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"Méditations sur les berges de la Louéssé - De la Louéssé à la Loire, juste un pas" est un recueil qui explore page après page une poésie authentique, libre, limpide, dense, vierge et parsemée de musicalité. Sous un style accessible à tous, le poète magnifie l’amitié, dénonce la fourberie. Il s’insurge tantôt contre le colon, tantôt contre les tyrans au pouvoir.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Jean Didier Magnangani se sert de la poésie comme d’une passerelle pour sortir du mutisme afin d’aller vers l’autre. À travers elle, il voyage dans son passé, se projette dans l’avenir et extériorise ses sentiments. Il est auteur de "Cris du cœur - en vain ou dans le Vin, peu importe j’ai dit", "Le Coq du Voyageur chante" et "Le silence du vide ou le vide du silence".
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Seitenzahl: 41
Veröffentlichungsjahr: 2024
Jean Didier Magnangani
Méditations
sur les berges de la Louéssé
De la Louéssé à la Loire,juste un pas
Recueil
© Lys Bleu Éditions – Jean Didier Magnangani
ISBN : 979-10-422-1102-8
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Résilience, thérapie et élan patriotique
Pour le commun des mortels, la probabilité est minime pour un grabataire physique et/ou spirituel de garder allumer les lampions de l’espérance. Ipso facto, de nombreux grabataires abdiquent. De moult manières, d’aucuns optent pour empoisonner leur propre existence. Il y en a qui s’enlisent dans l’anxiété jusqu’à l’extrémité, débouchant au suicide ou à l’euthanasie.
En revanche, d’autres trouvent une ancre (un ancrage) et s’y attachent, bon gré mal gré. Jean Didier Magnangani est, à mon regard, de la carrure de ces rarissimes personnes à la foi titanesque, héroïque. Dans la lignée de ces personnalités d’exception, je pourrai citer Nelson Mandela, le prisonnier atypique, devenu président de l’Afrique du Sud, la nation arc-en-ciel. Et dans l’écosystème littéraire, je citerai Tchicaya U Tam’si, le père de notre rêve, le fameux rêve de la « Congolie », notre République des lettres.
L’auteur de ce recueil de poésie, Méditations sur les berges de la Louéssé, est Jean Didier Magnangani. Je me souviens encore, comme si c’était hier, des visites que je lui ai rendues, il y a environ une décennie, à Pointe-Noire pendant qu’il livrait une féroce bataille contre la maladie, qui l’avait quasiment paralysé.
Je lui rendis ces visites en ma qualité de leader de la section de Pointe-Noire du Cercle Biblique Evangélique (CBE) dont il demeure membre, comme moi. Au cours de ces moments, il ne manquait pas de me faire mention de ses manuscrits, sachant que j’étais en ligne de mire des écrivains congolais de la nouvelle génération.
Un laps de temps après, il put, par la grâce de Dieu, se retrouver en France. Il foula le sol hexagonal, non pas comme un exilé politique. Non plus comme un migrant, en quête d’un eldorado. Mais plutôt comme un malade par le truchement d’une évacuation sanitaire pour des soins médicaux adéquats qu’il poursuit avec endurance jusqu’à ce jour.
S’il avait débarqué à Paris et s’il jouissait de la mobilité de ses jambes, la Ville lumière et la Seine seraient probablement son centre de gravité. Cependant, c’est la ville d’Orléans qui l’a accueilli et lui a offert l’hospitalité. Là, il découvre la Loire. Or, ce fleuve bordant la ville d’Orléans, a (aux yeux de notre poète) une similitude avec la Louéssé, cet autre fleuve qui borde les pays de Mayoko, Mossendjo, localités de la République du Congo qui ont vu naître et grandir, Jean Didier Magnangani. Son rapport à la Loire devient un catalyseur qui déclenche la réminiscence de son enfance, bercée par le cliquetis du flux de la Louéssé, sa Louéssé natale.
Ainsi écrit-il dans la première strophe du poème intitulé « De la Loire à la Louéssé » :
« Assis aux bordures de la Loire, les souvenirs de ma Louéssé natale m’envahissent
De ma mémoire ces souvenirs me reviennent
De ma mémoire, la distance et le temps n’ont rien effacé ».
Il n’est pas superflu de reconnaître qu’une myriade de kilomètres sépare la Loire de la Louéssé ; Orléans de Tsinguidi et Mossendjo ; la République française de la République congolaise. Cela plonge le poète, sans nul doute, dans une nostalgie. Nonobstant cette mélancolie, il ne manque pas de conserver son élan patriotique, resté inoxydable. Par conséquent, il apporte sa pierre à l’édifice national. Dans le poème titré, « La congolaise », il revisite l’hymne national de son pays, en faisant une sorte de commentaire composé. Il clame alors, dans l’avant-dernière strophe de ce poème :
« Un grand bonheur a surgi…
Bonheur ? Tous rêvent de ce bonheur
Tous veulent ce bonheur de vivre dans son pays
Bonheur et fierté d’appartenir à son pays
Bonheur de savourer les revenus de ses richesses
Bonheur où dans les hôpitaux plus de tristesse
Où dans les écoles plus de paresse
Où dans les administrations plus de largesse
Bonheur d’être égaux devant la loi… »
