3,99 €
Mon demi-frère, Aiden, était tout ce qu’il me restait. Après qu’il a hérité de l’entreprise multi-millionnaire de son père, on est entré en partenariat. Ce n’était pas ce que je m’imaginais. Il voulait que j’utilise mes atouts au mieux et me faire défiler devant ses associés en affaires.
Et puis, je l’ai vu, lui. Lucas Ferris. Il n’était pas comme les autres, d’un âge certain et bedonnants. C’était un pur concentré de sexe. Plus d’un mètre quatre-vingt-dix, avec des cheveux d’un noir d’encre. Je jure qu’il était bouillonnant quand il m’a regardée. Ce soir-là, je finis mon travail et je partis pour me mettre au lit, dans ma chambre. Mais la porte s’ouvrit plus tard dans la nuit, et je découvris que mon demi-frère avait vendu ma virginité à M. Ferris, et qu’il était là pour prendre son dû.
Ma vengeance, quand elle viendra, sera brutale, et Aiden découvrira qu’il a sous-estimé sa sœur. Quant à M. Ferris, et bien… il fait des choses à mon corps que je n’aurais jamais pensé désirer, mais que j’attendais tellement…
Si vous cherchez une lecture pour vous faire fondre dans votre culotte avec un homme super sexy, une femme fougueuse et un rebondissement inattendu, continuez votre lecture !
Remarque : Cette histoire érotique, romantique et super sexy vous fera rougir jusqu’aux oreilles et fondre dans votre culotte ! Fin heureuse garantie.
Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:
Veröffentlichungsjahr: 2018
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Du même auteur
Du même auteur
Touche du Bois
A propos de l’Auteure
Supplie-moi : Copyright © 2017 par Jessa James
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite ou partagée sous quelque forme que ce soit ou de quelque manière, qu’elle soit électrique, numérique ou mécanique. Cela comprend, mais n’est pas limité à la photocopie, l’enregistrement, le scannage ou tout type de stockage de données et de système de recherche sans l’accord écrit et exprès de l’auteure.
Publié par Jessa James
James, Jessa
Supplie-moi
Design de la couverture copyright 2018 par Jessa James, Auteure
Crédit pour les Images/Photo : Deposit Photos: konradbak
Note de l’éditeur :
Ce livre a été écrit pour un public adulte. Ce livre peut contenir des scènes de sexe explicite. Les activités sexuelles incluses dans ce livre sont des fantasmes strictement destinés à des adultes et les activités ou risques pris par les personnages fictifs dans cette histoire ne sont ni approuvés ni encouragés par l’auteur ou l’éditeur.
« Aiden, pourquoi on est là ? C’est le chalet familial, où on a de bons souvenirs avec Papa et Maman, pas un endroit approprié pour parler affaires, » demanda-t-elle. Elle se tenait dans l’embrasure de la porte et s’apprêtait à partir nager.
Son demi-frère lui lança un regard de reproche en passant devant elle pour se rendre dans le hall d’entrée du chalet, qui valait plusieurs millions. « Je ne veux pas avoir à te le répéter, Reagan. Tu sais parfaitement ce qu’on fout ici. C’est la meilleure affaire de toute ma putain de vie, de notre vie, et je dois réussir. Tu vas jouer ton rôle… et putain, arrête de poser des questions ! C’est compris ? »
Le regard de Reagan tomba à terre pour éviter de croiser celui colérique de son frère. Elle détestait être un pion dans tous ses contrats d’affaires. À être utilisée comme un meuble mais, au bout du compte, elle l’acceptait toujours. Elle entra dans le salon aux vitres qui allaient du sol au plafond et regarda au loin le magnifique lac qui s’étendait en-dessous.
Reagan Kade n’avait pas l’habitude de désirer sexuellement les associés en affaires de son frère. En réalité, pour son frère, c’était eux qui devaient la désirer pendant qu’il les convainquait de signer en bas de la feuille. Ce partenariat s’était établi entre eux depuis à peine un an.
« Règle numéro un, toujours utiliser tes atouts au mieux, Reagan, » lui disait son frère. Par « ses atouts », il entendait son apparence et son corps. Un registre qui ne lui faisait pas défaut. Elle avait des courbes abondantes et des seins généreux, qui attiraient toujours les regards autant masculins que féminins. Elle aurait facilement pu passer pour une mannequin de mode avec son allure impeccable et époustouflante. Quand les associés de son frère étaient occupés à lorgner sur ses seins pointus, ils perdaient toujours de vue l’affaire dont ils parlaient. Au début, ça n’avait pas été comme ça. Aiden avait toujours requis sa présence lorsqu’il conduisait des affaires mais, lorsqu’elle en avait eu marre et qu’elle avait dit ne plus vouloir être son jouet, il l’avait faite asseoir une nuit pour lui donner un ultimatum. Soit elle faisait distraction, soit il la coupait totalement de l’entreprise familiale qu’il contrôlait désormais. En tout, la décision avait été facile à prendre et ça ne faisait de mal à personne, tant qu’il n’y avait pas de contact physique. Malheureusement, elle n’avait pas le choix.
Ce week-end était différent, cependant. D’ordinaire, ils seraient restés dans le manoir familial en Californie à La Jolla, mais quand Aiden lui avait dit qu’ils prenaient l’avion pour se rendre au chalet familial du Lac Tahoe, elle avait trouvé ça bizarre. Ce n’était pas un endroit pour négocier et parler affaires ; c’était un endroit empreints de souvenirs de famille. Mais, Lucas Ferris était venu pour passer le week-end avec eux et négocier, alors Reagan avait accepté de jouer les hôtesses. Son frère Aiden avait aussi fait toute une histoire sur les habits qu’elle porterait, et lui avait choisi certaines tenues qu’elle devrait porter pour le week-end, ce qui était vraiment inhabituel.
Elle ne s’en plaignait pas, cependant. Lorsque sa mère, Carey, s’était remariée, Reagan n’avait que dix ans et avait adoré sa nouvelle famille, surtout son grand frère qui avait douze ans de plus qu’elle. Carey et son nouveau beau-père, Sean, l’avaient toujours traitée comme leur propre enfant dès le début, mais lorsqu’ils avaient tous deux perdus la vie dans un accident de voiture dix-huit mois plus tôt, Reagan avait été dévastée et terrifiée. Elle avait déjà perdu son père biologique lorsqu’elle était jeune, et n’avait désormais plus que son grand demi-frère pour prendre soin d’elle. Ça ne représentait pas un problème financier, puisqu’il avait hérité de la société d’aménagement de terrain multi-millionnaire de son père. La plus grande peur de Reagan était d’être seule, sans famille, et elle avait juré que ça n’arriverait pas.
Lorsqu’elle avait observé M. Ferris plus tôt dans la journée, elle avait remarqué qu’il ne ressemblait pas aux autres hommes d’affaires que son frère conviait d’ordinaire chez eux. Les associés habituels de son frère étaient plus âgés, bedonnants, et prêts à s’effondrer à n’importe quel moment – ou bien, ils avaient au moins un pied dans la tombe – mais Ferris n’avait pas l’air d’avoir plus de trente ans. D’accord, peut-être trente-cinq ans. Elle l’avait déjà rencontré quelques fois auparavant, à leur maison de Californie. Il était musclé, en très bonne forme, et avait des cheveux d’un noir d’encre juste assez longs pour qu’on puisse y passer les mains. Il faisait au moins un mètre quatre-vingt-dix et avait un air intense, brûlant, et profondément sexy. Bel homme ne suffisait pas à rendre justice à son allure avec son bronzage intense et deux yeux incandescents enfoncés, qui semblaient être des orbes d’un bleu sombre.
Elle trouvait cela bizarre, il n’avait pas l’air d’être là pour les affaires du tout, et puis merde, qui amènerait un garde du corps avec lui ? Ce type avait l’air d’un énorme gorille à se tenir dehors pour monter la garde, pour l’amour du ciel. Elle l’avait observé depuis qu’ils étaient arrivés, et ni lui ni son frère n’avait parlé d’un seul contrat ni même regardé un bout de papier. Elle haussa les épaules pour oublier tout ça.
La belle journée était passée et la nuit vint. Elle remarqua que M. Ferris semblait la regarder, elle aussi. Parfois, elle avait l’impression irrépressible qu’il la dévorait des yeux. Quand elle se retournait pour vérifier, elle remarquait qu’il ne faisait aucun effort pour camoufler le fait qu’il la reluquait. Chaque partie d’elle. Un sourire diabolique étirait ses lèvres, et il hochait la tête imperceptiblement à son attention. Reagan trouvait cela flatteur, et pourtant dérangeant et étrange en même temps.
Après un dîner tardif, ils passèrent dans le salon familial, où son frère et M. Ferris s’assirent pour échanger quelques mots, pendant que Reagan leur préparait d’autres verres derrière le bar pourvu d’un robinet. Ses yeux s’égaraient souvent sur les deux hommes pour prétendre qu’elle était d’humeur à jouer, mais elle était totalement épuisée et n’aspirait qu’à se mettre au lit. Elle servit les hommes et retourna à un tabouret du bar pour admirer le physique de M. Ferris tandis qu’il se levait et s’étirait. Ses yeux suivirent ses épaules larges jusqu’à son cou épais. Quand ils rencontrèrent son regard, elle fut choquée de l’intensité qu’il portait, fiché sur elle. Il avait l’air d’un animal prêt à bondir sur sa proie, puis, une seconde plus tard, cet air avait disparu comme s’il n’avait jamais existé, remplacé par un sourire franc. Le cœur de Reagan tambourina, et elle se senti soudainement très mal à l’aise.
Reagan pivota sur son tabouret pour éviter son contact. Qu’est-ce qui n’allait pas chez elle ? Elle avait l’habitude que les hommes la reluquent mais ce regard, le regard de Lucas était différent. Presque prédateur, et ça la terrifiait. Elle était encore vierge et avait fêté ses dix-neuf ans la semaine précédente. Elle n’avait pas vraiment l’habitude des sentiments sexuels. Oh, elle était sortie avec son lot de gars à l’université mais elle savait bien qu’ils en avaient soit après son argent, soit après son corps, et elle n’allait sûrement pas donner sa virginité à un garçon de fraternité qui n’avait aucune idée de ce qu’il faisait. Non ! Elle se gardait pour l’homme qui lui fallait. Un homme qui la voudrait pour elle et rien de plus. Elle voulait que sa première fois soit magique, une nuit dont elle pourrait se souvenir toute sa vie. Ce n’était pas trop demander, songeait-elle.
Quelques minutes passèrent et, lorsqu’elle se retourna pour regarder son frère et leur invité, un bâillement lui échappa, et elle dût s’excuser lorsqu’ils la regardèrent.
Aiden lui sourit.
« - La journée a été longue. Va donc te mettre au lit, on te retrouvera au matin.
- Tu es sûr ? » demanda-t-elle en levant un sourcil et en descendant du tabouret. Elle regarda Lucas se relever.
« Aiden a raison. Repose-toi pendant qu’on parle d’affaires et de trucs rébarbatifs. Demain est un autre jour, » fit-il en lui adressant un clin d’œil espiègle.
Elle commençait à monter le grand escalier en cèdre lorsqu’elle se retourna pour leur faire face, un sourire aux lèvres. « Bonne nuit. Je vous vois demain au petit déjeuner. » Elle recommençait son ascension lorsqu’elle entendit M. Ferris répondre, « Dors bien. »
Lorsqu’elle arriva au palier, elle se dirigea au fond du couloir jusqu’à sa chambre. Elle ferma la porte et se déshabilla avant de mettre un simple tee-shirt tout en gardant sa culotte. Après avoir passé la majorité de la journée à nager et en plein soleil, elle était totalement épuisée. Plus que deux jours et tout ça sera fini, songea-t-elle en elle-même. Elle se mit au lit, rabattit le drap jusqu’à sa taille et plongea dans un profond sommeil.
Lucas monta les escaliers à deux heures et demi du matin, et se dirigea vers le fond du couloir avec une petite sacoche sur l’épaule gauche. Lorsqu’il arriva devant la porte de la chambre de Reagan, il se tourna vers son garde du corps qui le dominait de sa taille et chuchota.
« - Que personne n’entre.
- Oui monsieur, » répondit Frankie avec un hochement de tête pour son employeur.
Lucas ouvrit silencieusement la porte de la chambre de Reagan et se faufila à l’intérieur en refermant doucement derrière-lui. Ses yeux examinèrent la pièce alors même que la lueur de la lune, par la fenêtre, lui donnait exactement ce qu’il lui fallait de lumière pour voir et bouger à son aise.
Il fit un pas en direction du pied du lit, et la lumière provenant de la fenêtre illuminait la magnifique silhouette de Reagan couchée dans le lit. Il pouvait voir qu’elle dormait d’un sommeil très profond, et il ne voulait pas la réveiller. Pas encore. Elle était couchée sur le côté droit du lit double à baldaquin, les bras étendus sur les oreillers. Les yeux de Lucas parcoururent ce corps plantureux caché sous un drap fin, et ses cheveux blonds vénitiens en éventail sur l’oreiller. Il sentit sa bite gonfler en imaginant ce qu’il allait ressentir quand il agripperait ces cheveux dans ses poings.
Il se lécha les lèvres d’anticipation. Pas encore, se dit-il.
Il ouvrit la petite sacoche qu’il portait et installa des attaches spéciales à chacun des quatre poteaux du lit. Chaque boîtier souple contenait un mécanisme qui lui permettait d’avoir le contrôle de l’envergure des mouvements de son prisonnier en augmentant ou en diminuant la longueur de câble disponible. Un sourire diabolique s’afficha en travers de son visage tandis qu’il soulevait le drap fin qui couvrait le torse et les jambes de la jeune femme. Elle ne fit pas un son, pas un mouvement. Elle était encore en sommeil profond. Il tourna la tête vers chaque coin de la pièce, au plafond, là où Aiden avait installé des caméras minuscules, à peine visibles à l’œil nu. Ça lui donnait une vue complète du lit et de la pièce entière.
Il resserra le peignoir en soie qu’il portait en s’approchant du bord du lit. Ses yeux parcoururent les longues jambes de la jeune femme, jusqu’à la jonction entre ses cuisses. Son regard se posa sur sa chatte qui était recouverte d’une culotte en dentelle rose transparente.
Putain, elle était magnifique, songea-t-il. Il fit remonter son regard sur son estomac plat, jusqu’au petit t-shirt qu’elle portait. Ses tétons s’étaient durcis sous le fin tissu à cause de la fraîcheur de l’air. Ses lèvres pleines, sa peau crémeuse au teint d’olive, et ses cils sombres fuligineux, tout faisait s’agiter sa bite sous son peignoir. Ne voulant pas attendre une seconde de plus, il plaça rapidement les bracelets en caoutchouc souple sur ses poignets et ses chevilles avant de passer ses pouces sur ses tétons tendus. Il prit un sein plein dans sa paume, le pressa un peu, puis frotta contre le pic raidi. Ses yeux fusèrent vers le visage de Reagan quand elle gémit doucement dans son sommeil sous son contact.
Perdant le contrôle, il serra fortement le sein qu’il avait en main et elle se lécha les lèvres en gémissant de nouveau. Il se pencha en avant et passa la main à l’intérieur de la cuisse de la jeune femme, effleurant de son pouce et de ses doigts sa chatte à travers le tissu de sa culotte.
« Humm... » Elle bougea légèrement. Lucas pouvait sentir son excitation s’accumuler, son sang affluer vers sa bite devant la vue qui s’offrait à lui et les évènements à venir. Il passa ses mains le long des bras de la jeune fille, attrapa ses poignets, et chuchota, le visage à quelques centimètres à peine de son visage. « Reagan, réveille-toi. » Ses doigts passèrent de nouveau contre les lèvres de sa chatte par-dessus le tissu, et elle remua. « Réveille-toi, Reagan, » chuchota-t-il de nouveau.
Il la regarda lentement ouvrir les yeux et essayer de s’ajuster à l’obscurité. Elle battit des paupières, puis se concentra sur lui. Ses yeux étaient deux grands orbes noisettes qui s’emplirent instantanément de peur et de confusion.
« Putain de me... » fit-elle.
Reagan était totalement sous le choc. Lorsque son cerveau parvint enfin à appréhender l’absurdité de la situation, elle perdit tout contrôle. Ferris ne portait qu’un peignoir en soie et, lorsqu’elle essaya de se relever, elle découvrit qu’elle était attachée au lit. La panique l’envahit lorsqu’elle comprit que ce salaud l’avait attachée. Elle lutta vainement contre les liens et cria. « AIDEN ! À L’AIDE ! Viens m’aider, Aiden ! »
Ferris plaqua une main contre sa bouche, lui imposant le silence. « Chhh, grogna-t-il. Personne ne viendra te sauver, Reagan. » Elle le fixa du regard, et ne vit que des gemmes malfaisantes. Il n’y avait aucune compassion dans ses yeux bleus sombres. Aucune culpabilité ni sympathie. Reagan ne crut pas ses paroles en le dévisageant, et attendit que son frère réponde à son cri. Elle n’entendit que le silence. Personne ne vint alors que les minutes passaient et qu’ils se regardaient tous deux droits dans les yeux.
« - Reagan, pas besoin de crier, dit-il en enlevant lentement sa main de sa bouche et en souriant.
- Mais putain, qu’est-ce que vous faites ? Pourquoi je suis attachée ? » cracha-t-elle.
Il baissa la tête et la lova dans le cou de la jeune femme d’une manière effarante et lui répondit. « J’ai bien peur que tu fasses partie du contrat de ce week-end. » Il lécha son lobe d’oreille et le pinça brusquement entre ses dents, lui arrachant un cri de surprise et la faisant se débattre contre ses liens. « Aiden a rendu ce marché tellement séduisant, je n’ai pas pu le refuser. »
Lucas changea d’appui et reposa ses mains sur les seins de Reagan, les malaxant à travers son tee-shirt.
« Ôte tes putains de pattes de moi ! » Elle plissa les yeux à son intention, et mit toute la haine et la colère qu’elle ressentait dans ses mots. « Signer un contrat avec mon frère ne te donne pas le droit de me tripoter ! »
Un sourire démoniaque retroussa ses lèvres. « Oh mais, c’est faux, Reagan. Tu es l’élément principal de ce contrat d’affaires. Putain, comme tu as bon goût, grogna-t-il en projetant un souffle chaud dans son cou. On dirait de la vanille. »
Reagan lutta et tortilla son corps pour essayer de retirer ce salaud d’au-dessus d’elle, mais c’était peine perdue. Ça ne fit que le faire rire. « Tu es dingue. Mon frère ne ferait jamais ça. »
Ferris releva la tête, et arqua un sourcil en la regardant de haut.
« - Tu es sûre de ça ? Je reprends l’entreprise de ton frère, Reagan, et tu fais partie de notre marché, que ça te plaise ou non.
- T’es complètement taré ! » cracha-t-elle entre ses dents. Il fit rudement rouler ses tétons entre ses doigts en laissant échapper un rire profond.
« - Tu ne connais pas très bien ton demi-frère. Je peux t’assurer qu’il l’a fait, et que dans les petites lignes de l’addendum qu’il a signé ce soir, il t’a donné à moi.
- Va te faire foutre ! Tu mens. AIDEN ! hurla-t-elle. Qu’est-ce que tu lui as fait ? »
Ferris eut un autre rire amusé et se leva en secouant la tête avant d’ouvrir la porte de la chambre. Lorsqu’elle tourna la tête et qu’elle vit que son frère était là, dans l’embrasure de la porte, Reagan se figea. C’était comme si tout le sang de son corps venait d’être aspiré. Son cerveau refusait de fonctionner ou d’essayer de s’adapter à la réalité des faits. C’est impossible. Non ! Son demi-frère était la seule famille qui lui restait. Comment pourrait-il faire ça ?
« Aiden ? » Le désarroi entachait les traits de la jeune femme.
« Fais ce qu’il te dit, Reagan, » déclara froidement son frère, sans émotion. C’était comme si une dague de glace venait de lui empaler le cœur.
« Aiden ? Non ! Tu peux pas faire ça ? S’il te plaît, t’es pas sérieux ? » Elle sentit la première larme couler le long de sa joue tandis qu’elle regardait l’air froid et vide de son frère. « Tu es ma seule famille, Aiden. Pitié, me fais pas ça. Pitié, » supplia-t-elle.
Lucas secoua la tête et fit fermement retourner son frère dans le couloir. Elle pouvait les entendre se parler à voix basse sans toutefois comprendre ce qu’ils disaient. Ça devait être un putain de cauchemar. Comment pouvait-il lui faire ça ? Elle l’aimait, lui avait toujours été loyale. Bordel !
