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Das Kapital (
Le Capital) est considéré par Karl Marx (1818-1883) lui-même comme son œuvre majeure. Empruntant à différents champs disciplinaires (l’économie, la sociologie, la philosophie, l’essai politique) et s’inscrivant dans la continuité d’Adam Smith, David Ricardo et John Stuart Mill, Marx entreprend une « critique de l’économie politique », comme l’indique le sous-titre du Capital.
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Seitenzahl: 45
Veröffentlichungsjahr: 2015
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ISBN : 9782852294554
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Ce volume présente des notices sur des œuvres clés de la littérature ou de la pensée autour d’un thème, ici Le Capital, Karl Marx (Les Fiches de lecture d'Universalis).
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Das Kapital (Le Capital) est considéré par Karl Marx (1818-1883) lui-même comme son œuvre majeure. Empruntant à différents champs disciplinaires (l’économie, la sociologie, la philosophie, l’essai politique) et s’inscrivant dans la continuité d’Adam Smith, David Ricardo et John Stuart Mill, Marx entreprend une « critique de l’économie politique », comme l’indique le sous-titre du Capital. Ce travail sur la structure économique de la société capitaliste comporte aussi une dimension pratique : au-delà d’une interprétation du monde, il s’agit pour Marx de le transformer par une révolution sociale radicale. L’implication de Marx dans l’Association internationale des travailleurs (1864-1873) traduit bien cette conjonction de la recherche scientifique et du militantisme pratique qui caractérise cette œuvre polymorphe et inachevée : seul le livre I du Capital fut publié par Marx (1867), qui assura lui-même la révision de la traduction en français par Joseph Roy (1873). Les livres II et III ont été repris et publiés par Friedrich Engels, respectivement en 1885 et 1894. Le livre IV fut publié par Karl Kautsky en 1905 et en 1910.
La structure du Capital reflète la méthodologie de Marx : elle consiste à partir des « entités abstraites » de l’économie politique classique pour ensuite étudier le concret. Le livre I analyse le processus de production capitaliste et débute par les chapitres sur la marchandise et la monnaie, afin d’analyser la « survaleur » et le « surtravail » (la forme moderne de l’exploitation) et d’en exposer les exemples concrets : la dimension proprement historique intervient en dernier lieu avec l’histoire du capitalisme anglais. L’exposition de la circulation du capital (livre II) puis celle des rapports de production capitalistes (livre III) permettent de saisir la totalité du mode de production capitaliste. Le livre IV approfondit les « théories sur la plus-value » et propose une analyse complète des théories économiques à partir de la théorie de la « survaleur ».
La première phrase du Capital caractérise l’essence du capitalisme : « La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s’annonce comme une immense accumulation de marchandises. L’analyse de la marchandise, forme élémentaire de cette richesse, sera par conséquent le point de départ de nos recherches. » En distinguant la valeur d’usage et la valeur d’échange, Marx se place dans le prolongement de la théorie ricardienne de la valeur travail. La substance de la valeur est un travail « abstrait » – considéré indépendamment de sa finalité – qui correspond à « la dépense de force humaine de travail ». La valeur n’est plus un attribut naturel de la marchandise mais devient un rapport social. Marx analyse dès lors le processus de circulation des marchandises propre à l’économie capitaliste : une conversion du capital argent en capital productif (A-M) permet au capitaliste de retrouver accru le capital argent initialement avancé (M-A’). Or cette création de « survaleur » ou plus-value n’est possible que s’il existe une marchandise spécifique : la force de travail. La plus-value correspond à la différence entre la valeur réalisée par la force de travail et la rémunération de cette dernière, fixée au niveau de subsistance des travailleurs. Marx explique ainsi comment les propriétaires des moyens de production prennent possession du « surtravail » des ouvriers dans le cadre d’une relation contractuelle, la relation salariale, qui est alors une relation d’exploitation. L’objectif du capitaliste est d’accroître la plus-value puisque celle-ci conditionne son taux de profit (rapport entre la plus-value et l’ensemble du capital avancé). Or la plus-value dépend de l’exploitation de la force de travail mais aussi de la composition du capital, distinguant le capital constant (les machines) du capital variable (la force de travail). La dynamique d’accumulation du capital implique la recherche d’une productivité accrue imposant une parcellisation croissante des tâches et la substitution des machines aux travailleurs. La conséquence directe de cette dynamique est la diminution du taux de profit, car seule la force de travail est source de plus-value. Cette baisse tendancielle du taux de profit exprime la contradiction interne du capitalisme qui doit mener à sa chute.
L’apport scientifique de Marx réside dans le refus des lois classiques et la mise en évidence de lois conditionnelles à certaines phases de l’évolution du système capitaliste, « mode de production » historique qui succède aux modes de production « antique » et « féodal ». Telle est bien l’ambition première du Capital : montrer que le système capitaliste engendre des processus de transformation qui tendent à modifier constamment les lois de son fonctionnement. C’est aussi un travail engagé mettant l’accent sur la puissance historique et la violence du capitalisme. Les trois livres du Capital
