La magie dans l'Egypte ancienne - Alexandre Moret - E-Book

La magie dans l'Egypte ancienne E-Book

Alexandre Moret

0,0
4,99 €

-100%
Sammeln Sie Punkte in unserem Gutscheinprogramm und kaufen Sie E-Books und Hörbücher mit bis zu 100% Rabatt.

Mehr erfahren.
Beschreibung

RÉSUMÉ : Dans "La magie dans l'Égypte ancienne", Alexandre Moret nous plonge dans l'univers fascinant des pratiques magiques de l'Égypte antique, un sujet qui continue de captiver les chercheurs et les amateurs d'histoire. À travers une analyse rigoureuse et documentée, Moret explore les divers aspects de la magie égyptienne, qu'il s'agisse de rituels religieux, de pratiques quotidiennes ou de mythes fondateurs. L'auteur s'appuie sur des sources historiques et archéologiques pour illustrer comment la magie était intégrée dans tous les aspects de la vie égyptienne, des cérémonies funéraires aux protections contre les forces du mal. Ce livre éclaire le rôle des prêtres et des magiciens, qui étaient des figures centrales dans la société égyptienne, et explique comment leurs connaissances ésotériques étaient transmises à travers les générations. Moret ne se contente pas de décrire les pratiques magiques, il analyse également leur signification symbolique et culturelle, offrant ainsi une compréhension approfondie de la mentalité égyptienne. Ce texte est une ressource précieuse pour quiconque souhaite comprendre l'importance de la magie dans l'Égypte ancienne, et son influence durable sur notre perception de cette civilisation énigmatique. L'AUTEUR : Alexandre Moret (1868-1938) était un égyptologue français de renom, dont les travaux ont considérablement enrichi notre compréhension de l'Égypte ancienne. Diplômé de l'École pratique des hautes études et de l'École du Louvre, Moret a consacré sa carrière à l'étude des civilisations antiques, avec un intérêt particulier pour la religion et la magie égyptiennes. Ses recherches ont souvent été publiées dans des revues académiques de premier plan, et il a également enseigné à l'École du Louvre, partageant son savoir avec de nombreuses générations d'étudiants. Moret a participé à plusieurs missions archéologiques en Égypte, où il a pu étudier directement les artefacts et les inscriptions. Ses contributions ont jeté les bases de nombreuses études ultérieures sur la religion et la culture égyptiennes. En plus de ses travaux sur la magie, il est également connu pour ses recherches sur la monarchie pharaonique et les structures sociales de l'Égypte antique. Sa rigueur scientifique et sa passion pour l'histoire continuent d'inspirer les égyptologues d'aujourd'hui.

Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:

EPUB
MOBI

Seitenzahl: 42

Veröffentlichungsjahr: 2019

Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Dans l’Égypte ancienne, comme partout au monde, l’homme a été mécontent de sa destinée et a cherché à l’améliorer. Pour y parvenir, il ne s’est pas contenté des forces naturelles du corps et de l’esprit ; il a eu recours aux forces surnaturelles que semblaient lui offrir la religion et la magie. On sait quelle différence essentielle existe entre ces deux formes de mentalité : comme la religion, la magie se propose de modifier l’ordre normal ou prévu des choses par des miracles ; mais là où le prêtre adresse des prières et des offrandes à des Êtres supérieurs appelés Dieux, le magicien use vis-à-vis de ceux-ci de la force ou de la ruse. Le prêtre supplie, le magicien commande : et comme l’expérience prouve que la force est plus efficace que la prière, il s’ensuit que chez les populations primitives le magicien a plus d’autorité encore que le prêtre. A moins que le prêtre, comme c’est le cas fort souvent en Égypte, ne soit lui-même un magicien qui condescende à mêler parfois la prière à ses objurgations.

Dans toute société où la magie est en honneur, c’est un article de croyance universelle que tout être et toute chose sont animés d’un Esprit, analogue à celui qui meut le corps humain. Il n’y a rien dans la nature qui soit inerte, dépourvu de conscience ou de volonté ; tout être, tout objet peut agir pour ou contre les hommes et réciproquement le magicien peut avoir une action sur tout être et tout objet qu’il atteint dans leur corps et dans leur esprit. C’est ainsi qu’en Égypte tout dieu, tout homme possède un « génie » qui l’anime pendant sa vie et subsiste, moyennant certaines précautions, après la mort. C’est le Ka terme intraduisible, que l’on a essayé de rendre par double et qui serait peut-être mieux traduit par « génie 1 ». Les animaux n’en sont pas dépourvus, et les choses même, où nulle vie n’est apparente, recèlent un esprit invisible 2. De là la coutume, à certaines époques, de mutiler dans les inscriptions les signes hiéroglyphiques représentant des animaux, et de briser, pour les tuer et les faire passer dans l’autre monde, les vases, les meubles, les éclats de pierre portant des textes, déposés dans les tombes : ces signes d’écriture et ces objets sont doués d’âme et, partant, animés d’un génie qui peut se révéler utile ou nuisible au défunt. Nous ne savons pas encore comment les Égyptiens nommaient cet « esprit » des animaux et des choses ; mais il n’est pas douteux que l’Univers entier ne fût peuplé, pour eux, de forces actives et conscientes ; l’homme devait y redouter des adversaires ou y chercher des alliés.

Sur les êtres et les choses douées de « génie » celui-là seul a du pouvoir qui connaît soit par tradition orale ou écrite, soit par observation personnelle, les règles générales auxquelles obéit le monde matériel et psychique. Cet homme est le « Savant » par excellence rekh khetou « celui qui connaît les choses » ; il sait les affinités naturelles, les « sympathies » ou les « antipathies » qui, dans l’univers, lient, unissent ou divisent les êtres vivants et la matière ; il peut amener tel être ou telle chose à un état déterminé en usant de l’attraction ou de la répulsion exercée fatalement sur lui par tel autre être ou tel autre objet ; nous dirions qu’il use des procédés de la magie sympathique3. D’autre part, le « savant » connaît les lois de l’« imitation » et celles de « cause à effet ». Tel être ou tel objet, placé dans des circonstances connues, a agi ou réagi de telle ou telle façon : qu’on le replace dans des conditions analogues, il se comportera, une fois encore, de la même manière ; bien plus, on obtiendra ce résultat en « imitant » seulement tel ou tel acte dont on connaît les effets certains. Ainsi le magicien se flatte d’amener une répétition des effets en répétant ou en imitant les causes qui ont agi une première fois : nous dirions qu’il use des procédés de la magie imitative. Maître de tels secrets, le magicien peut bien se passer de prières et commander à son gré les influences réciproques, les actions et réactions fatales des êtres et des choses.

Pour la commodité de l’exposé, nous distinguerons parmi ces procédés de magie sympathique ou de magie imitative : d’abord ceux qui sont employés pour obtenir une protection contre les dangers de toute nature, puis ceux qui donnent une influence active sur les êtres et les choses.

Le magicien protège sa propre vie et celle de ses semblables contre les dangers fortuits, par des talismans et des formules ; il prévoit les dangers futurs par la connaissance de l’avenir.