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Cet ouvrage fournit une analyse approfondie de Le Mariage de Figaro de Beaumarchais avec toutes les clés pour analyse l'œuvre.
Second volet d'une trilogie qui s'est ouverte avec
Le Barbier de Séville,
Le Mariage de Figaro raconte l'union contrariée entre le valet Figaro et sa bien-aimée Suzanne, que le seigneur de la maison poursuit de ses assiduités, et les ruses mises en place afin que ce dernier n'use pas de son droit de cuissage le soir des noces. Derrière cette comédie légère se cache une virulente critique de la société de l'Ancien Régime qui vaudra à son auteur de voir sa pièce interdite durant de longues années.
Après avoir présenté la vie ô combien mouvementée et aventureuse de Beaumarchais, Catherine Castaings résume l'intrigue de la pièce afin de rafraîchir la mémoire des lecteurs. Elle propose ensuite une mise en contexte de l'œuvre, nécessaire pour mieux comprendre le contexte d'écriture. Vient ensuite une analyse des personnages principaux. Le comte, la comtesse, Suzanne, Figaro et Chérubin sont ainsi tour à tour présentés. Puis, on entre dans l'analyse des thématiques principale où Catherine Castaings insiste fortement sur l'originalité de la pièce et son côté sulfureux, en évoquant la relation maître-serviteur, le badinage amoureux ainsi que la critique de la société d'Ancien Régime et de ses institutions. Avant de clore l'analyse, elle propose encore une étude du style de l'auteur dans laquelle elle évoque notamment l'art du portrait mais aussi les différentes formes de comique à l'œuvre dans la pièce. Pour terminer, elle revient sur le scandale né des premières lectures et le long combat qu'a dû mener Beaumarchais afin de faire jouer sa pièce.
Profil Littéraire propose des analyses approfondies faisant le tour complet des plus grandes œuvres de la littérature. Notre objectif est de permettre à nos lecteurs d'aller plus loin dans leur expérience de lecture et leur offrir ainsi un nouveau regard sur l'oeuvre concernée. Nos "profils littéraires" sont conçus par des professeurs triés sur le volet et révisés par un comité éditorial constitué de professionnels de la littérature.
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Seitenzahl: 54
Veröffentlichungsjahr: 2016
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Né le 24 janvier 1732 à Paris.
Mort le 17 mai 1799 dans la même ville.
Quelques-unes de ses œuvres :
Eugénie (drame, 1767)
Le Barbier de Séville (comédie, 1775)
La Mère coupable (drame, 1792)
Avant d’être ce dramaturge talentueux que nous connaissons tous, Pierre-Augustin Caron, qui prendra le nom de Beaumarchais à la suite de son premier mariage, reçoit une formation d’horloger et exerce cette profession avec une certaine réussite. Ses débuts au théâtre, en 1767, avec Eugénie, ne sont pas aussi remarqués et il lui faut attendre Le Barbier de Séville, créé huit ans plus tard, pour que sa carrière soit véritablement lancée ; un succès que Le Mariage de Figaro vient confirmer, même si la pièce est aussitôt censurée par le roi qui y perçoit une attaque contre les privilèges de l’Ancien Régime (1515-1789).
Fidèle en cela au théâtre classique comme à l’œuvre de Voltaire (1694-1778), qu’il admire et dont il entreprend la publication intégrale achevée en 1789, Beaumarchais assigne à ses comédies la double fonction d’« amuser et [d’]instruire », selon les termes de sa préface au Mariage de Figaro. Il est également représentatif de l’idéal des Lumières, porteur des revendications de liberté et d’égalité que la Révolution française de 1789 entend satisfaire, comme de l’esprit libertin qui caractérise son temps, et de l’expression d’une sensibilité préromantique.
Genre : comédie en cinq actes et en prose
1re représentation : en 1784
1re édition : en 1785
Édition de référence :Le Mariage de Figaro, in BEAUMARCHAIS, Œuvres, Paris, Gallimard, 1988
Personnages principaux :
Le comte Almaviva, grand seigneur espagnol, essentiellement préoccupé par la satisfaction de ses plaisirs
La comtesse, sa femme, épouse délaissée, à la personnalité plus effacée
Figaro, le valet du comte, fiancé à Suzanne, serviteur loyal et homme amoureux que révolte la morgue de son maître
Suzanne, femme de chambre de la comtesse, jeune femme séduisante et subtile, qui devient l’enjeu de la rivalité entre Figaro et le comte
Bartholo, un médecin, à qui le comte Almaviva, aidé de Figaro, avait, dans Le Barbier de Séville, enlevé Rosine, sa pupille, devenue la comtesse, et qui se découvre un fils en Figaro
Marceline, une domestique, qui, d’abord rivale de Suzanne, se révèle être la mère de Figaro
Chérubin, un jeune page adolescent que les femmes ravissent et qui s’enflamme pour la comtesse
Thématiques principales : la relation maître-serviteur, la critique de la société d’Ancien Régime et de ses institutions, le badinage amoureux
La Folle Journée ou le Mariage de Figaro est le second volet d’une trilogie qui débute en 1775 avec Le Barbier de Séville et qui s’achève avec La Mère coupable en 1792. L’action de cette comédie en cinq actes et en prose se déroule au château d’Aguas-Frescas, un lieu fictif que Beaumarchais situe près de Séville, en Espagne. En choisissant un lieu exotique, Beaumarchais souhaite préserver son œuvre de la censure, mais cela ne sera guère suffisant !
Dès les premières lectures effectuées devant un auditoire choisi, la pièce est perçue comme subversive et suscite la polémique. La première représentation, qui doit avoir lieu le 13 juin 1783 au théâtre des Menus-Plaisirs (aujourd’hui théâtre Antoine), est interdite par Louis XVI (1754-1793). Après un long combat de son auteur pour la faire autoriser, la pièce est finalement jouée le 27 avril 1784 et remporte un énorme succès. Il faudra encore attendre un an pour qu’elle soit publiée, Beaumarchais étant sous le coup d’une interdiction de publication.
Il est vrai que Le Mariage de Figaro, dont l’action repose sur la mise en échec du maître par l’ingéniosité d’un valet et d’une soubrette, a de quoi déplaire à un monarque confronté aux difficultés d’un règne mouvementé. De plus, Figaro, dans son célèbre monologue du dernier acte de la pièce, conteste les privilèges de la noblesse fondés sur la seule naissance et dénonce le caractère arbitraire de la censure et de la justice… De quoi irriter le roi !
Portrait de Beaumarchais réalisé par Margaux Rafflin.
Né à Paris le 24 janvier 1732, sous le règne de Louis XV (1710-1774), Pierre-Augustin Caron grandit entouré de ses cinq sœurs et de ses parents, auxquels il porte un vif attachement. Après de courtes études, il devient l’apprenti de son père, maître-horloger. Quelques années plus tard, il met au point un nouveau système d’horlogerie destiné à améliorer la précision des montres. Pour avoir révélé son invention à un confrère plus illustre que lui, Jean Lepaute (1720-1789), il doit se battre afin de la faire reconnaître comme sienne, ce dernier ayant tenté de se l’attribuer. Il obtient gain de cause et, ce premier succès en amenant un autre, il devient la même année, en 1754, horloger du roi. Quoique reconnu pour ses talents, et malgré des clients prestigieux, il renonce dès l’année suivante à continuer d’exercer ce métier.
Ayant acheté une première charge, celle de contrôleur clerc d’office, il entre au service de la table du roi. En novembre 1756, il épouse Madeleine Catherine Aubertin, veuve Franquet (1722-1757), et adopte le nom de Beaumarchais, qu’il tire d’une propriété de son épouse. Devenu maître de musique auprès de Mesdames, les filles du roi Louis XV, position privilégiée qui lui vaudra de nombreuses inimitiés, et ayant rencontré en Joseph Pâris Duverney (un riche financier, 1684-1770) un ami et protecteur prêt à lui venir en aide, il achète la charge de secrétaire du roi, qui l’anoblit. Désireux d’accéder à celle de grand maître des Eaux et Forêts, il se heurte à l’hostilité de ceux qui rejettent en lui le roturier de naissance. Il choisit donc la charge de lieutenant général des chasses qu’il acquiert en 1763 et qui l’habilite à juger les litiges concernant les terres de chasse royales.
N’ayant jusque-là composé que de courtes pièces d’un comique plutôt grossier, destinées à être jouées en privé par les habitués des salons eux-mêmes, et que l’on nomme des parades en référence au théâtre de foire dont elles s’inspirent, c’est à partir de 1759 que Beaumarchais commence réellement à écrire pour le théâtre. Des deux drames qu’il compose, Eugénie et Les Deux Amis, seul le premier remporte une adhésion relative de la part du public, le second suscitant des critiques sans appel. Le succès vient avec la publication, de 1773 à 1774, des quatre Mémoires contre Goëzman
