Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Figure discrète de l’Évangile, Joseph est pourtant un saint dont l’action dans nos vies peut être très puissante. La tendresse et le soin de ce père adoptif sont extrêmement concrets, du moment qu’on se remet à lui avec une totale confiance.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 80
Veröffentlichungsjahr: 2020
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Jacqueline Deswaef
Merveilles de saint Joseph
Photo couverture : © Maison Saint-Joseph, Namur (Belgique)
Conception couverture : © Christophe Roger
Composition : Soft Office (38)
© Éditions Emmanuel, 2020
89 bd Auguste-Blanqui – 75013 Paris
www.editions-emmanuel.com
ISBN : 978-2-35389-788-9
Dépôt légal : 4e trimestre 2019
Préface
Je suis arrivé à la maison Saint-Joseph en septembre 1993. J’y fus accueilli par toute une équipe dont faisait partie Jacqueline, auteur de ces beaux fioretti de saint Joseph.
Vous allez voir et goûter la profonde dévotion de Jacqueline à saint Joseph, et son amoureuse connivence avec le saint patron de l’Église universelle.
Jacqueline nous entraîne par des voies tout aussi concrètes qu’étonnantes, qui lui ont appris, de saint Joseph lui-même, une totale confiance et l’assurance en sa paternelle intercession. C’est à peine croyable !
Et pourtant, oui, saint Joseph est à l’œuvre lorsqu’on souhaite se mettre au service du Seigneur et faire sa volonté. Jacqueline nous partage ici le merveilleux chemin par lequel elle a été conduite par saint Joseph, modèle d’obéissance, à l’abandon filial.
Cette dévotion, cette amitié, cette connivence avec saint Joseph, Jacqueline les a reçues comme un don, très jeune, enfant même. Son témoignage nous invite à nous laisser surprendre agréablement par la manière dont le Seigneur développe ce sens spirituel de la communion des saints pour le plus grand bien de tous. On perçoit que c’est une œuvre ecclésiale. Sachons nous en émerveiller au cours de notre lecture. Car le saint patron de l’Église universelle, en son intercession, ne reçoit pas du Seigneur de faire les choses seul.
Jacqueline laisse ainsi percevoir que le couple choisi par Dieu pour être le gardien des mystères du salut, Joseph et la Vierge Marie, continue en leur amour conjugal, à porter du fruit. En découvrant ces merveilles de saint Joseph, on discerne aussi l’action délicate et discrète de la Vierge Marie, révélée par son époux. Saint Joseph répond d’ailleurs toujours avec humour à la demande de Jacqueline, de signer le fruit de son intercession par Marie, son épouse.
J’ai été, moi-même, initié à la dévotion à saint Joseph par Jacqueline. Je lui en suis très reconnaissant. À n’en point douter, par cette nouvelle qu’elle nous fait le plaisir de nous livrer, vous y serez aussi !
Dès mon arrivée à la maison Saint-Joseph – qui accueille des jeunes pour vivre une année de discernement en vue du sacerdoce avec la communauté de l’Emmanuel –, je découvre cette belle maison. Les travaux se terminent. Ou plutôt, nous les terminons en peignant les chambres du troisième étage. Une belle manière de débuter l’année ensemble !
Nous sommes dix-neuf jeunes et nous avons besoin de temps en temps de nous déplacer. Il nous faut donc un minibus. Jacqueline, intendante de la maison, nous demande de prier saint Joseph. Encouragés par quelques témoignages qu’elle nous livre à propos de la puissance d’intercession de saint Joseph, je me lance dans l’aventure. Quel n’est pas mon étonnement lorsque très vite, Jacqueline nous annonce que saint Joseph a répondu. Il nous suffisait pour recevoir ce minibus, d’attendre la plaque d’immatriculation. Saint Joseph, fidèle à lui-même, a laissé à son épouse, le soin de nous offrir ce cadeau qui a pu assurer nos migrations. Cette plaque contenait pour seules lettres (et dans l’ordre !) NDR, qui a tout de suite résonné comme « Notre-Dame du Rosaire ». On a très vite compris l’appel de saint Joseph : « Priez dans le cœur de mon épouse. » Un chapelet ornait le rétroviseur intérieur et on ne manquait pas de le saisir pour méditer les mystères de Notre Seigneur.
C’est ultimement à l’adoration que saint Joseph souhaite nous conduire. Vous êtes prévenus ! Le témoignage de Jacqueline à ce propos sera certainement aussi pour vous l’un des plus remarquables du livre. Je vous laisse le découvrir ; vous serez passionnés.
J’ai passé dans cette fameuse maison Saint-Joseph, trois ans comme séminariste (1993-1996), et huit ans (2009-2017) comme prêtre, responsable de la maison. J’y ai fait l’expérience que saint Joseph, reçu par Jacqueline comme saint patron de la maison dans une suite d’événements qui vous émerveillera, est avant tout un maître spirituel. Qui mieux que saint Joseph peut nous garder et nous faire grandir spirituellement ? Il a été un adorateur silencieux du Verbe de Dieu fait chair et il nous conduit sur ce chemin pour notre plus grand bonheur. Vous serez initiés par ce livre à un compagnonnage avec le vicaire du Père ; demandez-lui cette grâce de devenir un adorateur en esprit et en vérité (Jn 4, 23-24). Saint Joseph saura être très concret aussi pour ces « choses » (spirituelles), et avec humour, toujours !
Vous l’avez compris, tout au long de ce livre, Jacqueline nous fait découvrir comment saint Joseph sait prendre soin, avec beaucoup d’affection, de ceux qui se confient à lui.
Ce récit est un bel écho à la parole que le pape François a adressée à toute l’Église au cours de la messe solennelle d’inauguration de son pontificat (19 mars 2013). Le fait de prendre soin, de garder, demande bonté, demande d’être vécu avec tendresse. Dans les évangiles, saint Joseph apparaît comme un homme fort, courageux, travailleur, mais dans son âme émerge une grande tendresse, qui n’est pas la vertu du faible, mais au contraire, dénote une force d’âme et une capacité d’attention, de compassion, de vraie ouverture à l’autre, d’amour. Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, de la tendresse !
Jacqueline, tu as eu la force, dans une belle simplicité, de nous dévoiler un précieux secret de famille. Tu nous encourages, avec audace, à nous confier à l’intercession de saint Joseph, pour nous engager sur ces chemins providentiels de la bonté et de la tendresse ! Merci !
En la solennité de saint Joseph de l’année 2019,
Thierry Quelquejay Prêtre de la Communauté de l’Emmanuel
Saint Joseph, maître de la vie intérieure, apprends-nous à vivre au quotidien dans l’intimité de Jésus et de Marie et dans l’abandon confiant à l’Amour de Dieu le Père.
Saint Joseph, protecteur de la famille de Nazareth, nous te confions l’avenir de nos familles. Qu’elles soient des foyers d’accueil et d’amour. Aide-nous dans l’éducation chrétienne de nos enfants.
Saint Joseph, modèle des travailleurs, nous te confions notre travail quotidien, qu’il contribue au bien-être de tout homme. Aide-nous à l’accomplir en esprit de service. Nous te prions pour toute personne à la recherche de travail.
Saint Joseph, gardien fidèle de l’Église, à qui Dieu a confié la garde des mystères du salut, inspire les chrétiens d’être des témoins fidèles de l’Évangile, toujours et partout, au cœur du monde si douloureusement en quête de fraternité et de paix. Amen
cardinal léon-joseph suenens
À toi, saint Joseph, mon guide, et à vous, mes chers petits-enfants
Depuis de nombreuses années, vous m’entendez parler de saint Joseph et l’invoquer en toutes circonstances. Je ne voudrais pas que plus tard, vous vous disiez « Jacqueline aimait beaucoup saint Joseph », sans en connaître les raisons et que, de ce fait, cela n’aille pas plus loin.
Saint Joseph m’accompagne depuis ma plus tendre enfance. J’ai eu une vie difficile, mais ce n’est pas le cœur de mon propos. Je vous dis cela simplement pour que vous sachiez qu’il a toujours été à mes côtés. Et même si, à certaines étapes de ma vie, je l’ai un peu abandonné, il m’a appris la Fidélité. C’est pourquoi je ne voudrais pas continuer ce petit livre sans vous raconter les circonstances de ma rencontre avec lui et l’origine du grand amour que je lui voue.
Tout a commencé grâce à une petite sœur des pauvres qui s’appelait sœur Gudule. Elle faisait partie de la communauté des petites sœurs des pauvres,fondée par Jeanne Jugan, et du « Home » (maison pour personnes âgées indigentes) qu’elles tenaient à Ostende, en Belgique. À cette époque-là, nous habitions rue de Paris avec ma famille, à Ostende également, et je voyais régulièrement sœur Gudule car tous les mois, elle venait, accompagnée d’une autre sœur, frapper à notre porte pour mendier pour leurs vieillards. Comme nous étions huit enfants, elles voulaient toujours saluer tous ceux qui étaient présents et prendre un moment avec chacun. On l’aimait bien.
Nous avons dû quitter notre maison pendant la guerre, mais nous y sommes retournés dès qu’elle s’est terminée, en 1945. J’avais alors 7 ans.
Le 19 mars 1945, les petites sœurs des pauvres avaient invité toute notre famille à venir fêter, avec l’ensemble de la communauté et les personnes âgées, la fête de saint Joseph. La veille, nous nous rendîmes au « Home » avec Maman pour aider à décorer la salle des fêtes, à mettre le couvert pour le goûter du lendemain et préparer bien d’autres choses…
Mais une fois sur les lieux, sœur Gudule dit à Maman : « Madame, demain il n’y aura pas de fête, car nous n’avons plus rien à donner à manger à nos vieillards. »
Ma mère, qui avait une grande foi, proposa à la petite sœur d’invoquer saint Joseph. Et nous voilà dans l’entrée, tous à genoux pour réciter le chapelet, devant la statue de saint Joseph. J’ai encore devant les yeux l’image de la petite sœur Gudule (elle ne mesurait pas plus d’un mètre cinquante-cinq) debout sur une chaise, suspendant au cou de saint Joseph un sac en toile de jute en disant : « On te demande de le remplir. »
Nous ne devions pas être très avancés dans la récitation du chapelet, car cela ne m’avait pas paru très long, lorsqu’on sonna à la porte. C’était le boulanger qui apportait un sac de farine, du sucre, du beurre, des œufs et peut-être encore d’autres choses dont je ne me souviens pas.
