Accouplée aux Cyborgs - Grace Goodwin - E-Book

Accouplée aux Cyborgs E-Book

Grace Goodwin

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Beschreibung

L’agente du FBI Kristin Webster a passé les huit dernières années à traquer et à faire tomber les pires ordures. Elle a vu trop de choses pour se croire capable de faire confiance à un homme humain un jour, mais la perspective de trouver le partenaire parfait grâce au Programme des Épouses Interstellaires de la Coalition la convainc de passer le test pour être appairée à un compagnon extraterrestre. Elle n’est pas accouplée à un mâle venu d’une planète lointaine, mais à deux guerriers prillons de la Colonie. Et lorsque des guerriers se mettront à disparaître, Kristin prendra les choses en main.

Les Capitaines Hunt et Tyran ont attendu une compagne pendant trop longtemps pour la laisser mettre sa vie en péril en combattant le mal. Mais leur petite humaine n’en fait qu’à sa tête. Ils sont déterminés à l’apprivoiser, la revendiquer, la garder en sécurité... à tout prix.

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Veröffentlichungsjahr: 2019

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Accouplée aux Cyborgs

Les Épouses Interstellaires : La Colonie, Livre 2

Grace Goodwin

À propos de Grace Goodwin :

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Tous les livres de Grace peuvent se lire en tant que romans à part entière. Ne vous attendez pas à des « Ils-vécurent-heureux-et-eurent-beaucoup-d’enfants ». Il s’agit de mâles Alpha, et PAS de gros bêta. (Vous vous en apercevrez vite.) Mais attention... les héros sont canon et les scènes d’amour torrides. Vous êtes prévenus...

Table des matières

Accouplée aux Cyborgs

Chapitre Un

Chapitre Deux

Chapitre Trois

Chapitre Quatre

Chapitre Cinq

Chapitre Six

Chapitre Sept

Chapitre Huit

Chapitre Neuf

Chapitre Dix

Chapitre Onze

Chapitre Douze

Chapitre Treize

Chapitre Quatorze

Chapitre Quinze

Chapitre Seize

Chapitre Dix-Sept

Épilogue

Ouvrages de Grace Goodwin (français)

Books in English by Grace Goodwin

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À propos de Grace

Accouplée aux Cyborgs

L’agente du FBI Kristin Webster a passé les huit dernières années à traquer et à faire tomber les pires ordures. Elle a vu trop de choses pour se croire capable de faire confiance à un homme humain un jour, mais la perspective de trouver le partenaire parfait grâce au Programme des Épouses Interstellaires de la Coalition la convainc de passer le test pour être appairée à un compagnon extraterrestre. Elle n’est pas accouplée à un mâle venu d’une planète lointaine, mais à deux guerriers prillons de la Colonie. Et lorsque des guerriers se mettront à disparaître, Kristin prendra les choses en main.

Les Capitaines Hunt et Tyran ont attendu une compagne pendant trop longtemps pour la laisser mettre sa vie en péril en combattant le mal. Mais leur petite humaine n’en fait qu’à sa tête. Ils sont déterminés à l’apprivoiser, la revendiquer, la garder en sécurité... à tout prix.

Mated To The Cyborgs: Copyright © 2017 by Grace Goodwin

Tous Droits Réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite ou transmise sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, électronique ou mécanique, y compris photocopie, enregistrement, tout autre système de stockage et de récupération de données sans permission écrite expresse de l’auteur.

Publié par Grace Goodwin as KSA Publishing Consultants, Inc.

Dessin de couverture 2019 par KSA Publishing Consultants, Inc.

Images/Crédit Photo : Hot Damn Stock; BigStock: forplayday

Note de l’éditeur :

Ce livre s’adresse à un public adulte. Les fessées et toutes autres activités sexuelles citées dans cet ouvrage relèvent de la fiction et sont destinées à un public adulte. Elles ne sont ni cautionnées ni encouragées par l’auteur ou l’éditeur.

Chapitre Un

Kristin Webster, Centre de Préparation des Épouses Interstellaires, Terre

Lorsque je sentis le contact d’un sexe... là, je me figeai, le souffle coupé. Mon premier réflexe fut de paniquer. Comment savait-il ? Je n’avais jamais révélé mon secret à personne.

Jamais.

Le vouloir à cet endroit, qu’il m’étire, qu’il m’emplisse... C’était mal. Tellement mal. Oh, je savais que les mecs aimaient la sodomie, à en croire les films pornos. Et j’en savais beaucoup trop sur le porno après avoir travaillé pendant trois ans pour le département du FBI qui luttait contre le trafic d’êtres humains —mais l’on ne m’avait jamais demandé d’essayer. On ne m’avait même jamais pénétré là par accident. Pas même un oups, j’ai raté ton vagin et je me suis retrouvé entre tes fesses.

Au lit, j’étais très conventionnelle, et je n’avais jamais avoué ce que je voulais vraiment à personne. J’avais toujours eu peur de le faire. Jusqu’à aujourd’hui.

Aujourd’hui, je sentais un sexe qui se pressait contre mon entrée de derrière, et j’avais envie qu’il m’ouvre et qu’il se glisse en moi. Qu’il s’y glisse profondément et qu’il me baise. Qu’il m’étire. Qu’il me fasse un peu mal. Son membre était plus gros que tous ceux avec lesquels j’avais pu m’amuser jusqu’à présent, plus gros que je l’avais imaginé. Et il était en train de me pénétrer. Là. Contre toute logique, tout bon sens, j’avais envie qu’il se dépêche. Qu’il s’enfonce profondément et qu’il m’emplisse, qu’il m’ouvre jusqu’à ce que j’implore sa pitié. Qu’il me baise d’une façon que je n’avais jamais osé demander à aucun autre homme. Jamais.

Pourquoi ?

Parce qu’un sexe énorme m’étirait déjà le vagin. Mais un sexe n’était pas suffisant. Pas pour moi. Pas pour cette cochonne de Kristin.

J’étais une vilaine fille. Et personne ne le savait. Personne ne s’en doutait. Mais bon sang, j’avais vraiment envie d’être une vilaine fille... Je voulais qu’il me tire les cheveux et qu’il me pousse à le supplier, qu’il me morde jusqu’à ce que j’aie mal et qu’il me pince les tétons jusqu’à ce que ça brûle. Et tous ces désirs étaient si profondément enfouis en moi que je ne les avais jamais admis. Pas une seule fois. Y compris à moi-même.

Mais la moi du rêve s’en fichait. Elle désirait. Elle était parfaitement à l’aise entre ces deux corps masculins puissants. Elle n’avait pas peur de demander ce qu’elle voulait. D’admettre qu’elle voulait autre chose que le va-et-vient ordinaire en missionnaire dont la plupart des gens se contentaient. Quelque part, bien enfoui, elle savait qu’ils s’occuperaient bien d’elle. Qu’ils lui donneraient tout ce qu’elle voulait. Qu’ils la feraient crier.

J’avais envie de les implorer. De leur faire confiance. De me lâcher. De me rendre.

C’était un rêve. Forcément. Je n’avais jamais participé à un véritable plan à trois. Pas Kristin Webster, l’agente du FBI coincée. Les hommes avaient peur de moi, ou ils pensaient que j’étais trop dure, trop froide, trop désabusée par ce que j’avais vu sur le terrain pour vouloir être dominée au lit.

Ils avaient tort. Tellement tort.

Mais ce que je vivais en cet instant n’avait pas l’air d’un rêve. Non, ça semblait réel. La peau chaude de l’homme sous moi — je le chevauchais comme une cow-girl —, son sexe épais qui m’emplissait le vagin si pleinement, frottant des endroits en moi qui s’éveillaient pour la première fois. Était-ce mon point G qu’il atteignait ?

Je gémis lorsque son gland l’effleura, encore et encore.

Mon clitoris frottait contre lui à chacun de ses coups de reins. Profondément, si profondément qu’il tapait contre le fond. Je me cambrai et fis en sorte de le prendre au maximum. Mes mains se pressèrent contre les draps soyeux au-dessus de ses épaules, frais contre ma peau brûlante, et je m’offris à l’homme placé derrière moi. Mon corps le suppliait, lui disait ce que je ne pouvais exprimer alors que j’écartais davantage les genoux et que je contractais les muscles en espérant attirer son attention.

Nous étions glissants, et je savais que nous étions enduits d’une huile quelconque à l’arôme puissant et exotique. Entêtant. Cette odeur se mêlait à celle du sexe, de la peau et de l’homme. Mes hommes. Leurs odeurs uniques m’étaient familières, à moi et à ce corps, et elles m’emplissaient la tête de désir, de souvenirs de rencontres passées, d’orgasmes. De plaisir. Ils me submergeaient de plaisir.

Deux grandes mains étaient sur mes hanches pour me guider, me faire bouger selon les désirs de l’homme qui se trouvait sous moi. Une deuxième paire de mains vint jouer avec mes tétons. Ils étaient durcis, si sensibles que je me contractais à chaque pincement. Depuis quand mes tétons étaient-ils directement reliés à mon vagin ?

Avec une caresse délicieuse, je gémis.

— Je vais jouir, m’écriai-je.

Je ne reconnaissais pas ma voix. Qui était cette femme déchaînée ? Je n’aurais pas pu me caresser le clitoris même si je l’avais voulu, car je n’en avais pas la permission, et cela ne faisait qu’attiser mon désir. Mon excitation. Je savais que mes compagnons ne me laisseraient pas faire. Je savais que mes orgasmes leur appartenaient. J’ignorais comment je savais cela. C’était un rêve. Un rêve étrange, torride et incroyable.

Je ne bougeai pas, et je n’en avais pas envie. Je voulais qu’ils terminent ce qu’ils avaient commencé. Je voulais qu’ils m’ouvrent complètement et qu’ils prennent tout ce qu’ils voulaient, jusqu’à la dernière goutte de plaisir et de contrôle. Je voulais leur appartenir, totalement. Sans limites. Sans la moindre règle. Juste moi... et eux.

À moi. Ils étaient à moi.

La férocité de cette pensée me poussa à m’enfoncer sur le sexe de mon compagnon et à me tortiller, en frottant mon clitoris contre lui, à la recherche de ce que je voulais. Je n’avais plus toute ma tête. J’avais besoin de jouir. Il fallait qu’ils me laissent faire.

Une main s’abattit sur ma fesse droite avec un claquement qui résonna dans la pièce. Cela me fit me contracter sur le membre qui me pénétrait et me propulsa davantage vers l’orgasme.

— Ne jouis pas, compagne, dit-il en abattant à nouveau sa main sur ma fesse, le claquement comme une drogue pour mes sens en émoi. Pas avant que je sois entre tes fesses et qu’on te revendique ensemble. Tu n’en jouiras que plus fort. Ce sera encore mieux.

Je secouai la tête, perdue. Je n’avais pas envie d’attendre. Je le voulais tout de suite.

Il me fessa à nouveau. Une exclamation m’échappa. Ça faisait mal, mais cette douleur se transforma bien vite en chaleur. Je souris alors que je frissonnais, l’effet de son geste à l’opposé de ce qu’il avait voulu.

— Si tu continues à faire ça, je vais jouir, lui dis-je en léchant mes lèvres sèches.

J’entendis des rires rauques.

— Quelle vilaine fille.

Ces mots étaient des compliments. Le sexe se pressa plus fort contre mon entrée de derrière, l’huile qui nous enduisait rendant la pénétration aisée.

Je m’étais attendue à ressentir de la douleur — un sexe de cette taille n’était-il pas censé faire mal ? — mais non. Je poussai simplement un petit grognement lorsque son gland dépassa l’anneau musclé qui avait tenté de le garder à l’extérieur.

Pleine à craquer. Je n’avais jamais rien ressenti de tel. Je m’écroulai sur le torse de mon compagnon, me satisfaisant de le laisser me prendre, me baiser, m’aimer. Rien ne pourrait les empêcher de me revendiquer. Je n’avais pas l’intention d’essayer. C’était tellement bon.

Ils bougèrent et je poussai un cri, la sensation de leurs deux sexes impossible à ignorer. J’étais incapable de me retenir. J’étais comblée.

Mon orgasme monta et ma chatte esquissa un spasme, mais l’homme derrière moi gronda et ils arrêtèrent de bouger.

— Non. Pas encore. Pas sans notre permission.

Ils restèrent parfaitement immobiles alors que mon corps s’éloignait du précipice et que ma conscience de ces hommes et de la pièce me revenait. J’entendais leurs respirations saccadées, sentais leur emprise sur moi, leurs membres en moi. Je sentais tout, et tout se transformait en une boule de lumière chaude parfaite qui était prête à exploser.

— Pitié, pitié, continuez. Pitié, les suppliai-je en tentant de bouger les hanches, de frotter mon clitoris contre l’homme que je chevauchais.

— Pas encore, compagne.

J’allais perdre la tête. Chacune de mes terminaisons nerveuses était éveillée, ma peau me picotait, mon corps si sensible que je devais lutter pour trouver mes mots, pour forcer mes lèvres à les prononcer afin de pouvoir les supplier :

— Pitié, je ne peux pas attendre.

— Alors nous allons dire les mots maintenant.

— Faites quelque chose, geignis-je.

Des larmes me roulèrent sur les joues, le seul soulagement qu’il m’était permis d’obtenir en cet instant suspendu entre eux, conquise. Possédée.

— Acceptes-tu notre revendication, compagne ? demanda l’homme derrière moi, sa voix douce et grave.

Il parlait très clairement, malgré le fait que nous étions en pleine partie de jambes en l’air et que son sexe était dur comme du bois à l’intérieur de moi.

— Te donnes-tu librement à moi et à mon second, ou souhaites-tu choisir un autre compagnon ?

— Oui ! Je me donne à vous !m’exclamai-je.

J’avais la respiration saccadée alors que je m’habituais à avoir deux sexes en moi. Je savais que ce n’était pas le mot que j’étais censée dire, mais mon vagin se contracta une nouvelle fois, et je fus incapable d’en dire plus. Je n’arrivais pas à me concentrer.

— Dis les mots, compagne, et ensuite, nous bougerons. Nous te baiserons comme tu le souhaites.

J’humectai mes lèvres sèches. Si je voulais qu’ils me prennent, qu’ils me donnent ce que je voulais, il fallait que je me concentre, au moins pendant quelques secondes.

C’était important. La revendication. La moi du rêve savait que c’était capital. Qu’il s’agissait de vœux sacrés, éternels. Heureusement, elle savait quoi dire.

— J’accepte votre revendication, guerriers.

Une fois mes vœux prononcés, mes compagnons grognèrent, arrivés au bout de leurs limites. Je réalisai soudain que je n’étais pas la seule à me contenir.

— Alors nous te revendiquons selon le rite du nom. Tu nous appartiens, et nous tuerons tout guerrier qui osera te toucher.

— Que les dieux en soient témoins et vous protègent, fit l’assistance en chœur.

Nous n’étions pas seuls ?

Oh, Seigneur. Et ces voix ? Elles étaient graves. Des hommes. Et il y en avait beaucoup.

Mes parois internes se contractèrent alors que je découvrais que l’on m’observait. J’avais un sexe dans le vagin et un autre entre les fesses, j’étais nue et suppliante, et on nous regardait ?

Une partie de moi, la fille sage et coincée, protestait. Mais la moi du rêve s’en fichait. C’était trop. Encore une première — je n’avais jamais pensé que l’exhibitionnisme était sexy— et le fait que d’autres personnes soient témoins de notre désir sans pouvoir me toucher me plaisait.

Si j’avais su que j’étais une telle cochonne, j’aurais cherché à le faire avec deux hommes bien avant.

Une main se posa sur mes fesses alors que les deux membres glissèrent hors de moi avant de me pénétrer à nouveau, m’emplissant complètement. Leurs coups de reins devinrent puissants et rapides pendant que je criais de plaisir et de douleur.

— Personne d’autre ne te donnera jamais ça, gronda l’homme derrière moi en me tirant les cheveux en arrière.

Il me força à le regarder par-dessus mon épaule et m’embrassa avec force tandis que l’homme que je chevauchais me caressait les tétons. Avais-je parlé à voix haute ?

Sa langue s’enfonçait aussi profondément que son sexe, vite et fort et sans pitié.

Un cri monta dans ma gorge alors que mon corps se crispait autour d’eux, et la douleur que j’avais ressentie en me retenant était sur le point d’exploser en moi.

Il mit fin à notre baiser et me mordilla l’oreille.

— Jouis, compagne. Maintenant.

En entendant son ton dominateur, en sentant la brûlure de ses fessées et de leurs sexes enfouis en moi, je me laissai aller.

Je criai et me cambrai alors qu’ils me maintenaient entre leurs corps. Mes muscles se contractèrent puis se relâchèrent, encore et encore, se rendant au plaisir qu’ils me donnaient. Mes paumes se pressèrent contre la peau chaude du torse de mon compagnon, et mes doigts s’enfoncèrent en lui alors que ma chatte se resserrait autour de lui comme un poing.

Les hommes se mirent à bouger plus vite, sans relâche, alternant les mouvements, laissant mon plaisir durer jusqu’à ce que j’aie le souffle coupé et que j’explose à nouveau, la main de mon compagnon dans mes cheveux me maintenant comme un étau, un roc. Je ne pouvais pas me libérer, ne pouvais échapper à leur contrôle, ne pouvais rien faire à part accepter leurs coups de reins dominateurs pendant qu’ils me revendiquaient avec une avidité qui décuplait la mienne. Je me laissai de nouveau emporter, si près du but, mon corps pas encore satisfait, et je gémis alors que je les sentis durcir et gonfler, me remplir à ras bord, avant de jouir.

Leur semence chaude m’emplit, m’enduisit et déborda. Nous ne faisions plus qu’un, unis, et c’était moi qui avais accompli ça, qui avais créé cette famille. Ils m’appartenaient.

Le compagnon qui se trouvait derrière moi me lécha la nuque, goûtant la moiteur que leurs attentions avaient fait naître chez moi.

— Bonne fille, tu as bien montré à tout le monde à quel point tes compagnons te donnaient du plaisir. Tu nous appartiens. Tu nous veux, tu as besoin de nous, tout comme nous avons besoin de toi.

Je sentis l’homme qui se trouvait sous moi s’asseoir, ses muscles puissants se contractant sous mes paumes. Sa bouche s’écrasa sur mes lèvres dans un baiser ardent alors que je sentis l’homme derrière moi me mordiller l’oreille, le cou, l’épaule. La douleur me fit relever les hanches, et je me glissai à nouveau sur eux, prenant leurs sexes avec profondeur alors que je me rendais complètement, coincée entre eux. Adorée par eux.

— Compagne, répétèrent-ils encore et encore.

Aucun ne se retira. Aucun ne perdit son érection. Je savais que nous n’avions pas terminé. Nous baiserions à nouveau, et tout ce que je pouvais dire, c’était...

— Pitié.

Je voulais qu’ils se dépêchent. Qu’ils bougent. Qu’ils me mordent. Qu’ils me donnent la fessée. Qu’ils me baisent comme jamais. J’étais toujours à bout, mon appétit pour eux loin d’être rassasié.

— Pitié, dépêchez-vous.

— Mademoiselle Webster.

Cette voix était agaçante, et elle n’appartenait pas à mes compagnons. Je n’y prêtai pas attention et me concentrai plutôt sur les corps chauds qui m’entouraient. J’avais besoin de plus. Pourquoi ne bougeaient-ils pas ? Ne parlaient-ils pas ? Ne me baisaient-ils pas ? Ne me revendiquaient-ils pas ? Ne me faisaient-ils pas ressentir ?

— Pitié, suppliai-je encore. Allez-y. Tous les deux.

— Mademoiselle Webster !

Ce n’était pas une voix d’homme qui me parlait à présent, mais celle d’une femme, sonore et pleine d’une intensité qui n’avait rien à voir avec le sexe. Ou les orgasmes. Ou les sexes qui m’avaient pénétrée.

Non. Non. Non. Je luttai pour m’accrocher à eux, à ce plaisir, mais mes compagnons s’effaçaient, comme si je me réveillais d’un rêve. Un rêve super torride.

J’ouvris les paupières et clignai des yeux. Deux fois.

Des murs d’un blanc immaculé. Une blouse d’hôpital pas sexy pour un sou qui frottait contre mes tétons sensibles. Mes bras attachés aux accoudoirs alors que je m’asseyais sur un siège équipé de drôles d’instruments et de détecteurs fixés à mon corps et à ma tête. J’étais nue sous la blouse, et le siège dur sous mes fesses était trempé par mon désir.

La gardienne Égara, avec ses cheveux bruns, ses yeux pleins de gentillesse et son air sévère me regardait comme si j’étais une bête de foire.

Oh. Mon. Dieu.

C’était gênant. Seigneur, parvenait-elle à le sentir ? Percevait-elle l’odeur du sexe sur moi ? Qu’allait-elle penser de moi ? Étais-je censée être excitée à ce point ? J’en doutais. Je devais être une sorte d’anomalie. La pauvre petite Kristin, qui n’arrivait pas à faire confiance aux hommes. Qui n’avait pas eu le moindre rencard en trois ans. Qui, quand elle voyait un homme sur son téléphone, pensait immédiatement qu’il regardait des photos pédopornographiques, qu’il engageait des prostituées, ou qu’il commettait l’un des innombrables délits qu’elle avait vu les hommes commettre.

Si j’étais au Centre de Préparation des Épouses Interstellaires, c’était pour une bonne raison. J’en avais trop vu. J’avais besoin d’un nouveau départ. Et j’arriverais peut-être à mettre mon cerveau en sourdine et à m’amuser au lit avec un extraterrestre, un type qui je le savais, était honorable et qui m’aurait été attribué par un système de sélection perfectionné. Les protocoles d’accouplement du Centre faisaient passer les sites de rencontre pour des outils préhistoriques.

Je poussai un soupir et regardai la gardienne d’un air hébété. Alors, je ne venais pas de faire un plan à trois avec des hommes bien montés face à une pièce pleine de témoins. Non, je me trouvais au centre de test des Épouses Interstellaires. J’étais attachée à un siège et je venais de supplier la gardienne Égara de me baiser.

— Vous pouvez me transporter tout de suite, pour que je n’aie plus jamais à vous regarder dans les yeux ? demandai-je.

Mes poignets étaient attachés à un siège semblable à une chaise de dentiste, alors je ne pouvais même pas me cacher le visage.

En fait, même mes fesses n’étaient pas couvertes avec cette fichue blouse d’hôpital ouverte dans le dos. Je me tortillai les hanches. Mon sexe était toujours gonflé par l’excitation et l’orgasme, j’aurais juré que je sentais toujours les membres des hommes en moi.

Mais mon esprit luttait contre ce que mon corps ressentait. Il n’y avait pas de membres. Pas d’hommes sexy qui me tiraient les cheveux, qui me pénétraient et qui me faisaient jouir sur commande.

Au lieu de cela, la gardienne était menue, avec des cheveux bruns relevés sur la nuque dans un chignon strict. Son uniforme rouge portait l’insigne du Programme des Épouses Interstellaires sur la poitrine, et elle avait l’air gentille, mais aussi professionnelle.

— Je vous assure que j’ai entendu pire, dit-elle.

J’écarquillai les yeux.

— Je n’ose même pas imaginer ce que les autres femmes ont pu dire.

Elle se détourna et alla s’asseoir à la table qui me faisait face, avant de passer les doigts sur sa tablette. Durant une minute, elle resta silencieuse, puis elle leva les yeux vers moi et sourit.

— D’après ce que vous avez dit, il me semble que vous aviez deux hommes dans votre rêve. Vu la façon dont vous rougissez, j’ai raison.

Je ne dis pas un mot. J’avais envie de disparaître dans un trou de souris, ou de me téléporter sur une autre planète.

— Vous avez été accouplée à un guerrier de Prillon Prime. Félicitations.

— Ça semble beaucoup vous enthousiasmer, répondis-je.

J’avais les mains moites, et rien pour les essuyer.

— Je sais d’expérience que les mâles prillons sont très virils. Possessifs. Dominateurs.

Oui, ça ressemblait bien aux hommes de mon rêve, et je ne me souvenais même pas de leurs visages. Seulement de leurs sexes.

— D’expérience ? Vous avez été accouplée ? demandai-je.

Son visage se fit moins enthousiaste.

— Oui, mais c’était il y a très longtemps.

Grâce aux brochures du Programme, je savais que les accouplements duraient toute la vie, au moins après la période d’essai de trente jours. Cela signifiait que quelque chose de terrible avait dû arriver aux deux compagnons de la gardienne, si elle était de retour sur Terre.

— Vous acceptez votre accouplement ? demanda-t-elle ensuite.

Avais-je envie de rester sur Terre et de trouver un homme ? Certainement pas. Mon travail, qui consistait à pourchasser des agresseurs sexuels, m’empêchait de sortir avec des hommes sur Terre. Ce qu’ils faisaient aux femmes, et pire, aux enfants, me poussait à tous les éviter. Était-ce injuste ? Oui. Il y avait des hommes bien, mais je ne voulais pas perdre mon temps à faire le tri. Travailler pour le FBI m’avait confrontée aux pires criminels de la société. Je savais que j’étais désabusée, froide et méfiante. J’avais dû me construire un mur de glace autour du cœur pour survivre. Les femmes et les enfants que j’avais aidés n’avaient pas besoin que je sois molle ou en manque d’affection. Ils avaient besoin que je sois dure, sans pitié et vicieuse, comme les criminels que j’avais passé ces dernières années à poursuivre.

Et j’avais bien joué mon rôle, mais désormais, j’étais brisée.

Non, il me fallait un nouveau départ sur une planète où je ne regarderais pas chaque homme en les imaginant capables du pire. Pourquoi perdre mon temps à tenter de trouver un homme qui ne soit pas un connard alors que je pouvais obtenir l’homme parfait — ou les hommes parfaits — grâce à un test d’accouplement à l’efficacité prouvée ?

Et visiblement, j’avais deux compagnons. Seigneur, je n’avais jamais envisagé cette possibilité jusqu’à présent. Pourquoi l’aurais-je fait ? Je ne voulais même pas d’un homme terrien, et encore moins de deux.

— Je suis accouplée à un guerrier prillon, mais j’obtiens deux compagnons ?

Elle inclina légèrement la tête sur le côté.

— Oui, vous êtes accouplée à un guerrier prillon, mais ils revendiquent toujours leur compagne avec leur second. Les guerriers de Prillon Prime sont connus pour leurs combats contre la Ruche au fin fond de l’espace. Le nombre de victimes est élevé, et ils se choisissent un second pour protéger leur compagne et s’occuper des enfants au cas où l’impensable se produirait.

— Au cas où ils seraient tués au combat ?

Les yeux gris de la gardienne étaient tristes.

— Oui. Ils ne laisseraient jamais leur famille sans défense. Tous les guerriers prillons se choisissent un second, un mâle qu’ils respectent et à qui ils font confiance. Ce second guerrier est tout aussi dévoué à la compagne que le compagnon principal. Selon les lois de Prillon Prime, vous serez accouplée aux deux.

— Comme dans mon rêve.

Je me souvenais qu’il avait dit « notre revendication ».

— Oui, comme dans le rêve, dit-elle. Quand vous aurez rencontré vos compagnons, vous aurez trente jours pour accepter leur revendication ou leur dire que vous souhaitez être accouplée à un autre.

Accepter leur revendication ? Oui, je savais ce que ça impliquait, et je me tortillai déjà.

— Acceptez-vous cet accouplement ? demanda-t-elle, sa voix soudain plus officielle. Lorsque vous aurez accepté cet accouplement, vous deviendrez une citoyenne officielle de Prillon Prime. Vous ne reviendrez pas sur Terre, Kristin.

Allais-je accepter cet accouplement ? Si je disais oui, je serais transportée sur Prillon Prime, à plusieurs années-lumière de là. Ce n’était pas un simple voyage en Italie.

Mais n’était-ce pas justement ce que je voulais ? Je m’étais portée volontaire. J’avais enfilé cette blouse ridicule et je m’étais soumise aux tests. J’avais aim [...]