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Il s'agit d'un recueil de poèmes néoclassiques. Les thèmes abordés sont contemporains et se veulent le reflet d'un courant de pensées positives. La poésie permet de dépasser les clivages et est porteuse d'espoir. Pour l'auteure, c'est un moyen d'exprimer ses émotions. Et n'est-ce pas la, pour tous, un bon plan contre la morosité ?
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Seitenzahl: 25
Veröffentlichungsjahr: 2020
Le poème est mon ami :
Il m'écoute et me reçoit.
Il traduit tous mes émois
Et détourne mon ennui.
Tel un confident fidèle,
Il absorbe mes pensées
En me soufflant ses idées
Pour quitter la vie réelle.
Par lui, je pars en voyage
Et j'aborde un nouveau monde.
Les mots se font une ronde
Transformant mon paysage.
Les sons chantent dans ma tête,
Se couchent sur le papier ;
Les phrases deviennent pieds :
Je me prends pour un poète !
Je survis grâce à mes rimes
Et j'oublie mon désarroi
En cherchant au fond de moi
A sortir de mes abîmes.
J'y parviens en quelques phrases,
Posées en ordre précis,
Pour créer cette harmonie
De vers dits avec emphase.
J'écris, je compte et je joue,
Je chante et je décompose,
Je cherche, je crée, j'ose :
J'existe par-dessus tout !
C'est le printemps des poètes !
Oublions peur et tristesse
Pour accueillir l'allégresse
Que nous transmet cette fête !
J'ai tant de choses à dire
Dont tout mon être déborde,
Tant d'images à décrire
Semant en moi la discorde,
Que mon esprit se bouscule.
Mes idées sont en errance :
Je me sens si ridicule,
Et empreinte d'ignorance !
Je voudrais savoir écrire
Et organiser les mots,
Disserter et enfin dire
Ce qui fait, en moi, écho.
Rimer, pour moi, est facile :
Je sais les vers nuancer
Mais je me mets en péril
En révélant mes pensées.
C'est un plaisir solitaire,
Simple jeu, petit délire.
Je n'ai aucun adversaire
Qui vienne me contredire.
Je suis seule avec moi-même,
Sans aucun contradicteur.
J'énonce mes théorèmes
Sans la moindre des pudeurs.
Si un débat se profile,
Je disparais, me retire.
Je fuis et je me défile :
Je n'ai jamais su tenir.
Par bêtise ou lâcheté,
Je me tais et j'abandonne
Mon argument, mon idée,
Face à celui qui raisonne.
Pourtant, je vis et je pense.
J'entends, je ressens les choses.
Par le pouvoir de mes sens,
Je peux voir la vie en rose !
Mon sang coule, mon cœur bat,
Mon corps vit, mon esprit joue.
Je peux avoir quelqu'éclat,
Aux yeux,, sur ma peau, partout !
Peu importe : oui, je vis !
Je ne sais pourquoi : j'y tiens !
Non, je ne l'ai pas choisi
Mais j'irai jusqu'à la fin.
