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Le Salut : Un processus complexe dont la compréhension demeure essentielle pour ceux et celles qui souhaitent avancer dans leur vie chrétienne, mais aussi pour ceux et celles qui sont en recherche et se questionnent quant au sens de la vie. Cet ouvrage propose un cheminement et une réflexion fondée sur la Bible qui en constitue le fondement inébranlable. Il constitue une base de recherche et d'approfondissement d'un socle commun à toutes celles et ceux qui on expérimenté la nouvelle naissance. A celles et ceux qui souhaitent progresser dans leurs connaissances, leur foi, leur engagement.
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Seitenzahl: 344
Veröffentlichungsjahr: 2020
Je veux en premier lieu, remercier celles et ceux qui m’ont encouragé, dans l’écriture de cet ouvrage. Ma famille, tout d’abord, qui m’a accompagné pendant ce temps. Mon épouse, sans qui je ne serais pas ce que je suis, et qui est donc à moitié partie prenante de ce travail, pour le temps qu’elle m’a permis de lui consacrer. Mes enfants Loïs et Jérémie, qui m’ont aidé dans la réalisation de la couverture, ma fille, pour la police d’écriture, mon fils, pour le design mes frères en Christ, Bertrand et Grégory, pour la mise en page et leur aide technique sur la mise en forme de l’ouvrage. Mes frères et sœurs, dans le ministère, serviteurs et servantes, qui ont accepté de me relire, de corriger mes erreurs, et en particulier Jean-Hugues qui m’a fait le privilège de m’accompagner dans cette aventure. Un grand merci à tous, je vous suis reconnaissant, comme je le suis pour Celui qui m’a sauvé, inspiré et accompagné tout au long de cette aventure, Jésus-Christ mon sauveur.
B MAUNIER
Introduction
Le salut
Le sens des mots
Le salut pourquoi ?
L’Homme la créature face à son créateur
Le salut pour qui ?
Les conditions d’accès au salut
Le salut par GRÂCE !!
La grâce, la part de Dieu
L’Homme choisi de Dieu pour le salut
La part de DIEU
Quelle part pour l’Homme ?
La foi et les œuvres
Les œuvres
Les œuvres de la chair
Les conditions du salut
Croire, ou avoir la foi
Se reconnaitre pécheur, se repentir
Reconnaitre Jésus comme Sauveur
Changer d’orientation, ou se ‘’convertir’’
Le baptême le premier engagement volontaire
Le salut dans l’ancien testament
Les termes de l’alliance
Obéissance,désobéissance dans l’alliance divine
Obéissance et bénédiction
Désobéissance et malédiction
Vainqueurs, rebelles, l’unique alliance de DIEU !!!
Vainqueurs et rebelles
Vainqueurs et fidèles
Justes (justifiés), élus et rebelles
Le salut dans le nouveau testament
Les termes de la nouvelle alliance
Le salut un processus complexe
Les trois phases du salut
Le temple :
Le parvis
Le lieu saint
Le lieu très saint
La justification : Salut de l’Esprit, salut passé
Jésus-Christ notre Sauveur
La sanctification, salut de l’âme, salut présent
La part de Dieu : Sainteté de position
La part de l’Homme : la sanctification par le Saint-Esprit
Le voile des pensées non régénérées
L’ancre de l’âme (l’espérance)
Le travail a commencé
La condition de l’obéissance au Père
Vouloir se mettre au travail
Apprendre de nouvelles règles
Les conditions de l’environnement, structure d’église
La part de l’Homme, la sanctification
La sanctification par la lecture de la parole
La dimension du corps
L’Homme fait à l’image de Dieu
Dieu guérit nos corps
Le salut du corps, la résurrection, salut futur
Le corps mortel
Le corps ressuscité
La perte possible du salut
La Bible confrontée à elle-même
La chute des chrétiens nés de nouveau
Le chrétien et le péché volontaire.
Le naufrage par rapport à la foi
Le chrétien et le péché impardonnable
Le chrétien et le livre de vie
Les appelés
Les fidèles
Appelés, élus, fidèles, une même destinée éternelle ?
Le Livre de Vie
Le vêtement du chrétien
Conclusion
BIBLIOGRAPHIE :
ANNEXES
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Si vous lisez ce livre aujourd’hui, c’est que la question du salut en Christ se pose à vous, soit comme une énigme, soit comme une interrogation, soit encore, comme une incertitude vacillante au gré de vos « crises de foi » ou de la flamme qui, tour à tour, vous anime où vous éteint.
Pour ma part, je suis né de nouveau dans une église des Assemblée de Dieu de France et je rends grâce à Dieu pour ce mouvement, qui m’a permis d’entendre l’évangile, et de me donner à Christ. Je suis resté environ cinq ans au sein de cette communauté, cinq années pendant lesquelles mes luttes et mes combats furent difficiles. Pour reprendre l’expression d’Ephraïm Ferriz, l’un de mes conducteurs que j’aimais particulièrement, « nous sommes des chrétiens de la Pentecôte, avec des pentes et des côtes » …
C’est ainsi que peut se définir ma vie chrétienne pendant ces premières années, semblable à beaucoup d’autres de mes frères et sœurs, qui luttent chaque jour pour conserver ce qu’ils ont de plus cher, leur salut.
Cette rencontre spirituelle a eu lieu à l’âge de 31 ans. Ma vie était à cette époque consacrée à ce que la Bible appelle le péché. J’étais égoïste, voleur, menteur, accapareur, adultère, j’aimais les femmes, l’alcool, le tabac, la drogue, les boites de nuits, l’argent facile, Plusieurs fois condamné pour vols, vols qualifiés, c’est dans une maison d’arrêt du sud de la France, que j’adresse à Dieu ma première prière sous la forme d’un chant.1
Dieu est fidèle, heureusement, car j’ai vite oublié cette prière. Pour autant, alors que sorti miraculeusement de prison, je reprenais rapidement mes vieilles habitudes, Dieu, dans son amour, avait déjà préparé pour moi, le jour où j’allais le rencontrer.
Je tiens ici à lui rends grâce pour sa fidélité incomparable, et sa maîtrise parfaite du temps et des circonstances.
Je n’approfondirais pas mon témoignage dans cette partie, et ne vous en dévoilerais que quelques bribes tout au long de cet ouvrage.
Néanmoins, si je vous brosse le portrait de mon vieil homme, c’est que celui-ci a la vie dure et ne se laisse pas crucifier si facilement, quoi qu’on en dise…
En effet, mes luttes pour me débarrasser de ce qui faisait la guerre à mon âme, étaient particulièrement violentes, le combat inégal, face à un adversaire que je ne connaissais pas et qui était bien plus fort que moi.
Plus fort que moi, voilà l’expression qui revenait souvent dans ma bouche. Cette cigarette, que je n’arrivais pas à ne pas allumer, plus fort que moi, ce mensonge qui m’échappait, plus fort que moi, cette femme, qui m’attirait dans ses filets, plus fort que moi. Plus fort que moi, toutes ces mauvaises habitudes, ces liens du passé, dans lesquels l’ennemi de mon âme, voulait me maintenir.
Bref dans la présence de mon Dieu, dans la louange, la prière, j’étais fort avec Christ, mais dans ma chair, j’étais faible 2 . Plusieurs frères, avec qui j’essayais de partager mes difficultés, ne comprirent malheureusement pas. Parfois même, je m’exposais au jugement, à la condamnation, pire encore, à la menace de la perte de mon salut !
Comment, moi qui aime Dieu, pouvait-il me reprendre ce qu’il m’avait donné, ce qui avait si radicalement changé ma vie ? Imaginez mon désarroi et ma tristesse, je ne pouvais ni le croire, ni le supporter.
Cette question a été essentielle pour ma vie, elle demeure incontournable pour avancer dans la vie chrétienne, dont elle en constitue le fondement indispensable. Elle appelle une réponse nécessaire à la croissance du croyant, mais aussi à celle de l’Église.
Celle-ci souffre aujourd’hui, de nombreux chrétiens ne parviennent pas à grandir, d’une part à cause d’un manque d’enseignement, comme nous le dit le prophète Osée, chapitre 4 verset 6 : « Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance. Ce manque d’enseignement s’accompagne d’un manque de soif, de curiosité intellectuelle et de discipline personnelle.
D’autre part, la maturité des chrétiens est freinée par les carences de structuration des systèmes d’organisations de l’église en France, héritages de traditions dont les fondements historiques se sont subtilement substitués aux fondements bibliques qui devraient pourtant être notre modèle de référence 3.
De fait, un grand nombre de lieux de culte sont des nurseries, où leurs membres réclament des soins constants. Pourtant Dieu veut faire de nous des Hommes faits, il veut nous donner de la nourriture solide, afin que nous ne nous arrêtions pas de porter du fruit, de faire de nouveaux et vrais disciples de Christ.
La question du salut est une question centrale. Elle se pose de manière incontournable pour un nouveau ‘’converti’’, comme pour un grand nombre de croyants, qui n’en ont pas la certitude.
C’est une question qui revient souvent dans de nombreuses communautés chrétiennes, et pour beaucoup de croyants rencontrés au fil des ans. Le salut constitue le fondement de la vie d’un chrétien né de nouveau. Comme tout édifice, la vie du chrétien se construit, mais elle ne peut être édifiée sans fondements solides. C’est la raison pour laquelle, nous devons approfondir cette question, en confrontant nos points de vue, à la lumière de la parole de Dieu, et ce, pour notre propre édification.
Tout croyant, né de nouveau est mon frère, ma sœur, mais Dieu accorde des dons différents à chacun d’entre nous afin que nous le servions, chacun à sa place, et avec nos propres talents.
Pour ma part, j’ai souffert d’avoir cru que Dieu pouvait me retirer son salut, Dieu était-il injuste, n’avait-il pas de parole ? Je ne pouvais le croire, cela ne correspondait pas à ce que je découvrais de lui dans mes lectures quotidiennes. Mais mes interrogations m’ont conduit à approfondir cette question centrale. Au cours d’une rencontre, j’exposais ma recherche à un frère, ayant un ministère de docteur, au sens biblique. Celui-ci me répondit, en me donnant deux versets clés4, et en me conseillant vivement de sonder les écritures, pour voir, par moi-même, ce qu’elles en disaient. 5 En rentrant chez moi, je passais une semaine dans la présence de Dieu, à chercher sa face, à sonder les écritures, comme il m’avait été conseillé. J’en suis ressorti avec l’assurance de mon salut, et une petite étude sur le sujet.
1 Annexe N° 1
2 Romains 7 verset14 à 25
3 Ephésien 4 verset11 : Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, 12 pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ, 13 jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, 14 afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction
4 Ephésien 2 verset 8 et Romains 11 verset 29
Ce livre, qui constitue un travail de recherche et de réflexion à partir de la Bible et de mon expérience personnelle, a pour vocation, d’apporter un éclaircissement sur la question du salut. Nous vivons dans un pays, dont l’histoire est marquée par la religion chrétienne, en particulier par le catholicisme et ses représentations. La religion a engendré la tradition sociale d’un christianisme de masse, qui considère comme normal, que les enfants soient systématiquement baptisés, afin d’être intégrés dans la communauté chrétienne6.
Ce faisant, elle place en second plan, le choix et l’engagement issus d’une rencontre personnelle de l’Homme, avec son Dieu. Cette expérience qu’est la nouvelle naissance, fait de celui qui en bénéficie, une nouvelle créature, non un nouvel adepte d’une quelconque religion, fusse-t-elle chrétienne.
Ces hommes et ces femmes nés de nouveaux, apprennent alors, tout au long de leur vie, à construire une relation personnelle avec leur Dieu, dont Jésus-Christ, constitue leur modèle de vie terrestre. C’est dans cette dimension spirituelle, que désormais ils s’inscrivent, en vue d’une même destinée éternelle, celle que Dieu nous offre, au travers du salut.
La réponse à la question du Salut n’est pas simple. Elle nécessite des investigations poussées, elle ne peut être traitée à la légère, surtout lorsque l’on souhaite comprendre, si celui-ci est définitivement acquis, ou non. Alors peut-on, ou ne peut-on pas, perdre son salut ?
Afin de pouvoir nous forger notre propre opinion, nous allons ensemble, cheminer dans les mystères cachés de la parole de Dieu, pour voir ce qu’en dit la Bible.
En effet seule la Bible constitue la référence. Elle ne peut faire l’objet d’interprétation particulaire7, ces dernières, pouvant être remises en question, si elles ne sont pas fondées, sur l’écriture elle-même.
Dit autrement, un texte sorti de son contexte, interprété pour en défendre tel ou tel point de vue, ne peut être recevable. Pire encore, il peut constituer un véritable danger vers une distorsion de la pensée biblique, un prétexte à tous les abus.
Il est donc nécessaire, de ne pas sortir de la pensée biblique, qui constitue le seul indicateur du plan parfait de Dieu pour nous, en examinant les textes par les textes. Dans ce livre, nous allons donc aller à la recherche de passages de l’écriture, qui fassent écho à l’hypothèse développée.
Nous allons examiner deux hypothèses. La première est celle d’un salut acquis une fois pour toutes, et la seconde celle de la perte possible de son salut.
La Bible explique la Bible, si vous voulez cheminer avec moi, alors nous allons sonder ensemble les écritures, mais il nous faudra abandonner nos raisonnements humains et nous forger une opinion, votre opinion, qui deviendra pour vous, je l’espère, une certitude. Alors, prêts pour l’aventure ?
5 1 Pierre 1 verset 10 : Les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était réservée, ont fait de ce salut l'objet de leurs recherches et de leurs investigations…
6 : CHRISTIANISME DE MASSE OU D’ELITE : Jean DANIELOU, Jean-Pierre JOSSUA ; Editions BEAUCHESNE ; 112 p ; Année : 1968
7 : 2 Pierre chapitre 1 verset 19 à 21 :
Le salut :
Le sens des mots :
Avant de poursuivre, il nous semble indispensable de s’entendre sur le sens des mots. Que veut dire le mot salut, et que signifie-t-il dans le contexte chrétien ? Le sujet est vaste, et fait l’objet de nombreuses études de théologies dont la sotériologie,8 constitue la branche qui lui est consacrée.
Selon le dictionnaire, le salut se rapporte à une délivrance d’un danger, d’une souffrance, d’une maladie, et comporte la notion de sauver.
Nous allons essayer d’en comprendre le sens, au travers de l’expression suivante : « il ne doit son salut qu’à son courage, sa rapidité… » Autrement dit : « il n’a été sauvé que par son courage, sa rapidité… » « Il n’a dû son salut qu’au médecin et au traitement qu’il a suivi… » Ou encore : « c’est son médecin et le traitement qui l’ont sauvé… » Le mot comporte une idée de victoire, sur les circonstances de la vie, et ne représente qu’une délivrance temporelle, mais aussi l’idée de sauveurs potentiels. Dans les exemples précités, ces derniers sont représentés, par le courage, la rapidité, le médecin, le traitement.
Dans la Bible, le mot salut, concerne la délivrance éternelle et spirituelle. Le danger est représenté par la perdition éternelle, l’enfer, la colère,9 le jugement de Dieu, la mort éternelle.
Le salut biblique, se réfère à notre délivrance de la condamnation, comme conséquences du péché, ce qui implique donc, l’effacement de cette dernière.
Nous trouvons l’un des versets qui illustre le mieux l’effacement de cette condamnation, dans l’épitre aux Colossiens, chapitre 2 verset 14 : Il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix.
Nous voyons déjà là, au travers de ce passage, que Dieu a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient, en le détruisant par la croix.
Dieu est l’auteur de notre salut, son initiateur, et Christ est l’instrument de son pardon, par la souffrance, la mort de la croix et la résurrection.
Mais quel est le but de ce salut, à quoi nous sert-il ? C’est ce que nous allons voir ensemble si vous le permettez.
Le salut pourquoi ?
Pourquoi Dieu veut-Il nous sauver ? Cette question peut paraître déplacée, mais il me semble important de comprendre, ce qui a motivé Dieu, à préparer le plan du Salut pour les êtres humains que nous sommes. En effet, avant de connaître Dieu, je ne m’imaginais pas que celui-ci exprime le moindre intérêt pour la condition humaine.
J’étais issu d’une famille, dont ma mère, était elle-même issue de parents de traditions catholiques, et d’un père, attaché aux valeurs communistes. Ce dernier, levait souvent le point contre Dieu, dont il niait l’existence, jurant fréquemment lors de ses crises de colère, et traitait, à juste titre ou pas, les curés et les religieux d’hypocrites. Bref, rien ne me prédisposait donc à rencontrer Dieu un jour.
Je n’étais pas réellement athée, je cherchais Dieu sans le savoir, pensant qu’il avait sûrement existé, mais que, lorsqu’Il avait vu ce que l’homme avait fait de sa création, Il était surement parti loin d’ici, pour s’occuper d’un autre monde, plus enclin à lui obéir. Mais, lorsqu’Il est venu à ma rencontre, j’ai compris qu’il n’en était rien.
La question posée, nous allons essayer d’y répondre, bien que n’ayant pas suivi d’études théologiques, ce qui aura à minima, l’avantage de ne pas avoir une pensée formatée.
Partant du postulat que Dieu aime le monde qu’il a créé,10 que Dieu connait toutes choses d’avance, pourquoi a-t-il laissé l’homme dans le jardin d’Eden, devant ce choix, qui le conduisit à la désobéissance et au péché ? Cette question en appelle une autre, quel est donc le plan de Dieu pour l’humanité ? 11
L’Homme la créature face à son créateur
Dieu veut que tous les hommes soient sauvés,12 bien entendu tous ne le seront pas. Mais alors pourquoi Dieu s’évertue-t-il à vouloir nous sauver, quel est son but ? C’est ce que nous allons chercher dans les textes, en tout premier lieu, dans le livre de la Genèse.
Dans le récit de la création les trois premiers jours sont dépourvus de qualificatifs, pour les suivants, il nous est dit que Dieu vit, que cela était bon.
Pour la création de l’homme et de la femme,13 (déjà au rang d’égalité) le qualificatif de très bon,14 est employé par Dieu.
Ce qualificatif, démontre l’attention particulière qu’Il porte à l’homme, dès son arrivée sur terre. La relation entre créature et créateur, est alors idyllique, elle est celle d’un Père avec ses enfants. Nous connaissons tous l’histoire.
La désobéissance va précipiter la chute de l’homme, le péché entre dans le monde, brisant ainsi la relation entre un Dieu Saint, et un homme désormais pécheur. Tous cela, vous le connaissez, nous ne nous étendrons donc pas sur ces évènements. Ce qui est en revanche important de saisir, c’est que Dieu, en formant l’homme, avait un plan parfait, qui était de s’entourer d’un peuple Saint, pour vivre avec lui, dans sa présence éternelle, et être participant à ses œuvres glorieuses.
L’épitre de Jacques nous dit : « Ne vous y trompez pas, mes frères bienaimés : 17 toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation. 18 Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures. »
Et encore, dans le livre de l’Apocalypse, chapitre 21 verset 3 : Et j'entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.
Cette pensée est reprise dans la première épitre de Pierre, chapitre 2 au verset 9 : Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.
Puis au verset 10 de la même épitre : « vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n'aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. »
Ainsi l’une des réponses, que nous trouvons dans ces quelques passages, à cette question du pourquoi le salut, est que Dieu aime le monde et les hommes qu’il a créés, qu’il veut que tous les hommes soient sauvés. Il veut nous sauver pour que nous soyons, les prémices de ses créatures, son peuple, une nation sainte, un peuple acquis.
Le but ultime de Dieu est donc de se former un peuple saint, qui aime Dieu, à la mesure de l’amour que Lui-même a manifesté à la croix, en donnant son propre Fils, pour que nous ayons accès à cette grâce.
Nous le savons, tous ne feront pas partie du peuple de Dieu, puisqu’il dépend pour cela du choix de chacun, mais aussi de la prescience de Dieu. C’est ce que nous allons découvrir plus loin.
Le salut pour qui ?
En apportant une réponse au Pourquoi ? Il ne vous aura certainement pas échappé, que nous avons aussi parlé du « pour qui ».
Le salut, c’est une bonne nouvelle, est pour tous les hommes. De plus il est gratuit, ce qui revêt une importance particulière de nos jours, ou nos sociétés basées sur le capital, veulent tous monnayer.
C’est ce que nous dit le Psaume, chapitre 49 verset 8 : Ils ne peuvent se racheter l'un l'autre, ni donner à Dieu le prix du rachat. 9 Le rachat de leur âme est cher, et n'aura jamais lieu.
Heureusement, le salut n’est pas monnayable, même si vous gagnez à l’euro-million, même si vous êtes le plus riche des riches, vous ne pouvez l’acheter.
Dieu merci, enfin une justice entre riches et pauvres, nous sommes sur un pied d’égalité, pas de luttes de classes, ni de favoritisme. Le salut nous appartient, il nous est offert par Dieu gratuitement, alors saisissons le, pendant qu’il en est encore temps.
Car voici le moment favorable…
Le salut est donc pour tous. Il est en tout premier lieu pour vous, qui lisez ce livre, comme pour moi, qui l’écrit. Vous, comme moi, sommes aimés de Dieu, et c’est au nom de cet Amour, qu’Il nous a sauvé, par le sacrifice parfait de son Fils, Jésus-Christ.
Il s’est donné lui-même, et a accepté de mourir sur la croix, pour que nous puissions vivre éternellement avec lui.
Le salut par GRÂCE !!
La grâce
Le dictionnaire15 définit le mot grâce comme étant :
Une faveur accordée à quelqu’un pour lui être agréable
Une remise de tout ou partie de peine d’un condamné
Don ou secours surnaturel que Dieu accorde aux hommes pour leur salut
La grâce, la part de Dieu
La grâce, par nature, ne dépend pas de celui qui est gracié, mais de celui qui gracie. En d’autres termes, elle dépend de celui qui l’accorde, et non de celui qui la reçoit.
Bien connue dans le domaine de la justice, la grâce pouvait s’appliquer à certains détenus, et s'apparente à une suppression, ou à une réduction de la peine.
En France, le droit de grâce est issu des droits régaliens des anciens rois de France.
À l'époque où la peine de mort était encore appliquée en France, le Président de la République était obligé et contraint par la loi, d'examiner le cas de chaque condamné à mort.
L'exécution ne pouvant avoir lieu, qu'une fois que le recours en grâce avait été rejeté. Le rejet du recours en grâce, sur lequel il était mentionné, que le chef de l'État « décide de laisser la justice suivre son cours », équivalait en fait à un ordre d'exécution. C’est encore la pratique dans certains pays, et notamment quelques états aux USA.
Or nous étions tous condamnés à mort, c’est ce qui m’a frappé, lorsque j’ai entendu l’évangile pour la première fois.
Le pasteur ce jour-là annonçait la couleur en disant que nous étions tous condamnés, en s’appuyant sur l’épitre aux Romains, chapitre 6 verset 23 : « Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. » Ce texte m’a percuté car j’avais été condamné à plusieurs reprises, dans ma vie sans Dieu.
Je m’imaginais alors Jésus, venant prendre ma place dans ma cellule, en me disant tu es libre, je prends sur moi ta condamnation, mais là, il s’agissait d’une condamnation à mort !!!
Dieu me faisait grâce, Il m’offrait le don gratuit de la vie éternelle, par le sacrifice de Christ à la croix.
Ce texte s’adresse à tous les hommes, comme nous le dit l’apôtre Paul, dans l’épitre aux Romains, chapitre 3 verset 23 : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; 24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.
Dans ces deux textes, nous constatons d’une part, que nous sommes tous condamnés par notre condition d’hommes pécheurs, et que le salaire de ce péché est la mort. D’autre part, que nous sommes, ou pouvons être gratuitement justifiés par sa grâce, par le sacrifice de Jésus-Christ, au travers duquel, Dieu nous offre le don gratuit de la vie éternelle.
Le Salut est un don gratuit. En examinant le sens du mot « don », le dictionnaire nous donne la réponse suivante : « Le don, ou donation est un contrat solennel par lequel une personne, le donateur, se dépouille irrévocablement, sans contrepartie, dans une intention libérale, d'un bien, en faveur d'une autre personne, le donataire, qui y consent.
En droit français, on distingue :
Le don manuel, donation s'opérant par la remise de la main à la main d'un bien mobilier ;
La donation fait du vivant du donateur et constaté dans un acte authentique devant notaire ;
Le legs fait par testament au décès du donateur.
Cette définition met en évidence, le caractère irrévocable ou irréversible du don.
Maintenant regardons ce que nous dit le dictionnaire, sur le mot gratuit : « Le mot gratuit, est le plus souvent employé en tant qu'adjectif, pour qualifier un produit ou un service, qui peut être obtenu, sans une quelconque contrepartie. »
Si on se réfère aux définitions de don et de gratuit, il semblerait qu’elles soient redondantes, voire pléonastiques.
Dans ces deux définitions, la notion de don implique, tout comme celle de la gratuité du don, qu’il n’y ait pas de contrepartie.
Dans l’épitre aux Romains, chapitre 5 verset 15, nous retrouvons les mots « dons » et « grâce » associés : « Mais il n'en est pas du don gratuit comme de l’offense ; car, si par l'offense d'un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d'un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup. 16 Et il n'en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché ; car c'est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses. 17 Si par l'offense d'un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et du don de la justice régneront ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul.
La grâce est un don de Dieu, c’est Dieu qui l’accorde. Il en est le donateur, nous en sommes les destinataires.
Le sociologue Marcel Mauss parle du don, comme d’un échange qui repose sur une triple dimension : « donner, recevoir, puis rendre, où l’action de recevoir, implique que l’on accepte d’entrer en relation avec l’autre, en ne lui rendant pas immédiatement, mais de façon différée. Dons et contre-dons, articulés autour de la triple obligation de « donner-recevoir-rendre », créent un état de dépendance, voire d’interdépendance, qui autorise la recréation permanente du lien social ».
Comme nous l’avons évoqué précédemment, Dieu ne veut pas, et n’exige aucune contrepartie à sa grâce, et à son don.
Dieu n’est pas un homme, Il ne fonctionne pas selon les conditions humaines, dont les règles et rites régissent notre vie en société.
Cependant, dans cette approche, nous pouvons nous interroger sur les attentes du donateur, quelles sont les attentes de Dieu, en ce qui nous concerne ?
Nous dirons qu’en premier lieu, Dieu veut entrer en relation avec nous, Il veut recréer le lien, Il n’attend de nous pour cela, que l’unique acceptation du don.
Puis, comme toute personne recevant un don, Il espère que nous soyons reconnaissants, que nous le remerciions, comme nous le faisons, lorsqu’une personne nous offre quelque chose de précieux, nous lui disons alors merci.
Et comment ne pourrions-nous pas le remercier, compte tenu de la qualité du don, Dieu nous ayant donné ce qu’Il a de plus précieux, son Fils ?
Nous connaissons tous ce passage de l’évangile de Jean, chapitre 3 verset 16 : Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.
L’amour de Dieu nous offre ici deux choses, en premier lieu il nous donne son Fils unique. Au travers de lui, Il offre, en second lieu, à quiconque croit à son sacrifice, l’accès à la vie éternelle. En retour, Il n’attend de nous aucune contrepartie, mais nous nous ne pouvons pas le priver de notre reconnaissance, notre louange, et notre adoration.
La grâce et le don ne dépendent donc pas, de celui qui la reçoit, et aucune œuvre n’est nécessaire pour l’obtenir. Comme nous l’avons vu, il ne peut y avoir de contrepartie au don gratuit, comme à la grâce.
Paul reprend très bien cette notion, en nous disant dans l’épitre aux Romains, chapitre 4 verset 4 que celui qui fait une œuvre en reçoit une contrepartie : 4 Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due.
Pour le formuler autrement, si vous réalisez un travail pour lequel vous êtes mandaté, vous recevez un salaire, qui est le juste prix de votre labeur, ou du moins qui devrait l’être.
En tout état de cause dans notre pays, cette relation est contractualisée. Elle fait l’objet d’un accord signé entre les parties, qui définit le travail à accomplir, et la rémunération de celui-ci.
Pour ce qui concerne la grâce divine, il n’en est pas de même. Car, s’il existe bien une relation contractuelle écrite, puisqu’inscrite dans la Bible, elle ne correspond à aucune œuvre juste, provenant de l’homme, selon qu’il est écrit dans le Psaume 143 verset 3 : « N'entre pas en jugement avec ton serviteur ! Car aucun vivant n'est juste devant toi. ».
Nous pouvons lire aussi, dans l’épitre aux Romains, chapitre 3 verset 10 : « selon qu'il est écrit Il n'y a point de juste, Pas même un seul ; 11 Nul n'est intelligent, Nul ne cherche Dieu Tous sont égarés, tous sont pervertis ; 12 Il n'en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul »
La grâce est un don, qui plus est, comme nous l’avons déjà souligné, la Bible utilise la notion, de don gratuit.
Si Dieu insiste sur la gratuité du don, c’est parce qu’il ne veut pas que quiconque puisse le monnayer, comme ce fut malheureusement le cas, dans l’histoire de l’église, au temps des indulgences.
Revenons sur cette gratuité, si vous donnez pour une œuvre sociale ou culturelle, la structure qui reçoit le don, ne paiera pas pour le recevoir, celui-ci sera gratuit pour elle.
De plus, si vous donnez un chèque dans une enveloppe, il va falloir que celui qui la reçoit, croie que le chèque est bien présent dans l’enveloppe. Cette personne devra exercer sa foi, car si elle ne croit pas, elle peut tout aussi bien jeter l’enveloppe, se privant ainsi de la somme qu’elle contient.
Pour le don de la grâce, il en va de même : il est gratuit pour celui qui le reçoit, mais si cher pour Dieu qui le donne, car c’est au prix de la vie de son Fils, que nous avons accès à cette grâce.
Nous le lisons dans Romains, chapitre 5 verset 15 : « Mais il n'en est pas du don gratuit comme de l’offense ; car, si par l'offense d'un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d'un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup. »
Lorsque Dieu nous tend la main, Il nous donne une enveloppe, à l’intérieur, il n’y a pas de chèque, mais il y a bien plus que cela, il y a une invitation à notre nom, pour passer le reste de notre vie, et de notre éternité, dans sa présence.
Notre part est, ou a été simplement, de saisir cette enveloppe par la foi, et d’accepter l’invitation, pour laquelle Christ a payé. Il a payé pour nous, le prix du ticket d’entrée. Ainsi le premier acte d’Amour de Dieu, est de nous faire grâce, en Jésus-Christ. Cette grâce nous rend justes aux yeux de Dieu.
Notez bien cela, car nous le reprendrons lorsque nous parlerons du processus du salut, dont la justification constitue la ‘première phase.
Comme nous venons de le voir, il n’existe aucun juste sur cette terre, mais heureusement pour nous, il existe quelqu’un qui peut nous justifier. C’est ce que nous dit Romains, chapitre 3 verset 23 : « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.
Il nous dit aussi : « C'est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu'il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. Où donc est le sujet de se glorifier ? Il est exclu. Par quelle loi ? Par la loi des œuvres ? Non, mais par la loi de la foi.16
La grâce procède donc seulement de l’amour de Dieu, comme nous le dit Paul dans l’épitre aux Romains Chapitre 9 verset16 : « Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. »
Dans l’épitre aux éphésiens, chapitre 2 verset 8 l’auteur, inspiré de Dieu nous dit : « Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. »
Le seul geste de l’homme consiste à recevoir par la foi, le don gratuit de Dieu.
Ainsi Dieu fait grâce à qui il veut, mais lorsqu’il a fait grâce, il ne revient jamais sur sa parole, comme nous pouvons le voir dans l’épitre aux Romains chapitre 11 verset 29 : « Car les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables »
Nous retrouvons cette pensée dans le livre des Nombres, chapitre 23 verset 19 : « Dieu n'est point un homme pour mentir, Ni fils d'un homme pour se repentir. Ce qu'il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu'il a déclaré, ne l'exécutera-t-il pas ? » Il poursuit en disant au verset 20 : « Voici, j'ai reçu l'ordre de bénir : Il a béni, je ne le révoquerai point. Il n'aperçoit point d'iniquité en Jacob, Il ne voit point d'injustice en Israël ; L'Éternel, son Dieu, est avec lui, Il est son roi, l'objet de son allégresse »
Nous connaissons tous l’histoire, du peuple d’Israël après sa glorieuse sortie d’Egypte, quarante ans d’errance dans le désert, de multiples rébellions, le veau d’or, les murmures du peuple voulant de la viande, allant jusqu’à regretter l’Egypte, etc… Mais Dieu ne voit point d’injustices en Israël, point d’iniquités en Jacob. Ces paroles peuvent surprendre, mais c’est Dieu qui justifie, c’est Lui qui fait grâce, comme Il nous a fait grâce, au travers de celui qui nous a justifiés, Christ.
Désormais, nous sommes justes à ses yeux, non pas au travers de notre propre justice, mais parce que Christ nous a justifiés par son sang, selon ce qui est écrit dans le livre des Actes, au chapitre 13 verset 38 : « Sachez donc, hommes frères, que c'est par lui que le pardon des péchés vous est annoncé, 39 et que quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse. »
Dans ce passage Paul nous dit que quiconque croit (sous-entendu en Christ) est justifié ou encore est rendu juste. Nous retrouvons encore une pensée similaire dans Romains, Chapitre 5 verset 18 : « Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes.
19 Car, comme par la désobéissance d'un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l'obéissance d'un seul beaucoup seront rendus justes.»
Nous sommes donc, nous qui croyons au sacrifice de Christ, nous étant reconnus pécheurs, des hommes justes, car justifiés par le même sacrifice, par le sang de Christ, et comme pour Israël nous pouvons dire : Dieu ne voit point d’injustice en moi (en nous), il n’aperçoit point d’iniquité en moi, l’Éternel mon Dieu est avec moi, il est mon Roi l’objet de mon allégresse.
La part de DIEU
Nous abordons là un sujet délicat, celui de la prédestination au salut. Nous allons voir ensemble quelques passages, qui nous parlent de la notion de choix, d’élection. Le premier d’entre eux, se trouve dans l’épitre de Jean, au chapitre 15 verset 16 : « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. »
Dans ce passage, Jésus dit à ses disciples, qu’il les a choisis et établis, avec un objectif, celui de porter du fruit. Il leur dit, ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi.
Nous voyons bien là encore, que le salut est l’œuvre de Dieu et non celle de l’homme.
Dans l’évangile de Marc chapitre 13 verset 20 alors que Jésus nous parle de son retour, il nous est dit : « Et, si le Seigneur n'avait abrégé ces jours, personne ne serait sauvé ; mais il les a abrégés, à cause des élus qu'il a choisis ».
Regardons ensemble, quel est le sens de ces deux expressions.
Le mot choisi, est défini par le dictionnaire, comme étant une action, celle de choisir, de prendre quelqu'un, quelque chose de préférence à un(e) ou plusieurs autres.
Le mot élu, quant à lui, est défini par le dictionnaire, comme un individu choisi par voie de suffrages, soit à titre de représentant, soit pour lui conférer un titre, un honneur, soit pour l'appeler à siéger dans une assemblée.
Ces deux notions se rejoignent, mais quel sens donner à cette dernière, Dieu serait-il injuste, ferait-il des préférences en sélectionnant les individus ?
Regardons dans l’épitre aux Romains, ce qu’il nous est dit au chapitre 9, verset 14 : « Que dirons-nous donc ? Y a-t-il en Dieu de l’injustice ? Loin de là ! 15 Car il dit à Moïse : Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j'aurai compassion de qui j'ai compassion. 16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. 17 Car l'Écriture dit à Pharaon : Je t'ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre. 18 Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut. 19 Tu me diras : Pourquoi blâme-t-il encore ? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté ? 20 O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu ? Le vase d'argile dira-t-il à celui qui l'a formé : Pourquoi m'as-tu fait ainsi ? 21 Le potier n'est-il pas maître de l'argile, pour faire avec la même masse un vase d'honneur et un vase d'un usage vil ? 22 Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition, 23 et s'il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu'il a d'avance préparés pour la gloire ?
Ce texte est très intéressant, et nous ne pouvons pas en extraire toute la substance. Nous allons simplement, positionner le focus sur la dernière phrase, qui nous parle de vases de miséricorde, préparés d’avance pour la gloire.
En particulier, nous porterons notre attention sur l’expression « préparés d’avance ». En recherchant dans le dictionnaire le sens du verbe « préparer », nous avons été interpellés par l’une des définitions, qui nous est décrite comme suit :
« Installer, mettre en place, les causes qui produiront des effets ultérieurs. Cette définition nous renvoie à la notion de temps. »
C’est bien en effet à cette notion qu’il faut se référer, car le temps est une conception humaine issue de la perception de son environnement.
Nos jours, nos mois et nos années, sont conditionnés par la rotation de notre terre qui tourne autour d’elle-même, et autour du soleil. Si notre planète était deux fois plus grosse, et qu’un point quelconque de sa surface, tournait à la même vitesse que celle qui est la nôtre, nos journées feraient théoriquement le double, soit 48 heures, et nos mois et nos années seraient ainsi modifiées.
Notre perception du temps est donc propre à notre planète, et à notre position au sein de notre système solaire. Celle-ci résulte d’un environnement dans lequel nous vivons et qui nous est propre, mais Dieu n’est pas enfermé par notre conception du temps.
