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Ce recueil de poèmes est marqué avant tout par un désir ardent d'ailleurs. Un ailleurs qui se rend par mille appels tantôt d'instants de vie passés perdus, tantôt de lieux ancrés par-delà l'espace et le temps. Cet ailleurs est aussi celui d'une poussée irrésistible vers l'horizon, vers l'infini, vers ces « outre-cieux » dont parle le Poète et qu'il élève à la gloire de sa Terre Natale et de la Femme. Ancré dans un passé marqué par l'innocence, l'âme enclouée au souvenir impérissable de la baie de Jacmel, le Poète porte ses racines telles autant de semences qu'il offre au monde en promesses de lendemains, d'errances et de fidélités à des combats autant innommés qu'à venir.
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Seitenzahl: 34
Veröffentlichungsjahr: 2022
À mon fils, Stanislas Michel-Ange
« De rapides coursiers m’emportent Sans peur ni doute Vers d’immenses lointains. Et qui me voit me connaît, Et qui me connaît me nomme Le seigneur sans patrie. Hardiment ! De l’avant ! Ne m’abandonne pas, Ma chance, Ô toi brillante étoile ! […] ô toi rêve multicolore ! »
Sans patrie – Friedrich Wilhelm NIETZSCHE
Selon William Faulkner, «les poètes ne sont pas intéressés par les faits, mais seulement par la vérité».
L’auteur et poète Pierre-Stanley Pérono quitte les rivages des jeux d’influence (où il est expert) pour laisser sa propre musique à travers les mots, nous emporter dans ce que nous avons de plus profond.
Ce sublime recueil intitulé «Résurgences d’Outre-Cieux» laisse augurer qu’il puise sa féconde inspiration dans les tréfonds de sa propre construction. Son enfance, à Jacmel en Haïti, pétrie de créole et de français ; Sa famille, marquée par ce grand-père esquissé via un hommage émouvant. Et il y a aussi les temps anciens, rêvés, imaginaires, sacrés ou bien réels ; et l’espace familier, les paysages connus jusqu’au cosmos.
Et les poèmes créoles viennent avec leur cadence colorée nous rappeler la vivacité de cette culture majeure dont Pérono est un passeur.
Encore une fois, il nous emporte dans son monde intime, feutré et flamboyant qui touche enfin à l’universel.
H.I.H. Prince Jean-Barthélémy BOKASSA
Avant-Propos 1
Avant-Propos 2
Pour avoir déserté
Lors que tu parles
Je te porte
Mitan lannwit
Si j’étais Prince !
Il fut un temps
Pour ne plus en parler
Hommage à Sylvestre JARBATH (BELLEVUE
)
Ne vogue plus notre amour
Tricherie
Ô Mortelle
En cours Propos
Dialogue
M’ap gade
13 janvier 2010
Pase vire monte
J’ai aimé une fille
Manmzèl
Lapli tonbe
D’absolue Terre
Ma Bibliothèque
Adieu
Fin de propos
Il était une fois l’Océan Dans sa gueule se terrèrent un matin de l’an 5 de pierre les deux flots de ton entre-belle de cuisse - béance étendue en jouvence d’un tout nouvel honneur d’un tout nouveau respect Béni j’écartai la saison - Je bus un bon coup de marée En fils parmi les fils
Ce fut ma première nuit Mon premier jour Mon tout premier midi
Le jour d’après sortit de terre telle une révolte de salaisons
- La Baie -
Les 18 premiers kilomètres longitudinaux de sa béance
- Les 18 premières innocences de mon humanité roulant son bord de mer
à pied de cale
et mornes ensorcelés
Et la nuit était noire
- la nuit n’avait pour lune que la lune
- le monde n’avait pour rêve que le rêve et mes yeux étaient un grand rêve et je vis que cela était beau C’est alors que mon cœur s’ouvrit aux caresses des flamboyants et fut oint d’une ceinture d’ivresse à la ressemblance prophétique d’un grand rêve Un grand ruban multicolore sur 18 kilomètres d’innocences de ta béance
Jusqu’à ce jour
Jusqu’à ce soir
Et jusqu’au lendemain du même soir
Qui vit mes pieds à chaque parcelle de torrents de sable donner sans le savoir l’éclatant baiser de Judas Tel avant moi tous ces amours qui t’ont perdu
Et c’est ainsi que s’échappa mon corps puis ma jambe mes yeux et ma bouche Et à leur tour chacun des tours des pores de ton amour Où demeure planté l’étendard plus morsure que morsure Le sourd azur de mille essaims de guêpe guerrières Portant au loin mon âme mal aimée de chaque source de serment de fidélité
Et suis parti ce lendemain du même soir Tes plages tes rêves Aux miens tressés Et sur ta rive ma foi laissée Pour d’autres fois Plus fortes Plus faibles Lointaines vois-tu
Et notre amour survivra-t-il mille coursiers à ma porte Et notre amour sait-il qu’ils resteront l’éternité Ma dulcinée nouvelle Aux mille sentiers aux pieds tortueux Mordue ma chair ma foi inexorables errances
Et de surcroît irai-je encore plus loin M’appelle L’écartèle horizon
Pourtant tant de nuits bues en pleurs dans la distance de ton corps malade Magnifique Bohio Je t’ai connu Mon humanité toute première Te connaitrai-je un jour
