La prière - Origène - E-Book

La prière E-Book

Origène

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Beschreibung

Ce traité d'Origène est nourri de l'Ecriture, de la théologie et de l'expérience de la foi.


À PROPOS DE L'AUTEUR


Origène est le père de l'exégèse biblique. Théologien de la période patristique, il est né à Alexandrie v. 185 et mort à Tyr v. 253

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Seitenzahl: 151

Veröffentlichungsjahr: 2022

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Origène

Questions sur la prière

La collectionLa Manne des Pères

Collection dirigéepar Sœur Marie Ricard, Bénédictine de Martigné-Briand (49)

La liste des ouvrages déjà parus se trouve en fin de volume.

Couleurs des bandeaux de la collection

rouge : IIe siècle

vert : IIIe siècle

jaune : IVe-Ve siècle

terre de Sienne : VIe siècle et au-delà

Envoi de manuscrit ou de projet audio :

Saint-Léger éditions

1, chemin des pièces Bron

49260 Le Coudray-Macouard

02 41 67 79 30

Origène

Questions sur la prière

Extraits

Nombreux sont nos contemporains qui découvrent avec plaisir les Pères de l’Église.

Grâce à leurs écrits, leurs prédications, c’est la foi chrétienne qui est nourrie.

Il n’est donc pas surprenant que cette étude engendre un vrai bonheur chez tous ceux qui l’entreprennent, en même temps qu’elle participe à un accroissement de leur témoignage dans le monde d’aujourd’hui.

Je me réjouis profondément de cette traduction rendant accessibles au plus grand nombre ces textes essentiels de notre patrimoine spirituel. Je forme tous mes vœux pour la fécondité de cette entreprise.

Angers, le 24 septembre 2014† Emmanuel Delmas, évêque d’Angers

L’éditeur remercie très fraternellement

Mère Céline Guilbot osb, prieure des Bénédictines de Martigné-Briand (49), Père Jean-Pierre Longeat osb, président de l’Alliance Inter Monastères (92) et Lydie HK Rivière, Xavière.

© Saint Léger éditions, 2018.Tous droits réservés.

Texte source

Origène – La prière.

Introduction, traduction et orientation par A.-G. Hamman. Éditions J.-P. Migne : Collection Les Pères dans la foi : N° 2. 1977.

Mise en français fondamental par Claire Moreau, oblate de l’abbaye de Jouarre, et par des moniales de Jouarre et de Dourgne. Texte révisé par Frère Luc Brésard, moine de Cîteaux.

Introduction et jalons

Sœur Marie Ricard osb

Nous citons les Psaumes en donnant d’abord le numéro du psautier liturgique, puis celui du psautier en hébreu.

Plusieurs coupures ont été nécessaires, en particulier dans la IIepartie (l’Explication du Notre Père) pour ne pas déconcerter un lecteur contemporain ; elles n’altèrent pas l’architecture du texte. Ces suppressions sont indiquées par des crochets ([…]) et généralement justifiées ; aucune indication n’est précisée quand elles sont minimes et reprennent ce qui est déjà exposé

Un « Livret général », donnant des repères historiques, est édité à part et offert pour l’achat d’un exemplaire de la collection La Manne des Pères.

À demander à votre libraire.

Il est aussi téléchargeable sur : saintlegerproductions.frdans l’espace La Manne des Pères

9

Îcone d'Origène réalisée par Franck Monvoisin ofs

http://dessinsfranck.canalblog.com/

11

Dans sa tendresse et sa bonté, L’Esprit Saint se charge de nos gémissements…il prie devant Dieu : cette prière, il ne l’arrête jamaiset sa demande devient de plus en plus forte.

Questions sur la Prière, ch 2. P. 31

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INTRODUCTION

QUI EST ORIGÈNE ?

Sa vie

Origène est né en Égypte, vers 185, sans doute à Alexandrie, dans une famille très chrétienne. Son père, Léonide, admire l’intelligence de cet enfant et lui fait donner une éducation très sérieuse. Origène étudie la Bible aussi bien que la littérature grecque.

En 202, Léonide est arrêté parce qu’il est chrétien. Son fils l’encourage à rester fidèle à la foi et lui écrit : « Garde-toi de changer d’avis à cause de nous ». Léonide est mis à mort et sa fortune est confisquée. Origène a 17 ans, il est l’aîné de la famille et doit faire vivre sa mère et ses six frères. Il ouvre alors une école où il enseigne la grammaire.

Il devient disciple de Clément d’Alexandrie, le grand penseur et écrivain chrétien, qui dirige la célèbre École catéchétique d’Alexandrie. Origène lui succédera en 215, malgré sa jeunesse.

L’évêque d’Alexandrie, Démétrios, lui confie la formation de tous ceux qui se préparent au baptême. C’est une mission dangereuse, car les chrétiens sont toujours persécutés. Origène n’hésite pas à accompagner

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les martyrs conduits à la mort, pour les encourager. Il mène une vie très dure, très pauvre, travaille la nuit.

Origène étudie la Bible avec ardeur, compare les diverses traductions. Il apprend même l’hébreu pour pénétrer à fond dans les textes. Il étudie la philosophie et toutes les sciences de son temps. Son unique désir est de faire découvrir et aimer le Christ. Sa réputation dépasse les frontières de l’Égypte ; on le réclame un peu partout, quand il y a des questions ou des problèmes dans les Églises.

Origène est un chercheur. Il se sert des découvertes et des idées de son temps. Il est ainsi très en avance sur ceux qui l’entourent. Pendant plus d’un siècle, tous les écrivains chrétiens vont lire ses ouvrages et s’inspirer de ses idées.

Pourtant, parmi les évêques, certains sont jaloux de son succès. En 230, en allant en Grèce où on l’a invité, Origène passe par Césarée de Palestine ; l’évêque de Césarée l’ordonne prêtre. Démétrios, l’évêque d’Alexan-drie, entre dans une violente colère, parce qu’on ne l’a pas consulté. Il réunit des évêques d’Égypte qui retirent à Origène le droit de faire partie du clergé d’Alexandrie.

En 232, Origène va s’installer à Césarée de Palestine. Il y fonde une école d’approfondissement de la foi ; Césarée devient alors un des centres théologiques et intellectuels les plus brillants. C’est le temps de la pleine maturité pour Origène ; il rédige des commentaires sur presque tous les livres de la Bible. Jamais encore quelqu’un n’avait entrepris un tel travail. De plus, il prêche souvent à l’église et on met par écrit ce qu’il dit.

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Mais, en 250, l’empereur Dèce ordonne une grande persécution contre les chrétiens. Origène est arrêté et subi d’atroces tortures. À cause de son influence et de sa personnalité, on veut arriver à lui faire abandonner la foi, sans pourtant le faire mourir : on espère que d’autres pourraient à leur tour renier la foi. Un an plus tard, quand l’empereur est assassiné, Origène est libéré ; mais il meurt peu de temps après, des suites de tout ce qu’il a souffert.

Œuvre et postérité

Origène a été, disait le pape Benoît XVI, « réellement l’une des personnalités les plus déterminantes pour tout le développement de la pensée chrétienne. Il recueille l’héritage de Clément d’Alexandrie [le maître dont il fut le disciple] et le lance vers l’avenir de manière tellement innovatrice qu’il imprime un tournant irréversible au développement de la pensée chrétienne. Ce fut un véritable « maître », et c’est ainsi que ses élèves se souve-naient de lui avec nostalgie et émotion : non seulement un théologien brillant, mais un témoin exemplaire de la doctrine qu’il transmettait1. »

Dénigré, attaqué parce qu’on le jalousait ou qu’on ne le comprenait pas, Origène a déchaîné les sentiments et les jugements les plus opposés, et la querelle n’est pas éteinte… Encore aujourd’hui, dans certains milieux, le nom d’Origène est sujet à suspicion.

Pourtant on assiste à une redécouverte du maître alexandrin. Libéré de la systématisation opérée par

1. Audience générale du mercredi 25 avril 2007.

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certains disciples, ainsi que des déformations que ses adversaires ont délibérément fait subir à sa pensée pour mieux le condamner, Origène se révèle être « un des génies les plus puissants non seulement de l’Église, mais de l’histoire humaine2. »

Il a vécu, médité, réfléchi à une époque où la théo-logie est à ses débuts et manque encore des outils qui permettent de formuler la foi. C’est un chercheur qui ne craint pas de s’aventurer dans des zones encore à défricher ; à ce tempérament de feu, passionnément attaché au Christ3, il était impossible de ne pas tomber parfois dans certains excès. Mais on a trop souvent oublié que certaines de ses thèses n’étaient précisément que des thèses, des propositions qu’il avançait, mais qu’il pouvait remettre en cause. Quoi qu’il en soit, de tâton-nements en avancées puissantes, la réflexion d’Origène a fécondé toute la théologie.

Benoît XVI poursuivait : « En quoi consiste ce « tour-nant », cette nouveauté si riche de conséquences ? Il a fondé la théologie dans l’explication des Écritures. Faire de la théologie était pour lui essentiellement expliquer, comprendre l’Écriture… En vérité, la marque caracté-ristique de la doctrine d’Origène semble résider dans l’invitation incessante à passer de la lettre à l’esprit des Écritures, pour progresser dans la connaissance de Dieu. »

Autrement dit, toute la vie d’Origène fut consacrée à la lecture, méditative, studieuse, amoureuse de la

2. Conférence de Carême prêchée par A.-G. Hamman à Notre-Dame de Paris, le 27 janvier 1980

3. « Il est convaincu que la voie privilégiée pour connaître Dieu est l’amour, et qu’il n’y a pas d’authentique scientia Christisans tomber amoureux de Lui », dit encore Benoît XVI, dans la catéchèse de l’audience suivante.

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Bible. Nous en reparlerons dans les Jalons. C’est à cette lecture qu’il oriente sa colossale soif de comprendre : de l’exégèse au dogme, de la philosophie à l’ascétique et la mystique, il s’intéresse à tout, dans une vision fondamentale et globale de la vie chrétienne.

Saint Jérôme (qui fut un admirateur incondi-tionnel d’Origène, avant de mettre la même fougue à le condamner) dit qu’il dicta 2 000 ouvrages qui sont, en partie, perdus. On parle aussi de 320 livres et de 310 homélies.

De cette personnalité inclassable, retenons l’aveu murmuré dans une homélie :

« Je voudrais être un fils de l’Église, ne pas être connu comme le fondateur d’une quelconque hérésie, mais porter le beau nom du Christ. Je voudrais porter ce nom qui est en bénédiction sur la terre. C’est là mon désir. Que mon esprit, comme mes œuvres, me donnent le droit d’être appelé chrétien» (Homélie sur Luc. 16).

LE LIVRE D’ORIGÈNE SUR LA PRIÈRE

Vers 218, pendant qu’il est à Alexandrie, Origène ramène à la vraie foi un homme riche, appelé Ambroise, qui faisait partie d’une secte. Ambroise devient un grand ami ; il admire Origène et l’encourage à travailler. Il met à sa disposition six ou sept personnes, toujours prêtes à écrire sous sa dictée ou à prendre des notes

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quand il parle4. C’est bien sûr une aide de qualité pour Origène qui compose beaucoup : grands commentaires bibliques et autres ouvrages.

Quand Origène part pour Césarée, en 232, Ambroise ne veut pas le quitter et il s’installe à Césarée lui aussi. Il lui pose des questions sur la prière et lui demande d’y répondre dans un livre. Origène a une cinquantaine d’années quand il rédige cet ouvrage : c’est son expé-rience d’homme de prière qu’il offre à ses amis, sous la forme d’un long traité qu’il adresse à Ambroise et à Tatiana, sa sœur ou sa femme.

Origène présente d’abord les difficultés que soulève la prière ; puis il explique longuement la prière que Jésus lui-même a laissée aux chrétiens : le « Notre Père ». Enfin, pour terminer, il donne quelques conseils pratiques au sujet de la prière.

Selon son habitude, il cite abondamment les livres de la Bible qu’il a lus et relus. L’explication du Notre Père, en particulier, est sans cesse ponctuée par des commentaires de passages bibliques, parfois ample-ment développés. On a le sentiment qu’il laisse aller sa pensée, entraînée par le texte qu’il cite. La digres-sion alors est longue, assez déroutante parfois pour nos esprits contemporains, peu familiers du style d’exégèse alexandrin5.

Origène, comme beaucoup d’auteurs antiques, n’écrivait pas lui-même, mais dictait ses ouvrages ; de plus, il n’est pas attaché au côté esthétique d’un écrit ou

4. Ce sont les tachygraphes(ceux qui écrivent vite), les sténographes de l’Antiquité !

5. Voir Jalons, P. 147.

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d’un discours. Le texte est souvent peu travaillé. Mais on n’est jamais dans l’improvisation pure et simple !

Tous les auteurs antiques ont une formation à la réflexion et à la parole qui les a façonnés : ils ont quelque chose à dire et ils et ils savent le dire, avec, c’est vrai, plus ou moins de recherche. Origène sait ce qu’il veut transmettre : il le dicte, sans se soucier de la rhétorique plus qu’il n’est nécessaire.

Ce Traité n’est pas le premier écrit commentant la Prière du Seigneur. Entre 200 et 206, Tertullien a écrit un commentaire du Notre Père, le premier qui nous soit parvenu. Il est difficile de savoir si Origène l’a connu. En 251, Cyprien, évêque de Carthage, commente la Prière du Seigneur pour sa communauté6: il a lu le Traité d’Origène.

Considéré comme la « perle » de l’œuvre du Maître alexandrin, ce Traité inspirera nombre de Pères de l’Église. Souhaitons que, malgré quelques difficultés dues au décalage de nos époques, ce texte demeure « perle » pour aujourd’hui.

À la fin du volume (P. 147), des Jalonsdéveloppent des thèmes permettant une meilleure intelligence du texte. Il est possible de s’y référer à tout moment.

6. Voir dans la Collection La Manne des Pères (N° 5) : Le Notre Père,par Cyprien de Carthage.

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PLAN

I. QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LA PRIÈRE

Sans Dieu nous ne pouvons rien faire (1)

Demande ce qu’il faut et prie comme il faut (2)

L’Esprit Saint lui-même prie en nous

La prière de Jésus

Exemples de prière dans l’Ancien Testament

Le mot « prière » dans la Bible (3) [4]

Les objections contre la prière des gens disent : « La prière est inutile. » (5)

La prière est inutile : Dieu sait tout d’avance

La prière est inutile : Dieu décide tout d’avance

La prière est inutile : tout est décidé avant notre naissance.

Les réponses d’Origène (6) [7]

Notre expérience de chaque jour prouve notre liberté

Dieu sait tout d’avance, mais nous sommes libres

Dieu tient compte de nos prières

Quelques exemples pris dans la Bible

Les moyens qui peuvent nous aider à prier (8)

Se mettre en présence de Dieu

Le témoignage de l’Écriture (9)

L’Apôtre Paul

Le prophète David

Le pardon des offenses

La bonne disposition intérieure (10)

Le Père, le Fils et l’Esprit Saint sont auprès de celui qui prie.

21

Les anges et les saints sont aussi auprès de celui qui prie (11)

L’amour des frères

L’assistance des anges

Toute la vie est prière, mais il y a des moments réservés à elle seule (12)

La prière de Jésus, celle des saints dans l’ancienne Alliance et la nôtre (13)

Les différentes sortes de prière (14)

L’apôtre Paul nous enseigne quatre sortes de prière :

1 - Demander

2 – Prier

3 – Supplier

4 – Remercier

Toutes ces sortes de prière, nous les adressons au Christ

Nous devons prier le Père par le Christ (15) [16-17]

II. LE « NOTRE PÈRE »

Dans l’Évangile, il y a deux textes du « Notre Père » (18)

Ce que Jésus a dit, avant de nous apprendre le « Notre Père » (19)

Prier en vérité (20)

Prier, ce n’est pas répéter sans arrêt des paroles inutiles (21)

Notre Père (22)

Qui es aux cieux (23)

Que ton nom soit sanctifié (24)

Le nom

Sanctifier

22

Que ton règne vienne (25)

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel (26)

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour (27)

L’arbre de vie

Aujourd’hui

Pardonne-nous nos offenses (28)

Ne nous laisse pas entrer dans la tentation (29)

Délivre-nous du Malin (30)

III. LES ATTITUDES DE LA PRIÈRE

Différentes précisions (31)

Les dispositions du cœur.

Les attitudes du corps.

Le lieu de la prière

Dans quelle direction se tourner pour prier ? (32)

Les différentes parties de la prière. (33)

La Bible nous donne des exemples

CONCLUSION

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QUESTIONS SUR LA PRIÈRE

I. QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LA PRIÈRE

SANS DIEU NOUS NE POUVONS RIEN FAIRE

1. Il y a des choses qu’on ne peut pas comprendre, elles dépassent nos facultés humaines.

Elles sont trop grandes pour notre intelligence.

Mais, par la grâce de Dieu, il devient possible de les comprendre.

En effet, Dieu nous donne son aide en toute occasion et sans limite,

par l’intermédiaire du Christ et par l’action de l’Esprit Saint.

L’être humain est incapable d’acquérir par lui-même

la Sagesse qui a créé toutes choses

et en laquelle « Dieu a tout fait », selon la parole de David7(Psaume 103/104, 24).

Mais, par Jésus-Christ, l’impossible devient possible :

« Dieu l’a envoyé pour qu’il soit notre Sagesse,

7. La tradition juive et chrétienne attribuait à David la composition du psautier.

24

pour qu’il nous rende justes, saints et libres » (1 Corinthiens 1, 30).

« Qui parmi les hommes est capable de découvrir les projets de Dieu ?

Qui peut découvrir ce que veut le Seigneur ?

La puissance de nos raisonnements est limitée

et nos pensées ne sont pas toujours très justes.

Nous avons déjà du mal à comprendre ce qui se passe sur la terre,

comment pourrions-nous donc découvrir les secrets du Ciel ? » (Sagesse 9, 13-16)

Tout le monde sait qu’il est impossible à un être humain

de découvrir les secrets du Ciel.

Mais ce qui nous était impossible nous devient possible

avec la grâce de Dieu, qui est sans limite.

Celui qui a été enlevé jusqu’au troisième ciel8

a sans doute découvert ces régions du Ciel,

car « il a entendu des paroles qu’on ne peut pas dire avec des mots.

Ces paroles, personne n’a le droit de les répéter » (2 Corinthiens 12, 4).

8. Paul parle de lui-même (voir 2 Co 12, 23). Le Ciel est constitué en quelque sorte de trois « étages » : il y a le ciel visible, l’espace des oiseaux et des nuages. Les anciens appelaient « deuxième ciel » l’espace intersidéral, pour eux évidem-ment plus mystérieux et qui pouvait représenter le monde invisible. Enfin, il y a le « troisième ciel », invisible, lui aussi, mais parce qu’il échappe non seulement aux sens, mais à toutes nos représentations : c’est le Lieu de Dieu. « Terre nouvelle » et « cieux nouveaux », « Cité céleste » (Apocalypse 21.10-27), sont aussi des images bibliques pour essayer de nommer cette Présence de Dieu en tout, pour toujours. Être enlevé au troisième ciel, c’est goûter déjà la plénitude qui nous est promise et qui dépasse ce que nous expérimentons et connaissons.

25

Qui oserait dire qu’un être humain peut connaître les pensées de Dieu ?

Et pourtant, même ce pouvoir, Dieu nous l’accorde par le Christ…

En effet, quand il nous enseigne ses volontés,