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Avant ces "Exercices spirituels", il y a eu "Peindre en liberté", où des millions, non, des dizaines de lecteurs ont trouvé le genre de peinture qu'ils avaient envie de voir, mais surtout de faire. Sur le blog du même nom, "Peindre en liberté", beaucoup d'internautes découvrent chaque semaine un réservoir d'idées de peinture où la poésie, la réflexion, l'humour et surtout la modestie dialoguent avec la technique pour éveiller en chacun ses capacités personnelles d'imagination les plus insoupçonnées. Dans ce nouvel ouvrage, "Exercices spirituels", c'est le même état d'esprit qu'on retrouve, mais appliqué à la peinture d'Yves Desvaux Veeska. Textes et images choisis nous embarquent dans un parcours de vingt-six ans de création qu'il résume à sa manière : "J'aurais préféré être un pommier et faire des pommes, mais je suis peintre alors je fais des peintures." On saisit rarement ce qu'Yves Desvaux Veeska veut dire, mais on comprend souvent quelque chose d'autre qui peut toujours servir.
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Seitenzahl: 51
Veröffentlichungsjahr: 2020
Peinture et composition numérique n°1871-1889-1863 — 09/2012
Graine de peinture germée n°164 — 10/2008 — Peinture sur papier 10 x 15 cm
Exercices spirituels ?
Qu’apporte la peinture ? Faut-il l’écrire ?
Mouvement, lenteur, puis immobilité.
Peintures maison
Exercices spirituels / 1
Chercher la simplicité
J’aurais préféré être un pommier et faire des pommes
L’ennui ?
Le silence, la lenteur et la solitude
Des explications
Epilogues provisoires
Peintures pour qui ? Pour quoi ? Pour où ?
Peintures avec bonnes résolutions
La Fondation Veeska
L’herbe pousse toute seule
La Fondation Cartier, la Fondation Louis Vuitton, la Fondation Veeska ont l’honneur de.
Brève exposition de 12h à 12h03
Je ne vous invite pas à une exposition de peintures
J’essaierai encore
Holzo, beauté et santé
Graines de peinture
Peintures chimériques
Peintures avec soin ?
Message
Légèreté
La bonne cosse
Peintures habitées
Indéchiffrable
Du calme
Ile de Pré Britenne
Innocentes peintures
Biographie expresse
Pourquoi faire de la peinture ?
Appareil à mesurer la bienveillance du regard
Peinture sur toile 65 X 50 cm, n°1312 — 01/2001— Coll. Christian et Caroline Auriach
Depuis quelques années, je donne à mes expositions de peinture ce titre prétentieux : Exercices spirituels. Prétentieux, peut-être, mais sincère. En relisant mes textes de présentation de ces expositions, j’ai relevé des mots que j’employais souvent :
Matière : quand je fais de la peinture, ce n’est pas avec des idées, même pour réaliser des « exercices spirituels ». Je fais de la peinture avec de la peinture. De la pâte, des outils pourvus de manches et de poils. Et je suis attaché à la consistance physique de chaque peinture, aussi unique qu’une personne peut l’être dans une famille, attaché à sa présence d’objet fabriqué patiemment à la main et qui n’existe qu’une fois.
Lenteur : il est difficile d’être lent, et pire encore d’aimer être lent, dans un monde dominé par le pouvoir de la vitesse. Aller vite pour aller où ? Produire vite et beaucoup pour qui, pour quoi ? Certains savent, moi pas. Alors je peins lentement, et j’aspire à peindre de plus en plus lentement, comme un voyageur qui préfère aller à pied qu’en avion, surtout pour se rendre au fond de son jardin (intérieur). Les personnes rapides et efficaces suivent leur nature, et moi la mienne : quand on se croise, on se plaît aussi.
Ordre : « l’ordre est le plaisir de la raison, mais le désordre est le délice de l’imagination » (Claudel). J’aime les deux, et le jour autant que la nuit, l’hiver autant que l’été.
Paix : la paix, chacun la recherche, mais elle est souvent au-delà d’une guerre à gagner contre ses désirs contradictoires. Je suis loin de la victoire, mais je m’efforce de faire des peintures paisibles et posées pour m’en rapprocher.
Inconnu : j’ai choisi de montrer dans ce recueil quelques dizaines de peintures parmi les centaines que j’ai faites, les milliers que je n’ai pas faites, les millions que je n’aurais pas pu faire. Derrière chaque peinture, on peut imaginer leur présence.
Maison : mes peintures sont ma maison, là où je vous reçois quand vous venez les voir. Maison avec jardin secret, autant de pièces que de peintures, beaucoup de chambres d’amis.
De haut en bas, peintures sur papier 1997
21 x 15 cm : n°1005 (Brouillon du Taj Mahall, coll. F. Machu) - n°1007 (Avocat sur la plage avec effet de manche à air, coll. M.N. Delouche) - 50 x 35 cm : n°1025 (Coupe et nœuds, coll. M. Grinman)
Familier : d’un tableau à l’autre, des formes familières réapparaissent. Si ma peinture est ma maison, le lieu où j’habite, son contenu n’est pas bouleversé régulièrement car je n’aimerais pas cela.
Métaphysique : comme l’ordre et le désordre, le jour et la nuit, la métaphysique cohabite agréablement avec les choses familières et matérielles, et leur fait bien comprendre qu’un rien les sépare de l’abstraction pure.
Simplicité : des ronds, des carrés, des triangles, des rayures, des images élémentaires. Je cherche une peinture facile à exécuter, facile à regarder. Mais elle n’est pas toujours facile à concevoir.
Plaisir : pourquoi éprouve-t-on du plaisir à peindre, à regarder certaines peintures ? C’est aussi un plaisir de ne pas répondre à cette question devant chaque peinture que l’on regarde ou que l’on fait.
Humain : certains travaillent au fond des mines, d’autres à la Bourse, ou élèvent des porcs en batterie, ou haranguent des foules. De ces différentes activités, on peut trouver certaines plus humaines que d’autres.
Jeu : existe t-il un jeu sans règle du jeu ? Une peinture sans règle de peinture ? Une règle de peinture que personne ne comprend ? Des peintures que personne ne sait voir ?
Silence : même quand on s’approche tout près, une peinture n’émet aucun son. C’est une de ses qualités. Quand on fait du bruit ou quand on parle devant une peinture, cela peut la gêner.
Solitude : une peinture est un objet solitaire qui accepte les spectateurs solitaires.
Rencontre : une peinture est un objet solitaire qui peut renoncer à sa solitude pour former un couple avec un spectateur.
10 octobre 2001
De haut en bas, peintures sur papier 1996 / 1997
21 x 15 cm : n°1013 (Petit chaperon jaune à la socquette noire, coll. L. Arvis) - n°1031 (Peinture en forme de poire, coll. F. Michaud) - 50 x 35 cm : n°1001 (Peinture mesurée)
1994 en décembre, exposition à la mairie de Saint-Mandé
Elle apporte ce qu’à d’autres la philosophie, la prière, le yoga ou les jeux télévisés apportent. Un intrus s’est glissé dans cette phrase.
