A girl for two boys - Alyssa Rodriguez - E-Book

A girl for two boys E-Book

Alyssa Rodriguez

0,0

Beschreibung

Lily, jeune fille de 16 ans, quitte sa ville natale pour le travail de son père à Los Angeles. Ça lui fait mal de laisser derrière elle, les souvenirs de sa mère qui est décédée lorsqu'elle était enfant. En arrivant à Los Angeles, elle a la merveilleuse surprise de retrouver sa meilleure amie d'enfance. Mais elle ne s'attendait pas à revoir son ex, le grand frère de Juliette. Il lui avait brisé le coeur lorsqu'ils étaient partis. Avec Juliette, elles trainent avec un groupe de garçons super sympa, mais il y a ce garçon qu'elle trouve bizarre et qui est froid avec tout le monde. Elle sent qu'il cache quelque chose et se fait la promesse qu'elle résoudra son mystère. Une fille pour deux garçons, lequel choisira-t-elle, son amour d'enfance ou le mystérieux garçon qu'elle vient de rencontrer ?

Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:

Android
iOS
von Legimi
zertifizierten E-Readern
Kindle™-E-Readern
(für ausgewählte Pakete)

Seitenzahl: 163

Veröffentlichungsjahr: 2023

Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:

Android
iOS
Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Sommaire

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Chapitre 14

Chapitre 15

Chapitre 16

Chapitre 17

Chapitre 18

Chapitre 19

Chapitre 20

Chapitre 21

Chapitre 22

Chapitre 23

Chapitre 24

Chapitre 25

Chapitre 26

Chapitre 27

Chapitre 28

Chapitre 29

Chapitre 1

Cela faisait deux heures que j'essayais de finir mes cartons, en vain. Le stress rendait mes mouvements précipités et je ne savais plus ce que je faisais. J'entendis mon père crier depuis le rez-de-chaussée de me dépêcher. Dans moins d'une demi-heure, nous allions quitter Portland pour la Californie : cette nouvelle ne m'enchantait absolument pas. Mon père, Tom Collins, avait décidé d'agrandir son entreprise et d'ouvrir une nouvelle agence d'assurances à Los Angeles. Depuis deux ans et demi, mon père s'était lancé en libéral, il avait ouvert sa propre agence. Celle-ci avait prospéré, c’était la raison pour laquelle nous allions emménager dans un autre état. Je fermai mes derniers cartons et descendis, mon sac et ma valise à la main pour le rejoindre. Ce vieil appartement allait me manquer. J'y avais grandi et y avais surtout pleins de souvenirs avec ma mère…

Mon père n'avait jamais voulu qu'on déménage, même si depuis quelques années, il gagnait bien sa vie. J'essuyai du revers de ma main une larme qui coulait le long de ma joue et sortit de ma chambre. Ma mère ne voudrait pas me voir triste. Alors pour elle, j’allais essayer de me réjouir des nouveaux tourments que ma vie prenait.

- C'est bon, tu as fini, ma chérie ? me demanda mon père en fermant le coffre de la voiture.

J'acquiesçai et il m’informa que le reste de nos affaires seraient directement emmenées à Los Angeles.

……………

Après trois heures d'avion, nous voilà arrivés en Californie. Les températures n’avaient rien avoir avec Portland. Je regrettais d’avoir mis un jeans et un sweat aussi chaud. La première chose que je remarquai en mettant un pied en dehors de l’aéroport c’était le paysage qui s’offrait devant moi. Je devais bien me l'avouer, c'était magnifique. Des plages immenses s’étendaient devant mes yeux. Au loin, je voyais le soleil se coucher. Tout le long du trajet, je n’avais pas arrêté de triturer mes ongles. Ma jambe droite me faisait mal à force de l’avoir bougé sous l’effet de l’anxiété. J'étais anxieuse à l’idée de devoir me reconstruire une vie à zéro. La voiture s'arrêta et la portière de mon père claqua, ce qui me sortit de mes pensées.

- Voici notre nouvelle maison ! s'exclama mon père avec un grand sourire.

Je le lui rendis, même si tout cela m'angoissait. La demeure qui me faisait face n'avait rien avoir avec l’endroit où je vivais auparavant. La façade était totalement blanche et la maison était sur deux étages. C’était le genre de maison que les personnes avaient dans les films. J’étais émerveillée devant sa beauté.

Quelques heures plus tard, le reste de nos affaires arrivèrent et je commençai donc à défaire mes cartons.

La musique dans les oreilles, j'essayai d’être de bonne humeur en rangeant ma nouvelle chambre. Elle était si différente de l’ancienne : elle était beaucoup plus grande, avec des murs blancs, un lit deux places qui trônait au milieu de la pièce, un bureau et un dressing immense. Des coups à la porte me firent me retourner.

- Ça avance à ce que je vois ! s'enthousiasma mon père. Il est vingt-et-une heures passées, ça te dit de sortir manger une pizza ? Comme ça, je pourrai te faire visiter un peu la ville. De nuit elle est magnifique !

- Le voyage m’a fatigué, je préfère rester là ce soir.

Une vague de tristesse passa sur le visage de mon père, il s'assit sur mon lit et me fit face.

- Écoute, je sais que c'est dur pour toi de tout reprendre à zéro, mais ça va le faire, je te le promets.

Je lui offris un léger sourire avant de le prendre dans mes bras et acceptai finalement sa proposition de sortie. Mon père se gara devant une petite pizzeria non loin de chez nous et nous entrâmes dans le restaurant.

Nos commandes arrivèrent et nous commençâmes à manger.

- Demain, il faudra aller t'inscrire dans ton nouveau lycée. Nous avons rendez-vous à dix heures, m'annonça mon père.

Le lycée, je n'y avais pas pensé : c'était l'étape que je redoutais le plus. Je n’avais déjà pas beaucoup d’amis dans mon ancienne école, alors là, j'appréhendais. Je craignais surtout de ne pas être accepté par les autres…

Mon père dut voir la panique se dessiner sur mon visage, car il ajouta :

- Tout va bien se passer, dit-il en posant sa main sur la mienne, je suis sûr que tu vas te faire plein de nouveaux amis.

- Je sais, mais tout ça me stresse et maman me manque…

- Elle me manque aussi, mais n'oublie jamais que même si elle n'est plus là physiquement, elle sera toujours là dans nos cœurs.

Mon père ouvrit la bouche pour continuer, mais fut coupé par une tape sur l'épaule. Il se retourna et se leva pour serrer dans ses bras l'homme en face de lui. Je ne le reconnus pas tout de suite, il fallut que mon père se pousse.

- Hey, Tom, comment ça va ? le questionna l’homme.

- Oh, Patrick, tu es là, ça faisait longtemps !

Je restai bouche bée quand je vis derrière eux une tête blonde que je discernerai entre mille : Juliette Flech.

- Lilly ! s'écria Juliette en me sautant dans les bras.

Ma bouche s’ouvrit en grand et mon corps resta figé sous la surprise de la revoir après toutes ces années. Je repris mes esprits et lui rendis son étreinte. Je n’arrivais pas croire qu’elle était juste en face de moi. Ses parents étaient les meilleurs amis des miens et nous avions grandi ensemble. Nous étions inséparables jusqu'à ce qu'elle déménage à cause de leur travail.

Mon père me regarda et je compris qu'il savait que je n'allais pas être seule ici. Je le remerciai avec un signe de tête et commençai à parler avec Juliette. J’étais surexcitée à l’idée de nous raconter tout ce qu’il s’était passé pendant l’absence de l’une de l’autre.

- Je n'arrive pas à croire que tu sois là…

- Ça fait quelques semaines que mon père m'a annoncé que tu allais venir vivre ici et j'étais si impatiente que tu arrives enfin !

Cela ne pouvait pas être réel. Nous nous étions quittées quelques années en arrière et je ne pensais pas la revoir puisque j’ignorais leur destination. Heureuses, nous nous serrâmes encore dans les bras avant de reprendre le repas. Juliette me proposa de rester chez elle pour la nuit afin que l’on puisse rattraper le temps perdu.

Mon père accepta avec joie et me dit de le rejoindre le lendemain directement devant le lycée.

Après le diner, je rentrai donc auprès de Juliette. Je fus choquée devant la grandeur et la beauté de la maison des Flech : elle était magnifique. Juliette me fit une petite visite avant d'aller faire du pop-corn dans la cuisine.

- Je suis trop contente que tu puisses rester, on a tellement de choses à se dire !

Après trois ans, notre relation restait la même et j’en étais vraiment heureuse. Cela me rassurait beaucoup de l'avoir ici, dans ma nouvelle vie. Nous nous posâmes sur son lit et nous échangeâmes toutes nos histoires de ces dernières années.

Après des heures à parler, elle me révéla en riant :

- Eh bien, Aurèle, lui, il vient de partir pour l'université, tu ne t'imagines même pas comme je suis heureuse de ne plus voir sa tête tous les jours !

En entendant son nom, je me crispai d'un coup et des frissons parsemèrent mon corps. Juliette dut le remarquer car elle fronça les sourcils.

- Ça va, Lilly ? s'inquiéta-t-elle.

- Oui oui, je viens juste de penser que demain, je dois aller m'inscrire au lycée, et ça m’angoisse.

Ce n'était pas vraiment un mensonge, puisque j'étais réellement stressée pour ça, mais c'était surtout le nom de son frère qui m'avait tendue…

Après toutes ces années je pensais que j’étais enfin passée à autres choses, mais je m’étais trompée.

- Je comprends que changer d'école ne soit pas facile, mais ne t'inquiète pas, je suis là.

Je lui souris en guise de remerciement et elle me le rendit. Nous parlâmes encore un peu avant de tomber dans les bras de Morphée.

Chapitre 2

Il était 9 h 50 et j'attendais mon père devant les grilles de mon nouveau lycée. J’avais toujours la manie d’être en avance contrairement à mon père. Je n'étais pas rassurée à l’idée d’aller dans ce nouveau lycée même si je savais que j'avais Juliette avec moi. Hier soir, quand elle m'avait annoncé qu'on serait dans la même école, j'avais été soulagée et tellement heureuse. Je vis enfin mon père arriver sur le parking et je le rejoignis.

- Salut, papa, le saluai-je en le serrant dans mes bras.

- Coucou ma puce, prête pour un nouveau départ ?

Je lui souris en guise de réponse et nous pénétrâmes dans le bâtiment. Tout mon corps tremblait, mon angoisse était à son comble. Cela faisait quinze minutes que nous attendions et le stress ne faisait qu’augmenter. Je jouais avec mes doigts en essayant de me détendre tandis que mon ventre se serrait.

Une porte s'ouvrit sur une dame d’une quarantaine d'années, assez grande, habillée d'un magnifique tailleur gris. Elle nous demanda d'entrer dans son bureau. Elle me serra la main et m'invita à m'asseoir en face d'elle.

- Bonjour, je suis madame Robinson, la directrice. Tu dois être Lilly Collins ? me questionna-t-elle.

J’acquiesçai, et mon père et elle commencèrent à parler de tout ce qui touchait l'administration. J’écoutais d’une oreille distraite, repensant à hier soir et au prénom que Juliette avait prononcé. Aurèle Flech. Heureusement qu'il était parti, je ne savais pas comment j'aurais réagi si j’aurais dû le croiser souvent après ce qu'il s'était passé entre nous. Un raclement de gorge me fit sursauter.

- Je vois que tu es distraite, me fit remarquer madame Robinson, c'est normal que la nouveauté t'angoisse, mais je suis sûre que tout se passera bien dans mon établissement.

- Excusez-moi, c'est encore étrange pour moi…

Elle m’offrit un sourire de compassion. Elle avait l'air gentille, mais en même temps, elle semblait stricte quand il le fallait.

- Juste avant de finir, pourrais-tu me donner la liste des cours supplémentaires auxquels tu vas participer ? me demanda-t-elle.

- Avez-vous des cours de danse ?

La danse avait toujours été ma plus grande passion. Elle m'aidait à me vider la tête et à ne penser à rien. Je partageais cette passion avec ma mère autrefois.

- Oui, nous avons un cours.

Elle me tendit un prospectus.

- Voici toutes les informations, je t'inscris, mais le jour de la rentrée, il faudra que tu ailles sur place, me précisa-t-elle.

J'acquiesçai et nous prîmes congé. En sortant du bâtiment, je repris ma respiration. C'était comme si elle s'était coupée et que j'étais en apnée depuis une heure. Cela faisait plus de vingt minutes que nous roulions. J'étais complètement absorbée par le paysage que j'avais sous les yeux.

- La rentrée est dans une semaine, tu devrais en profiter pour sortir avec Juliette, me proposa-t-il.

C'est vrai que je devrais jouir de mes derniers jours de vacances avant de reprendre les cours. J'appelai Juliette qui accepta sans hésiter. Mon père me déposa devant le centre commercial et me souhaita une bonne journée.

- Coucou, comment ça va ? me demanda Juliette en me serrant dans ses bras. Ça s'est bien passé ce matin au lycée ?

- Oui, ça va, c'était juste bizarre.

- Oh oui, je comprends, le lycée ce n'est pas ouf…Alors prête pour une virée shopping entre filles ?

Elle me prit par le bras et nous fit pénétrer dans l'immense centre commercial. Cela me faisait rire de la voir comme ça, si joyeuse. Nous entrâmes dans une première boutique de vêtements.

- Oh, regarde cette robe, me montra Juliette, elle t'irait tellement bien, va l'essayer !

C’était vrai qu'elle était magnifique. C’était une longue robe noir bustier. Je la saisis et suivis les conseils de mon amie.

J'ouvris le rideau et sortis de la cabine d'essayage.

- Euh... je ne sais pas quoi dire, fit Juliette en restant bouche bée. Tu es parfaite, Lilly, elle te va à ravir.

Je rougis à son compliment. C'était vrai que je me trouvais belle avec cette robe. Je décidai de la prendre. Nous continuâmes notre balade jusqu'à ce que nos estomacs crièrent famine. Nous nous arrêtâmes manger dans un petit restaurant mexicain.

Nous passâmes commande et un jeune homme vint à notre rencontre.

- Salut, Rick, je ne savais pas que tu étais déjà rentré de vacances !

Juliette salua le prénommé Rick et il se tourna vers moi.

- Toi, tu dois être Lilly ! Enchanté, Juliette m'a beaucoup parlé de toi.

- Oui, c'est moi, lui répondis-je avec un sourire crispé, mal à l'aise.

J'étais toujours timide quand je ne connaissais pas mon interlocuteur. J’essayai de me détendre pour ne pas paraitre froide.

- Assieds-toi avec nous, on vient juste de commander ! Ça te va, Lilly ? me demanda-t-elle.

- Bien sûr, répliquai-je.

Ils se racontèrent leurs vacances pendant un bon moment. Rick était parti au Mexique avec sa famille. Juliette, elle, était allée voir sa famille en Europe.

- Alors comme ça, tu es nouvelle ici ? s'adressa-t-il soudain à moi.

- Je suis arrivée il y a quelques jours, oui.

- Tu es dans le même lycée que nous ? me demanda-t-il.

- Si tu es dans le même que Juliette, alors oui.

- Super, une nouvelle personne dans notre groupe ! s'enthousiasma Rick en rigolant.

Il avait l'air drôle, j’étais sûre qu'on deviendrait de très bons amis. Il avait réussi à me mettre à l’aise dès le début. Ça en voulait dire long. Nous terminâmes notre repas et Rick proposa d'aller à la plage.

- Les filles, ce soir, on sort ! Il y a une soirée à côté de la plage ! nous annonça-t-il.

Juliette me regarda pour savoir si j'étais d'accord. Je lui fis un signe de tête pour approuver et les deux me sautèrent dans les bras.

- Rick, appela-t-elle avant qu'il ne parte, tu viens nous chercher chez Lilly à dix-huit heures ?

- Bien sûr, ma belle, j'y serai ! répondit-il en lui faisant un clin d'œil.

Il était déjà 15 heures passées, le temps de rentrer et de nous préparer, cela ne nous laissait pas beaucoup de marge. En ouvrant la porte de la maison, je trouvai mon père assis dehors, un journal à la main.

- Salut, papa, dis-je en passant la porte de la baie vitrée.

- Salut, les filles, cela s'est bien passé ?

- C'était trop bien, on a acheté plein de choses, dit Juliette en me regardant avec un sourire complice.

- Papa, j'avais une question, ce soir il y a une fête à côté de la plage. Est-ce que je peux y aller avec Juliette ? lui demandai-je, en priant pour qu'il accepte.

- Oui, mais restez bien ensemble toutes les deux et ne rentrez pas trop tard.

Nous sautâmes dans les bras de mon père qui riait de notre réaction pour le remercier. On perdit pas une seconde et on monta dans ma chambre, nous préparer.

Chapitre 3

J'enfilai quelques bijoux, mis un peu de parfum et me voilà fin prête. Je rejoignis Juliette qui était dans la salle de bain. Quand elle me vit, sa bouche s’ouvrit en grand.

- Waouh, Lilly, tu es magnifique ! me dit-elle en me regardant.

- Merci beaucoup, lui répondis-je, les joues rougies par son compliment.

Je portais une longue robe blanche avec une fente à la jambe du côté droit et un dos nu. J'avais accompagné cela avec des talons qui s'accrochaient autour de mes chevilles. Pour une fois, j'aimais bien ce que le miroir reflétait.

Juliette était également magnifique. Elle portait une robe rouge moulante avec une paire de talons noirs. Nous étions belles toutes les deux. J'allai chercher mon sac et mon téléphone et remarquai qu'il était déjà dix-sept heures cinquante-cinq. Nous allions être légèrement en retard. Je demandai à Juliette si elle avait fini et nous descendîmes. Mon père nous vit et nous admira avec un grand sourire.

- Vous êtes magnifiques, nous complimenta-t-il, faites attention à vous et ne rentrez pas trop tard.

J'allai le saluer avant de partir, mais il me retint.

- Tu ressembles beaucoup à ta maman et elle aurait été très fière de toi, me chuchota-t-il.

Je le pris dans mes bras, les larmes aux yeux. Ma mère nous manquait énormément à tous les deux. Je repris vite mes esprits et sortis rejoindre Juliette qui attendait dehors.

- Salut les filles ! Allez, montez, on va être en retard, nous pressa Rick.

Juliette s'assit à l’avant avec Rick tandis que je prenais place à l’arrière. Le voyage fut rapide car je n'habitais qu'à dix minutes à peine de la plage en voiture. Le véhicule s'arrêta et nous descendîmes.

À côté de la plage, il y avait une immense place avec un bar déjà bruyant et plein à craquer. Juliette et Rick saluèrent leurs amis et nous nous posâmes à une table. Nous prîmes chacun une bière.

- Il y a beaucoup de monde, fis-je remarquer à mes deux amis.

- C'est toujours comme ça avant la rentrée, me dit Rick.

Il remarqua quelqu'un au loin et s'excusa en allant le rejoindre. En voyant le regard qu'il lui avait lancé, il ne devait pas être qu'un simple ami. Juliette dut lire dans mes pensées, car elle me dit :

- C'est son petit ami, il s'appelle Julien.

J’observai les gens danser et me retournai vers Juliette. À la façon dont elle me regardait, je devinai ce à quoi elle était en train de songer.

- Ça sera sans moi, Ju’, lui dis-je avant qu'elle ne puisse prononcer quoi que ce soit.

- Allez, Lilly, juste une danse ! Ça va être drôle, me supplia-t-elle avec des yeux de merlan frit.

J'acceptai à contrecœur et nous nous dirigeâmes vers la piste de danse. Je me heurtai à quelqu'un sur le passage et me retournai vers la personne.

- Je suis désolée, lui criai-je mes excuses.

À cause de la musique, il ne dut pas m’entendre car il ne répondit rien et partit aussi vite qu’il était apparu. Je sentis qu'on me tirait le bras et me rendis compte que c'était Juliette.

- Tu es lente, toi ! me hurla-t-elle dans les oreilles en rigolant.

La chanson qui passait n'était autre que l’un des titres de Beyoncé, la Queen de la musique. Nous commençâmes à nous ambiancer. On s'amusait bien. Je ne me prenais pas la tête et dansais à fond. La musique se termina et je me dirigeai vers le bar pour boire quelque chose, fatiguée de m’être déhanchée. Quelqu'un s'assit à côté de moi.

- Hey, tu es nouvelle ? me demanda l'inconnu à côté de moi.

Il avait l'air assez grand, il était blond avec quelques tatouages. Il fallait le reconnaître, il était très beau.

- Oui, je m'appelle Lilly Collins, lui répondis-je.

- Moi c'est Jayden Évelin. Ça fait combien de temps que tu es ici alors ?

- Seulement quelques jours, je suis là à cause du travail de mon père.

- Cool, ça te dit de venir nous rejoindre là-bas avec mes potes ? me proposa-t-il.

Je n'eus pas le temps de répliquer que j’entendis quelqu'un me devancer.

- Je t'ai cherchée partout, tu aurais pu me prévenir que tu partais de la piste de danse, me reprocha mon amie, même si je voyais à sa tête qu'elle ne m'en voulait pas vraiment.

- Salut, Ju', lui dit Jayden.