8,49 €
Peut-on décrire notre monde mécanique, addictif, fou ou amoureux en quelques vers ? C’est ici que le pari est pris. De la rime à la prose, parlons des hommes, de leurs addictions, de leurs amours sous toutes ses formes, de leurs blessures, de l’art qui nous transcende et de toutes ses vérités.
À PROPOS DE L'AUTEURE
CAM est une passionnée d’écriture depuis qu’elle sait tenir un crayon. Grâce à la poésie, elle joue avec les mots pour décrire tout ce qui l’entoure. Sous sa plume, elle dessine un monde qui doit sans cesse se réinventer, c’est sa manière de crier sa colère, sa joie et son amour pour ce milieu éphémère.
Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:
Seitenzahl: 23
Veröffentlichungsjahr: 2023
CAM
Les Hommes, l’amour et l’art
Recueil
© Lys Bleu Éditions – CAM
ISBN : 979-10-377-9393-5
Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant aux termes des paragraphes 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, sous réserve du nom de l’auteur et de la source, que les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information, toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (article L.122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
À Jean-Baptiste, Adélaïde, Victoire et Mathilde
À ma famille
À mes amis
Et à tous ceux qui ont cru en mes rêves
Le monde va mal. Pollution, guerre, famine, maladie. Le genre humain continue le « progrès ». Un progrès qui n’a pas amené plus de civilisation, mais plus de barbarie. Cette idée n’est pas de moi, elle n’est de personne, mais elle est partout. Ce n’est pas une idée en réalité, c’est un constat. Voilà pourquoi j’écris ; pour montrer l’absurdité de notre monde qui croit au post-humain, qui voit loin, là-haut dans les étoiles, ou en bas dans l’infiniment petit, alors qu’il suffit juste de se regarder en face, dans les yeux, pour se voir maintenant.
Dressés fièrement sur la colline aux vents
Les géants blancs aux bras tournants
Produisent la foudre et les éclairs
Qu’ils transmettent aux habitants.
Sur les maisons, les grands carrés noirs
Engloutissent la lumière solaire
Qui rayonne encore le soir,
Dans les maisons qu’ils éclairent.
Et voyez dans le ciel, ces monstres d’acier,
Qui du levant au couchant, ne font que passer
Crachant le feu sous leurs ailes blanches
Et la fumée sillonnant la voûte éthérée.
Les yeux rivés sur le verre hypnotisant,
Ces enfants de l’an deux mil
Ne vivent qu’en travers ces écrans ;
Écrans de verre, écrans tactiles.
Dans ces villes coulées d’or et de béton,
Peuplées de païens, de voleurs, de débiles,
Et nos soldats bardés de fer, lestés de plomb,
Attendent les ordres l’esprit docile
De ces dieux dorés aux pieds d’argiles,
Sans morale ni religion
Puissance aux poings fragiles,
Qui font du monde notre prison.
Les hommes sont devenus fous
Brigands au nom de dirigeants
Dans un royaume dissout,
Ils gouvernent par l’argent
Un peuple parasite,
Dans un asile empirique
Qui un jour fera faillite,
Par ses discours politiques.
Et tous les hommes des nations,
