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En moins d'une heure, découvrez enfin tout ce qu'il faut savoir sur Yves Saint Laurent !
Déjà largement applaudi pour ses créations au sein de la maison Dior, où il devient directeur artistique à l'âge de 21 ans seulement, Yves Saint Laurent entre dans la légende lorsqu'il ouvre, avec son compagnon Pierre Bergé, sa propre maison de haute couture et enchaîne les collections à succès.
Ce livre vous permettra d'en savoir plus sur :
• la biographie d'Yves Saint Laurent ;
• le contexte de l'époque ;
• les temps forts de la vie du grand couturier ;
• les répercussions de ses créations.
À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grandes Personnalités
La série « Grandes Personnalités » de la collection « 50MINUTES » présente plus de cinquante hommes et femmes qui ont marqué l'histoire d'une manière ou d'une autre. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent faire le tour d'un sujet précis, tout en allant à l'essentiel, et ce en moins d'une heure. Nos auteurs combinent les faits historiques, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d'histoire.
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Seitenzahl: 50
Veröffentlichungsjahr: 2017
Grand nom de l’histoire mondiale de la mode du XXe siècle, le couturier français Yves Saint Laurent est un moderniste qui, à l’instar de Coco Chanel (créatrice de mode et grande couturière française, 1883-1971), a su renouveler la garde-robe féminine.
Son talent esthétique réside dans la transformation, dès les années 1960, de vêtements fonctionnels, notamment masculins (tels que des smokings et des vestes), en porte-étendard de l’émancipation féminine.
En cela, Yves Saint Laurent impose son style : « J’ai créé pour mon époque et j’ai essayé de prévoir ce que sera demain. » (BENAÏM (Laurence), Yves Saint Laurent. Biographie (2e éd.), p. 523)
Yves Saint Laurent est un témoin de la mode et de l’esprit de son temps, qu’il s’agisse de la finesse du luxe français, de l’atmosphère de la rue ou de sa passion pour l’éclectisme culturel.
Son talent explique son influence auprès de stars telles que Marlène Dietrich (actrice allemande, 1901-1992) et Catherine Deneuve (actrice française, née en 1943). Mais le créateur fascine aussi les femmes ordinaires, comme en témoigne sa ligne de prêt-à-porter rive gauche : lancée en 1966, elle devient un exemple en la matière, proche du rêve de la haute couture.
Véritable avant-gardiste, Yves Saint Laurent développe un style subtil où se côtoient sobriété et modernisme artistique, tradition et innovation.
Yves Saint Laurent vers 1982.
Yves Henri Donat Mathieu-Saint-Laurent, plus connu sous le nom d’Yves Saint Laurent, naît en Algérie le 1er août 1936, à Oran.
Ses parents appartiennent au monde privilégié de la grande bourgeoisie française oranaise. Élevée par une tante fortunée, la mère d’Yves Saint Laurent, Lucienne (1914-2010), née Wilbaux, acquiert très tôt le goût des belles choses et le transmet à son fils. Charles Mathieu-Saint-Laurent (1909-1988), le père du créateur, s’occupe d’une compagnie d’assurances et gère une chaîne de cinémas ; une belle situation qui permet à la famille de vivre dans un luxueux hôtel particulier de trois étages.
Yves est l’aîné d’une famille de trois enfants. Il a deux sœurs : Michèle née en 1942 et Brigitte (1945-2015). Choyé par ses parents, il grandit en enfant roi, dans une délicate douceur de vivre qui l’accompagne d’Oran à Trouville (Normandie), le lieu de villégiature par excellence de la famille.
Il effectue toute sa scolarité à Oran, d’abord à l’école religieuse (1942), puis au collège du Sacré-Cœur (1948), et au lycée Lamoricière (1952).
Le saviez-vous ?
Dès l’âge de 12 ans, Yves Saint Laurent est passionné par la mode et le théâtre. Il invente une maison de couture, « Yves Mathieu Saint Laurent, Haute Couture, Place Vendôme », et joue au couturier avec des clientes imaginaires. Dès cette époque, le jeune homme supprime les traits d’union de son nom. Il opère officiellement cette suppression neuf ans plus tard, en 1957, et ne conserve plus qu’un unique prénom.
En juin 1952, le quotidien L’Écho d’Oran lui consacre un article pour ses magnifiques costumes dessinés pour un gala à l’Opéra municipal d’Oran.
Mais son adolescence est obscurcie par les brimades de ses camarades qui devinent son homosexualité : « Pendant la récréation, je me cachais […] à la sortie, j’attendais que tous les élèves aient quitté la classe pour ne pas subir de sévices. Dans ces années s’est enracinée la volonté […] de me lancer à la conquête de Paris [...]. » (CHENOUNE (Farid) et alii, Yves Saint Laurent, p. 40)
Après avoir remporté le troisième prix de la catégorie « Robes » au concours annuel de dessins de mode de Paris (décembre 1953) et obtenu son baccalauréat à Oran (juin 1954), Yves Saint Laurent s’installe à Paris. Il s’inscrit à l’école professionnelle de la Chambre syndicale de la haute couture en septembre 1954. Il se distingue par ses croquis qui lui valent, dès novembre 1954, le premier et le troisième prix de la catégorie « Robes » du concours du Secrétariat international de la laine.
Remarqué et encouragé par Michel de Brunhoff (journaliste français, 1892-1958), directeur et rédacteur en chef de Vogue (Paris), c’est grâce à lui qu’Yves Saint Laurent rencontre Christian Dior (grand couturier français, 1905-1957) et est amené à lui présenter ses croquis. Le célèbre couturier, subjugué par son talent, l’engage comme assistant modéliste. Yves Saint Laurent quitte son école professionnelle le 20 juin 1955 pour commencer sa carrière à la maison Dior, avenue Montaigne (Paris, 8e).
Dès ses débuts dans la maison Dior, le jeune prodige fait sensation avec sa célèbre robe Soirée de Paris (1955).
Soirée de Paris
Soirée de Paris a été immortalisée par la célèbre photographie de Richard Avedon (photographe de mode et portraitiste américain, 1923-2004), où le mannequin américain Dovima (1927-1990) pose au milieu des éléphants du Cirque d’hiver, dans sa robe de velours noir avec un ruban de satin couleur ivoire noué sous le buste et retombant sur le côté.
Dovima et les Éléphants, de Richard Avedon (1955).
Le succès de ses robes explique qu’à la suite du décès de Christian Dior (octobre 1957), Yves Saint Laurent soit nommé directeur artistique, conformément au vœu de Dior lui-même et deux ans à peine après son entrée dans la haute couture. Le jeune créateur vit difficilement la disparition de son mentor, qui reste pour lui : « Monsieur Dior […] cette idole qui me consacrait une part de son émotion […] Je me souviens […] de nos fous rires, de sa bonté […] Il m’a appris l’essentiel. […] je dois dire que c’est auprès de lui que j’ai été le plus heureux. » (CHENOUNE (Farid) et alii, Yves Saint Laurent, p. 44)
