Le Tableau noir - Alphonse Layaz - E-Book

Le Tableau noir E-Book

Alphonse Layaz

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Beschreibung

Donner vie à ses souvenirs d’enfance

A l’exemple de Gorki, faut-il avoir subi toutes les misères et senti toutes les beautés du monde, pour oser s’attaquer aux souvenirs de l’enfance, exhumés de la mémoire avec la fulgurance de l’éclair ? Mémoires séquentielles qui expliquent l’amour de la liberté et de la justice mais aussi la violence, la tendresse, la rébellion que pimentent et adoucissent tout à la fois l’humour et la satire de soi-même.

Plongée au pays de l’enfance d’Alphonse Layaz

EXTRAIT

« Ce sont les hommes qui amènent leurs fils à l’école le premier jour » : d’un geste inhabituel, mon père m’empoigne la main qu’il serre très fort à me faire mal. Je le regarde mais lui ne me voit pas. On dirait qu’il a hâte d’arriver ; j’ai de la peine à le suivre. Mon sac d’école ballotte dans mon dos ; on entend qu’il n’y a pas grand-chose dedans : une règle, une plume à bec, une boîte de crayons de couleur Caran d’Ache. Jeudi dernier, je suis allé avec ma mère aux Galeries Vaudoises. Le sac, c’est moi qui l’ai choisi : il est rouge avec des lanières blanches, aux couleurs de la Suisse.

CE QU’EN PENSE LA CRITIQUE

« L'écrivain, poète et peintre Alphonse Layaz a atteint l'âge où les souvenirs se décantent. Et justement, il prend un plaisir communicatif à les laisser vagabonder et à les partager avec le lecteur. Le Tableau noir est un voyage au pays de l'enfance, un voyage dans le temps, dans les plis de la Broye fribourgeoise. » - Marlène Métrailler, Radio Télévision Suisse

A PROPOS DE L’AUTEUR

Alphonse Layaz est né à Fétigny, dans la Broye fribourgeoise en 1940. Il vit actuellement dans le Chablais. Très tôt, il mène de front plusieurs activités : journalisme, écriture, peinture.
Il est l’auteur de pièces radiophoniques, de romans, de recueils de nouvelles et de poésie.

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Seitenzahl: 134

Veröffentlichungsjahr: 2015

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« En ce qui me concerne, je crois que je répéterai volontiers devant les “trois religions du Livre”, le judaïsme, le christianisme et l’islam, le mot dédaigneux que se passaient sous cape les libres esprits du Moyen Age : “Les trois Impostures.” Et entendons-nous bien : je tire une douceur, et quelle fierté peut-être, de mes origines catholiques ; je ne serai pas tout à fait ce que je suis si l’atmosphère de la piété catholique ne m’avait pas atteinte enfant, ni si je n’avais plus tard tant aimé les cérémonies et les prières de l’orthodoxie. En pays musulman, ou dans les pays où l’islam a laissé sa trace, comme l’Espagne, j’ai senti l’austère grandeur musulmane. Et j’ai parlé plus haut de mon intérêt pour la mystique juive. L’imposture n’est pas dans les dogmes, les rites, les légendes, qui peuvent être admirables et nourrissants pour la psyché humaine, mais dans l’insolente assertion, trop souvent rencontrée dans ces trois groupes, qu’eux seuls sont pour ainsi dire en ligne directe avec Dieu. »

Marguerite Yourcenar in : Les Yeux ouverts(Editions du Centurion, 1980)

Vers quelles contrées le ciel souffle-t-il les nuages que les éclairs zèbrent à grands coups de feu ? L’obscurité prend d’un coup une après-midi lumineuse de la fin du mois d’août. On jette des seilles d’eau depuis les nues en furie et voilà que des grêlons boursouflent la pluie, saccagent les grappes de sureau dont les branches débordent sur la route. Les baies noires s’écrasent sur le gravier en taches mouvantes ; d’un pinceau volontaire, un enfant inonde de gouache sa feuille à dessin.

De son pas de porte, Germain m’adresse de grands signes : « Viens te mettre à la chotte ! » semble-t-il dire.

Il est très vieux, Germain, dans ce temps-là qu’on appelle simplement : « Dans le temps… » Une manière de désigner une époque lointaine sans en préciser la date. Le vieillard m’invite à pénétrer dans sa maison, pris peut-être de pitié de me voir boiter comme lui quand il monte à l’auberge communale, le dos voûté en branche d’arc et qu’il tire par devant lui sa jambe gauche percluse de rhumatisme. Sa main droite s’appuie sur une canne posée en oblique à chaque pas que la peine accompagne. Je ne sais rien de Germain ; il est vieux : voilà tout. Autrefois, il avait une femme ; j’étais trop petit pour m’en souvenir. Sans enfants, ils partageaient leur solitude. Veuf, Germain n’a plus rien à donner, ni à partager si ce n’est la misère avec d’autres âmes solitaires terrées dans la vieillesse et dans l’attente. Ma grand-mère Bertha dit : « C’est tous les jours la fin du monde pour quelqu’un. » Elle s’assied sur le bord de son lit et je vois bien qu’elle broie du noir d’encre avec ses pensées sombres qui « congestionnent son cœur. » Elle se verse un malaga – un demi-verre pour moi – enfile un tricot noir par-dessus son tablier à fleurs et s’en va. Au village, elle rend visite à Annie Helfer, une aussi vieille qu’elle, comme elle, ceinte de noir. Il m’arrive de l’accompagner mais pas toujours parce que je dois rester tranquille sur une chaise pendant qu’elles parlent, parlent des gens et des malheurs du monde, de la méchanceté de leur entourage familial, de leurs maladies supposées ou réelles.

Chez Germain, dès le seuil franchi, on avance à la manière des aveugles, tâtonnante. L’obscurité, que troue une fenêtre minuscule en surplomb d’un évier taillé à même la molasse dans le mur qui dessine à cet endroit une espèce de renflement, se disperse avec lenteur. L’œil commence à s’habituer. Là, on découvre deux tabourets à chaque extrémité d’une table, une planche que des bouts de ficelle appondus relient au plafond ; Germain y a disposé de la vaisselle dépareillée et des ustensiles de cuisine. Ailleurs, des victuailles sont posées à même le sol en terre battue, pêle-mêle des pommes de terre, des carottes, un litre d’huile de tournesol… L’humidité propage des odeurs de moisissure qui s’en prennent aux habits. Germain se penche sur le sol sans pouvoir taire la douleur que lui arrache ce mouvement pour s’emparer d’une pomme. C’est une pomme reinette dans sa belle robe jaune de soleil que viennent dissoner de fines bandes rouges. La nature a parfois la vulgarité des publicistes. Germain me tend le fruit aussi ridé que ses doigts sont déformés par la goutte ou l’arthrose. Je glisse la pomme dans la poche de mon pantalon et ça fait une bosse curieuse sur le haut de ma cuisse. J’en ai le fou rire.

– Tu ne la manges pas ?

– Plus tard.

Désinvolte et sans même un au-revoir, je m’enfuis avant qu’il n’entende mon gloussement qu’atténuent heureusement les derniers ronflements du tonnerre. La pluie a cessé ; le ciel est bleu et l’horizon du couchant se pare de couleurs plus violentes encore que celles de la pomme de Germain que je goûterai plus tard.

Deux hommes et une femme débouchent sur la route de Brit. On ne les a pas vus venir à cause d’une sorte de mamelon que fait le terrain à cet endroit-là. On voit d’abord la tête, puis le buste et les bras qui gesticulent et enfin le corps en entier au rythme des pas. Leur silhouette se détache sur un pan de ciel bleu ; le ciel s’efface à mesure qu’ils descendent et le chemin pose sa grisaille en toile de fond. On voit qu’ils sont chargés d’objets qu’ils tiennent de manière désordonnée, ces hommes et cette femme.

De son côté, le voyageur aperçoit d’abord le clocher de l’église au loin et, à portée de main, la demeure de Maxime, celle d’Edouard, le toit moussu de la cahute de Germain… tout un quartier de village enfin, où les maisons ont un toit Mansart avec la respectabilité des vieilles campagnardes coiffées d’un large chapeau à voilette et le corps revêtu d’une pelisse de bergère. A l’exception de celle de Germain, que vêt la pauvreté, ces maisons sont cossues et riches d’ancienneté ; ainsi les demeures d’Oscar Bersier et de Paul Vorlet avec un air de bien nées, comme des bourgeoises à la kermesse de l’église.

Les trois voyageurs prennent à travers champ, disparaissent sous le noyer de Jules Joye que la foudre a écimé et qui est un visage d’arbre auquel on aurait arraché une joue. En un rien de temps, les voilà devant notre maison avec tout un bataclan de jouets « confectionnés dans des camps » : cerfs-volants aux tissus joyeux comme des rires d’enfants, tourniquets aux hélices découpées dans des feuilles d’aluminium et qui prennent le vent à témoin avec des grincement de moulin, poules articulées qui se mettent à picorer des graines imaginaires dès qu’on les tire sur la route au bout d’une ficelle, des poupées de chiffon en paysannes à tablier bigarré, des animaux à l’air de vaches, de chevaux, d’ânes, en bois coloré. Les hommes parlent le russe, que la jeune femme blonde à pommettes saillantes traduit pour l’assistance. Les hommes sont grands et maigres, le corps flottant dans des vareuses grises comme en portent les soldats sur les routes du froid. La guerre est finie, les armistices signés et l’heure du départ a sonné. Ils montrent des photographies frangées de jaune où l’on voit une femme souriante comme quelqu’un qu’on fêterait, des personnes plus âgées qui sont les parents, des enfants, qui sont les leurs ou pas. Comment seront-ils reçus dans leur pays, eux qu’on déclarera déserteurs ?… Mon père parle des soldats polonais dans le canton des Grisons et de la crainte des gardiens pendant les repas de voir les couteaux de table se transformer en armes. Il avait toujours son mousqueton chargé à portée de main, explique-t-il comme quelqu’un qui sait des choses. Quelqu’un d’autre se rappelle des spahis qu’on avait enfermés dans le bâtiment de l’école de Surpierre, une commune dont dépend Praratoud où une maison a pris feu après le bombardement des avions anglais qui croyaient frapper « une usine de Lucens parce qu’elle travaillait pour les Allemands ». Privées de leurs hommes en service sous les drapeaux, des femmes indigènes « comme des chiennes en rut » allaient chercher un peu d’affection et de plaisir dans la fréquentation de ses spahis qui ont le soleil sur la peau, de l’envie noire dans les regards et qu’on avait vus parader en ville quelques jours plus tôt, sur des chevaux à l’allure de coursiers.

Fragile, le tintement de la petite cloche s’égaye et s’égare dans les airs ; à elle seule, elle annoncerait la mort d’un enfant. On se consolerait, en s’accrochant à la religion : « Un ange est monté au paradis. »

A la voix frêle du début s’unit maintenant la cloche moyenne ; à elles deux, elles disent qu’une femme s’en est allée… Une vieille, une jeune, une épouse, une vieille fille ?…

Voilà que la grosse cloche, avec la gravité de son timbre, se mêle aux deux premières pour annoncer la mort d’un homme.

– Qui est parti ?…

– C’est probablement Germain…

– On ne savait pas de quoi il vivait… De quoi est-il mort ?

Ce questionnement, c’était il y a deux jours ; aujourd’hui, on l’enterre le pauvre Germain qui était vieux mais rien ne pouvait laisser prévoir un départ si rapide. Les hommes s’attardent sous le porche au contraire des femmes qui pénètrent dans l’église sans s’arrêter, un chapelet à la main qu’elles égrèneront en attendant la cérémonie. Sur les lèvres, on peut lire les Je vous salue Marie. Le porche résonne des commentaires des uns et des autres :

– Il y a trois jours, je l’ai encore croisé devant l’auberge…

– Il allait de son pas mal assuré sans regarder ni à gauche ni à droite.

On le revoit pousser la porte de l’Auberge communale, s’installer à la petite table ronde qu’un pied unique en laiton tient en équilibre et que flanque un poêle à bois, l’hiver à la recherche d’un peu de chaleur, les autres saisons par accoutumance et pour dire aux autres : « Voilà ma place ! » La patronne lui apporte le journal « La Liberté » où il consulte en priorité la page des morts comme tous les vieux, et un canon d’Algérie. Il a reçu sa rente de l’Assurance des Veufs et des Survivants et ce jour-là, il se permet une prodigalité : « Thérèse, encore un verre ! » Ce sont les seules paroles que la journée offre à sa solitude. Même ces quelques mots d’exception, il les taira à jamais, le vieux Germain que la Faucheuse a coupé sec il y a deux jours. Germain pour qui la rente de l’AVS avait grandement amélioré le sort. Comme chez tous les vieux qu’on regarde maintenant avec les yeux de l’intérêt et que l’on est moins pressé de conduire au cimetière. Mais pour Germain, personne ne regrettera son départ, Germain qui apparaît dans une dernière vision terrestre, couché dans son cercueil dont on a cloué le couvercle ce matin. Pendant deux jours et deux nuits, on s’est relayé à son chevet malgré le sommeil qui alourdit les paupières quand l’été adoucit l’atmosphère, malgré les travaux. On regarde une dernière fois le visage de Germain que la mort a « figé dans la sérénité éternelle » pour que la mémoire en fixe les traits comme une photographie. A son souvenir, on a un petit pincement au cœur. On le voit encore marcher sur la route, le dos voûté et sa jambe gauche qui fait un cercle devant lui à chaque pas. L’attend un ballon d’Algérie qui est le vin des travailleurs.

Au-dessus de l’armoire, une pomme s’est recroquevillée, jetant dans l’air une odeur de pourriture.

François dirait : « On se croirait dans la chambre de Zizi »

François est simple d’esprit. Un souffle de liberté, une tocade agitent son cerveau ?… Il fauche compagnie au personnel de l’hôpital psychiatrique de Marsens, une seule idée en tête : retourner dans son village. Se déroule alors un voyage sinueux d’une semaine, sur trente kilomètres qui peuvent en devenir plus d’une centaine. Dans les fermes, il a nourriture et gîte : un quignon de pain, un morceau de gruyère, un verre de rouge et la nuit tombée, la compagnie chaude des vaches au bout de l’étable sur un peu de paille qu’on a rajoutée. Quand les travaux des champs laissent quelque répit, on l’invite à la table familiale ; il lui faut du temps pour toute chose : gestes décousus, paroles extravagantes, discours enflammés qu’il adresse aux humains et aux bêtes avec la même conviction. A l’hôpital, ils se mettent à trois ou quatre pour le déshabiller et le savonner dans son bain. « Ils me frottent à la brosse à rizette », se plaint-il. L’eau et le savon sont chez lui des objets d’effroi que seul « Belzébuth a pu créer dans son cerveau maléfique. »

Au sortir des étables le matin, les femmes prennent pitié de sa frilosité et, au moment du départ, il ajoute un gilet ou un veston par-dessus la couche qui l’emmitoufle déjà.

Ainsi vagabonde François de village en village et de ferme en ferme jusqu’à la passerelle qui enjambe la Broye à Brit. Dernier obstacle de son parcours chahuté, il est de taille celui-là et François prend très au sérieux les différentes étapes de son franchissement. A commencer par les trois marches qui depuis le chemin permettent d’atteindre le tablier de l’ouvrage. François prend du recul, évalue la distance, réfléchit la tête penchée en avant, crache dans ses mains à la manière des bûcherons avant la cognée, s’élance, n’y arrive pas. Il répète la manœuvre et… Miracle ! Le voilà sur la passerelle accrochée à des filins d’acier. Ces derniers sont arrimés à des piliers de maçonnerie sur chaque rive, une installation qui a la fâcheuse tendance à vibrer au moindre mouvement, au grand désespoir de François qui y voit, là encore, une invention du diable. Alors, il revient sur ses pas, recommence la manœuvre. Une fois, deux fois… dix fois. Il est au milieu de la passerelle ; son regard croise en contrebas le bouillonnement des eaux. Le pauvre de bondir, de reculer d’un mètre, d’en gagner deux, de reculer d’autant, d’avancer de nouveau… Il est en sueur, s’éponge le front avec un grand mouchoir à carreaux rouge et blanc sorti de l’une de ses multiples poches et qu’il étale devant lui avec cérémonial ; il se met à genoux, s’assoit, inspecte la rivière d’amont en aval, regarde devant puis derrière… Après quelques heures de tentative, de soubresauts, d’élans brisés, d’espaces grignotés à la distance et à la peur, il se redresse, franchit les deux derniers mètres sans encombre, lève la tête et les deux bras au ciel comme s’il voulait embrasser les nuages qui paressent au-dessus de lui et comme s’il voulait remercier la Sainte Vierge dont il garde toujours dans son porte-monnaie, l’image pieuse de sa représentation.

Sur la route de Ménières, je vois débouler quelqu’un – un homme, une femme ? – qui se bat contre je ne sais quoi. A la manière d’une personne que poursuivrait une guêpe et qui, apeurée, se mettrait à gesticuler comme un diablotin qu’on aspergerait d’eau bénite. Mais, c’est François… Je reconnais François :

– François !…

Je suis le premier à le voir à l’entrée du village, juste après l’écriteau : Fétigny.

– François arrive… François arrive…

J’aurais dû le reconnaître tout de suite à sa manière de marcher ; ses bras martèlent sa poitrine au rythme de ses pas pour montrer son contentement ; ses jambes chaloupent tant qu’à le regarder trop on pourrait avoir le mal de mer. Au fur et à mesure qu’il s’approche, on distingue ses cheveux d’un jaune indéfinissable, hirsutes comme les pointes d’un balai de ramoneur. Mû par une mécanique fantaisiste, le mannequin se meut de façon désordonnée : François est un épouvantail à moineaux qui s’est mis en marche.

Son arrivée ne passe pas inaperçue ; les enfants accourent de partout, chahuteurs, irrévérencieux… Marie-Claire, du haut de ses quatre ans, de sa voix de piccolo :

– Tu pourrais nous chanter les vêpres ?…

Alors, cérémonieux, François de s’arrêter, de faire mine de chercher l’inspiration les yeux plantés plus hauts que les nuages, au-delà de notre entendement. Il faut d’abord qu’il s’embrille. Ses doigts parcourent le clavier d’un orgue imaginaire, pincent les cordes d’une harpe pour s’élancer enfin dans les airs. Il lance de sonores : Froute, Froute… jusqu’au moment où l’accord lui semble parfait.

– Dixit Dominus, domino meo…