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Pendant la guerre de 39-45 deux amants Yann et Hantz vivent au dessus des lois du troisième Reich, en ne perdant pas l’espoir d'une vie meilleure et de retrouver leur ami Ludwig entrainé par dépit dans les jeunesses Hitlériennes.
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Seitenzahl: 156
Veröffentlichungsjahr: 2016
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Epilogue
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Ce roman est une fiction en hommage aux victimes de
la Shoa.
Paris 1940, dès l’armistice Franco-Allemande, la France fut séparée en deux par le Reich. Une zone libre, et une zone occupée. La zone occupée fut soustraite à l’autorité de vichy et des nazis menant avec force la persécution et la déportation des juifs. Adolf Hitler le Führer instaurait la terreur dans toute l’Europe par ses lois antisémites. Il avait une haine envers tous ceux qui étaient Juifs, Tziganes, Homosexuels, Noirs, communistes et toutes autres races qui n’appartenaient pas à une race supérieure.
En 1922 il avait déclaré à Josef HELT, ancien poilu de 1914 : 1 « Lorsque je serai réellement au pouvoir, ma toute première tâche consistera à annihiler les juifs. Dès que j’aurais la possibilité de le faire, je ferai construire – à la Marien Platz2 de Munich par exemple –autant de rangées de potences que la circulation le permettra. Puis les juifs seront pendus sans discrimination et ils resteront pendus jusqu’à ce qu’ils puent. Ils resteront pendus tant que les principes d’hygiène le permettront. Dès qu’on les aura détachés, ce sera au tour de la prochaine fournée, et ainsi de suite jusqu’à ce que le dernier juif de Munich ait été exterminé. On agira séparément de même dans d’autres villes jusqu’à ce que l’Allemagne ait été complètement nettoyé des juifs ».
Montmartre, rue Lepic dans le vieux Paris se trouvait une petite épicerie tenue par des juifs les Belero, leur fils François, âgé de 27 ans avait était pendu par trois officiers SS en plein milieu de la place de la Concorde. Un jour de décembre 1941 son frère Olivier reçut une convocation dans laquelle il devait se rendre à la gare de Bobigny3 avec une valise devant comporter un pantalon, un haut, une brosse à dents, une serviette, et une paire de chaussures.
Se mère : Je t’en supplie, n’y vas pas !!! Dieux sait où ils vont t’emmener !!!
Olivier : Je n’ai pas le choix ….
Sa mère : Tu peux allez te réfugier en Angleterre, nous allons trouver un passeur….
Olivier : Si je n’y vais pas ils me fusilleront !!!! Sa mère éclata en sanglot en le prenant dans ses bras
Olivier : Maman … je dois y’aller maintenant tous ira bien je te le promets !!!
Sa mère : Olivier….
Olivier : Je t’aime
Il partit vers la gare de Bobigny sous les pleurs exaspérés de sa mère, et arriva au milieu d’autres juifs destinés à la mort. Il marche en direction d’un officier assit à une table et réceptionnant le nom des juifs.
L’officier : Nom ?
Olivier : Olivier Belero…….
L’officier : Suivant !!
Il partit et disparut au milieu de la foule, quinze minutes plus tard on le fit monter dans un wagon à bestiaux.
Un officier : Schnell Jude4 !!!
Quand il n’eut plus aucun juif sur le quai les SS refermèrent les portes, le train retentit et entama son périple vers le camp de Treblinka5, où Il fut gazé dès son arrivé.
6Paris 1940. A l’occasion de l’anniversaire de Catherine Belero, ses parents décidèrent de lui offrir un ouvrage, ils se rendirent donc dans une librairie tenue par un juif monsieur Octave Cohen à la rue Danrémont dans le dix-huitième arrondissement.
Octave : Bonjour messieurs Dames
Sandra : Bonjour Monsieur !
Octave : Que Pui-je faire pour vous ?
Paul : Nous voudrions acheter un livre pour l’anniversaire notre fille.
Octave : Bien sûr, je peux vous proposer les trois mousquetaires de Victor Hugo ou bien alors les misérables….
Paul : Peut-on le voir ?
Octave : Tenez !!
Il lui tend le livre, Paul s’en saisit et le consulte avec Sarah.
Sarah : Combien coûte-t-il ?
Octave : Cinquante francs
Sandra : Nous le prenons
Octave : Je vous fais un petit paquet ?
Sandra : Oui s’il vous plaît
Octave : Vous avez vu les journaux, Hitler fait fureur en Allemagne, il est sacrément applaudit là-bas….
Il montre le journal, Paris soir datant du 8 juillet 1940.
Paul : Oui ….
Sandra : Espérons qu’ils ne viendront pas jusqu’ici ….
Octave : Allons pas avec la ligne Maginot
Paul sortit de sa poche un portefeuille en cuir noir, dans lequel il retira un billet de cinquante franc qu’il tend au marchand de la boutique.
Paul : Que le ciel vous entende, au revoir.
Ils retournèrent dans leur propriété au 22 rue Certo sur la butte Montmartre à proximité du sacré cœur. Monsieur Belero aimait se rendre au cabaret du Lapin Agile pour se détendre avec ses amis devant un bon spectacle. Leur fille avait l’habitude de jouer dans la rue avec les autres enfants, chaque dimanche avant l’occupation la famille avait l’habitude de manger au Moulin de la galette7.
Deux jours plus tard ce fut l’anniversaire de Catherine, à cette occasion Sandra avait préparé un gâteau au chocolat des bonbons et du jus d’orange.
Les parents : Joyeux anniversaire ma chérie
Catherine : Merci à tous
Elle ouvrit le cadeau
Catherine : Merci maman, merci papa.
1942, Catherine qui adorait se rendre depuis sa plus tendre enfance dans un petit parc près de chez elle ne pouvait plus y’aller suite aux lois antisémites. Un panneau indiquait interdit aux juifs. Alors elle vagabondait dans son jardin cueillant chaque matin ce qu’elle appelait la fleur de l’espoir en rêvant d’un monde meilleur, sa mère qui était dans la cuisine à préparer le repas, - contrainte de se débarrasser de Julia sa domestique car les lois raciales ne permettaient pas aux juifs d’avoir du personnel - entendit frapper à la porte.
La Gestapo : Ouvrez !!!! Police
Sandra alla ouvrir la porte et y trouva un membre de la Gestapo française suivit de deux officiers allemands
Sandra : Bonjour Messieurs
La Gestapo : Où est votre mari ?
Sandra : Il est parti à Nice ce matin
La Gestapo : T’as pas intérêt à me mentir, t’es seule ici ?
La mère hésita, mais elle n’avait pas le choix, elle ne voulait pas être séparée de sa fille.
Sandra : Il y’a ma fille …
La Gestapo : Va la chercher !!!
Elle courut chercher sa fille dans le jardin alors que la Gestapo fouillait la maison de fond en comble.
La Gestapo : Préparez vos bagages, vous avez dix minutes !!
Elles allèrent préparer en silence, leurs affaires puis revinrent une fois la tâche accomplie dans le hall d’entrée
La Gestapo : Raus8 !!!
Catherine : Maman j’ai peur …
Sarah : N’ai pas peur chérie….
La Gestapo : Avance !!! Schnell !!!!!
Elles sortirent en silence - un SS braquant sa mitraillette se tenait à côté de la fourgonnette juste devant le portail - montèrent dans le camion, avant de partir pour l’inconnu. Quarante minutes plus tard elles arrivèrent à Drancy - l’antichambre des camps de la mort - et furent contraint de passer devant une femme se chargeant de dessaisir les prisonniers de tous leurs objets de valeurs,
La femme : Retirez tous vos bijoux puis posez-les sur la table, votre nom !!!
Sandra : Sandra Belero !!!
La femme : Et la gosse ?
Sandra : Catherine Belero !
La femme remplit un formulaire qu’elle remit à Sandra
La femme : Gardez bien ce papier, vous le remettrez à la responsable de l’autre camp pour récupérer vos bijoux !!!
Bien étendu cela était faux, les bijoux partaient tous en Allemagne. Une semaine plus tard à sept heures et demie au camp de Drancy9 deux hommes parlaient de leurs destins.
1er détenu : J’ai entendu dire qu’ils organisaient une déportation vers la Pologne en gare de Bobigny
2eme détenu : Nous sommes français pourquoi nous enverraient-t-ils là-bas ?
Jean : Pour nous exterminer …
Charles : Tu es complètement fou !!!
Jean : Tu ne me crois pas ?
Charles : Je ne crois même plus en Dieu
A sept heures et demie le haut-parleur du camp fit retentir la voix d’un gardien
Le gardien : Tout le monde en rang !!!!!
Le commandant : Que chaque famille prépare leurs bagages, elles seront transférées vers un autre camp !!!
La voix des gardiens retentit à nouveau,
Le gardien : Dispersez-vous !!!!!!!
Les prisonniers s’éparpillèrent sous le regard des gardiens, afin de se rendre dans leurs chambrées, William Sorinet un jeune homme de dix-huit ans passa toute la soirée à penser, à prier, vers vingt-deux heures il écrivit sur la paroi d’une cloison :
« Je m’en vais vers l’inconnu
En suivant mon destin
Et en laissant tristement ici
Mon bonheur et mes chagrins
La vie fut belle en ce pays
Où je n’ai plus le droit de rester
Chose trop jolie
Doit une fois cesser
Adieu ! Oh pays de ma jeunesse
Non, laisse-moi crier au revoir
Moi j’ai fait une promesse
Je veux garder tout mon espoir »
W.S 1er septembre 1942
Sandra prépara avec sa fille l’ensemble de leurs affaires.
Catherine : Maman où nous emmènent-ils ? ?
Sandra -pour la rassurer- : Rejoindre ton père ma chérie…
Le lendemain matin, elles descendirent les étages de l’immense bâtisse du camp, avant de se rendre dans la file des déportés, il y avait de nombreuses familles avec leurs enfants, au milieu d’eux se trouvait un jeune père, Jordan Cournelle, portant un nourrisson dans les bras, sa femme avait été fusillée parce qu’elle était trop lente, Jordan avait réussi à sauver à l’insu des allemands la montre en or que son grand père lui avait donné sur son lit de mort.
Le commandant : Permettez-moi de vous souhaiter un bon voyage, là-bas vous retrouverez vos familles et les effets personnels que vous avez déposés à votre arrivée.
Un coup de sifflet retentit tout d’un coup
SS : En avant !!!
Tous les déportés marchèrent en silence -sous les regards des autres détenus derrières les barbelés-montèrent à cinquante dans les wagons avant que les SS ne referment les portes, le train démarra vers Auschwitz10, un voyage de dix jours, à leur arrivée, des cris des aboiements de toutes part surgissaient, Jordan descendit en regardant la foule autour de lui et en serrant son bébé dans les bras avant qu’il ne soit cravaché par un SS qui lui arracha le bébé avant de le jeter par terre.
SS : Tu n’en auras pas besoin ici !!
Jordan fut contraint d’avancer sous le choc de la mort de son fils. Il fut exécuté d’une balle dans la nuque après avoir passé la grille dessus sur la quelle était inscrit en fer forgé « ARBEIT MACHT FREI»11, tombant raide mort il laissa échapper la montre de son grand père que le SS ramassa avant de la mettre dans la poche de son manteau. Catherine et Sarah furent emmenées dans le camp des femmes avant d’y être gazées deux heures après.
1 Flashback
2 Place
3 Commune de Seine-saint - de Denis
4 Plus vite Juif
5 Camp d’extermination en Pologne
6 Flashback
7 Restaurant parisien
8 Dehors
9 Camp de transit en région Parisienne
Printemps 1943 en Allemagne près de Berlin, Yann et Hantz-deux juifs allemands Homosexuels-se promenaient à bicyclette à travers les champs de blés qui n’avaient pas été dévastés par les bombardements. Vivant leurs jeunesses inconscientes et insouciantes ils se prenaient pour des êtres invisibles pouvant aller par vents et mares sans que rien ne leur arrive, ils ne se souciaient et ne s’inquiétaient de rien : à Quoi bon s’en faire ? Nos parents s’en font déjà suffisamment pour nous disaient t’ils âgés de 19 et 26 ans ils n’étaient pas sans ignorer la double crainte de leurs parents à leur égard, ils étaient juifs et homosexuels et pour les nazis c’était inacceptable.
Cependant ils n’avaient pas choisi leurs origines ethniques et sexuelles, c’était la fatalité, qui s’étaient rabattue sur eux selon leur parents Isaac Sturm, IGA Sturm -parents de Hantz- et Noam Cohen et Ida Cohen -parents de Yann.
Les deux amis se connaissaient depuis leurs plus tendres enfances, et ont fait ensembles les quatre cents coups et même encore sous la barbarie Allemande. Chacun portait du côté gauche de leur veste l’étoile jaune de David que les Nazis avaient trouvés comme moyen pour qu’ils soient facilement reconnaissables du reste de la communauté.
Yann était vêtu ce jour-là d’un pantalon beige d’un pull marron, d’une veste rouge, et d’un béret noir, Hantz lui portait une salopette bleue, un béret bleu, et une veste beige.
Tous deux avaient auparavant un ami commun Ludwig Lantzberg, un Allemand chrétien, embarqué dans les jeunesses Hitlériennes en 1933, aux grands regrets de Yann et Hantz. Non pas parce qu’il pouvait leur faire échapper aux Allemands, mais parce qu’ils étaient liés tous les trois d’une très profonde amitié.
12Ils avaient rencontré Ludwig le jour de la rentrée à l’école élémentaire de Berlin en 1920. Epoque à laquelle les juifs allemands avaient encore le droit de fréquenter les écoles publiques. Ils se trouvaient dans la cour avec leurs mamans qui discutaient quand ils virent arriver par le portail un petit garçon blond accompagné de sa mère. Celui-ci timide se tenait caché derrière elle.
Gerda : Ludwig mon chéri il ne faut pas avoir peur voyons, tu ne veux pas te faire de nouveaux amis et apprendre pleins de choses ?
Mais Ludwig ne répondit pas. En voyant cette scène Hantz demanda à sa maman la permission d’aller le voir, celle-ci l’autorisa.
Yann : Oh Maman je peux l’accompagner ?
Ida : Oui nous irons tous !!
Ils marchèrent donc en direction de Ludwig et de sa maman.
Ida : Bonjour chère Madame
Gerda : Bonjour
Iga : Bonjour, je suis IGA Sturm, voici Hantz mon fils et je vous présente Ida Cohen et son fils Yann
Gerda : Enchantée Mesdames, Gerda Lantzberg et voici mon fils Ludwig, c’est son premier jour, il est un peu craintif
Hantz s’approcha de Ludwig
Hantz : Bonjour -en lui serrant la main.
Ludwig se cacha de nouveau derrière sa maman
Gerda : Chéri voyons, veuillez m’excusez mesdames pour ce désagrément.
Elles se mirent à parler tandis que Ludwig fit peux à peux la connaissance de ses nouveaux amis. Depuis ce jour ils devinrent les meilleurs amis du monde, ils étaient toujours assis à côtés en classe, jouaient ensemble aux billes à la récréation à la marelle et autres jeux qu’ils inventaient, bien sûr ils avaient quelques chamailleries mais cela ne durerait pas longtemps. Tous les vendredi soir après l’école Gerda venait les chercher, afin qu’ils passent le weekend ensemble. 19 ans plus tard en 1939 alors que les nazis triomphaient, les Lantzberg eurent une discussion avec leur fils.
Yoachim : Ludwig, les temps qui courent ne nous permettent plus de prendre de risques
Ludwig : Que voulez-vous dire ?
Gerda : Ce que ton père essaye de te dire, c’est de surveiller tes fréquentations
Ludwig : Mes fréquentations … ?
Yoachim : Nous ne voulons plus que tu fréquentes tes amis juifs
Ludwig : Comment ?
Yoachim : Tu as très bien compris Ludwig, tu ne verras plus tes amis et tu vas rejoindre les jeunesses Hitlériennes !!!!!
Ludwig : Mais Pére…
Yoachim : Je ne veux plus en entendre parler
Ludwig : Je pourrais leur faire mes adieux ?
Gerda : Il serait préférable que tu les oublies
Yoachim : Ta mère à raison, tu vas rejoindre les jeunesses Hitlériennes dés demains !
Yoachim Lantzberg était un haut dignitaire nazi promulgué des 1940 au grade de général, Gerda elle était pour ainsi dire la mère et l’épouse parfaite du régime, étant une amie intime du Führer elle avait mis sa famille à l’abri du besoin et de la barbarie nazie.
Ludwig reçut dès le lendemain un costume militaire muni d’un brassard à crois gammée, dès le premier jour il fut obligé de paradé dans toute la ville en compagnie de ses nouveaux amis. Un jour alors qu’il marchait dans Berlin avec les jeunesses Hitlériennes, il fut accosté par Yann et Hantz. Ludwig les ignora comme s’ils ne les avaient jamais connues, leur amitié avait pris fin le 6 novembre 1939.
Yann et Hantz écoutaient la nature mêles aux bruits que faisaient leurs bicyclettes ils échangeaient parfois un regard complice et tendre à la fois, même le bruit de l’aviation ne pouvait pas les empêcher de rêver et de s’aimer. En effet ils ressentaient une amitié si forte l’un pour l’autre qu’ils savaient qu’il y avait bien plus entre eux. Ils avaient parcouru plus de trois kilomètres en chantant, riant, faisant la course, en rencontrant par moment des paysans transportant du foin jusqu’à la prochaine ferme se trouvant à dix kilomètres de là sous un ciel bleu et un soleil éclatant.
13Ils revenaient d’une sortie à la crique à cinq kilomètres de Berlin dans laquelle ils s’étaient baignés toute la matinée, leur bronzage faisait ressortir leurs beaux yeux verts et leur magnifique peau de bébé. Ils étaient si beaux avec leur mèches blondes et dégoulinantes sur leur corps musclés et sculptés, ils portaient tous deux un short qui faisaient ressortir leurs merveilleux attraits. Ils se regardaient avec un plaisir et une immense envie l’un de l’autre, une puissance s’atténuant par une certaine timidité, une timidité qui malgré leurs belles amitiés régnait depuis des années, aucun d’eux n’avaient la force d’avouer leurs véritables sentiments.
Hantz : Je t’aime
Sur ces mots Yann répondit avec douceur et chaleur : Ich liebe dich Auch schatz14 en caressant les cheveux de Hantz.
Ils étaient presque arrivés à l’entrée de Berlin où trois soldats SS demandant les papiers à tous les passants désirant pénétrer la capitale du Reich- ville parsemée de haut dignitaires Nazis. Une quantité assez importante de juifs avaient quitté l’Allemagne et s’étaient réfugiés dans des pays qui n’étaient pas encore occupés par l’armée Hitlérienne, d’autres furent déportés dans les camps de concentrations.
15 Un soir de juin 1942 les grands parents de Yann se virent entraîner dans un camion rempli de juifs et de résistants partant pour l’inconnu, le grand père de Yann savait très bien pour où ils partaient mais ne déclara rien remettant son destin entre les mains de Dieux. Ils arrivèrent à la gare de Berlin vers 23h00 où tous les prisonniers furent contraints de descendre et de se rendre vers des wagons à bestiaux dans lesquelles s’entasseront, des centaines de femmes, d’hommes, de vieillards pour un voyage qui durera approximativement cinq jours. Un trajet insupportable dans lequel régnait une atmosphère suffocante et irrespirable mélangé de pisse et de merde, les déportés n’avaient rien à manger et certains mouraient d’épuisement à force de rester debout. La grand-mère de Yann aperçue dans un coin du wagon une petite fille d’à peine six ans répondant au nom de Hilla, celle-ci portait un bonnet blanc et une petite robe à dentelle beige, et pleurait en réclamant sa maman morte lors de la rafle. La grand-mère de Yann s’approcha d’elle et la pris dans ses bras »
La grand-mère de Yann : Allons mon enfant ne pleure pas au bout du chemin tu rencontreras le bonheur et la liberté.
Sur ces mots les freins du train retentirent, on entendit des aboiements de chiens se mêlant à des cris effroyables, ils étaient arrivés à Auschwitz.
