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Le propre du poète est de connaître les âmes, de toutes choses et de chaque flamme, alors ne soyez pas surpris, si dans quelques-uns de vos songes, vous retrouvez ma litanie. Elle est comme une source que l'art abreuve, pour transformer les ombres en la plus belle chose qui soit, en cette lumière discrète et maladive, qui pousse comme les fleurs et fait de la beauté, la chose des poètes. N'y oublions pas les tourments, ils règnent avant tout en maiîre, mais les ténèbres s'inclineront toujours face à la poésie, la seule capable vraiment de les dompter. Savourez, chers lecteurs, savourez chers amis, les mots, les rimes, et les pensées du moins humble des poètes.
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Seitenzahl: 236
Veröffentlichungsjahr: 2016
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À André et Denise Robert,
Le grand-père que j'eusse aimé connaître,
Et ma grand-mère trop méconnue…
Sarabande
La litanie des ombres
Auto célébration
Le juste prix
Mon style
Quelques explications
Bilan de rencontre
Dans ce recueil
De l’art du beau
Après l’art du voyage procrastinatique
La course au poète
Écrire
Le club des poètes
De la création
L’affection de l’art
Pourquoi j’écris
Le fond de l’art
Comment écrire
Mon talent
Le conteur
La litanie
Ma litanie
Mort l’écrivain
Grimper moins vite peut-être, mais tout seul
Ce que je ne devrais pas écrire et les certitudes que je ne devrais pas avoir
Doutes et Certitudes
La recette
Ma vérité
Trouver le repos
Aux bas-esprits
En dirais-je jamais assez?
Ce que je suis
Si j’avais
Vanité des vanités, et tout est vanité
L'inconscience de la pensée
Déclamation à l’avenir posthume
Balade matinale
Disparu
La redondance de nos tourments
La famille du diable
Trahi
Dans le silence et dans les cris
À l’aube des destins
Rompre
Dispute du soir
Dans cette sombre, sombre nuit
Au premier cinéma
Nuit de tourmente
Reste encore
Laisse-moi
Le clown
Nuit de terreur
Violences d’une nuit comme une autre
Enfance
De trop souffrir
Agonie du temps
Les chansons de mon enfance
À mamie
Votre mariage
Le nostalgique regret
André Robert
Maman
À tout faire
Souvenir de prime enfance
Noël
Petite enfance
À voyager dans la lumière
Ma rue
Ces gens-là
Vers la liberté…
Chez lui
Voguant en tourment
La marque de Satan
Les tergiversations
Dessous la haine
Pardon
Ta tombe
Désolé
Indigné
Sans remord
Déprime
Vie inondée
Mélancolie du bord de l’eau
La rancœur et les mots
Cette fameuse nuit
Saccage
Enfermé
Tunnel
Schizophrénie
D'une souffrance exquise
Mélancolie du soir
Moi comme lui
L’attente de la nuit
Marasme
L’autodestruction
La salle du repos
L’illusion véritable
Cesser le combat
Le soir
Froussard
Un tour dans la mémoire
Le choix
Penser à partir
Si je pouvais pour vous
Des années perdues…
P.
Le poids des autres
Repentance
Insurmontable
Fuite
Une histoire de tombé
Blindage à pleurer
Désinvolte
L’aube d’un jour nouveau
Jeune fille
Pour gagner son amour
Autre prose
Adieu tristesse
Gourmandises poétine I
Souvenir d’aujourd’hui
Mon âme
Des souvenirs du sourire?
Toujours là
Dans l’éternité
Te revoir
Mon cœur s’est réveillé,
Elle
Elle, encore
Elle, toujours
Ta vie
Un soir à la lune
Ah ce temps!
Les promesses
L’innocence
Ma muse
Elle est cachée
Te décrire
À toi si tu lis ces lignes
Occasion manquée
Occasion manquée II
Occasion manquée III
À toutes les autres occasions
L’intérêt
À la maison
Le voyage intérieur
CHAT CREUX OSE AMOUR I
De quelques souvenirs que ce soient
Les regrets
Derrière la porte bleue
La clairière
Ce sourire
Le banc
Souvenir du bord de l’eau
Le chien fou
Notre déclaration
Quelque chose à garder
Un peu plus
Sommeil féerique
Rêve de nuit
Sans elle
Rêve du soir
Nostalgique
Dans mon âme
Seras-tu là?
À hier nous deux
L’impression
À bientôt nous deux
Bonne nuit
Deuil
Au futur
Gourmandises poétine II
Pour toi
Où es-tu?
Le secret
Acrostiche de l’amitié
Imposture
Ma fidélité
Au fond on ne sait pas…
Trop impossible
Fausse amie
Mon amie qui s’en va
Fidélité et trahison
Erreur de parcours
La fin de notre amitié
Les leçons de la vie
Ce que valent les promesses
Seulitaire
Cœurs fragiles
Bien plus bas que tu ne penses
Ton retour
Partage donc ta vie
La tentation de la souffrance
Choisir la fin
Gourmandises poétine III
Cortège
Cirrhose
Ballade de la vie
Abandon
Horizon
Il suffit d’un appel
Ne le refais pas, je t’en prie
Des fleurs par milliers
Ode à la femme heureuse
Un cadeau pour toi
Le réconfort
Dans l’autre jardin
À faire une déclaration
La cour cabotine
Le prix de mon amour
L’ombre du baiser
En une nuit il y a longtemps
Nos yeux
Brouillard de noce
Une chanson
Le test de la larme
Ce qu’il nous reste
Plume d’été
Délire mégalomane
Dans les ténèbres
Le portrait de Dorian Gray
Pour douze mois
Le mort sans repos
En approchant de la fin
Le temps passé
Je t’ai vue ce matin
Sur la mer
En hiver
Gourmandises poétine IV
La nuit
Aux ténèbres
La grâce des anges
Le mois de mai
Les romances de mai
Ballade sommeillante
L’oiseau d’or
Ohé Ohé
Fable de la grâce
La sirène de papier
L’arbre de vie
Songe d'automne
Dans les brumes
Éclair d’une soirée
Le bal
La supplication de la subjugation
Ton évidence
Anges de la route
Nuit à venir
Rituel de l’amour
Laisse-moi
Sur la rose
Émanation
Amant
Suave chambre
Sur les lignes de ta peau
Caresse d’un soir d’été
Le temps d’une danse
L’évidence
L’attente de luxure
Première fois
Mon amour
Contestation
Ballade langoureuse
Le chemin du mariage
L’envie de miel
Noce
Au sortir de l'église
Renaissance éternelle
Ma femme
Sur la couche éternelle
Sentence d’éternel
Ballade de l’espoir
Coup de foudre et inanité
Après le soir
Une vie ensemble
Palimpseste
De quelques fleurs
Poésie romantique
Dans la cour du palais
Madame la marquise
Retrouvailles aimées
Rémission
Concert classique
Fille Tsigane
Incandescence
La poétesse
Clotilde
La semeuse
L’histoire d’une nuit
Ivresse
Au soir des rêves
L’étincelante évidence
Complicité
Sur un air de Jazz
Vers toi
Danse des mots et des désirs
L’un et l’autre
La sculpture
L’air de rien
Serment d’apocalypse
La fièvre
Instant de grâce
Oiseaux du paradis
Sur un marché quelques instants
Toi?
Sur l’eau
Le réconfort de la moitié
Par une journée grise
Sur la colline, un jour
Une après-midi délicieuse
Danseuse
Éruption volatile
Renaître
Une vie
Tombée du ciel jusqu’à mon lit
Toi
Si tu m’aimes
Nos cœurs épris
Réconfort
Tout peut aller
Ô quand vient le soir
Ode à l’avenir
Amour ensoleillé
Liberté
L’écriture
Le génie
Se vouloir être
À madame Mouësan
Sur ma bibliothèque
Des fleurs
Astre
Dans l’esprit de travers
Près de l’eau
Les répudiés
Aux origines
Derrière les masques
Recherche mystique
Les remords éteints
Amour préhistorique
Kidnapper
Droit de la bête
La catin du diable
Dame de petite vertu
Payer
Venus
Promenade légère
Ruelle misérable
L’ogre
Colère vengeresse
La bête désolée
Le répudié
Honni
L’heure de la cruauté
Orphelins
Le paria
Le rejeté
Le loup et le berger
Homme de peu de foi
Le pauvre abbé
Le troubadour révolté
Le monstre de la colline
Comptine de la différence
Le mauvais farceur
En guerre des nerfs
L’apprentissage du voleur
Deuil royal
Folie
Le barbier fou
Le prisonnier volontaire
Innocente à la foule
À la rancune
Maudit
Le prisonnier
Travaux forcés
La lutte du diable
Isolement
Derniers instants d'un mécréant
Pensées d’un condamné à mort
Le résigné
Presque damné
L'éternelle déroute
Le coutelas
L’Ermite du bois maudit
La légende de la belle
Le mage langoureux
Noir
Le rusé
Le premier soldat
Le chemin des dames
Le soldat
La marche en avant
Annihilation douloureuse
Au champ d’honneur
Après-guerre
Le souvenir de Martin
J’en garde les cicatrices,
Les serpents du désespoir
Lui
Pas meilleur
Pauvre monde
Les tempêtes
De la hauteur face à l’immonde
Le monde
Annihilation
Ma foi?
La foi
Perdus dans l'espace
Ville terrifiante
Parents
Mon petit garçon
Trop tôt
Crise de cœur
Perte
De mon humeur
En deuil
De l’autre côté
Le renard et le corbeau
L’histoire d’un pauvre torchon
Du rêve fantastique
Le dragon rouge
Chimère horrifique
Piraterie sentimentale
Au bout du monde
Toutes voiles dehors
La pieuvre géante
Le départ sur le quai
Le tourmenté de la mer
Au bout de la terre
Trois oiseaux
L’histoire du bateau tragique
Sirène des eaux basses
Sur la falaise
La femme veuve
Veuf
Moi, Thisbé
Dernier sauvetage
Le droit
La douleur… tout quitter.
Hurlement de folie
Sang noir
La nuit
Morphine
Cœurs tristes
Revenu d’ailleurs
Le questionnement du cœur
Lesbienne
D’image et de pensée
Le suppliant
Invincible pour toi
Près du divorce
Ma femme…
Pour un infidèle
Trahison de la couche
Crime du désespoir
Les errances de Juliette
Maux de cœur
La colère
Infidèle
Traître lubrique
Son déclin
Amour d’antan
Séparation
Les adieux
Le regret d'un temps jadis perdu
Point de pardon
Fini
En observant la gare
L'éternelle désirable
L’argent du bonheur
Dans la cohue des grands jours
On s’aime, on se sépare
Histoire impossible
Vers la ruine
Solitude du soir
Parti
Amour trop tôt
Ce temps
Le cœur en déroute
Le mal aimé
Le poète sans talent
Trahison amicale
Misère d’aimer
Vieille rancune
Nostalgie de jeunesse
La fonte de l’âme noire
Ainsi soit-il
Le retour
La fin des tourments
Remerciements
Voici la litanie des ombres, Écoutez-la!
Elle berce les sangs impurs, le fils
Le sale esprit ; plus rude qu’un coutelas ;
Elle oppressait, voici qu’elle trisse!
Sur quelques pages trop neuves ou bien indélicates,
Sur quelques phrases fleuves, déversées à la hâte,
La litanie des ombres, de quelques danses
Ivrognes, saoulées à l’art et amatives,
Dévouées intentionnelles à la toute-puissance!
Est à la vanité, elle aussi créative.
Sur quelques pages trop neuves ou bien indélicates,
Sur quelques phrases fleuves, déversées à la hâte,
La litanie des ombres s’insurge et se défend,
Revenue d’une première, elle revient,
C’est, la rage ogresse de mes tourments,
Les poétiques, les plus anciens.
Sur quelques pages trop neuves ou bien indélicates,
Sur quelques phrases fleuves, déversées à la hâte,
La litanie des ombres se répand et se lit,
Saigne comme l’encre d’un condamné à mort,
Depuis les temps anciens, de l’existence, la lie ;
Voici donc mes doutes, mes peines et mes remords.
Trois cents poèmes en deux semaines.
C'est un record personnel,
De litanies et d'ombres et d'haines,
Une marche de plus vers l'Éternel,
Une goutte de plus dans l'océan,
L'immensité profonde et bleue
De la création et de mon talent,
Où brûle le plus avide feu.
Tout sera au roman bientôt,
Passées de nouvelles destinées,
Mais d'abord un peu de repos,
Je crois l'avoir bien mérité.
Vous trouvez mes livres chers
Mais le talent a un prix :
Celui de l'injustice, de la misère,
Qui me gardent en leur abri.
C'est le monde qui en décide
Dans de vastes imprimeries,
Qui connaissent tant de vide,
Livres des tops celebrity.
Ne parlez plus littérature!
Si vous vous contentez de lire
Ces ignobles brûlots, ces ordures,
Vengeance et aigreur sans lyre!
Venez donc dans un autre versant,
Découvrir dans le silence libre,
Quantité monstre de talents,
Que je défends, pour qui je vibre.
J'écris sur un tableau
Quelques lettres, des accords,
Sans contrainte, sans barreaux ;
Je fais rimer les corps
En pleine liberté,
Dirons-nous, libertine,
Comme un monde enchanté
Vient, tintinnabuline.
Je n'ai pas de technique,
Pas plus de connaissances,
Qu'une culture anthropique
Et l'amour de la danse,
Pas de rêve de gloire,
Je suis bien dans ma grotte,
Où mon superbe écritoire,
Me fait grand maître prote.
Ce recueil dans son style,
Est sans doute plus abrupt,
Le long de vers brutes,
Qui parent mon nombril.
Il est une confidence
De mon âme à la vôtre,
Comme tous les autres,
Qui s’écrivent en silence
Dans les profondeurs
De mon être absolu.
Voyez donc sans peur,
Et sans trop de déconvenue,
Ces lignes offertes
Pour mon seul plaisir,
Et d’un simple sourire,
Osez la découverte!
Dans le silence des rencontres,
J’ai exploré la compagnie,
Sans prendre le temps à ma montre,
Ni à l’égard de mes envies.
J’y ai trouvé quelques sublimes,
Quelques ambitions artistiques,
Les miennes, issues de mes rimes,
Par un jeu peu acrobatique,
Et d’autres dont je fais le détour,
Certaines avec belle réussite ;
D’aucune ne verront le jour,
Mais cela reste implicite.
Sans doute y reviendrais-je,
Passés le temps et les efforts,
Refaire un tour de manège,
Quand l’art en voudra encore.
Vous trouverez dans ce recueil,
Quelques courages, quelques lâchetés,
Sur des pages grises ou enchantées,
Empruntes d'un puissant orgueil.
Ce livre est peut-être moins noir
Que les premiers sons poétiques,
Mais ne vous laissez pas avoir,
Les tourments y sont authentiques ;
Mais n'essayez pas de deviner,
Où est le vrai dans le tragique,
Où est le faux, le contrarié,
Dans mes poèmes les plus magiques.
Parcourez gentiment les feuilles,
Et flirtez avec le désespoir,
D'un bout de doigt et d'un seul œil,
Prenez plaisir à mon comptoir.
Moi. La grandeur des siècles passés,
Et une pointe à l’esprit, une idée,
À travers les nuits, les pluies, les fantasmes ;
Une révolution et plus d’un pléonasme.
J’étais comme le temps s’écoule,
Dans un flot déroutant qui roucoule
D’une voix sifflotante, et gracieuse,
Tantôt malmenée ou vicieuse…
Mais c’est l’art qui oblige les mots…
Pas celui présent dans les châteaux ;
Il vient d’un pays plus lointain,
Aux frontières de ce qui fait l’humain…
La nature, le monde, l’univers ;
Tel un dieu descendu sur terre…
C’est la force qui me gagne parfois,
C’est l’immense à mes pieds de pantois.
Souvent j’ai cru à ma paresse,
Qu’un songe était scélératesse,
Et que l’action sans aventure,
N’était que vaste forfaiture…
Mais j’ai découvert par l’art,
Que peu importe le rempart,
Quand on sait un jour le franchir,
Parfois y trouver un sourire.
Le monde est beau et est immense,
Mais il est tout aussi intense,
Et bien plus énorme encore,
Lorsque le rêve s’éprend du corps.
J'ai couru un marathon
Sur de vibrantes lignes,
Sans dormir, sans raison,
Folie d'esprit en signes ;
Pour assouvir ma passion,
Contenter mes témoins,
Obtenir l'attention,
De mes vers le soin ;
J'ai franchi les frontières,
Repoussé les limites,
Pour sortir la lumière,
De ces ombres qui méditent.
Écrire à en vomir,
Se nettoyer les tripes,
Racler le fond où s’agrippent,
Des histoires à frémir.
Creuser profond,
Remuer les vers,
Avant de rentrer en terre
Bâtir son oraison,
Forger son œuvre,
Et puis sa gloire,
Pour former son oratoire
Et les futures manœuvres
Qui prolongeront l’existence,
Laissant une marque millénaire,
Dans les pompes poitrinaires,
Ô la plus belle récompense.
La poésie est une chose sérieuse.
Je vous invite au cercle,
Sortez vos rimes les plus gracieuses,
Et soulevons le fin couvercle
De nos esprits qui nous séparent.
Entrez, entrez donc en la ronde,
Je vous donne le départ.
Qu'elles soient brunes ou blondes,
Vos rimes sont les bienvenues,
Et qu'avec nos histoires,
Qu'elles soient belles ou noires,
Nous sauvions les poètes disparus.
C’est la plus grande des ardeurs,
Bien impossible à refreiner,
Quand une mélodie au cœur,
Nous pousse ainsi à refrainer ;
Des lignes bien trop nombreuses,
S’écrivent et vivement s’enchaînent,
De rimes en rimes et heureuses,
Ou en tourments qui se déchaînent,
Parcourent le corps d’un intense frisson ;
C’est une transe mystérieuse ;
Un coup de plume dans la raison,
À l’inspiration facétieuse ;
Et si, si peu en prennent don,
Dans le hasard des bonheurs,
C’est la folie leur vraie maison,
D’en rester simple spectateur.
J'avais moins de dix ans,
C'était à la peinture,
Un Van Gogh puissant,
Tournesols en culture.
J'avais moins de quinze ans,
C'était de l'écriture,
Baudelaire en passant,
Découvrit ma nature.
J'avais moins de vingt ans,
Au goût de la lecture,
Werber me fit géant,
Je rêvais l'aventure.
J'avais moins de trente ans,
Dessins pleins de ratures,
Poèmes d'un instant,
Et sublime ouverture.
Ma première ambition
Est bien sûr narcissique
Dans l'accumulation
De ces œuvres authentiques,
Mais rien n'occultera
L'importance artistique,
Comme égal repas
De mes besoins tantriques!
Ô que serais-je sans,
Ce talent poétique,
Qui parcours le temps,
D'un éclat chaotique.
Vous pensez savoir ce que c’est,
Mais comment le pourriez-vous…
Vous en êtes si loin,
Ce sentiment que l’on ressent,
Ce plaisir intense, immense,
Si profond et si chaud,
Cette impression de voler,
Parmi les plus hautes étoiles,
Et vous croyez pouvoir juger…
Reconnaître la prétention,
Mais voyez donc, ouvrez les yeux!
C’est de l’or qui est là,
Juste sous vos yeux… ici…
Regardez d’un cœur ouvert,
Oubliez-vous un peu,
Et cherchez ce sourire,
Celui de vos passions à vos cœurs,
Dans l’intimité de votre âme,
Là où se jouent l’art et le beau,
Dans les abimes des sentiments,
Cherchez, cherchez donc,
Et trouvez-y l’éblouissement.
Sur quelques notes de musique,
Sur le papier, j'ai fait des rimes,
Pour mieux trouver la dynamique.
C'est en chanson un jeu d'escrime
Où il faut trouver les accords,
Changer, piquer, petit accroc,
Quelques ratures sur de l'or,
Le temps de trouver le bon mot.
Et à ma droite un dictionnaire,
Pour me donner quelques pistes,
Non pas pour me dicter mes vers ;
Et dans l'âme une étoile brillante,
Qui des poèmes fait la liste,
D'une clameur scintillante.
Si à t'offrir ma plume,
Tu gagnais mon don,
Il faudrait une enclume,
Pour te céder mon nom!
J'aime trop mon talent,
Pour pouvoir te l'offrir,
Que deviendrais-je sans,
Un médiocre ou bien pire.
Ce n'est pas de l'orgueil,
Ni même du mépris
Que je pose sur la feuille,
Mais un simple choix
Que jadis j'appris,
Mon talent est à moi.
Voulez-vous que je récite,
Mille poèmes de papier.
Si cela vous incite
À mieux les savourer,
Je peux faire l’effort
De vous les déclamer!
Prenez donc confort,
Et venez écouter
Ma litanie des ombres.
Tout au coin du feu,
Dans la pénombre,
Un fauteuil affectueux,
Une tasse de chocolat
Au recoin de l’hiver…
Ouvrez donc vos bras,
Et recevez mes vers.
La litanie des ombres
Accompagne le sombre,
Le soir dans la pénombre ;
Il en resplendit la lumière,
Traversant mon univers
Avec les malheurs d’hier.
N’est-il pas bénédiction?
Inégalable ascension
En cette vie de passion?
Donc je me réjouis!
Et d’un œil ébloui
Susurre épanoui ;
On me trouve du talent,
Meilleur que des gens
Bien-pensants,
Riez donc aux éclats!
Élégant? Je ne suis pas,
Sauf dans ses bras.
Elle m’écrit chaque jour
Des poèmes perdus,
Dont quelques vautours
Profitent à l’inconnu,
Derrière de hauts murs,
Ses sons escaladent
De bien sombres futurs,
Et repartent en ballade,
Au fond d’un insomniaque,
Un lit trop confortable,
Elle rallume, maniaque,
La lumière exécrable,
Pour étancher sa peine,
Sa soif et son plaisir,
Et il est bien certaine,
Qu’elle va encore grandir.
C'est Duras qui disait :
« Morte, je peux encore écrire. »
Mais moi c'est ce que je fais,
Ce n'est pas pour de rire.
Dans mon âme qui titube,
Un morceau est de tache,
Un gigantesque cube,
Arraché à la hache.
Je suis comme né deux fois,
Et donc mort une première ;
Je la garde avec moi.
Cette poubelle de cendre,
C'est ma triste misère,
Elle ne peut que surprendre.
Si je ne dois rien à personne
C'est que rien ne m’a jamais aidé.
Seul dans un gouffre, pauvre garçonne,
Sombrement je me suis élevé
Comme une plante détestée et vivace,
Qu'aucun désherbant n'a pu faire rougir,
Ni les tumultes, ni les menaces,
Poussant fébrilement vers l'avenir.
Sorti du fond du fond du puits
Avec un étrange soleil pour témoin,
Un soleil noir chargé de nuit,
Dont la lune parjure les besoins,
J'ai trouvé sur un mur un fugace équilibre ;
Un mur de mots, un mur qui murmure,
Une merveilleuse mélopée qui me rend libre,
S'appuyant bien parfois sur mes failles obscures.
J'ai écrit plus de poèmes que Rimbaud
En deux ans, que lui dans toute sa vie.
J'ai modestement surpassé Hugo,
Et si à Baudelaire je dis merci,
Qu'il soit clair que je l'ai égalé.
D'une balle d'encre j'ai assassiné Verlaine,
Et cordialement enterré Mallarmé,
Avec admiration, sans concours et sans haine.
Certains crieront alors à toute ma prétention,
Mais si ma poésie est pleine d'arrogance,
C'est d'abord avant tout que j'ai la permission,
Du talent que je garde sans jamais de confiance.
Et si je ne vous convaincs, je vous réponds en chiffres!
Neuf minutes, Dix nuits et Cinq cents poèmes!
Ce n'est pas là simples accords de fifre,
Mais bien la litanie des ombres qui me mènent.
Et si la quantité est mauvais argument,
Je vous rétorque juste et de pleins droits,
Que si je me permets depuis mes longs tourments,
De discourir en vers et en prose parfois,
C'est que j'ai pour mon génie quelques témoins,
Qui me reconnaissent plus humblement l'égal,
Parfois trop proche, souvent trop loin,
De ces poètes morts qui sont mon idéal.
Je connais trop les doutes,
Ils m'assaillent sans cesse,
Peu importe les routes,
Que j'emprunte en finesse,
Peu importe aussi celles,
Que par trop d'empressement,
Je brûle comme chandelle,
Toujours à court de temps.
Le talent... mon vieil ami,
Que je soupçonne de traîtrise,
Parfois, au creux du lit...
Il m'habite avec prétention,
Mais si je manque de maîtrise,
Sûrement pas de passion.
Le bonheur je n'en ai pas la recette…
Quelques heures intensives de travail,
La vue ancienne d'une botte de paille,
Et le goût sucré d'une sucette,
Une soupe revenue de mon enfance,
Sur des rails, un petit train électrique,
Quelques galets dans une crique,
Et face à la nature, le silence,
Au bord de mer une vaste tempête,
Quelques jours à l'ombre du repos,
La divine trouvaille d’un divin mot,
Et le plaisir extra de se sentir poète.
Il est peut-être temps que je dise,
Ou mieux encore que je l'écrive,
Dans ce recueil fait de papier,
Et d'un peu d'encre, de voix brisées…
Porte-parole de personne,
Si ce n'est de ma vérité,
Celle qu'à mon tour je vous donne,
Moi qui n'ai jamais pu parler.
Je voudrais juste sans commentaire,
M'autoriser à raconter,
Sur des poèmes en quelques vers,
Tout ce que je n'ai pas osé.
J'aimerais tellement pourvoir le faire…
Me livrer, sortir des enfers…
Mais impossible je crois parfois.
Ô les tourments sont toujours là,
Ils règnent en maître depuis longtemps,
Ils règnent ici, dans ce roman,
Dans tous les écrits que je fais
Et même dans ceux à l'air joyeux,
Ils sont mes ombres, ma litanie,
Dans la pénombre et dans le vent,
Soufflée d'en haut, cette infamie,
Me poursuit à bientôt trente ans.
Ne croyez pas que je raconte
Tout ce qui a pu m'arriver,
Un peu trop peur ou trop de honte ;
De tout ce sang que j'ai versé
Comme de l'encre et des larmes,
Ou des sourires que j'ai biaisés,
Prisonnier d'un odieux vacarme,
Tantôt vénérable accordé.
Et je ne dois rien à personne!
Ce que j'ai fait, je l'ai créé ;
Ni dieu, ni mère, ni grâce bonne ;
Juste du travail à en crever,
Pour m'éloigner de ce cafard,
Ce géant monstre du bord du gouffre,
Qui m'a poursuivi jusque tard,
Et que je garde comme j'en souffre.
Je l'ai tué dix mille fois
Dans mes songes obscurs ;
Dans mes actes hors la loi,
Le faisait vivre cette ordure,
Par des mensonges à moi-même,
Sur quelques sentiments amènes,
Quelques temps souvent maudits,
Vérité mal et tant honnie…
Ou tant aimée peut-être…
De quelques larmes au paraître,
Quelques colères ou rancunes,
La nuit venue, lente à la lune…
C’est mon droit et j’en déclame,
Les phrases belles, les longs tourments,
Et n’autorise nul à réclame ;
Gardez pour vous vos jugements!
À l’ombre de mes longs tourments,
J’ai découvert un monde intime,
Où sous quelques fabuleuses rimes,
Naissait de mielleux sentiments,
Un monde affable, providentiel,
Où tous les rêves sont possibles,
Et tous les êtres accessibles,
D’un coup de crayon dans le ciel,
Là où l’artiste touche le divin,
Dans une paisible clairière,
Qui soigne comme une infirmière,
Dans la douceur et sur le sein.
Tu me penses triste,
Mais d'idée aucune,
Tu te trompes et persiste,
À me croire sous la dune,
Et tu vois mes silences,
Comme un terrible aveu,
Mais tais donc je pense!
À des mots fabuleux,
À des mondes exquis,
Que tu n'approches pas,
Pas même quand tu lis,
Les ouvrages de Zola,
Car tu ne sauras jamais,
Chercher derrière les pierres,
Les ombres et le mauvais,
Cette divine lumière
Que les poètes connaissent,
Comme ils l'inventent.
C'est toutes ces prouesses,
Dont ici je me vante.
En dirais-je jamais assez dans ce simple recueil?
Il m’en faudrait des milliers…
Des milliers de poèmes, pour me faire un cercueil,
À la hauteur des tourments familiers.
J’ai cru dans mes tourments avoir changé de page,
Tourner une nouvelle, écrire une autre histoire,
Mais ce n’est que la mienne, du tréfonds de mes âges,
La douce litanie des ombres de ma mémoire.
Tant d’autres acteurs pourtant, lentement s’y mêlent,
Entre les joies, les peines, les pleurs et les délices,
La vie, la mort, et toujours un peu d’elle,
Caché par quelques rimes et de brefs artifices.
En dirais-je jamais assez… jamais ô grand jamais…
Qu’importe, de nouveaux mots feront les rimes,
Nouveaux mensonges, vérités sous extraits,
Pour parfaire mon œuvre d’un élément sublime.
J'ai besoin de le dire,
Ou plutôt non,
Que vous sachiez ;
Que mon nom est sans rime,
Mais mon cœur entravé,
Par un millier de mots,
De tournures poétiques,
Qui comme un lierre touffu,
Grimpe dans ma cervelle,
L'enlace et l'embrasse,
La transforme en cette chose,
Belle créature mutante,
