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Adorable Pauline Recueil de nouvelles érotiques plus que véritable roman, ce livre est le témoignage de la passion inaliénable de l'auteur pour la femme de sa vie Pauline, principale héroïne de ces aventures. Mais c'est surtout un livre d'amour, vibrant hommage à une femme unique, entre fiction et réminiscences partagées. Les récits amoureux, suite d'anecdotes où alternent histoires tendres, voluptueuses, saynètes libertines et moments intimes de la vie d'un couple agrémentés çà et là d'un zeste d'humour, racontent l'amour absolu d'un homme pour celle qui, tout en étant sa femme, sait aussi être une amante audacieuse, ardente et sensuelle, parfois provocante... Racontés à deux voix les fantasmes secrets, où la jalousie est le piment d'amours folles et oniriques, font suite aux récits et entraînent Pauline sur les chemins d'un érotisme libéré mais jamais dégradant.
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Seitenzahl: 635
Veröffentlichungsjahr: 2018
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J'aime à faire l'amour, j'aime à parler aux femmes
A mettre par écrit mes amoureuses flammes.
Pierre de Ronsard
(Réponses aux injures et calomnies)
Une femme peut être un univers à elle seule !
Tarun J. Tejpal
(Loin de Chandigarh )
Récits amoureux et fantasmes secrets
Table
Adresse aux lectrices et aux lecteurs
Prologue
Première partie : récits amoureux
Pauline, une femme, ma femme
La première fois
Ivresse amoureuse
Une nuit en Corse
Nabucco
La villa d'Hadrien
Une nouveauté
Balade catalane
Son manteau de fourrure
Maternité
Une femme galante
De troublantes confidences
Un spectacle surprenant
Plaisir rare
Saint -Valentin
Vierge noire, vierge blanche
Au bord du fleuve
Voyage en Italie
Au retour de Paris
Une joie inattendue
Trois jours, trois nuits
Un soir à Florence
Comme au temps des maisons closes
Une amie suisse
L'art des massages
Être entendue
Avant d'aller au casino
L'amour au naturel
Pendant l'après-midi
Chemin de traverse
Le château rouge
Soirée de gala
Jeu d'O
La revanche
Libre échange
L'amour en mer
Décolleté troublant
Hôtel de passage
Vertiges trompeurs
Je veux être ta maîtresse
Divine caresse
Un fantasme féminin
Mission à risque
Jalousie au bureau
Couple illégitime
Une idée en l'air
La leçon d'auto-école
Septième ciel
Des femmes et des hommes
Mariages
Cures de jouvence
Les dieux grecs
Seconde partie : fantasmes secrets
Préliminaires
Une inestimable pièce de soierie
Rendez-vous d'affaires
Une réunion bien tardive
L'amour au téléphone
Une demande surprenante
Un jeune homme timide
La vidéo mystérieuse
Jeu de dupes
Guet-apens
Un orage sur la route
Cruella
La Villa Infidèle :
1
ére
visite
13 -La Villa Infidèle
: 2
eme
visite
Rendez-vous après la conférence
Le bal masqué
A chacun son jardin secret
Deux jolies gazelles
Trio hellène
Une fleur sur la plage
La neige et le feu
Seule à Rome
Mystification en ligne
Épilogue
Ouvrage entremêlant réminiscences et fiction, ce livre est un recueil de nouvelles tantôt courtes, tantôt un peu plus longues, de moments de vie souvent uniques - distincts du quotidien d'un couple, on le conçoit bien - d'anecdotes tendres, parfois coquines, souvent osées...
Cependant il ne faut pas lire les aventures de Pauline comme un roman, d'une seule traite. Ces histoires peuvent, mais surtout doivent être lues indépendamment les unes des autres ! Ces scènes d'amour gagneront à être savourées sans hâte, une par une, en parcourant ces pages selon votre humeur et vos envies, de façon à en conserver tout leur pouvoir d'évocation érotique et d'émotion sensuelle et ainsi atteindre leur but : entretenir et provoquer le désir entre les amants.
Récits amoureux et fantasmes secrets sont à découvrir jour après jour - ou nuit après nuit - et à lire de préférence à deux ! Et, comme Pauline sait si bien le faire avec le narrateur, n'hésitezpas à en imaginer la suite...
J-D Van Hisffol
Pauline : la femme avec laquelle je peux tout partager, le bonheur comme les jours difficiles, la joie et les épreuves, le quotidien comme les moments extraordinaires, la venue au monde de nos enfants, la tendresse et l'affection aussi bien que les moments d'amour les plus fous et les plus audacieux : ce sont bien entendu ces derniers qui forment la trame de ces récits. Mais sans la confiance née de nos vies partagées, toutes ces aventures n'auraient pas eu lieu de même que notre amour n'aurait pu ni grandir ni durer.
Il faut le soutien d'une narration, d'une anecdote ou d'une fable pour raconter cette aventure magique de l'union entre deux amants. Mais un récit érotique ne doit pas avoir peur des mots. Les détails intimes de ces histoires n'ont pas pour but de choquer. Loin des interdits pudibonds souvent hypocrites, en évitant je l'espère toute vulgarité, j'ai essayé de mettre les mots les plus justes sur ce qui fait l'essence même du plaisir amoureux. En effet, peut-il exister de véritable amour entre un homme et une femme sans ce désir absolu de l'autre, sans cette communion totale et profonde de deux corps, sans cet émerveillement devant les mystères les plus secrets du sexe de l'amante, la tiédeur de son ventre, le soleil de ses seins, la volupté de sa peau, l'ivresse de ses lèvres, la douceur de ses cheveux, la beauté de ses mains, l'éclat de ses yeux et, par dessus tout, sa joie de vivre, son intelligence, sa compréhension et la bonté de son cœur ? Ces pages sont un hommage dédié à mon adorable Pauline, ma femme, le premier et unique amour de toute ma vie.
Très brune, Pauline a de superbes cheveux d'un noir profond, brillant, aux reflets presque bleutés évoquant ceux des jeunes femmes d'Asie centrale. Jeune, Pauline laissait ses cheveux d'une douceur de soie effleurer librement ses épaules ou décidait parfois de les relever en chignon pour rendre sa nuque encore plus offerte aux baisers. Ma femme a maintenant adopté une coupe plus courte et plus moderne qui la rajeunit.
Ses yeux sont magnifiques, d'un exceptionnel et rare vert émeraude parsemé de fines paillettes d'or. L'éclat de son regard peut varier selon son humeur : fier et altier, devenant presque gris quand elle est en colère, d'une douceur troublante, d'un vert intense couleur de mer profonde, les pupilles immenses, quand elle sait que son désir va triompher et le plaisir la faire chavirer ...
Des lèvres parfaites dessinent sa bouche, un peu grande selon elle, mais qui n'en est que plus attirante. Ses oreilles sont petites, sans défaut. Pauline les orne trop rarement de boucles sauf quand elle sort... ou quand elle veut me faire croire qu'elle rejoint un amant ! Ma femme ne juge sans défaut que son nez qui est net et droit, reflet de sa personnalité entière et décidée. Tel qu'il est, je trouve que l'équilibre de son visage est parfaitement harmonieux.
Autre reflet de son caractère, ses mains sont fines et élégantes, semblables à son âme, nobles et douces à la fois. J'apprécie chaque jour de notre vie son intelligence pénétrante, plus pragmatique que conceptuelle, alliant une intuition très fiable à un solide bon sens. Pauline a très souvent raison en face de mes théories sans doute trop intellectuelles. Mais surtout Pauline fait montre chaque jour d'un optimisme exceptionnel volontiers teinté d'humour : je l'en admire d'autant plus !
Pauline est à peine plus grande que la moyenne des femmes ; ses jambes sont parfaites et ses cuisses fines sont indemnes de tout capiton disgracieux. Elle en connaît le pouvoir de séduction et sait parfaitement les mettre en valeur, perchée sur de hauts talons ou chaussée de longues bottes en cuir. Sa taille a juste conservé ce petit plus touchant qui est celui des femmes accomplies par les maternités, mais garde une élégance souple et féminine. Ses hanches sont restées parfaitement lisses, avec la même courbe svelte qu'à ses vingt ans.
A l'opposé d'une Vénus callipyge, Pauline possède deux jolies petites fesses restées d'une fermeté d'adolescente qui lui permettent d'audacieuses élégances mettant en valeur une chute de reins à la juste cambrure. J'adore effleurer de ma main le sombre triangle de sa toison toujours soignée, ultime et douce étape conduisant au plus intime de sa féminité.
Pauline, à tort, n'est pas satisfaite de sa poitrine qu'elle souhaiterait plus menue. Ses seins sont ronds, fermes et insolents, joliment pommés et leurs pointes sensibles, sitôt caressées, s'érigent vite au-dessus de leurs brunes aréoles. Je ne cesse de rassurer Pauline à leur sujet : ils ont un galbe parfait et remplissent merveilleusement bien la coupe de mes mains. Malgré les années passées, je reste toujours captivé par la beauté de ses seins devenus simplement plus matures mais toujours aussi attirants !
Quant à sa peau dont elle prend un soin jaloux, elle est d'une carnation mate, parfaitement unie, avec juste un soupçon doré qui révèle comme ses cheveux de jais et ses hanches étroites, un probable et lointain métissage asiatique. Même après toutes ces années, le moindre contact avec la douceur veloutée de sa peau déclenche en moi les sensations les plus troublantes.
Pauline n'est pas l'une de ces créatures parfaites, le plus souvent un peu froides ou éthérées. Elle est bien mieux que cela : sa beauté piquante, son charme fascinant, sa sensualité naturelle et sa vivacité d'esprit en font une femme irrésistible... et adorable !
On se souvient toute sa vie de la première fois ! Après quelques années d'éloignement en raison de ses études et de son travail, Pauline revint habiter notre ville. Dès le premier jour je l'invitai en tête-à-tête à un dîner de retrouvailles, puis je la reconduisis chez elle. La soirée de juin était douce. La voiture arrêtée, nous avions tous les deux envie de prolonger cet instant suspendu où nous sentions que nos vies allaient se rejoindre. Un silence s'installa et je fus subjugué par son regard ravageur et par son demi-sourire qui entr'ouvrait à peine ses lèvres. J'appris bien vite par la suite à reconnaître le message si sensuel que Pauline m'adressait ce soir pour la première fois. En l'embrassant, le contact de ses lèvres, son parfum, ses cheveux qui effleuraient mon visage, sa langue chaude et douce me firent découvrir avec autant de surprise que de ravissement que j'avais entre mes bras une femme bien plus à l'aise en amour que la jeune fille que je croyais connaître. Nous étions loin des timides baisers échangés pendant notre adolescence.
Quelques jours plus tard, lors d'un après-midi de congés, nous nous retrouvâmes chez moi : mots et baisers un peu fous, caresses de plus en plus fébriles, nos vêtements qui tombent, le lit qui s'ouvre devant nous... Pauline s'allongea sur moi et m'embrassa avec une passion gourmande. Puis elle se redressa et, sans quitter mon regard, dégrafa son ravissant soutien-gorge de guipure blanche. Pour la première fois je pouvais admirer ses seins nus, à peine plus clairs que le reste de sa peau. Je fus inexplicablement troublé par les petits grains qui parsemaient leurs sombres aréoles. J'étais hypnotisé, subjugué par leur beauté à la fois douce et arrogante. J'en avais tellement rêvé et depuis si longtemps ! Pauline prit mes mains et les posa sur sa poitrine... Alors seulement elle ferma les yeux et je caressai doucement ses seins avec l'émotion que l'on ressent face à une idole depuis si longtemps convoitée et que je croyais inaccessible.
Dans l'impatience de notre jeunesse, nous n'avons guère prolongé les préliminaires. Son ultime vêtement, frêle rempart de dentelle, glissa le long de ses jambes puis, sans un mot, toujours ses merveilleux yeux verts fixés dans les miens, Pauline me dirigea en elle... L'émotion unique de cette première fois où je pénétrai la femme que j'aimais tant fut pour moi un émerveillement dont je garde encore aujourd'hui le souvenir vivace !
Pauline, haletante, ne retenait plus ses gémissements : ses yeux devinrent immenses... Pour notre première étreinte nous avons joui à l'unisson en un fabuleux et inoubliable orgasme originel ! Écroulée sur moi, sa tête blottie au creux de mon épaule, Pauline me garda en elle au plus profond de sa douceur et de sa chaleur intimes. Je la serrai dans mes bras respirant le parfum de ses cheveux mais aussi celui, plus charnel, de nos jouissances mêlées. Pauline resta immobile en long moment, prolongeant mon extase puis me tendit ses lèvres pour un baiser sans fin. Nos bouches vibrèrent longtemps à l'unisson de nos sexes toujours unis.
Enlacés sous le drap léger, dans la pénombre tiède, vint le moment des confidences. Pauline me devait un aveu : j'avais forcément remarqué qu'elle n'était plus vierge ! Dans la ville où elle habitait pour son premier poste, elle avait rencontré un homme. Sans être amoureuse folle, il lui plaisait. Pauline vivait alors seule loin de sa famille, la tendre amitié de notre prime jeunesse s'était peu à peu distendue au fil des années, elle était libre et avait cédé à cet homme qui fut son premier amant. Avec un regard embué, elle m'avoua qu'elle aurait pourtant préféré devenir femme avec moi.
Retrouvant un regard mutin, Pauline m'expliqua que, dès la première fois, cet homme d'expérience lui avait appris le plaisir. Ainsi initiée, elle s'était ouverte à l'amour alors que son éducation avait été très prude. Ayant deviné que j'avais moins d'expérience qu'elle, Pauline ajouta plus bas qu'elle avait bien l'intention de me faire profiter de tout ce qu'elle avait appris....
Nos relations étaient idylliques. Dans la vie comme au lit notre accord était parfait. Pauline acceptait très à l'aise - et me rendait encore mieux - baisers et caresses de plus en plus osés, de plus en plus intimes. Dans le feu de notre jeunesse, nous faisions parfois l'amour plusieurs fois par nuit jusqu'à ce que Pauline, épuisée, me demande grâce...
Pauline était une amante audacieuse, parfois même provocante. Le matin, habillée et prête à partir à son travail, elle me demandait de la prendre ainsi. Nous jouissions alors très vite et Pauline remettait sa ravissante petite culotte, me gratifiait d'un sourire coquin et me murmurait à l'oreille en s'échappant qu'elle garderait ainsi toute la journée un peu de moi au fond d'elle-même... Le soir, lorsque nous trouvions un banc discret lors d'une promenade, dans le crépuscule propice, Pauline n'hésitait pas non plus à me chevaucher : elle menait alors le rythme de sa danse érotique à sa guise et jouissait vite, les yeux agrandis par son plaisir et le souffle court, me mordant la bouche pour ne pas crier.
Pauline adorait prolonger nos caresses avant l'amour, attisant sans cesse notre désir. Nous goûtions ensemble la volupté des préliminaires, gage d'une jouissance encore plus forte de ma femme adorée. Pourtant je n'osais pas encore certains baisers plus aventureux. Un soir, mes lèvres allèrent de sa bouche à ses seins puis descendirent sur son ventre palpitant. Pauline appuya doucement ses mains sur ma tête, m'invitant sans ambiguïté à aller plus loin. Mon visage effleura sa toison dont je respirai le troublant parfum, puis mes lèvres découvrirent pour la première fois l'ourlet délicat de ses lèvres intimes, enivrante orchidée ouvrant ses pétales rosés sur une corolle aux luisances nacrées. Je goûtai avec délices son suc féminin à la saveur finement salée. Peut-être avec une certaine maladresse, j'embrassai Pauline au plus secret de sa féminité...
Sa main reposait toujours sur ma tête, comme pour me guider et m'indiquer la juste pression qui saurait la satisfaire. J'enhardis même mes baisers jusqu'à la peau si fine faisant le lien avec cet œillet plus sombre qui m'était encore interdit. Les discrets gémissements de Pauline étaient déjà pour moi un pur bonheur, quand, sentant monter son plaisir, elle me renversa sur le lit. La tête penchée vers moi, ses cheveux de jais balayant son visage, ses seins dansant une folle sarabande devant mes yeux éblouis, Pauline, maîtresse ardente et sublime, nous emporta très loin dans le plaisir...
Sous sa poitrine pressée contre moi, les battements de son cœur s'apaisèrent peu à peu ; de longues minutes après, ma femme me donna un baiser très tendre et me remercia. « J'avais envie depuis longtemps que tu m'embrasses ainsi, mais je n'osais pas te le demander », m'avoua-t-elle avec une pudique timidité qui me remplit d'émotion.
Depuis ce jour, ce baiser intime - l'un des plus beaux hommages, je crois, qu'un homme puisse rendre à la femme qu'il aime - a très souvent été le prélude de nos moments d'amour les plus fous.
Je ne me suis jamais rassasié de cette capiteuse ivresse amoureuse...
J'avais du rester en ville en raison d'obligations professionnelles mais j'avais insisté pour que Pauline réponde favorablement à des amis qui l'avait invitée à passer quelques semaines de vacances en Corse avec nos enfants. C'était notre première séparation depuis longtemps et je rêvais d'elle, sevré de sa présence, de son amour... Je pus enfin la rejoindre pour quelques jours de congés en famille. Laissant les enfants à la garde de nos amis, Pauline vint m'attendre à l'arrivée du ferry. Je la serrai dans mes bras, troublé de sentir son corps souple, libre sous sa légère robe d'été et nous avons échangé un interminable baiser.
Nous avons dîné en terrasse sur le port. Les yeux de ma femme brillaient de bonheur et je reconnus dans le vert de ses prunelles la petite lueur familière de son désir. La nuit était venue et Pauline prit la direction de notre lieu de vacances. Alors qu'elle conduisait sagement, sa courte robe blanche, un peu remontée, dévoila ses jambes à la peau lisse et hâlée. Ma femme s'en rendit compte, me sourit tendrement mais repoussa ma main venue se poser sur sa cuisse. Peu de temps après, elle quitta la route longeant la mer et engagea la voiture sur un petit chemin en direction d'une crique déserte qu'elle avait repérée en venant.
La voiture s'arrêta et Pauline se tourna vers moi avec un sourire irrésistible : « Tu m'as tellement manqué, je ne peux pas attendre plus longtemps, j'ai trop envie de toi ! » Pauline m'entraîna sur la plage, étala un paréo sur le sable et quitta sa robe sous laquelle elle ne portait qu'un ravissant string blanc. La lumière de la lune donnait à ses formes un relief magique : je n'ai eu que peu de temps pour admirer son corps clair se détachant sur le fond plus sombre du ciel car Pauline m'attira sur elle, me demandant de la prendre tout de suite. Pauline se cambrait, griffait mes épaules, me suppliait d'embrasser ses seins, de les mordre même... Nous avons fait l'amour presque sauvagement et nos cris de plaisir nous ont surpris nous-mêmes.
Me prenant par la main, Pauline se dirigea vers la mer dont l'eau fraîche nous fit frissonner. Pauline passa ses bras autour de mon cou, noua ses jambes autour de ma taille et m'embrassa longuement, doucement bercée par le flot. Sa langue fouilla ma bouche profondément, ses lèvres collées aux miennes. Puis elle me demanda en chuchotant si j'avais pu résister aux tentations durant ces semaines de célibat: je lui dis que je n'avais rêvé que d'elle, ce qui était la simple vérité. Avec un regard rieur, Pauline m'avoua à son tour qu'il était temps que j'arrive, car son désir de faire l'amour était si fort qu'elle aurait pu céder aux avances d'un voisin séduisant qui lui avait fait plusieurs fois d'indécentes propositions !
En rentrant, Pauline se mit au lit entièrement nue, avança sa cuisse sur mon ventre, invite muette mais explicite pour me demander de la prendre à nouveau. Nous avons refait l'amour tendrement, avec une douce complicité, respectant le silence de la maison endormie...
En ce soir d'été, Pauline était particulièrement en beauté : un ensemble en soie, léger et coloré, un maquillage parfait rendant ses yeux verts et ses lèvres encore plus attirants, ses ongles soigneusement vernis de rouge et de fines chaussures d'été à talons hauts la rendaient éblouissante. Nous allions fêter notre anniversaire de mariage dans un excellent restaurant au bord de la rivière : champagne millésimé, table dressée dans le parc, service discret, dîner raffiné, en un mot une soirée romantique classique toute entière consacrée à notre passion amoureuse. Doucement baigné par la lumière du chandelier de notre table, son visage en clair-obscur encadré par ses magnifiques cheveux noirs m'évoquait une beauté digne du Caravage.
Le temps était clément et nous avons fait après le repas une promenade en amoureux sur les bords de la rivière. Pauline était si belle que je n'osais l'embrasser... ce que je fis pourtant bien entendu dès le premier endroit propice qui se présenta. Mes mains impatientes s'égarèrent vite sur son corps, remontèrent le long de ses cuisses en soulevant sa jupe légère. Mais un groupe bruyant nous perturba et, un peu dépités, nous nous interrompîmes pour rejoindre notre voiture. Me caressant la nuque tandis que je conduisais, Pauline m'avoua sa frustration. Nous étions proches de l'amphithéâtre antique où avait lieu ce soir-là une représentation. Sans qu'un mot ne soit prononcé, j'avais arrêté la voiture devant l'entrée des jardins dominant le vieux site romain. Main dans la main, nous nous sommes avancés dans les allées désertes à cette heure.
Abrités sous une voûte en pierre recouverte de vigne vierge, nous admirions de loin le spectacle. Le son montait parfaitement dans la nuit et nous pouvions écouter les airs de l'opéra donné ce soir-là, Nabucco de Verdi. Pauline frissonnait et je l'ai serrée dans mes bras pour la protéger de la fraîcheur du soir. Son corps se colla au mien et nos baisers se firent de plus en plus passionnés. Je caressai ses seins à travers le tissu soyeux puis mes mains remontèrent sous sa jupe, toujours émerveillées par la douceur angélique de sa peau, flattant doucement ses fesses, s'aventurant plus loin...
Pauline gémissait, écartait ses jambes et se cambrait pour mieux recevoir ma caresse, les paupières baissées comme pour mieux savourer cet instant. Puis ma femme rouvrit ses yeux qui avaient pris dans la pénombre d'obscurs reflets de jade. Pauline me fixa d'un regard de défi : « Prends-moi, ici, maintenant », me dit-elle d'une voix que l'émotion rendait un peu rauque. Je soulevai Pauline qui se pendit à mon cou et noua ses jambes autour de mes reins. Nous avons fait l'amour avec une excitation fébrile, debout contre cette muraille millénaire, alors que retentissait la musique de l'opéra. Nous avons joui ensemble juste quand s'élevait dans la nuit le célèbre chœur des esclaves, rendant nos cris inaudibles aux spectateurs des plus hauts rangs.
Reprenant nos esprits, nous avons éclaté de rire quand montèrent vers nous les applaudissements du public : « Tu m'as donné un tel plaisir que tu mérites bien ces bravos », me dit Pauline tendre et taquine !
Encore étudiant, j'avais fait le serment en revenant de Rome d'emmener un jour Pauline dans la Ville éternelle. Les enfants confiés à des amis, nous nous étions envolés pour une escapade de dix jours. Un hôtel paisible et confortable dont la chambre donnait sur les jardins de la villa Ada, une impression de liberté retrouvée loin des contraintes du quotidien et le charme si particulier de la vie romaine nous rappelèrent l'atmosphère de nos premiers voyages en amoureux : course folle en riant pour rattraper un bus ou un taxi, plaisir de découvrir une petite gelateria aux glaces exquises, moment d'émerveillement devant un coucher de soleil sur l'île Tibèrine, visites des monuments historiques, flâneries parmi les couleurs et les parfums des marchés romains... Nous étions comme de jeunes collégiens en vacances, follement amoureux, ne perdant pas une miette de ce bonheur ni une occasion de nous embrasser. Un soir où la lumière était particulièrement belle, nous sommes allés nous promener sur l'ancienne Via Appia, sans nous douter qu'entre les tombeaux antiques et les majestueux cyprès, les amoureux romains se donnaient rendez-vous. Nous avons aperçu sans le vouloir les ébats de plusieurs couples, dont l'un s'aimait dans une petite et mythique Fiat 500 rouge.
Pauline serra davantage ma main et me jeta un regard brillant, me rappelant le souvenir de nos propres amours de jeunesse dans l'espace incommode de sa petite voiture et le plaisir que nous en avions malgré la crainte d'être surpris... ou peut-être à cause de cela ? Nous rentrions certes fatigués de nos promenades, mais un savoureux dîner dans une trattoria et quelques verres d'un bon vin italien étaient le prélude à une belle soirée d'amour. J'aimais admirer Pauline détendue après son plaisir et sa façon de s'abandonner sur le lit, ses longs cheveux noirs répandus sur le grand oreiller blanc, avant que le sommeil nous emporte enlacés.
Après plusieurs jours passés en ville, nous avions décidé de nous éloigner de Rome pour visiter la célèbre villa de l'empereur Hadrien près de Tivoli, dans la campagne romaine. C'était une belle et déjà chaude journée de printemps. Pauline portait une jupe portefeuille assez courte, faussement sage, s'ouvrant plus qu'il ne convenait lorsqu'elle montait un escalier ou croisait les jambes assise à une terrasse. J'en profitais bien sûr pour admirer ses jambes et je l'en complimentais une fois de plus. Flattée mais aussi taquine, Pauline me rétorqua que je n'étais pas le seul à profiter des charmes de cette jupe indiscrète dévoilant furtivement mais audacieusement ses cuisses ; ma femme avait remarqué à plusieurs reprises des regards masculins parfois insistants... « Je savais bien que les Italiens appréciaient les femmes sexy. Je reviendrais volontiers un jour à Rome... peut-être seule ? » Une fois encore, Pauline jouait à exciter ma jalousie pour se faire désirer toujours plus !
Après un déjeuner léger, nous nous sommes éloignés des groupes de touristes pour trouver un peu de calme dans la magnifique oliveraie entourant la villa. Assis au pied d'un très vieil olivier dont le large tronc témoignait de son âge et nous dissimulait, nous nous sommes allongés sous son ombre avec l'intention de nous octroyer une sieste bienfaisante. Pauline se coucha à demi sur moi, insinua sa jambe entre les miennes. Son invite était claire et ma femme ne me laissa pas le temps de lui enlever la fine culotte qu'elle portait, la quittant habilement elle-même pour la glisser dans son sac à main. Je compris le choix de cette jupe qui me permettait de la posséder sans la déshabiller ! De loin, le doute sur notre activité pouvait subsister aux regards d'un passant indiscret, laissant quelque décence à notre sieste coquine. De même, ouvrant sa veste sans l'ôter, j'ai dégrafé quelques boutons de son corsage pour enfouir mon visage entre la naissance de ses seins.
Pauline balançaient doucement ses hanches, attentive à ne pas précipiter le dénouement, faisant monter lentement notre plaisir commun, en couple se connaissant bien... Ayant repris nos esprits, après un long moment où nous n'entendions que les battements de nos cœurs, Pauline se détacha de moi avec précaution : toujours pragmatique, ma femme me fit remarquer qu'il ne s'agissait pas que sa jupe fût tachée ! Quand elle se leva pour reprendre notre promenade, je lui fis remarquer qu'elle oubliait quelque chose dans son sac. Pauline me répondit avec un rire mutin que les mouvements indiscrets permis par cette jupe seraient encore plus troublants sans cet "accessoire'' ! « Je suis sûre que cela te donnera des idées pour ce soir mon amour... »
Au lit, nous adorions nous aimer de différentes façons selon notre humeur, nos désirs et aussi notre forme : amour tendre ou érotisme déchaîné, câlins sensuels ou jeux plus osés selon notre inspiration. Si, bien souvent, je faisais à Pauline d'amoureuses propositions, ma femme savait très bien me faire comprendre ce dont elle avait envie et n'hésitait jamais à prendre d'audacieuses initiatives.
Un soir, Pauline, allongée sur le côté, entremêla ses jambes aux miennes, me demandant très câline de la prendre dans cette position. Je lui proposai bientôt de venir sur moi pour jouir plus librement, mais Pauline me répondit avec un sourire coquin que c'était elle qui allait me faire jouir ainsi : elle me sentait très bien, au plus profond d'elle-même et pouvait de ses muscles les plus secrets me serrer à sa guise en elle. Pauline mena avec art notre jeu amoureux jusqu'au bout...
Cependant, Pauline n'avait pas eu l'orgasme profond qui concluait souvent - pas toujours évidemment, hélas pour elle, mais rien de sert d'être présomptueux - nos joutes amoureuses. Comme je lui en faisais la remarque, elle me répondit avec cet éclat si particulier que le désir assouvi donnait à son regard : « Sois rassuré mon amour, j'ai eu une autre forme de plaisir, plus intime... Et puis je savais te tenir entièrement à ma merci ! Est-ce que cela t'a plu ? »
Ma femme ajouta comme une évidence : « Je vois que tu ne connaissais pas cette position : j'ai lu dans un article d'une revue féminine qu'on appelle souvent cette façon de faire l'amour '' les ciseaux ''... »
C'était en effet une nouveauté pour moi. Pauline approcha sa bouche de mon oreille et murmura : « J'adore te faire profiter de ce que j'apprends avec mes amants », puis elle m'interdit toute réponse en m'embrassant...
C'était le printemps. Nous avions pu partir pour une escapade amoureuse en Espagne. Nous logions dans l'une des chambres d'hôtes d'une vieille demeure pleine de charme dans l'arrière-pays catalan. Pour aller dîner dans ce petit village de l'Empordà aux ruelles moyenâgeuses, Pauline avait choisi un nouvel et superbe ensemble en cuir marron glacé avec une jupe large un peu longue et une veste plus cintrée. Sa jupe se fermait par devant au moyen de boutons en métal argenté. Pauline en avait laissé ouvert les derniers et, à chaque pas, sa jupe s'ouvrait, dévoilant ses jambes bien au dessus de ses genoux. Connaissant ma femme chérie, je ne pensais pas que ceci fût fortuit.
Des bas de couleur chair et de ravissantes chaussures à talons assorties à son vêtement complétaient cette tenue féminine en diable. Son maquillage discret, ses ongles vernis d'un incarnat lumineux et ses magnifiques cheveux noirs mi-longs la rendaient irrésistible. Je la complimentai sur sa beauté et tentai sous sa jupe une main exploratrice qui fut vite repoussée. Pauline s'échappa en riant : « Tu devras patienter pendant tout le repas avant de satisfaire ta curiosité ! » Ma femme ajouta qu'elle avait ce soir une faim de loup. Mais son sourire ambigu évoquait d'autres appétits charnels...
Il était encore tôt et peu de convives étaient déjà présents dans la petite auberge quand on nous installa près de l'immense cheminée. Le reflet des flammes rendait ma femme encore plus belle. La chaleur, l'excellent vin, le bonheur d'être ensemble nous rendaient euphoriques et le regard de Pauline brillait d'un éclat prometteur. J'admirais la naissance de ses seins dans son décolleté qui laissait entrevoir un peu de dentelle ocre quand Pauline se penchait vers moi. Entre deux services, alors que nous parlions de la suite de notre voyage en amoureux, je sentis sous la table le pied de Pauline remontant de plus en plus haut le long de ma jambe. J'entendis le discret crissement du nylon recouvrant son pied déchaussé. Quand elle eut atteint son objectif, Pauline m'adressa un petit sourire satisfait et me chuchota : « C'est bien mon amour, je vois que je te fais toujours de l'effet ! »
§
Nous sommes rentrés enlacés par les petites rues faiblement éclairées où chaque recoin d'ombre propice fut l'occasion d'un baiser. Tout à coup Pauline m'entraîna d'une main devenue impatiente. « Rentrons vite, je ne peux pas attendre davantage ! » La porte de notre chambre à peine refermée je l'embrassai avec passion, impatient de découvrir les trésors cachés sous cet ensemble en cuir. Ma main se glissa sous sa jupe, remonta le long de sa jambe, atteignit le cerne (*) de son bas, rencontra juste au-dessus avec ravissement l'ineffable douceur de sa peau nue. Pauline se détacha de moi, me fixa du regard avec un sourire sensuel et, très lentement, quitta sa veste. Ce que je soupçonnais se vérifia pour mon plus grand bonheur : ma femme ne portait sous sa veste qu'un bustier fermé sur le devant par un ravissant laçage. Mutine, Pauline affirma : « Tu as cherché toute la soirée ce que je pouvais bien porter comme lingerie et je sais parfaitement que cela t'excite... »
Comme je voulais lui ôter sa jupe, Pauline arrêta mon geste de la main. « Fais-moi l'amour avec, j'ai choisi cette jupe large justement pour cela. » Pauline me déshabilla entièrement, m'effleura de sa main et constata mon état avec une moue de satisfaction ; puis elle m'entraîna sur le lit en me disant simplement : « Viens ! » Ma femme se cambra pour m'accueillir en elle, agaça mon dos de ses ongles et entoura ma taille de ses jambes. Le frottement de ses bas sur ma peau nue joint à la sensation de fraîche douceur du cuir me procurèrent une volupté encore inconnue.
Répondant à une douce pression de ma main sur sa hanche, Pauline comprit ce que je désirais. Elle s'agenouilla sur le lit, me gratifia par dessus son épaule d'un sourire complice et coquin avant de s'offrir à moi. Le contraste entre la peau claire de ses fesses et l'ombre tentante de son sillon secret, les broderies du cerne de ses bas, sa jupe relevée sur sa taille composaient une scène d'une intense sensualité que renforçaient encore ses chaussures à hauts talons. J'ai pensé un instant à ces tableaux érotiques du XVIIIe siècle où une noble dame était ainsi galamment troussée par derrière...
Pauline m'avoua dans un souffle qu'elle n'avait jamais été prise aussi profondément : flatterie féminine ou réalité ? Pauline s'empara d'une de mes mains et la guida sous sa toison. « Caresse-moi en même temps, tu sais comme j'aime ça ! »
Ma femme gémissait déjà, la respiration plus rapide et me demanda bientôt presque suppliante : « Laisse-moi venir sur toi... » Ouvrant sa jupe ma femme s'empala sur moi, tira sur le ruban de soie de son bustier, me faisant l'offrande de ses seins jaillissant de leur magnifique écrin de dentelle, en approcha les pointes dardées de ma bouche avide. Pauline prit son envol, irrésistiblement belle dans la montée de son plaisir... Avec un indicible bonheur, j'entendis ma femme me crier son amour à l'acmé de sa jouissance.
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(*) Bien qu'inusité dans ce sens, j'emploie parfois le mot cerne à la place de lisière ou de jarretière pour désigner la partie supérieure des bas de femmes, par analogie avec le verbe cerner employé en dessin et qui consiste à souligner le contour d'une figure au moyen d'une ombre plus ou moins large.
En effet cette jarretière est plus sombre que le reste du bas et en souligne ainsi la limite supérieure. De plus le terme même de jarretière - étymologiquement qui entoure le jarret - évoque plus de nos jours un ruban essentiellement décoratif placé autour de la jambe d'une jeune mariée, que celle-ci se prête ou non de bonne grâce au classique jeu de la jarretière lors de la fête nuptiale. Qu'il soit uni comme dans les bas classiques, où viennent alors s'accrocher les jarretelles, ou le plus souvent brodé et siglé comme dans les bas autofixants aussi appelés bas-jarretières ou bas '' up '', le cerne du bas entoure joliment la cuisse d'une femme (on pourrait dire qu'il la cerne au sens géographique ou militaire du terme) et constitue sous les caresses une agréable frontière vers des régions encore plus secrètes...
Pour un homme, entrevoir le cerne d'un bas lors d'un mouvement fortuit - ou peut-être intentionnel ? - d'une femme élégante, est toujours un spectacle charmant et l'occasion d'aimables rêveries érotiques !
Comme beaucoup de femmes, Pauline en rêvait depuis longtemps. C'était alors la mode et il n'y avait pas encore à cette époque d'interdits écologiques. Je lui offris donc pour son anniversaire un manteau en loup de Sibérie gris clair. Le noir de jais de ses cheveux resplendissait dans l'écrin de cette douce et chaude fourrure.
Le soir même, pour un dîner en tête-à-tête devant un feu de bois allumé dans la cheminée, ma femme avait choisi une longue jupe noire fendue haut sur le côté et un pull en laine mohair vert d'eau qui faisait sur sa poitrine une mousse d'une douceur infinie. Après avoir dégusté son dessert, Pauline me demanda de l'excuser un instant et revint au bout d'un moment vêtue de son manteau de fourrure et chaussée de longues bottes de cuir noir. J'ai aussitôt remarqué son maquillage un peu appuyé, ce qui n'était pas son habitude. Ma femme portait un rouge à lèvres vif et brillant qui rendait sa bouche encore plus désirable. Ses yeux rehaussés d'un mascara noir scintillaient telles deux émeraudes dans un écrin de velours. Pauline avait décidé de me remercier en s'offrant ainsi à moi...
Avant que je puisse prononcer un seul mot, Pauline ouvrit son manteau sous lequel elle était entièrement nue ! D'un geste sensuel elle effleura sa toison avec la fourrure et se renversa à demi sur un fauteuil. Seule la lumière de l'âtre l'éclairait, illuminant sa peau d'une lueur mouvante qui la rendait encore plus belle. Sa main se promena doucement sur ses seins dont je vis les pointes durcir et se dresser, puis descendit sur son ventre, hésita un instant sur sa toison avant de venir recouvrir son sexe. J'étais fasciné par l'érotisme de ce spectacle d'autant que ma femme n'avait pas coutume de se caresser elle-même. Ses ongles écarlates semblaient être de fugitives taches de sang, onirique évocation d'un virginal sacrifice.
Décidément friponne, Pauline me regarda de façon volontairement provocante et me fit de l'index le signe de m'approcher à la manière d'une femme légère. Je me suis agenouillé devant cette épouse qui semblait ce soir si peu vertueuse, aussitôt troublé par son aphrodisiaque parfum secret. Pauline entoura mes épaules de ses bottes, appuya ses mains sur ma tête, s'offrant sans retenue à ce baiser profond, prélude à une autre pénétration... Je me suis enfin redressé : Dieu que ma femme était belle ainsi, les yeux mi-clos, un sourire heureux illuminant son visage. Le rouge de ses joues n'était pas uniquement du à son maquillage... Pauline sortit de son extase et me déshabilla entièrement.
Pauline s'allongea sur l'épais tapis et me demanda de la prendre sans ménagement, comme une putain, ajouta-t-elle à voix plus basse, semblant effrayée par sa propre audace. Je ressentais autour de ma chair affolée de chaudes pulsations battre dans son ventre... Ses ongles plantés dans mes fesses apportaient une petite touche de violence contenue qui faisait partie de notre jeu. Pour poursuivre notre parodie d'amours vénales et connaissant ses préférences amoureuses, je lui ordonnai d'un ton ferme de venir sur moi ! Ma femme me remercia d'un sourire et me chevaucha, m'éperonnant volontairement du talon de ses bottes. Pauline, ses cheveux d'ébène balayant son visage, se déchaîna bientôt, érotique cavale, primitive et sauvage beauté encadrée de fourrure à la lueur des flammes, jusqu'au feulement poignant de son ultime cri de plaisir...
Pantelante, Pauline resta sur moi un long moment, immobile, doucement pesante sur mon torse. J'ai longuement caressé ses cheveux dont le parfum se mêlait à l'odeur de la fourrure et dont la souple douceur répondait à celle plus animale du loup. Son manteau avait un peu glissé dénudant son épaule dont la rondeur parfaite m'émut une fois encore. J'ai laissé ma main posée avec tendresse sur sa hanche, envahi d'amour et de passion pour mon adorable Pauline !
J'ai toujours trouvé Pauline magnifiquement belle lors de ses grossesses. Cela la surprenait et elle comprenait mal que je puisse encore la trouver séduisante dans son état. Pourtant une femme enceinte est sublime, rayonne de toute sa puissance de vie et Pauline en était un exemple parfait. Je redoublais de tendresse, je caressais son ventre rond mais je n'osais guère lui faire l'amour, sans doute intimidé par cette future maternité ou effrayé inconsciemment par le respect d'un archaïque tabou. Croyant à un manque d'ardeur envers elle, Pauline me fit vite comprendre que son désir était intact et même peut-être augmenté...
Allongé derrière elle, je l'entourais de mes bras et je lui faisais l'amour avec douceur. Pauline se gaussait de ma timidité, m'assurait que notre bébé ne craignait rien et me provoquait par de savants coups de reins afin que je la pénètre plus profondément. Avec délicatesse, plein d'émotion, je caressais ses seins gonflés que la grossesse rendait encore plus sensibles.
Après la naissance et les semaines d'indispensable repos, nous retrouvions l'envie d'être à nouveau amants et plus seulement parents. Cette fois-ci, ayant allaité notre fils dernier né, Pauline me rejoignit dans notre lit après la rituelle tétée nocturne. Elle portait un kimono de soie bordeaux à larges manches simplement retenu à la taille par une fine ceinture. Ma femme s'approcha de moi en m'avouant à mi-voix qu'elle avait très envie de faire l'amour. La succion de ses mamelons par notre bébé et la montée de son lait avaient déclenché en elle d'autres désirs... Pauline dénoua son vêtement et s'allongea sur moi. J'ai retrouvé avec une joie immense le chemin de son ventre si doux. Nous étions sevrés d'amour physique depuis si longtemps que notre excitation monta très vite. Son kimono ouvert me laissait admirer ses seins magnifiques, simplement rendus plus lourds par l'allaitement, laissant deviner sous la peau ivoirine quelques veines bleutées. De son ventre, le plaisir remonta à sa poitrine, en faisant sourdre un jet blanchâtre. La tension de ses seins devenait presque douloureuse. Pauline présenta son mamelon devant ma bouche, me demanda de la sucer, de boire son propre lait...
Avec appréhension, je pris la pointe tendue de son sein entre mes lèvres et je goûtai son lait à la saveur douce et sucrée, à la singulière tiédeur. Puis je recueillis sur ma langue les gouttes opalescentes qui coulaient de son autre sein. Nous étions tous les deux profondément troublés par ce geste d'amour presque transgressif. Pauline me remercia d'avoir accepté sa demande. Unis par cette nouvelle forme d'intimité, une vague de plaisir, puissante et prolongée, forte comme un mascaret, nous emporta ensemble, allant bien au-delà de la jouissance pour atteindre cette rare alchimie de bonheur : être à la fois parents et amants !
Nous allions fêter quinze ans de mariage et de vie commune heureuse. En secret, j'avais commandé à un joaillier de mes amis une bague à la mesure de notre amour : quinze brillants de la plus belle eau sertis autour d'une émeraude, sa pierre fétiche si semblable à ses yeux. J'avais invité ma femme à la table étoilée d'un château à la campagne. Pour le dîner, Pauline portait l'un de ses divins chemisiers à la troublante transparence dont le fin tissu laissait deviner d'arachnéennes dentelles blanches. Avec une veste d'un jaune lumineux, une élégante jupe plissée gris perle et de jolies mules à talons hauts, Pauline était d'une séduisante féminité. Le champagne faisait briller les minuscules éclats d'or dans le vert profond de ses yeux. Ses cheveux noirs reflétaient la douce lumière des photophores. Le cadre raffiné était pourtant intime à souhait et propice aux confidences amoureuses. L'air était doux. C'était une nuit de pleine lune...
Comme d'habitude je complimentai ma femme sur sa beauté, son charme et son élégance. Avec un tendre sourire Pauline me répondit : « J'ai de la chance de t'avoir pour mari. Tu remarques toujours une nouvelle tenue, une nouvelle coupe de mes cheveux, et même un changement de nuance de mon rouge à ongles. Et je ne parle pas de mes dessous... Tu sais être attentionné, m'aider à enfiler mon manteau, tu n'oublies jamais une date importante, tu m'offres souvent des fleurs... Peu d'hommes savent de nos jours être galants comme toi. » Après un instant de réflexion ma femme ajouta avec sérieux : « Je trouve la langue française injuste et sexiste. Quand on dit d'un homme qu'il est galant, c'est un compliment. Mais, à l'inverse, lorsqu'on parle d'une femme galante, c'est qu'elle vit de ses charmes... et le terme devient alors condescendant et même souvent méprisant ! »
J'adorais les vives digressions dont Pauline émaillait sa conversation et nous avions toujours un immense bonheur à parler ensemble. Ce fut le cas ce soir où, après un dîner raffiné, nous avons pris le temps de flâner dans le parc du château profitant de la douceur de la soirée. Dans une petite allée latérale s'enfonçant entre deux haies de buis, je découvris un banc discret et je demandai à Pauline de s'asseoir. Après un long baiser, je sortis de ma poche le cadeau prévu. Pauline ouvrit l'écrin et resta un instant sans voix en découvrant le bijou dont les diamants reflétaient doucement le clair de lune autour de l'éclat plus sombre de l'émeraude. Puis, émue, elle me remercia, trouvant que j'avais fait une nouvelle folie, ce qui était parfaitement vrai : j'étais toujours fou de ma femme ! Renouvelant le geste de nos fiançailles, je passai la bague autour de l'annulaire de Pauline. Ma femme la contempla un instant avant de m'embrasser avec passion. Retrouvant les gestes de nos jeunes années, Pauline vint s'asseoir sur mes genoux et prit une audacieuse initiative : me libérant habilement, elle me caressa un instant de la main ornée de sa nouvelle bague, puis me conduisit en elle. Sa souple jupe plissée étalée en corolle autour d'elle rendait notre étreinte presque décente pour d'éventuels flâneurs se promenant dans le parc maintenant plongé dans une ombre complice.
Le souffle plus court, les yeux fermés sur son plaisir, les reins cambrés, ma femme en jouissant ouvrit la bouche pour un cri muet, un de ces cris que tout homme qui a eu la chance de le voir une fois dans sa vie sait à quel point il peut être assourdissant !
Alors que Pauline se blottissait contre moi, la tête au creux de mon épaule, un couple passa au loin sur l'allée principale, s'arrêta un instant et sembla regarder dans notre direction. Pauline se retourna et murmura mi-amusée, mi-sérieuse : « Il se peut que nous ayons fait des envieux... ou peut-être ont-ils cru que j'étais une femme galante ? »
Sur la route d'un voyage dans le Roussillon, nous faisions une étape dans un hôtel cosy en bord de mer. Évoquant le bonheur actuel de notre vie, nous avons parlé de la période pendant laquelle, avant d'être fiancés, nous avions risqué de nous perdre. Était-ce le plaisir de nous retrouver en tête-à-tête, le sentiment de liberté du à notre escapade en amoureux ou le vin blanc frais accompagnant notre plateau de fruits de mer qui entraînèrent Pauline à me faire quelques confidences ? Elle me parla de sa solitude lors d'un stage de formation à Toulouse. Nous étions restés de longs mois sans nous voir. Trop pris par mon travail, je l'appelais peu souvent et je lui écrivais trop rarement, donnant l'impression qu'elle comptait moins pour moi. Pauline était alors dans tout l'éclat de sa jeunesse et ses collègues masculins ne manquaient pas de lui faire des propositions. « Nous étions les seuls clients de cet hôtel réservé aux stagiaires et j'avais un peu l'impression de me venger de ton indifférence. »
Le premier amant auquel elle céda était un homme plus âgé qu'elle. Pauline se sentait flattée d'être la jeune maîtresse d'un homme marié. Elle me fit avec gêne l'aveu qu'un trouble sentiment d'interdit augmentait son plaisir... Redevenant plus légère, Pauline m'avoua que cet homme fut le premier à la faire jouir avec sa bouche. Je l'entendis prononcer avec étonnement le mot de cunnilingus, dont elle atténua le sérieux en me précisant que son amant portait une petite moustache qui lui causa des sensations particulières...
Un autre homme, grand et brun, la dévorait des yeux durant les cours. Un vendredi soir, ils restèrent seuls à l'hôtel, les autres stagiaires étant rentrés chez eux pour le week-end. Ce collègue l'invita à un spectacle, puis à dîner dans un restaurant réputé. « Nous avons passé trois nuits ensemble et, même s'il a su me donner du plaisir, alors qu'il dormait à mes côtés c'était à toi que je pensais », m'avoua-t-elle avec nostalgie. J'écoutais sans dire un mot les confidences de ma femme mais j'étais paradoxalement plus excité que jaloux... Je me suis amèrement reproché ma négligence d'alors, me sentant rétrospectivement encore plus fautif qu'elle.
Pauline ne savait quelle contenance prendre le lundi lors de la reprise du stage où ses deux amants étaient présents, chacun pensant bien profiter d'elle durant cette dernière période de formation. Incertaine, Pauline trouva le prétexte d'un important travail à terminer avant la fin du stage pour les tenir éloignés de sa chambre pendant la semaine. Mais, le dernier jour, un repas de fin de stage réunit tous les élèves. Bien sûr, chacun de ses amants voulut être placé à table à côté d'elle. Pendant le repas et la fête qui suivit, ils rivalisèrent de séduction, ce qui troubla Pauline. Pour ce soir où la danse concluait la soirée, Pauline avait choisi une robe vert bouteille stricte mais très courte, des bas noirs et des chaussures à hauts talons. Elle dansait tantôt avec l'un, tantôt avec l'autre. Pauline avait décidé de s'amuser en refusant de penser où pouvait la mener ce double jeu. Elle m'avoua juste qu'à la fin de la soirée ses deux amants l'avaient ensemble accompagnée jusqu'à sa chambre...
J'avais la bouche sèche, mais malgré mon insistance je ne pus en savoir davantage. « C'est mon jardin secret, tu n'en sauras jamais plus... », me dit-elle. Puis Pauline releva ses yeux verts embués d'émotion, me prit la main et me dit :
« Depuis lors je ne suis qu'à toi, tu es l'homme de ma vie, le seul que j'aime ! »
Ces confidences sur une période révolue de sa vie que j'ignorais encore étaient une preuve immense de la solidité de notre amour et un formidable gage de confiance mutuelle. A peine dans notre chambre, Pauline disparut dans la salle de bains en me demandant de l'attendre dans le lit. Je ne pouvais pas empêcher mon esprit de vagabonder. J'imaginais ma jolie Pauline partagée par ses deux amants, l'un lui faisant l'amour, l'autre pénétrant sa bouche, avant peut-être d'échanger leurs rôles. Je la voyais même prise entre les deux hommes, n'ayant conservé que ses bas noirs. Il me semblait entendre les gémissements et les cris de ma femme répondant aux efforts redoublés de ses amants en elle...
Pauline revint dans la chambre vêtue d'une courte nuisette en soie rouge carmin qu'elle avait prévue pour l'occasion. En se glissant entre les draps ma femme constata l'effet de mes rêveries. « C'est ce que je t'ai raconté qui te met dans cet état ? », me dit-elle d'un ton faussement ingénu. Effleurant d'un doigt léger ma verge tendue, Pauline chuchota en me mordillant l'oreille. « Tu es désormais le seul et le meilleur de mes amants car avec toi je jouis sans aucun remord. Je sais aussi qu'entre tes bras je peux me laisser aller à tout sans courir aucun risque », me rassura-t-elle.
Pauline me le prouva aussitôt et m'offrit une exceptionnelle nuit d'amour.
Une amie nous avait procuré deux entrées pour un spectacle de danse moderne. C'était pour nous l'occasion de découvrir une pièce d'avant-garde et surtout d'une sortie en amoureux. Pauline s'était préparée avec soin, maquillée à la perfection, avait verni ses ongles de rouge corail. Elle portait un manteau ivoire sur une robe gris anthracite boutonnée par devant, des bas noirs et de jolis escarpins noirs à fins talons. Durant le trajet en voiture, je lui dis qu'elle était d'une élégance parfaite et séduisante en diable. Elle me sourit et ouvrit les deux derniers boutons de sa robe. Pauline croisa les jambes, me permettant d'admirer dans le crissement du nylon ses cuisses dévoilées jusqu'à la lisière de ses bas : « Je suis sûre que je te plais encore plus comme cela », fit-elle d'un ton très mutin, avant d'ajouter sibylline : « Et encore, tu n'as pas tout vu... »
Le spectacle était surprenant pour les novices que nous étions : ce n'étaient que mouvements saccadés entrecoupés d'attitudes figées et de mimiques forcées, hurlements rauques et costumes en lambeaux. Au bout de quinze minutes durant lesquelles rien de plus ne se passa, nous nous sommes regardés avec notre complicité habituelle avant de quitter la salle en nous tenant par la main comme deux collégiens s'enfuyant après une bonne farce. Il était encore tôt et j'ai invité Pauline à dîner dans un restaurant du centre-ville où je savais que nous serions accueillis sans réservation. Lorsque j'ouvris la porte de la voiture pour aider ma femme à descendre, la robe de Pauline s'ouvrit très haut me permettant d'entrevoir fugitivement l'attache d'un porte-jarretelles. Un passant qui avait aperçu lui aussi cette scène attrayante s'arrêta un instant sur le trottoir, ravi de l'aubaine. Ma femme s'en rendit compte et referma son manteau d'un geste instinctif de pudeur, mais l'œillade qu'elle m'adressa montrait que le regard furtif de cet inconnu n'avait pas semblé lui déplaire outre mesure...
On nous installa à une table ronde dans endroit calme. Le dîner était excellent, le vin renforçait notre humeur déjà très joyeuse. Nous avons bavardé de mille choses ne cessant d'échanger des regards, de nous dire des mots tendres, passionnés et même quelques polissonneries... Dissimulé par la longue nappe blanche, j'ai longuement appuyé mon genou contre celui de ma femme.
Sur le chemin du retour, j'ai arrêté la voiture sur une esplanade un peu à l'écart, déserte à cette heure de la nuit. Pauline me regarda les yeux brillants, semblant deviner mes intentions, déjà consentante. Je l'embrassai, ouvris le haut de sa robe pour dévoiler la naissance de ses seins. Pauline inclina son siège et se renversa en arrière les yeux mi-clos, avec sur les lèvres cet indéfinissable sourire témoignant de son désir. Elle écarta ses jambes sans résistance lorsque je glissai ma main sous sa robe, remontant le long de ses bas, rencontrant avec bonheur les fines jarretelles qu'elle portait ce soir-là. Je caressai la peau si douce à l'intérieur de ses cuisses, atteignis enfin son entrejambe dont je sentais déjà la moiteur à travers le léger tissu qui le protégeait encore. Mon doigt s'immisça en elle, intrus impatient et déjà possessif... Pauline gémissait doucement, quand tout à coup notre voiture fut entourée par plusieurs hommes nous éclairant violemment avec de puissantes lampes torches. Après un court instant de frayeur, je reconnus les brassards rouges qu'ils portaient et j'entendis prononcer le mot classique '' Police ! ''
J'ouvris aussitôt ma vitre en leur demandant ce qui se passait, mais les policiers semblaient surtout s'intéresser à Pauline, lui réclamant de façon assez peu courtoise ses papiers. Puis, d'un air soupçonneux, un policier lui demanda quel était l'homme qui l'accompagnait. D'un geste de la main et d'un ton très naturel, Pauline répondit simplement : « Mon mari ! » Vérification faite de mon identité, les policiers se rendirent à l'évidence. Ils s'excusèrent en nous expliquant qu'ils étaient chargés de surveiller cet endroit fréquenté la nuit par des prostituées. On nous conseilla vivement de nous arrêter ailleurs la prochaine fois où nous viendrait l'idée de batifoler dans notre voiture !
Nous avons roulé quelques minutes avant d'éclater de rire. De retour chez nous, Pauline me regarda de façon équivoque et me dit en souriant qu'elle tenait peut-être là une activité occasionnelle lucrative... Je l'aidai à quitter son manteau et Pauline continuant le jeu me demanda en prenant le ton d'une pensionnaire de maison close : « Tu montes, chéri ? » Je la suivis dans l'escalier admirant ses jambes, me remémorant le mot de Clemenceau affirmant que c'était le meilleur moment de l'amour.
En faisant lentement glisser sa robe sur ses épaules, je compris ce qu'avait laissé entendre ma femme en allant au théâtre. Pauline portait une merveilleuse guêpière gris perle rehaussée de broderies argent mettant admirablement sa poitrine en valeur. M'agenouillant devant elle, je fis descendre le long de ses jambes le léger string assorti pour rendre à sa féminité l'hommage si fâcheusement interrompu par nos policiers. Ma femme me releva, me tendit ses lèvres comme pour partager avec moi par ce baiser le goût de son propre plaisir et me renversa sur le lit...
Nous sommes restés un long moment dans les bras l'un de l'autre, laissant s'apaiser peu à peu les ondes de notre jouissance qui fut ce soir particulièrement forte. Ensuite j'achevai de déshabiller Pauline, ôtant un à un les minuscules crochets de sa guêpière, m'interrompant pour déposer de légers baisers sur son dos et sa nuque, dégrafant un peu plus maladroitement les attaches de ses jarretelles ; puis je quittai ses bas avec une infinie précaution, troublé par le contact de cette aérienne lingerie féminine. Juste avant de plonger dans le sommeil, Pauline murmura railleuse : « Et je ne t'ai même pas fait payer... »
Au réveil, Pauline me fit comprendre de façon très explicite qu'un simple câlin ne lui suffirait pas. Pendant que nous faisions tendrement l'amour, elle me raconta avoir rêvé durant la nuit que les policiers l'entraînaient loin de moi avec l'évidente intention de la violer tour à tour, tandis qu'un de leurs collègues m'empêchait d'intervenir. Elle eut un peu honte de m'avouer que ce rêve l'avait peut-être autant excitée qu'effrayée...
Nous étions invités à dîner ce soir-là par un couple d'amis. Pauline avait opté pour une tenue décontractée mais chic avec un pantalon noir mettant parfaitement en valeur la sveltesse de ses hanches. De jolies chaussures à talons accentuaient sensuellement la cambrure de sa silhouette, ce dont je lui fis compliment alors qu'elle me précédait dans l'escalier. Un léger chemisier de soie crème d'une coquine transparence laissait deviner la jolie lingerie qu'elle avait choisie. Un médaillon d'opale ornait son décolleté peut-être plus profond qu'il ne convenait. « Je veux te faire honneur devant ton ami », m'avait-t-elle expliqué avant notre départ, prétexte bien féminin car je savais pertinemment que notre hôte, bel homme brun, grand et toujours élégant, ne lui déplaisait pas.
Le repas et la soirée furent très agréables. Pauline, placée à côté du maître de maison, avait répondu avec esprit aux réparties de notre ami, avait ri de ses bons mots, peut-être un peu trop bu... Sur le chemin du retour elle m'avoua que durant le dîner elle avait senti contre sa jambe des contacts furtifs mais trop répétés pour être fortuits. Souvent, en se penchant vers elle pour lui parler, notre hôte avait posé sa main sur la sienne. « Ne m'en veux pas si je te dis que j'ai été troublée, surtout quand, en partant, il m'a embrassée en me murmurant à l'oreille qu'il aurait toujours beaucoup de plaisir à me revoir... »
Arrivés dans notre chambre, Pauline me laissa le plaisir de lui quitter son chemisier, puis je fis lentement glisser les bretelles de son soutien-gorge sur ses bras. J'ai toujours adoré ce geste révélant la rondeur parfaite de ses épaules que je picorai de petits baisers tout en dégrafant l'attache dans son dos. Me plaçant derrière elle, je pris amoureusement ses seins dans la conque de mes mains. Mais Pauline se dégagea pour se diriger vers notre salle de bains. Elle revint simplement vêtue d'une petite culotte blanche en coton assez stricte. Je compris aussitôt que la période ne nous permettrait pas, hélas, de faire l'amour comme je l'espérais. Cependant Pauline me révéla que l'hommage discret que lui avait rendu notre hôte durant la soirée l'avait en fait beaucoup excitée.
Si Pauline est audacieuse en amour, en revanche elle m'offrait assez rarement le plaisir de me prendre dans sa bouche : « La fellation n'est pas ma tasse de thé », expliquait-elle d'un air faussement mondain. Mais ce soir ma femme avait décidé de me donner ce plaisir rare, comme une magnifique preuve d'amour ! Après un baiser où Pauline mit beaucoup d'art, ses lèvres descendirent sur mon torse, effleurèrent mon ventre et s'emparèrent de leur proie avec une surprenante assurance ! Ma femme m'agaça d'une langue serpentine puis sa bouche m'enveloppa de sa douce chaleur...
Beaucoup trop rapidement, je lui indiquai qu'il me serait impossible de résister plus longtemps à un tel traitement car je savais que ma femme n'avait jamais vraiment aimé le goût du sperme. « Ni le tien, ni celui des autres d'ailleurs », m'avait-elle confié un soir pour me provoquer... Pauline interrompit un instant sa caresse et leva les yeux vers moi. L'éclat des paillettes dorées qui scintillaient dans ses prunelles vertes donnait à son regard le reflet impérieux de celui d'un prédateur. « Ce soir, j'ai envie de ça ! », me répondit-elle avec détermination, restant totalement maîtresse du jeu. Toute honte bue, je m'abandonnai entièrement, oubliant mes scrupules...
« Tu as beaucoup crié mon chéri ! J'ai eu peur de t'avoir fait mal », me dit-elle quand j'eus repris mes esprits. Je lui affirmai sans exagération que mon plaisir avait été fabuleux. Coquine, ma femme avoua qu'elle aussi avait eu un certain plaisir à boire ma liqueur virile malgré son goût à la fois douceâtre et un peu amer, qui lui avait rappelé les bâtons de réglisse de son enfance. Pauline ajouta pour me taquiner que j'étais le seul à avoir ce privilège et qu'elle n'avait jamais accepté cela d'aucun de ses amants !
