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Réunit et commente des textes se rapportant à Polycarpe, évêque de Smyrne au IIe siècle : une lettre qu'il lui fut adressée par Ignace d'Antioche, deux lettres de Polycarpe aux chrétiens macédoniens de Philippes, et le récit par des chrétiens de Smyrne de son martyre.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Polycarpe, né vers 70 et mort (brûlé vif) soit en 155 ou 167, était un disciple direct de l'apôtre Jean et second évêque de Smyrne (aujourd'hui Izmir en Turquie)
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Seitenzahl: 69
Veröffentlichungsjahr: 2022
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Polycarpe de Smyrne
Imitateur du Christ
Dans la collectionLa Manne des Pères
– Athanase d’Alexandrie, Vie d’Antoine
– Augustin d’Hippone, J’ai soif de toi,prédication sur les Psaumes (extraits)
Couleurs des bandeaux de la collection
rouge: IIesiècle
vert: IIIesiècle
jaune: IVe-Vesiècle
Envoi de manuscrit ou de projet audio :
Saint-Léger éditions
1, chemin des pièces Bron
49260 Le Coudray-Macouard
02 41 67 79 30
Polycarpe de Smyrne
Imitateur du Christ
Collection dirigéepar Sœur Marie Ricard, Bénédictine de Martigné-Briand (49)
© Saint Léger éditions, 2014.
Tous droits réservés.
Nombreux sont nos contemporains qui découvrent avec plaisir les Pères de l’Église.
Grâce à leurs écrits, leurs prédications, c’est la foi chrétienne qui est nourrie.
Il n’est donc pas surprenant que cette étude engendre un vrai bonheur chez tous ceux qui l’entreprennent,
en même temps qu’elle participe à un accroissement de leur témoignage dans le monde d’aujourd’hui.
Je me réjouis profondément de cette traduction rendant accessibles au plus grand nombre
ces textes essentiels de notre patrimoine spirituel. Je forme tous mes vœux pour la fécondité de cette entreprise.
Angers, le 24 septembre 2014
+Emmanuel Delmas
évêque d’Angers
L’éditeur remercie très fraternellement
Mère Céline osb, prieure des Bénédictines de Martigné-Briand (49) et le Père Jean-Pierre Longeat osb, président de l’Alliance Inter Monastiques (92)
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Polycarpe de SmyrneTexte source
Ignace d’Antioche, Polycarpe de Smyrne (texte grec)
Sources chrétiennes n° 10 – Présentation et traduction par Pierre-Thomas Camelot op – Cerf, 1958
La traduction retenue ici a été faite par un moine d’En-Calcat et une moniale de Dourgne – Présentations par sœur Marie Ricard, osb
Le français fondamental
Il ne s’agit nullement de « français facile », d’une langue au rabais, pour des personnes peu lettrées. « Il faut entendre par français fondamental un ensemble de mots et de structures grammaticales simples ». Au sens strict, le français fonda-mental ne dépasse pas 1500 mots ; au sens large il peut atteindre 3500 mots.
Ce n’est pas une langue, c’est un niveau de langue, établi à partir d’études statistiques sur le français parlé et écrit, mis au point par des chercheurs de haut niveau. Selon l’aire culturelle et le milieu auquel les textes s’adressent, il faut ajouter à ces mots un stock de mots complémentaires, ou « vocabulaire spécialisé ».
Les phrases sont calquées sur la respiration, donc brèves. Elles doivent être propres à la lecture publique. La traduction doit faire apparaître avec toutes ses nuances le contenu intégral du texte d’origine.
Gn Genèse
Ex Exode
Lv Lévitique
Nb Nombres
Dt Deutéronome
Jos Josué
Jg Juges
Rt Ruth
1 S I Samuel
2 S II Samuel
1 R I Rois
2 R II Rois
1 Ch I Chroniques
2 Ch II Chroniques
Esd Esdras
Ne Néhémie
Est Esther
Jb Job
Ps Psaumes
Pr Proverbes
Ecc Ecclésiaste
Ct Cantique des cantiques
Is Isaïe
Jr Jérémie
Lm Lamentations
Ez Ézéchiel
Dn Daniel
Os Osée
Jl Joël
Am Amos
Ab Abdias
Jon Jonas
Ha Habaquq
So Sophonie
Ag Aggée
Za Zacharie
Ml Malachie
Mt Évangile selon Mattieu
Mc Évangile selon Marc
Lc Évangile selon Luc
Jn Évangile selon Jean
Ac Actes des apôtres
Rm Romains
1 Co I Corinthiens
2 Co II Corinthiens
Ga Galates
Eph Éphésiens
Ph Philippiens
Col Colossiens
1 Th I Thessaloniciens
2 Th II Thessaloniciens
1 Tm I Timothée
2 Tm II Timothée
Tt Tite
Phm Philémon
He Hébreux
Jc Jacques
1 P I Pierre
2 P II Pierre
1 Jn I Jean
2 Jn II Jean
3 Jn III Jean
Jd Jude
Ap Appocalypse
Abréviations des livres de la Bible
Abréviations francophones les plus utilisées des livres de la Bible.
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Repères historiques
Le temps des apôtres,« époque apostolique »
Première communauté : JÉRUSALEM
Extension missionnaire
fondation de l’Église d’Antioche (Syrie) (Actes des apôtres 11,19-26)
Asie Mineure
Grèce (l’Évangile passe en Europe) (cf. Actes des apôtres 16,9)
ROME (la Lettre aux Romainstémoigne de l’existence d’une cité importante, mais on ignore qui l’a fondée)
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LES CINQ PREMIERS SIÈCLES
– Jusqu’à 313, dans un environnement souvent hostile, la foi chrétienne pénètre toutes les régions de l’Empire : Égypte (Alexandrie) et Afrique du Nord, Iran, Gaule etc.
– Persécutions et calme se succèdent. (64 : date tradi-tionnelle du début des persécutions, avec l’incendie de Rome dont Néron accuse les chrétiens.)
– Les deux persécutions générales qui se déclen-chèrent dans toutes les régions de l’Empire à la fois, et furent les plus sanglantes : sous l’empereur Dèce (249-251), sous l’empereur Dioclétien (303-308).
L’Église : une communion d’Églises, chacune se consti-tuant autour de son évêque.
Par les récits des Acteset les Lettresde Paul, on voit comment les Apôtres ont peu à peu organisé les communautés locales qu’ils fondaient. Ces commu-nautés se développant, des ministères se mettent en place. Si l’unité règne entre les Églises pour l’essentiel de la foi (baptême, Eucharistie, ministères), les célébra-tions et les rites se particularisent.
Parce que, culturellement, le grec est encore la langue commune à tout l’Orient, il sera partout, même à Rome, la langue liturgique, jusqu’au IIIes. Il sera relayé ensuite par le latin, en Afrique, dès la fin du IIes, puis dans tout l’Occident.
– L’Empire devient chrétien
313 : l’édit de Milan, ou édit de Constantin, promulgué par les empereurs Constantin I et Licinius
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en avril 313, permet à chacun « d’adorer à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel ». Une nouvelle ère commence.
330 : fondation de Constantinople (sur la petite ville de Byzance) qualifiée par Constantin de “Nouvelle Rome”. Elle devient la capitale de l’Empire sans toutefois être centre de l’Église.
28 février 380 : l’édit de Thessalonique, promulgué par Théodose, pour l’Empire d’Orient, et Gratien, pour l’Empire d’Occident, fait du christianisme l’unique religion officielle et obligatoire de l’État.
L’évangélisation s’intensifie, à l’intérieur et hors de l’empire. Les sièges épiscopaux se multiplient.
L’Église demeure une communion d’Églises locales, mais elle s’organise, se hiérarchise. Des sièges épis-copaux ont, à cause de leur passé, un prestige reconnu et deviennent des patriarcats : Constantinople, Antioche, Jérusalem et Alexandrie pour l’Orient, Rome pour l’Occident.
Les IVeet Vesiècles sont la période des controverses passionnées pour la rectitude de la foi concernant la Trinité et la divinité du Christ. C’est aussi, par voie de conséquence, la période des grands conciles1qui aboutiront à fixer le Credo.
1. On distingue deux sortes de conciles (terme qui signifie assemblée) : les conciles œcuméniques qui réunissent les évêques de tous les lieux (oikoumenê, en grec, désigne la terre habitée, l’univers connu) et les conciles particuliers, propres à une région. Depuis environ un siècle, le mot œcuménique (œcumé-nisme) désigne les relations entre les confessions chrétiennes, orthodoxes, protestants, anglicans, catholiques.
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Les quatre grands Conciles œcuméniques :
• Nicée(325)
• Constantinople(381)
• Éphèse(431)
• Chalcédoine(451)
Nicée :face à Arius qui dit que le Fils est inférieur au Père, le Concile affirme que le Christ est Dieu, égal au Père.
Constantinople : face à Apollinaire qui dit que le Christ n’est pas pleinement homme, les évêques proclament que le Christ est vrai Dieu et vrai homme, les deux ensemble.
Éphèse : face à Nestorius qui voit dans le Christ deux personnes, unies par un simple lien moral, le Concile affirme que le Christ a bien deux natures, mais qu’il est une seule personne. La Vierge Marie n’est donc pas la mère seulement de l’homme Jésus, mais du Fils de Dieu, l’unique personne : elle peut donc être appelée Mère de Dieu.
Chalcédoine : face à Eutychès qui dit que la personne du Christ n’a en fait qu’une seule nature, la nature divine, les évêques précisent définitivement le Concile précédent : « Suivant donc les saints Pères, nous ensei-gnons tous unanimement que nous confessons un seul et même Fils, notre Seigneur Jésus-Christ… un seul et même Christ, Fils, Seigneur, l’unique engendré, reconnu en deux natures, sans confusion, sans chan-gement, sans division et sans séparation, la différence des natures n’étant nullement supprimée à cause de l’union… un Christ ne se fractionnant ni se divisant en deux personnes, mais un seul et même Fils, unique engendré, Dieu Verbe, Seigneur Jésus-Christ… »
