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Vous rêvez d'écrire un roman ? Votre roman ? Vous rêvez d'un pas-à-pas qui allierait organisation et technique, tout en vous aidant à trouver le temps d'écrire votre roman ? Vous souhaitez arriver au bout de l'écriture de votre roman, qu'il s'agisse du premier ou du dixième ? Parce que l'écriture, en plus d'être un art difficile, c'est de la technique et de l'organisation. C'est de la préparation et une succession d'étapes, que je vous résume dans le guide. Il s'agit de ma méthode, et elle a fait ses preuves, puisque j'ai écrit une vingtaine de romans et de novellas en une dizaine d'années. Il s'agit de ma méthode, mais elle est simple et rassurante. Elle ne demande pas de sacrifices comme on peut le lire çà et là. Flexible, elle s'adapte à tous les profils d'auteurs et d'autrices. Il paraît que trois mois, c'est l'idéal pour écrire son roman, alors, qu'attendez-vous ?
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Seitenzahl: 118
Veröffentlichungsjahr: 2022
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Avant-propos
Avant de commencer…
La préparation : personnages et synopsis de travail
Rédiger le synopsis de travail de son roman
La préparation : commencer son roman
La préparation : gérer les phases d’écriture de son roman
Et l’auteur·rice dans tout ça ?
Annexe 1. Ma méthode flocon revue et améliorée
Annexe 2. Planning d’écriture sur trois mois
Annexe 3. Ressources
L’autrice
Bibliographie sélective
Il paraît que trois mois, c’est l’idéal pour écrire son roman, alors, je vous ai préparé de quoi y parvenir. Vous trouverez, dans ce guide, des astuces d’écriture, mais apprendrez aussi à écrire votre roman sans vous négliger.
Ce guide, c’est mon expérience en près de quinze ans d’écriture, la bienveillance en plus. C’est tout ce que j’ai pu acquérir de technique et expérimenté pour toujours rester au plus proche de moi-même.
Parce qu’écrire, c’est aussi un état d’esprit, j’ai allié technique et mindset dans ce guide. J’espère que vous y trouverez ce dont vous avez besoin : des astuces structurées qui se soucient de votre bien-être dans l’écriture, un soutien, une oreille attentive, des méthodes adaptables...
L’auteur·rice en vous se demande comment trouver le temps d’écrire son roman ? C’est une excellente question, qui en amène d’autres, mais nous aborderons chaque point dans les différents chapitres qui composent ce guide, qu’il s’agisse de comprendre le facteur temps, d’apprendre à gérer son temps ou de mettre en place ce que l’on appelle le travail en profondeur.
Une fois que vous aurez intégré une relation saine à votre temps disponible (qui est la seule notion de temps que vous aurez à prendre en compte pour réussir à écrire régulièrement et sur la durée), nous pourrons passer à la préparation de votre roman, puis à l’écriture de celui-ci.
Trouver le temps d’écrire son roman : comprendre le facteur temps
La première étape pour trouver le temps d’écrire un roman est de comprendre le facteur temps. (Ce temps que l’on a tendance à considérer comme un ennemi, alors qu’il est un super allié.)
Il existe une différence entre le temps perçu et le temps disponible, laquelle peut nous amener à nous retrouver en fin de journée sans avoir effectué aucune de nos tâches. Ça, c’est parce que, plus on accorde de temps à notre cerveau, plus il se dit... qu’il a le temps. Il est donc essentiel d’apprendre à gérer son temps, à profiter du temps réel comme temps disponible sans chercher à accumuler les heures de travail. (Non, plus d’heures travaillées n’équivalent pas à plus de tâches effectuées.)
Apprendre à gérer son temps
La deuxième étape pour trouver le temps d’écrire un roman est de commencer par apprendre à gérer ce temps.
La gestion de son temps n’est pas toujours une sinécure. Elle se révèle pourtant essentielle au bon développement de votre activité. Une mauvaise gestion de son temps entraîne un retard, mais aussi du stress.
Pour commencer, ne pensez plus en termes de ratio temps/tâches effectuées comme vous le faisiez jusqu’à présent :
Demandez-vous de combien de temps vous avez besoin pour effectuer une tâche précise (et cette tâche uniquement !)
Oubliez le mythe de la personne incroyable qui gère plusieurs tâches à la fois, c’est une très mauvaise idée
Rappelez-vous que plus d’heures travaillées n’équivalent pas à plus de tâches effectuées.
Comme je l’écrivais dans la partie précédente (sur la compréhension du facteur temps), plus vous accordez de temps à votre cerveau, plus il se dit qu’il a le temps de s’y mettre. Le cerveau humain a besoin de temps prédéfinis pour se mettre au travail. C’est pour cette raison qu’il est important que vous sachiez combien de temps vous prend une tâche précise ET qu’il est essentiel de ne pas vous occuper de tout dans le même créneau. (Chaque chose en son temps, comme on dit. Eh oui, vous lirez beaucoup le mot « temps » dans ce chapitre.)
Décortiquons maintenant les trois points évoqués dans la liste ci-dessus.
Combien de temps pour quelle tâche ?
Combien de temps vous faudra-t-il pour effectuer une tâche précise ? (Et cette tâche uniquement, je le rappelle.) S’il s’agit d’une tâche imposante (écrire votre roman, par exemple), vous la découperez en tâches moins impressionnantes et plus faciles à atteindre : écrire le chapitre 1 pendant la première semaine du mois d’avril, échelonner l’écriture du premier tiers sur le premier mois… (Nous verrons tout ceci plus en détail avec le planning d’écriture que je vous ai préparé.)
On ne vous demande pas d’être précis·e à la minute près, bien sûr, mais comme il faut partir de quelque part, voici un plan de route que j’ai adapté de celui de Brian Tracy, décrit dans son audiobook Pas d’excuses : le pouvoir de l’autodiscipline (si mon retour sur cet audiobook vous intéresse, vous trouverez en fin de guide, dans les ressources, un lien pour le lire) :
1. Définissez votre objectif à atteindre (à l’écrit, c’est plus engageant)
2. Fixez-vous une date butoir
3. Découpez votre objectif en sous-objectifs (j’en ai déjà parlé)
4. Définissez ce qui sera à acquérir (connaissances ou matériel) pour atteindre votre objectif
5. Classez vos sous-objectifs par ordre de priorité
6. Mettez-vous immédiatement au travail.
Je détaillerai chacune de ces étapes dans la deuxième partie de ce chapitre. Juste avant, j’aimerais revenir sur deux points qui, à mon sens, pourraient vous aider dans la compréhension de votre temps disponible, puis dans l’organisation de celui-ci.
6 lois pour organiser son temps de travail
Avant de trouver le temps d’écrire un roman, il est nécessaire (et je l’écrivais plus haut) de comprendre le facteur temps, duquel nous dépendons tou·te·s. Pour cela, rien de plus simple, puisqu’il existe six lois toutes bêtes :
La loi de Murphy : on garde une marge pour les imprévus
La loi de Carlson : on limite les interruptions
La loi de Pareto : on se concentre sur l’essentiel
La loi de Parkinson : on se fixe des délais
La loi de Laborit : on effectue les tâches les plus ingrates, ennuyeuses ou difficiles en premier
La loi d’Illich : on s’accorde des pauses régulières
Une fois que vous avez pris conscience de ces six lois (et sans aller jusqu’à dire que tout sera plus simple), vous pouvez commencer à chercher des solutions pour écrire votre roman. J’en ai justement une qui, chaque jour, fait des merveilles sur moi.
La technique Pomodoro est une technique vraiment toute bête, qui consiste à s’accorder un temps précis pour chaque tâche. Elle ne nécessite aucun outil, hormis un minuteur (que vous avez sûrement dans votre cuisine) et se découpe comme suit :
25 minutes consacrées à votre tâche
5 minutes de pause
Répétez trois cycles (25 minutes + pause) en remplaçant les cinq dernières minutes de pause par 15-30 minutes.
La technique Pomodoro s’appuie sur quatre des six lois présentées plus haut :
Carlson : on limite les interruptions pour bien profiter de son temps de travail
Pareto : on se concentre sur l’essentiel sans se laisser distraire
Parkinson : on se fixe des délais pour inciter notre esprit à ne pas vagabonder
Illich : on s’accorde des pauses régulières, essentielles au renouvellement de notre motivation et notre concentration.
Un temps pour tout
Il y a un temps pour tout. Un temps pour écrire et un autre pour les distractions. Si chercher à produire envers et contre tout est nécessaire (c’est ce que l’on appelle « discipline »), il n’est pas utile d’aller à l’encontre de vos besoins ni de vos limites.
Le temps est, avant tout, une notion qu’il faut comprendre, avant d’espérer en tirer profit. Bien en saisir les mécanismes vous permettra de mieux appréhender votre rapport à lui ; c’est ainsi que l’on peut trouver le temps d’écrire son roman et, par extension, d’atteindre ses objectifs.
Dans la première partie, nous avons appris à distinguer le temps perçu et le temps disponible, à n’effectuer qu’une tâche à la fois et que plus d’heures travaillées n’équivalent pas à plus de tâches effectuées. (Ne vous inquiétez pas, je détaillerai ce point dans la partie 4 de ce chapitre, dédiée au travail en profondeur.) Revenons-en maintenant au plan de route que j’ai adapté de celui de Brian Tracy. (Dans son audiobook Pas d’excuses : le pouvoir de l’autodiscipline, donc.)
Je vous rappelle les six étapes qui le composent :
1. Définissez votre objectif à atteindre (à l’écrit, c’est plus engageant)
2. Fixez-vous une date butoir
3. Découpez votre objectif en sous-objectifs
4. Définissez ce qui sera à acquérir (connaissances ou matériel) pour atteindre votre objectif
5. Classez vos sous-objectifs par ordre de priorité
6. Mettez-vous immédiatement au travail.
Je vous propose, sans plus tarder, de développer chacune de ces étapes.
Définissez votre objectif à atteindre
Optez pour un objectif clair, simple et réalisable (oui, je le redis et le re-redis depuis la sortie de mon guide anti-procrastination) :
Clair pour savoir précisément quelle direction vous empruntez
Simple pour ne pas vous décourager
Réalisable pour alimenter votre satisfaction personnelle. (Surtout en découpant un gros objectif en plus petits objectifs.)
On ne décide pas d’atteindre un objectif du jour au lendemain. Il faut de la persévérance et un plan d’attaque, des dates limites et une idée précise de ce que l’on veut, tout en veillant à nos besoins, à nos limites et à nos envies.
Fixez-vous une date butoir
Se fixer une date butoir est une excellente façon de signaler au cerveau que l’on n’a pas tout le temps que l’on veut pour mener à bien un projet. (Essayez de vous donner, exceptionnellement, la journée pour écrire et vous verrez que vous passerez plus de temps sur les réseaux sociaux ou YouTube qu’à réellement écrire.) Le cerveau est capricieux et il a besoin d’un encadrement strict. Comme les habitudes. Prenez donc celle de lui fixer une date butoir pour tout ce qui le nécessite. (À moins que, comme moi, vous vous sachiez capable de mener un projet à son terme sans date butoir.)
Découpez vos objectifs en sous-objectifs
J’en ai brièvement parlé dans la première de ces six étapes : découper un gros objectif en sous-objectifs, lesquels vous apporteront de la satisfaction plus rapidement que si vous attendiez de mener à bien votre projet. Il s’agit là d’un procédé enthousiasmant qui vous donnera le sentiment d’avancer et non de stagner. (Ce qui arrive souvent quand on se lance dans un gros projet, surtout si on en attend beaucoup.) Pour éviter la frustration du quotidien, aménagez-vous des étapes et n’hésitez pas à cocher les cases au fur et à mesure ; c’est très motivant ! (Et c’est la raison pour laquelle j’ai ajouté une check-list à la fin de ma méthode flocon revue et améliorée. Rendez-vous dans l’annexe 1 pour la découvrir.)
Définissez ce qui sera à acquérir pour atteindre votre objectif
Pour vous faciliter la tâche et vous permettre de travailler en profondeur (même si je reviendrai sur le sujet dans la partie 4 de ce chapitre), je vous conseille ces deux livres : Deep work sur le travail en profondeur exclusivement et Pas d’excuses sur l’autodiscipline.
(Vous retrouverez mes retours sur ces deux livres dans les ressources, en fin de guide.)
Ils se concentrent pas mal sur le monde des affaires, au début, mais empruntent très vite une voie plus personnelle. (Même si je ne suis pas d’accord avec tout pour Pas d’excuses, il demeure un ouvrage intéressant sur notre rapport à l’autodiscipline et aux barrières que nous nous dressons parfois volontairement.)
Classez vos sous-objectifs par ordre de priorité
Tous vos sous-objectifs ne sont pas égaux en termes de priorité, et il est important que vous sachiez les ordonner ainsi. Par exemple, vous pouvez écrire votre roman sans avoir son titre précis en tête, mais vous pourriez difficilement le présenter à une maison d’édition ou l’autopublier sans ce fameux titre.
Pour classer vos sous-objectifs par ordre de priorité, pensez à la matrice d’Eisenhower :
Tâches non urgentes
Tâches urgentes
Tâches importantes
À planifier
Priorité
Tâches non importantes
À renégocier ou déléguer
À oublier (pour l’instant)
Mettez-vous immédiatement au travail
Si vous attendez le moment parfait pour vous lancer dans votre projet – et sans vouloir vous offenser –, sachez qu’il ne viendra jamais. Il y aura toujours un élément extérieur pour se mettre en travers de votre chemin. Tout ne sera jamais à 100 % parfait. Les planètes ne seront jamais alignées comme vous le souhaitez.
Dès que vous avez toutes les clés en main pour commencer votre projet, lancez-vous !
Dans la partie 2, nous avons vu l’utilité de définir ce que vous aurez à acquérir pour atteindre votre objectif. Cela concerne autant les connaissances (parce qu’il y a toujours un moment où l’on doute sur un élément, une date…) que le matériel. C’est de matériel dont je vais parler ici, et plus particulièrement d’organisation.
S’organiser pour écrire son roman avec trois applications
On n’a, heureusement, pas besoin d’une foultitude d’outils d’organisation pour écrire son roman. Pour ma part, deux applications suffisent (je ne suis pas friande des logiciels d’écriture) :
Notion : avant, j’utilisais Trello, puis j’ai découvert Notion, qui est le top de l’application pour s’organiser. Elle est disponible sur ordinateur et sur smartphone. (Avec synchronisation, bien sûr.) La formule gratuite est amplement suffisante, à mon humble avis (tableaux, pages, listes, calendriers, timelines, suivis…)