire
Pour une après-midi tête en l’air.
On peut aisément la cataloguer
Tant elle a un caractère bien trempé
Et puis c’est sans compter
Ses ronflements, ses rots et ses pets.
À cela s’ajoute une jalousie féroce
Le moindre jouet, la moindre écorce
Est source de discussion sévère
Plus que ça, elle déblatère.
Et que dire de sa gourmandise
Pour peu, elle n’est pas soumise
Une croquette est une croquette
Tout lui appartient, même une miette.
Elle défend son territoire
Quoi ? Un oiseau dans l’abreuvoir
C’est une honte qu’elle ne peut tolérer
Et tout de suite il lui faut le prouver.
Et c’est ainsi que va sa vie
Entre œil noir, toujours quelques soucis
Entre dents qui grincent, rictus levés
Déambulation pour tout contrôler.
Mais si le tableau que je trace
Révèle quelques critères de sa race,
Il n’en est pas moins qu’elle est géniale
Dans son rôle de chienne infernale.
Car lors de moments sereins
Elle vous réclame un câlin.
Ses yeux sont comme des hublots
Noirs, blancs, de beaux calots,
Sa bouille aux bajoues étirées
Lui donne un sourire pincé,
J’ai l’impression de voir une mémé
Toute démunie, édentée.
Elle se fait patte de velours
Pour me prouver son amour,
Elle fournit des efforts
Comme si elle avait des remords.
Et je l’aime comme ça,
À chacun de ses pas,
Car elle se remet à moi
Entièrement dans mes bras
Et mon rôle est de ne pas la décevoir
Car je suis le totem espoir,
Et son gestuel, sa façon de parler
Est pour mieux me copier.
***
Ouvre ton cœur
Et contemple le bonheur,
Avec cette chienne d’amour
Les fleurs sont de retour.
Dans ses yeux apparaît la douceur
Dans sa façon de t’écouter sans peur
S’apaisent les grondes
Oublie ta fronde,
Supportant tous les malheurs du monde
De sa bonté et un peu gironde,
Elle rassure, calme n’importe quelle douleur,
Sèche même tes larmes, tes pleurs.
Dans son univers c’est une sainte
Pas d’entourloupe, aucune feinte
La vérité pure au nom de l’amour
Celui qui rime avec toujours.
Dévouée, brave, prévenante,
Longue serait la liste de ses attentes
Pour toujours être la meilleure,
La consolatrice, cette délicate fleur.
Oh ! Jo, tu mérites tes rondeurs
Car elles n’apportent que la tendre saveur
De ton regard charmeur,
De ton céleste cœur.
***
On mesure un bon degré de bipolarité
De ton tempérament surjoué
Incertain, et pourtant si câlin ;
Pourquoi chercher plus loin.
Tu es libre dans tes pensées
Et ne fais que ce qui te plaît
Rien ne t’arrête ou si peu
Seul compte que tu sois heureux.
Mon chat charmant
Je ne t’ai pas voulu errant
Et j’apprends à mes dépens
Que c’est en t’enclavant
Que j’ai créé ton côté psychopathe
Surtout lorsque tu boxes avec tes pattes.
Et quand les oreilles baissées
Tu me regardes désabusé,
C’est un caprice dis-je fièrement
Parce que tu es mon enfant,
Et en tant que maman,
Je t’aime tendrement
Il me faut te protéger,
Me voiler de la vérité,
Oublier tes moments surexcités,
Pour ne pas dire de guerrier.
Tu as le regard d’un chasseur
Qui dans la nuit pourrait faire peur,
Et soudain l’or de tes yeux
S’ouvre sur un monde merveilleux,
L’eau et le feu,
Tu déverses des aveux,
Ricane dans tes moustaches,
Hérisse ton poil de tâches,
J’ai pris de longues heures pour te comprendre,
Pour accéder à toutes tes demandes,
Pour savoir qui tu es et ce que tu désires,
Supportant parfois le pire.
Des jours sans un regard
Tu es là, ou autre part,
Tu me snobes et tu restes inaccessible,
Je suis pour toi invisible.
Et puis soudain tu ronronnes,
Tu veux que je te pardonne,
Tu es le plus beau chat de la terre,
Et je ris, tu m’es tellement cher.
Bien sûr que je t’excuse,
Cinq minutes de bonheur ne se refusent,
Et tu m’apaises, je me sens belle,
Je suis zen, beau sphinx éternel.
Je connais désormais ton rite,
Notre bonheur qui se mérite,
Je sais maintenant que tu es un dieu,
Et je te vénère en tous tes lieux.
***
Es-tu une sorte de rat
Petit, petit gars ?
C’est certain que tu n’es pas gros
Mais normal tu es un chiot.
Espièglerie, chamaillerie
Tu vis ta vie
Sans voir le danger
Bille en tête, tout est chantier,
Tu découvres ton univers
Parfois les 4 pattes en l’air,
Si peu attentif et joueur
Rien ne t’épuise pour l’heure.
Manger, dormir, jouer
Ton chemin semble tout tracé,
Et quand on parle de t’éduquer
Tu fais l’innocent, presque offensé.
Tu ne rêves que de tourtes,
Voyou en culotte courte
Remplir ton estomac,
Est, je pense ton seul tracas.
Tu viens te réconforter,
Demander toute notre sécurité,
Quelques léchouilles,
Ou des grosses papouilles,
Car pour l’instant, la vie n’a pas de frontière,
