Manon Lescaut (Édition résumée) - abbé Prévost - E-Book

Manon Lescaut (Édition résumée) E-Book

Abbé Prévost

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Beschreibung

Manon Lescaut raconte la passion dévastatrice du chevalier Des Grieux pour Manon, depuis l'enlèvement initial et les fortunes rapides à Paris jusqu'aux escroqueries, aux emprisonnements (Saint-Lazare, la Salpêtrière), puis à la déportation en Louisiane, où la fuite à travers les sables mène à la mort de Manon. Prévost agence un récit-mémoire enchâssé dans les Mémoires d'un homme de qualité: voix confessionnelle, tempo nerveux, art du pathétique et de l'ellipse. Entre libertinage et sensibilité naissante, l'ouvrage conjugue réalisme des bas-fonds, casuistique morale et gravité tragique, tout en dialoguant avec le roman picaresque et la tradition galante. Abbé Prévost (Antoine-François Prévost d'Exiles), moine défroqué, soldat et voyageur en Angleterre et aux Provinces-Unies, connaît autant les salons que les couvents. Entre retraite et monde, ses démêlés avec la censure (édition 1731, remaniements) et sa fréquentation de la littérature anglaise nourrissent une observation aiguë des passions et une morale nuancée. Je recommande ce roman à qui s'intéresse à la naissance du roman moderne et aux contradictions du désir, de l'honneur et de l'argent. On y trouve une prose claire, un narrateur faillible et une scénographie saisissante; un classique des Lumières, précieux pour l'étude du libertinage, de la sensibilité et des techniques narratives. Quickie Classics résume avec précision des œuvres intemporelles, préserve la voix de l'auteur et maintient une prose claire, rapide et lisible – distillée, jamais diluée. Suppléments de l'édition enrichie : Introduction · Synopsis · Contexte historique · Biographie de l'auteur · Brève analyse · 4 questions de réflexion · Notes de l'éditeur.

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Veröffentlichungsjahr: 2026

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Abbé Prévost

Manon Lescaut (Édition résumée)

Édition enrichie. Roman épistolaire du XVIIIe: amour tragique, sacrifice et passion, séduction et désespoir, le destin du Chevalier Des Grieux contre l'ordre social
Introduction, études, commentaires et résumé par Raphaël Leroy
Édité et publié par Quickie Classics, 2026
EAN 8596547890706
Quickie Classics résume avec précision des œuvres intemporelles, préserve la voix de l’auteur et maintient une prose claire, rapide et lisible – distillée, jamais diluée. Suppléments de l’édition enrichie : Introduction · Synopsis · Contexte historique · Biographie de l’auteur · Brève analyse · 4 questions de réflexion · Notes de l’éditeur.

Table des matières

Introduction
Synopsis
Contexte historique
Biographie de l’auteur
Manon Lescaut
Analyse
Réflexion
Notes

Introduction

Table des matières

Au cœur de ce roman brûle la lutte implacable entre une passion qui réclame tout et un monde qui compte, mesure et juge, jusqu’à faire vaciller l’âme entre désir, honneur et survie, où l’ivresse des élans se heurte à la dureté des calculs, où l’exigence de liberté se mêle à la peur du scandale, et où chaque serment, arraché par l’émotion, se trouve aussitôt menacé par la pénurie, le soupçon et l’inconstance, comme si aimer signifiait marcher, les yeux ouverts, sur la ligne étroite qui sépare l’espérance d’un effondrement annoncé.

Œuvre de l’Abbé Prévost, Manon Lescaut, également connue comme l’Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut, paraît en 1731, au début du XVIIIe siècle, insérée dans le cycle des Mémoires et aventures d’un homme de qualité. Roman-mémoires emblématique, il conjugue confession, récit d’aventures et peinture morale, dans un cadre ancré dans la France de l’Ancien Régime. L’architecture narrative associe un narrateur-cadre et la voix d’un jeune homme qui raconte sa propre histoire, offrant au lecteur la double perspective du témoin et de l’acteur. Cette composition, à la fois classique et novatrice, prépare une exploration serrée des affects et des déterminismes sociaux.

L’intrigue se déploie à partir d’un hasard décisif: le narrateur fait la connaissance d’un gentilhomme ébranlé, qui lui confie le récit d’un attachement né d’un éclair et devenu principe unique de vie. Au centre, deux jeunes gens s’aimant avec une intensité qui déborde les convenances se heurtent aux hiérarchies, aux attentes familiales et à la pression constante de l’argent. La prémisse, simple et irrésistible, tient à la manière dont une passion absolue engage une succession de choix incertains, de départs précipités et de promesses fragiles, sans jamais perdre de vue la tension entre idéal amoureux et réalités implacables.

L’expérience de lecture tient d’une confession haletante et d’un carnet de route émotif: la voix à la première personne, précise et mobile, alterne aveux, justifications et élans de lucidité. Prévost privilégie une prose claire, rapide, ponctuée de brusques accélérations et de pauses réflexives, qui place le lecteur dans une proximité troublante avec la conscience du narrateur. Le ton conjugue ferveur, scrupule moral et mélancolie, sans surcharge oratoire, de sorte que la tension dramatique naît autant de la sincérité des sentiments que de la logique des circonstances. La narration demeure ainsi à la fois intime, nerveuse et rigoureusement conduite.

Les thèmes qui structurent le roman se nouent autour du conflit entre désir et ordre social, éclairé par la place décisive de l’argent dans les existences. L’amour y apparaît comme une force qui libère et asservit, qui exige loyauté et invention, mais se heurte aux nécessités matérielles, aux réputations à préserver et aux statuts à défendre. La mobilité, l’inégalité et la fragilité des positions dominent, tout comme la puissance des apparences et l’auto-illusion. À cela s’ajoute une méditation sur la mémoire et le récit: raconter, c’est tenter de comprendre, de se juger et de se racheter, tout en affrontant l’opacité de soi.

Cette histoire, située au début du XVIIIe siècle, parle encore vivement aux lecteurs d’aujourd’hui parce qu’elle met à nu des tensions inchangées: la valeur accordée au rang et au paraître, l’emprise des contraintes économiques sur l’intime, la difficulté d’agir librement lorsque le choix se rétrécit. Elle montre comment l’amour se négocie au milieu de rapports de force, de dettes et de regards collectifs qui fabriquent la réputation. Elle interroge aussi la responsabilité individuelle face au vertige du désir, et la façon dont la sincérité peut cohabiter avec l’aveuglement. Par cette lucidité, le roman éclaire nos propres contradictions affectives et sociales.

S’il demeure une référence, c’est que Manon Lescaut unit une architecture narrative efficace à une acuité psychologique rare. Par son dispositif de roman-mémoires, il construit une zone d’incertitude où l’aveu éclaire autant qu’il dissimule, et où la leçon morale ne se sépare jamais de l’empathie. Situé entre héritage classique et émergence d’une sensibilité nouvelle, il annonce des formes romanesques attentives aux mouvements de l’âme. Sa force tient enfin à sa capacité de faire sentir le prix des choix, le poids des circonstances et la fragilité des volontés. Ainsi, il propose une interrogation durable sur ce que signifie aimer et se connaître.

Synopsis

Table des matières

Manon Lescaut, ou Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut, est un roman de l’abbé Prévost, publié en 1731 au sein d’un cycle de mémoires fictifs. L’ouvrage se présente comme le récit rétrospectif d’un jeune noble, transmis à un narrateur voyageur, et s’inscrit dans la France du début du XVIIIe siècle. Il explore le conflit entre passion et raison, l’attrait du luxe et les contraintes sociales. À travers une voix à la fois confessionnelle et analytique, le livre met en scène la naissance d’un attachement absolu et les compromis qu’imposent la pauvreté, l’honneur familial et la surveillance morale d’une société inégalitaire.

L’histoire s’ouvre sur la rencontre décisive du chevalier des Grieux et de Manon, jeune femme promise au cloître. La fulgurance du désir l’emporte sur les projets tracés par les familles et l’institution religieuse. Les deux amants s’éloignent précipitamment du cadre protecteur qui les retenait et s’installent ensemble, portés par un idéal d’amour exclusif. Cette impulsion inaugure une trajectoire où l’élan affectif prime sur la prudence, posant d’emblée le dilemme central: faut-il obéir aux normes et à l’intérêt, ou suivre une inclination qui refuse tout calcul? Le récit prend pour moteur cette tension fondatrice, qui ne cessera de se rejouer.

À la faveur de cette union, un quotidien fragile s’organise. L’absence de ressources et la rupture avec l’appui familial placent le couple dans une dépendance immédiate à l’argent. L’enthousiasme des débuts se heurte aux coûts de la vie, aux loyers, aux dettes naissantes. Manon montre un goût affirmé pour le confort et l’éclat, non par cynisme affiché, mais par attrait naturel pour une existence plus gracieuse. Des Grieux, partagé entre générosité et appréhension, cherche des moyens d’entretenir cet horizon. L’arrivée d’un parent de Manon, Lescaut, introduit des perspectives de soutien pécuniaire et des liaisons mondaines dont l’ambiguïté s’avérera déterminante.

Le cercle des salons et des plaisirs attire bientôt les protagonistes vers des expédients hasardeux. Sous l’influence d’alliés intéressés, des Grieux s’essaie à la table de jeu, tandis que des protecteurs fortunés se montrent sensibles à l’éclat de Manon. La ligne de partage entre secours et compromission devient floue, et la solidité du lien amoureux est éprouvée par la pression matérielle. Une première rupture de leur vie commune, plus subie que décidée, marque un infléchissement: le sentiment demeure intact, mais les moyens de vivre ensemble se dérobent. À partir de là, chaque tentative d’ascension sociale accroît la précarité morale et juridique.

Face aux secousses du monde, une voix de répit s’élève par l’entremise de Tiberge, ami fidèle de des Grieux. Il propose des ressources, un accueil et une réorientation vers une vie réglée, fondée sur l’étude et la piété. Le chevalier oscille entre ce rappel à l’ordre et l’appel d’une passion qu’il juge indéfectible. Les exhortations de Tiberge donnent à la narration sa dimension argumentative: elles invitent à peser le coût d’une liberté sans garanties et celui d’une vertu sans joie. Le protagoniste tente à plusieurs reprises de rompre avec l’engrenage, sans pouvoir ni vouloir sacrifier le lien premier.

Lorsque reviennent les retrouvailles, elles se nouent dans un contexte de surveillance accrue. Les autorités, sollicitées par des familles ou par des créanciers, interviennent pour corriger des conduites jugées déviantes. S’ensuivent des mesures de contrainte qui entendent réformer les mœurs autant que sanctionner les délits. Les amants découvrent la force d’un ordre social où police, institutions religieuses et intérêts particuliers se relaient. Captations, détentions temporaires et mises à l’écart jalonnent dès lors leur parcours. Le roman montre comment l’amour, dès qu’il s’affranchit des circuits légitimes du mariage et de la fortune, devient lisible comme trouble public et appel d’air à la répression.

Pourtant, une volonté de relance s’affirme. Désireux de quitter les intrigues et les expédients, le couple vise une existence plus droite, fondée sur le travail et la discrétion. Cette résolution ouvre un espace d’espoir et de sincérité où chacun tente de renoncer à la brillance trompeuse. Mais les dettes passées, les jalousies et l’attention d’adversaires malveillants rendent fragile tout projet de stabilité. Chaque pas vers l’honnêteté réactive les surveillances et les rancunes. La tension dramatique se concentre alors sur le choix entre prudence stratégique et transparence absolue, tandis que la possibilité d’un foyer apaisé demeure à la fois tangible et menacée.

Un enchaînement de décisions et de poursuites fait basculer le récit dans une épreuve de plus grande ampleur. Le couple, rassemblé au prix de périls, affronte une recomposition brutale de son horizon de vie. Le déplacement, la perte des repères et l’exposition à des règles nouvelles obligent à réévaluer priorités et loyautés. Sans détailler les péripéties, le roman met à nu l’endurance des protagonistes, la puissance des affects et le poids des contraintes administratives. Les scènes d’adversité redoublent la question centrale: jusqu’où l’attachement justifie-t-il des actes qui engagent la liberté, l’honneur et l’avenir de chacun?