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"Les sonorités d’une vie" est un assemblage de vers chargés de tristesse, de remords et d’amertume. Ce recueil dépeint un pessimisme profond et un mal-être palpable. Il reflète les états émotionnels d’une personne en lutte contre ses démons, une personne qui, à force d’être témoin des maux du monde, finit par s’en imprégner et sombre dans le désespoir, perdant toute foi en elle-même et en l’humanité. Pour elle, la mort devient la seule échappatoire à l’enfer de l’existence.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Cheikh Mouraby Cisse a découvert la poésie étant enfant, et en grandissant, il s’est rendu compte que ses sentiments étaient partagés par une grande majorité, c’est pourquoi il a décidé de partager ses écrits. Il utilise la poésie pour exprimer ses sentiments et se connecter avec ses lecteurs, sans promouvoir de doctrine ou d’idéologie, créant ainsi une expérience littéraire plaisante.
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Seitenzahl: 32
Veröffentlichungsjahr: 2024
Cheikh Mouraby Cisse
Les sonorités d’une vie
Recueil
© Lys Bleu Éditions – Cheikh Mouraby Cisse
ISBN : 979-10-422-1038-0
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Ce fut hier point aujourd’hui, demain m’est inconnu
Faits et méfaits je ressens malgré le temps le parfum de la colère
Ce fut dépassé mais point éphémère le moment présent m’importe plus
Mal et mal il n’est point de douceur en tout cela
L’été fut glacial les couleurs furent incolores
La joie je vous assure n’était qu’amertume
Seul dans mon bonheur triste parmi vous
Différent de moi différent de vous qui suis-je
Alors que mes paires distinguent le noir du blanc moi je prends sommeil
Je crée je façonne à mon image votre monde
À travers le sourire trompeur que je vous expose
Ceci n’est point des plus plaisants je vous assure
Devoir tourner pour retirer un couteau denté
Le poignard dans mon cœur je préfère le garder
Le sang qui en coulera après extraction souillerait mon âme
Des peines j’en ai eu les cicatrices elles sont nombreuses
Une vie d’éternel affligé pour une joie ensanglantée
L’anticonformisme de mes idéaux me pousse à un silence
Alors pour soulager un être incompris ne voulant s’expliquer
Je chuchote, je murmure, je vous calomnie sur mes écrits
Me voilà seul, au tour, un océan de larmes noires
La solitude de mon esprit ne me réjouit guère
Mais que faire quand c’est dans celle-ci que je retrouve mon bonheur
J’écris avec la plume de la vérité les mensonges du diable
Fils d’Adam de naissance, nullement différent de Lucifer
Voyez en cette œuvre une automutilation
Comme dit plus haut ce n’est point plaisant
Le jour se lève-t-il ou la nuit perdure-t-elle
Un chapitre où il n’y est peint le bleu du ciel
Un livre à l’encre noire de tristesse
Des pages monotones vides de toute allégresse
Je traverse ce désert d’idées fait de dunes sableuses en émotions
Ou depuis peu ne s’est abattu aucune goutte d’affection
Au loin je perçois les êtres que jadis j’ai aimés mais ce n’est que mirages
Et me caresse le vent sec et brutal de votre éphémère passage
Dans l’antre de mon âme je déverse les larmes de mon être
Un être affligé dans son intérieur et maquillé pour bien paraître
Le domaine de mon cœur depuis ne fut éclairé par aucune lueur de bonheur
Et pour ainsi dire, se sont érigés en maître des lieux doutes et peurs
Peu longtemps je vécus dans des lieux où je ne fus point soucieux
Et ainsi me satisfaisait le premier sourire trompeur d’un déchu ange
Et au fil des années mon ressenti devint plus clair et je vis mieux
À l’heure disparaître est la seule chose qui me démange
J’ai de volonté propre meurtri en moi toute bonté
Et pris résolution, ce désert hypocrite, tout seul l’affronter
Et par votre sang souillé j’abreuvais le démon qui vit jours
Et par son vécu ne cessera de grandir votre traumatisme jour après jour
J’écris en prose rien de rythmique dans cette vie
J’exprime mon mal comme me le dicte mon cœur
Je ne perçois plus je ne ressens plus, juste le vide
