Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
L’intégration des femmes noires, et par extension, des mamans noires, dans la société est un échec cuisant en France.
Elles sont très peu présentes dans l’espace public français : au cinéma, dans les magazines et en politique. On peut les compter sur les doigts de la main. Connaissez-vous plusieurs comédiennes noires, des livres dont les héros sont noirs ? Dès lors, comment élever un enfant dans un environnement où la « diversité » est loin d’être une priorité ?
Ce livre est un début de réponse. Les réponses aux questions que les femmes noires peuvent se poser pendant leur grossesse, ainsi qu’à l’arrivée de bébé : comment prendre soin des vergetures sur sa peau noire ? Comment s’occuper de soi quand on est enceinte ? Peut-on se défriser les cheveux lorsqu’on attend un bébé ? Est-ce le moment de passer au big chop ? Et bien d’autres choses encore !
Comment faire pour que son enfant noir célèbre au mieux ses différences ?
La France est le pays européen où les noirs sont les plus nombreux et, pourtant, une partie de cette population reste invisible : les femmes, les mamans.
Il est temps de changer les choses, non ?
Ce livre-témoignage sur l'intégration est aussi une réflexion sur l’utilité d’aborder le racisme avec sa progéniture.
EXTRAIT
Est-ce qu’on a plus de difficultés, de problèmes quand on s’inscrit dans une maternité et que l’on est une femme non blanche en France ? Pour ma part, je dirais que non, mais tout dépend de la situation de la future mère : sans-papiers, jeune mineure, primoarrivante, malade, migrante…
J’ai tendance à croire que j’aurais été perçue différemment si j’avais été femme de ménage avec un accent prononcé et voilée, de surcroit.
En fait, comme pour toutes les interactions que nous sommes amenées à avoir, que ce soit à l’école, dans le monde du travail, avec les institutions étatiques, ou avec la boulangère du coin de la rue, nous pouvons être l’objet de microagressions, de racisme pur et simple, ou plus largement d’un racisme systémique.
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
Un témoignage superbement livré, je ne suis pas forcément adepte du genre littéraire mais quand le sujet est important et aussi bien écrit on ne peut qu'apprécier. Je recommande cette lecture à toutes les femmes, vous allez vous reconnaître toutes dans ce récit. -
May Lee, Blog The love book
Un livre qui a le mérite de soulever un problème ignoré et méconnu sous le ton de l’humour l’auteur fait passer des messages et donne des conseils utiles. Que vous soyez noire, blanche, asiatique, musulmane , athée, catholique, juive ça vous parlera forcément. Utile. -
Blog Rêvez livres
À PROPOS DE L'AUTEUR
Diariatou Kebe, la trentaine, est une jeune maman et blogueuse active.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 150
Veröffentlichungsjahr: 2017
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
© La Boîte à Pandore
Bruxelles – Paris
http ://www.laboiteapandore.fr
La Boîte à Pandore est sur Facebook. Venez dialoguer avec nos auteurs, visionner leurs vidéos et partager vos impressions de lecture.
ISBN : 978-2-39009-139-4 – EAN : 9782390091394
Toute reproduction ou adaptation d’un extrait quelconque de ce livre par quelque procédé que ce soit, et notamment par photocopie ou microfilm, est interdite sans autorisation écrite de l’éditeur.
Diariatou Kebe
Maman noire et invisible
À mon père, à ma mère et à ma mère,
À BS et MS,
À mes sœurs, à mes frères,
À mes neveux et nièces,
À ma famille tout entière,
À ceux qui nous ont quittés, que la Terre leur soit légère.
Tu seras un Homme mon fils,Un homme noir,Pas un black,Pas un nègre,Pas un négro,Pas un renoi,Tu seras fort, beau et puissant,Tu seras intelligent, descendant d’une longue lignée,Tu seras la continuité de nos traditions familiale, de nos cultures,Ta couleur de peau sera un frein pour certains,Un obstacle pour d’autres,Ne chavire pas, sois juste toi,Tu n’auras pas à être fier de ta peau, sois juste toi,Tu seras celui que tu as décidé d’être et non pas,Celui que l’on veut que tu sois,Trace-toi même ton chemin,Tu ne seras pas moins Africain qu’un autre,Tu ne seras pas moins Français qu’un autre,Tu seras un citoyen, un républicain.
Tu seras, je l’espère, un homme sage.
Tu seras un homme avant tout avec ses qualités et ses défauts,
Tu seras mon fils.
Introduction
« La France a, en ce début du XXIe siècle, un rendez-vous majeur avec elle-même, avec ses idéaux. Le sort qu’elle fait à ses minorités sera l’un des grands révélateurs de sa capacité à se montrer à la hauteur de l’enjeu, et il est de taille, car il s’agit de savoir si la France est, si elle peut vraiment être, le territoire de la liberté, de la fraternité, de l’égalité. »
Léonora Miano, écrivaine
Je voulais écrire le livre que j’aurais aimé lire quand je suis tombée enceinte.
Celui qui aurait pris en compte mes particularités en tant que femme noire : mes cheveux, ma peau, mon corps, mon bébé noir et français. Je pensais bêtement qu’après plus d’une centaine d’années de présence en France, les livres sur la grossesse et la maternité (à défaut des magazines et des médias) seraient inclusifs. Un exemple tout bête : comment s’occuper des vergetures quand on a la peau foncée ? J’avoue n’avoir rien trouvé...
Peut-être ai-je mal cherché, je ne sais pas. J’ai été très frustrée, déçue, et triste aussi.
Le constat est sans appel : les femmes noires sont invisibles en France. Pouvez-vous citer plus de cinq actrices noires ? Connaissez-vous plusieurs journalistes, auteurs femmes et noires, ou mêmes de présentatrices télé ? En plus d’être sous-représentées partout, nous faisons l’objet de clichés racistes offensants, dégradants et discriminants.
Nous ne nous voyons nulle part. Nous n’existons pas.
On m’a souvent dit que la grossesse et la maternité étaient des événements qui se vivaient de la même façon, que l’on soit une femme noire ou une femme blanche ; élever un enfant aussi, et cela j’en conviens, je n’ai aucun doute là-dessus. Mais je me suis posé énormément de questions pendant cette période, et depuis la naissance de mon fils, je ne cesse de m’en poser encore : que ce soit autour de la construction de son identité, de son développement personnel, mais aussi sur moi-même et ma capacité à élever mon fils dans un monde blanc.
Je n’y avais jamais pensé. Avant de tomber enceinte, à aucun moment je ne me suis demandé comment j’allais faire. Le racisme, la xénophobie, l’islamophobie envers moi ? J’ai grandi dedans, je l’ai vécu et je le vis toujours aujourd’hui : qu’importe après tout, on n’y peut rien. Et un lundi d’octobre 2010, vers midi, la sage-femme a posé sur moi ce petit bout de vie qui a fait basculer mon monde. À travers moi, il est le fruit d’une histoire bien plus grande que celle qui nous a réunis, nous, ses parents. Il est la continuité, il est lui et il est noir aussi.
Je suis maman, responsable du devenir de mon petit bout d’homme, responsable matériellement (et qu’est-ce que ça coûte !), mais aussi et surtout, responsable des valeurs que je lui transmets.
Alors voilà, il va arriver un moment où je devrai expliquer à mon fils pourquoi il va galérer à l’école, pour trouver du travail, un appart, ou pourquoi il va subir des contrôles au faciès.
Comme la plupart des personnes noires de son entourage en somme.
Depuis quelque temps, le climat ne cesse malheureusement de se dégrader. C’est un racisme décomplexé de la part de nos dirigeants, des médias, qui donnent envie de vomir tant leur façon de traiter les sujets qui fâchent est clairement orientée.
La France est mon pays : je suis noire et je le vis très bien, merci. La France est également le pays de personnes aux origines aussi diverses que variées, et qui le vivent très bien.
Nul besoin de nous parler d’intégration, ou d’assimilation : j’aime ce pays comme j’aime le pays de mes origines. Aucune incompatibilité. Je suis un mix de deux cultures qui sont toutes les deux importantes à mes yeux, je ne cherche pas à rejeter ou à privilégier l’une ou l’autre, les deux sont conciliables.
Je n’ai pas envie que mon fils soit vu et traité comme un citoyen de seconde zone.
C’est le racisme dont mon fils pourrait faire l’objet qui me fait très peur. Je ne pourrais pas lui éviter les peines, les frustrations de la vie, mais la question du racisme et des discriminations reste à mes yeux quelque chose d’inévitable et cela me peine. Nous sommes au XXIe siècle et certes, toutes les luttes pour plus d’égalité ont fait avancer les choses, mais la parole de celui qui vit le racisme est bien trop souvent remise en question.
Comment vais-je l’aider à réagir face à ce type de comportement ? Avant d’arriver à cette interrogation, je me suis demandé comment on pouvait élever un enfant en lui inculquant la haine de l’autre. Ces gens qui déroulent allègrement leurs thèses ouvertement racistes, islamophobes voire xénophobes, leur « rentrez chez vous », ont peut-être – voire sûrement – des enfants, n’est-ce pas ? Je pense que c’est ce qui m’effraie le plus, parce que si moi je transmets mes valeurs, quelles sont celles qu’ils transmettent, eux, à leur descendance ?
J’ai grandi avec des personnes d’origine et de confession différentes : Ivoiriens, Maliens, Marocains, Algériens, Vietnamiens, Chinois, musulmans, chrétiens, juifs, bouddhistes, etc.
Pour moi, la diversité est une force.
J’ai appris, j’ai partagé, j’ai aimé être en contact avec des gens différents. Cela m’a aidé à briser mes propres idées reçues, mais aussi à être celle que je suis aujourd’hui.
Je ne veux pas que mon fils et mes nièces subissent une quelconque discrimination du fait de leur couleur de peau ou de leur sexe, mais j’aurai beau prier pour que cela n’arrive pas, cela arrivera, je le sais. Être rejeté de la sorte, je vous jure que ça fait mal, très mal. C’est pourquoi je veux leur apprendre à démonter intelligemment un discours raciste, je veux leur apprendre à recouper des sources et montrer les faits, rien que les faits. Je veux qu’ils soient capables de prendre du recul pour mieux rebondir. Je veux qu’ils soient FORTS et qu’ils puissent avoir autant que possible l’aide dont ils pourraient avoir besoin pour surmonter les difficultés.
S’il est évident que l’apprentissage de l’égalité homme/femme doit commencer à l’école, je crois que parler de tolérance, de diversité, de race (même si le mot n’est plus inscrit dans la constitution et que, biologiquement, il n’existe qu’une seule race, la race humaine, je parle ici de racisation dans le sens où, sociologiquement, le groupe auquel j’appartiens subi des discriminations du fait de critères socialement construits), parler du respect de l’autre quelle que soit sa couleur de peau, son origine, devrait également faire partie de cet apprentissage. Évidemment, les choses ont évolué et les cours d’éducation civique introduisent petit à petit des sujets tels que la discrimination et l’égalité, mais cet enseignement est limité. Lorsque je vois dans la presse que dans une école corse, des enseignantes ont été menacées pour avoir voulu faire chanter à leurs élèves un couplet de la chanson « Imagine » de John Lennon en arabe, je me dis que l’école a encore beaucoup de choses à faire pour déconstruire les idées préconçues transmises par la famille, la première à pourvoir à l’éducation.
Voici donc un guide non conventionnel autour de la grossesse et de la maternité ainsi qu’une réflexion sur la façon d’élever un enfant noir.
1re partie : 9 mois, c’est long
1.Toutes les grossesses sont uniques et différentes, tout comme les accouchements.
2.Les nausées et les hormones sont des connasses.
3.Les vergetures aussi.
4.Être enceinte n’est pas une maladie (ah oui alors pourquoi je suis toujours chez le médecin, hein, pourquoi ?).
5.On ne mange pas pour deux, on mange mieux !
6.Tes cheveux et ta peau seront MAGNIFIQUES (ou pas)
7.Tu vas en chier ou voir la vie en rose avec des licornes qui chient des paillettes de couleurs.
8.Chacun aura son avis sur ton ventre : ton entourage, tes collègues, ta famille, ta boulangère, et même la cousine de la sœur du facteur (et certains voudront même le toucher !).
9.Tu oublies des choses, tu mets ta brosse à dents au frigo et les yaourts dans la salle de bain ? Pire, tu te lèves pour aller travailler un jour de congé ? Ne t’inquiète pas, c’est le SNU : Syndrome du Neurone Unique, c’est normal !
10.Répète après moi : I AM THE MASTER OF MY UTERUS1 !
1. Je suis le maître de mon utérus !
ou comment la maternité et les toilettes, c’est vachement lié quand même
Au début, on doute. On se demande ce qui se passe avec notre corps : fatigue, nausées, seins qui tirent sur les côtés... On va sur Doctissimo et Doctissimo nous répond : symptômes de grossesse ou cancer, au choix ! Et puis on lit que le symptôme le plus annonciateur d’une grossesse est l’absence de règles… Après avoir douté arrive le temps de l’attente, et finalement, l’achat du test de grossesse !
Ça commence par un pipi sur un bâtonnet en plastique. Étonnamment, la maternité et les toilettes sont très liées. Il va se passer énormément de choses dans cette histoire et la première, c’est le test de grossesse, LE pipi du reste de ta vie.
Oui avant ça, il y a la conception, l’amour de deux êtres, ou l’aide de la médecine, ou alors l’adoption, oui c’est vrai, mais on en arrive toujours à la même finalité (sauf pour l’adoption, évidemment) : tu es enceinte !
En même temps, si tu me lis, c’est que c’est déjà le cas, ou alors, tu l’envisages très sérieusement. Ou peut-être as-tu déjà des enfants ? Ou alors, la réflexion sur l’invisibilité des femmes noires t’intéresse. Dans tous les cas, je commence par le début : la grossesse !
Donc, félicitations ! En route pour neuf mois de pur bonheur ! Enfin, bonheur… Je ne sais pas si on peut vraiment parler de bonheur, si c’est réellement le terme approprié ; pour certaines, c’est le cas, j’en suis sûre, mais malheureusement, pas pour tout le monde.
D’ailleurs, tous les livres que j’ai lus pendant ma grossesse avaient un trait commun : ils étaient loin de la réalité, et parfois même à des années-lumière ! Oh, bien sûr, les conseils et informations médicaux sont toujours les bienvenus, mais soyons sérieux, pas plus de deux minutes…
On y parle souvent de gêne passagère, de désagréments, d’irritabilité, d’humeur changeante, pour décrire ces petites et grandes choses qui sont franchement désagréables pendant la grossesse.
Mais il serait faux de résumer cette période à de simples incommodités. Non, toutes les femmes n’ont pas la grossesse facile avec le cheveu soyeux et la peau magnifique ; non, tu ne vas pas gentiment t’asseoir dans un champ de fleurs en caressant ton bidon toute la journée avec une musique douce en fond. Depuis le temps, si c’était aussi simple qu’une publicité, cela se saurait !
En réalité, tu vas prendre le métro, le RER, le bus, malgré tes nausées, et aller bosser comme tout le monde. Certains livres te diront de lever le pied, de te reposer – c’est important, certes —, mais dans la société actuelle, est-ce que tu as vraiment le choix ? Eh bien non, il va falloir concilier grossesse, temps de transport et de boulot, plus oumoins long, et pénibilité du travail... bref, la vraie vie quoi !
Le pipi du reste de ta vie, donc, t’embarque pour neuf mois de patience et plusieurs passages aux toilettes, tu vas voir ! Un nouveau quotidien s’offre à toi : la fatigue, les nausées, les sentiments bizarres et le retour de la nausée, les seins sensibles, les odeurs décuplées (tu as l’impression d’avoir un super pouvoir !) ou alors, tu es enceinte et rien, aucun symptôme, LA chance.
Tu vas voir ton médecin pour confirmer ta grossesse par une prise de sang (eh oui, même si le pipi sur le bâtonnet te l’a dit !) : gynécologue, médecin généraliste ou sage-femme. Souhaite la bienvenue à tes nouveaux meilleurs amis !
C’est à ce moment-là qu’on va te parler de SA et SG et d’autres termes jusqu’alors absents de ton vocabulaire. Et surtout, c’est à partir de là qu’on va te demander la date de tes dernières règles, et la question va revenir souvent, très souvent…
On récapitule :
–Date des dernières règles : C’est cette date qui est le point de départ de la première semaine d’aménorrhée (SA)
–Ovulation : 15 jours à peu près c’est le début de la grossesse ce que les médecins appellent SG : semaine de grossesse
–Dès le premier jour de retard des règles, tu peux faire le test de grossesse !
Aparté
Certains aiment à dire ô combien la maternité est l’accomplissement ultime d’une femme. Je ne le pense pas, je pense que l’on peut être femme de différentes façons, et l’une d’elles est d’être une femme et une mère. Ce que je sais, c’est que j’ai le droit de disposer de mon corps comme je le veux, aux autres de respecter mes choix. Facile à écrire, c’est vrai. Surtout dans un monde où l’injonction à la maternité reste forte. Mais on peut être une femme sans avoir d’enfants, ni même en vouloir. D’ailleurs, qu’est-ce qu’une femme ? Je n’ai jamais réussi à répondre à cette question.
Bon à savoir : La déclaration de grossesse (le début du marathon administratif)
Les frais liés à la grossesse sont pour la plupart remboursés. Pour que cela soit effectif, il faut la déclarer auprès de l’assurance-maladie. En général, pendant le deuxième mois de grossesse, il faudra te soumettre à cette obligation administrative qui te permettra de bénéficier de tes droits.
Concrètement, avant la quatorzième semaine, ton médecin va te fournir un formulaire avec trois volets numérotés. C’est la déclaration de grossesse remplie par le médecin et qui a lieu (en général) lors de la seconde visite prénatale.
Et c’est parti pour le marathon administratif…
S’il y a trois volets numérotés, c’est parce qu’ils ne vont pas au même endroit : les volets n° 1 et n° 2 vont à la Caisse d’allocations familiales (CAF) et le volet n° 3 va à la Caisse primaire d’assurance-maladie de la Sécurité sociale (CPAM), accompagnés de tes trois derniers bulletins de salaire.
Conseil 1 : garde une trace de tout ce que tu envoies surtout et procure-toi une belle pochette ou un classeur souple. Je suis précise : il faut qu’il soit souple parce que tu vas devoir le trimballer un peu partout ! En effet, on va te poser les mêmes questions, et éventuellement te redemander tel ou tel document, donc le plus simple, c’est de les avoir tous sous la main.
Conseil 2 : le fait de déclarer ta grossesse administrativement ne t’oblige en aucun cas à annoncer ta grossesse à ton employeur. Tu peux donc choisir le moment auquel tu l’annonceras. Annoncer sa grossesse au travail, quel qu’il soit, peut être très stressant. C’est désolant, mais c’est comme ça : on a bien sûr toutes en tête les histoires de placardisation, de déclassement ou de harcèlement. Tu peux donc choisir le moment auquel tu l’annonceras. De même, tu n’es pas obligée de préciser ton état lors d’un entretien d’embauche, mais tu dois prévenir au plus tôt afin de conserver de bonnes relations avec ton employeur et lui permettre de préparer ton remplacement pendant ton congé de maternité.
De plus, à partir du moment où la grossesse peut être médicalement constatée, et que tu l’as annoncé, tu deviens un salarié protégé : tu ne peux pas faire l’objet d’un licenciement. Et tu peux bénéficier d’aménagements particuliers : entre autres, tes horaires, ou une chaise mise à disposition si tu es debout toute la journée (certaines caissières par exemple).
Pour annoncer ta grossesse de façon formelle : tu trouves le bon moment, tu révises ton speech, et tu en parles à ton supérieur direct sans culpabiliser !
Encore une fois, facile à écrire, mais plus dur à vivre. Nous sommes d’accord, ce n’est pas normal et c’est scandaleux qu’encore aujourd’hui, une femme ait « peur » d’annoncer son état de grossesse à son employeur.
Des papiers, des papiers, encore des papiers
