Destins - Alexy Laurenzi - E-Book

Destins E-Book

Alexy Laurenzi

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Beschreibung

Quatre artistes évoluant dans le monde du show-business entre amours, amitié, et célébrités.

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Seitenzahl: 64

Veröffentlichungsjahr: 2017

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Personnages :

Louis

Claude

Berra

André

Fernand

Eddy

Samia

Un journaliste

Un photographe

Monsieur Henry

Yolanda

Jean

Jean

Bruno

Le patron

Deux hommes du public

Une secrétaire

Une standardiste

La maquilleuse

Une réceptionniste

Un fan

Un journaliste

Monsieur Gontran

Marie Louise

Un autre journaliste

La serveuse

Un serveur

Gilles

Le prêtre

Madame de Montesquieu

Franck

Un photographe

Henry.B

Henry

Un garçon

Un fan

Un serveur

Cette œuvre est une fiction.

Paris 1959, un café de Montmartre, un barman balaye le sol, le patron au comptoir essuie les verres, un client lit son journal, un homme rentre.

L’homme : Bonjour

Le patron : C’est pourquoi ?

L’homme : Je me présente Antoine Martin, codirecteur du Flamerian

Le patron : Le Flamerian ?!!!

L’homme : Le music-hall qui vient d'ouvrir place des capucins

Le patron : Et en quoi je peux vous être utile ?

L’homme : Nous organisons des auditions les 13 et 14 janvier pour découvrir de nouveaux talents !

Le patron : En quoi cela a t-il un rapport avec mon café ?!!

L’homme : Vous pourriez mettre cette affiche en exposition ?

Il déplie l'affiche et lui montre.

Le patron : Non monsieur !

L’homme : Pour quelles raisons ?

Le patron : Il s'agit d'une maison honnête ici, il y a d'autres endroits pour vos affaires de saltimbanques

L’homme : Comme vous voudrez, je vous en laisse une au cas où vous changeriez d’avis

Il la pose sur le comptoir, salut le patron et sort. Le propriétaire du bar prend l'affiche, la froisse, la jette à la poubelle puis se remet à essuyer ses verres.

Le patron : Tous ces artistes, une bande de fainéants !! Louis !!

Louis : Oui Monsieur ?

Le patron : N’oublies pas de sortir la poubelle avant de partir

Louis : Non Monsieur

Le patron prend sa veste au porte manteau et part sans rien dire, le client paye son verre à louis et part à son tour. Louis prend la poubelle, et va la vider dans la cour, il voit l'affiche, pose la poubelle, prend l'affiche, la défroisse, et la regarde.

Louis : Venez tenter votre chance au Flamerian et devenez l'étoile de demain…

Il la plie, la met dans sa poche, prend la poubelle et rentre dans le bar.

Le lendemain matin.

Louis : Patron

Le patron : Oui !

Louis : Je pourrais partir plus tôt ce soir ?

Le patron : Partir plus tôt pourquoi ?

Louis ment.

Ma mère…. Ma mère est malade et elle a besoin que je fasse les courses chez Ranel avant de rentrer chez nous....

Le patron : Elle a pourtant l'air bien portante, dis plutôt que tu veux aller à ce music-hall !

Louis ne répond pas.

Le patron : Alors ?!

Louis : Oui monsieur.......

Le patron : C'est entendu

Louis : Merci Monsieur

Le patron : Bien entendu je déduirai cela de ton salaire, tu partiras à 17h

Louis : Bien Monsieur

Le patron : En attendant vas travailler

Il se met au travail, le soir même, louis retire son tablier, il le pose sur un porte manteau accroché à la porte.

Louis : J’y vais monsieur !

Le patron : D'accord, viens une heure plus tôt demain

Louis : Bien Monsieur, à demain

Il part.

Le patron : N'a ton jamais vu pareil rêveur, pauvre France !!

Il range le comptoir.

Au Flamerian, Louis marche doucement dans le hall tellement il était impressionnant, il avance vers la secrétaire du directeur qui tape à la machine.

Louis : Bonjour

Elle le regarde.

La secrétaire : Oui Bonjour

Louis : C'est bien ici les auditions ?

La secrétaire : Deuxième étage à droite dans la grande salle

Louis : Merci….

La secrétaire se remet à taper à la machine. Il monte les escaliers, et se dirige vers la grande salle rentre, et voit des artistes de tous types défiler sous les yeux d'un jury, un homme s'avance vers lui.

L’homme : Vous venez pour l'audition ?

Louis : Oui....

L’homme : La prochaine fois prenez l'entrée des artistes, suivez-moi

Il l’emmène dans les coulisses.

Attendez votre tour vous êtes le numéro 525

Il part. Tout autour de lui de jeunes talents répètent leurs textes ou leurs chansons dans l’espoir de décrocher le titre de leur vie. Il est nerveux, il entend la voix d'une candidate qui interprète un monologue de Racine.

Claude : « Ah ! Cruel, tu m'as trop entendue ! Je t'en ai dit assez pour te tirer d'erreur. Eh bien ! Connais donc Phèdre et toute sa fureur. J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime,

Innocente à mes yeux, je m'approuve moi −même,

Ni que du fol amour qui trouble ma raison, Ma lâche complaisance ait nourri le poison. Objet infortuné des vengeances célestes, Je m'abhorre encore plus que tu ne me détestes. Les dieux m'en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc Ont allumé le feu fatal à tout mon sang ; Ces dieux qui se sont fait une gloire cruelle De séduire le cœur d'une faible mortelle 1».

Applaudissements.

Un membre du jury : Merci Mademoiselle

Elle salut et sort de scène.

Le jury : Numéro 525 !!

Il la suit du regard, il n'entend pas son numéro.

Numéro 525 !!!

L'homme qui l'avait conduit en coulisse revient.

L’homme : Qu’est-ce que vous faites ? C'est à vous mon vieux !!

Louis : C'est à moi ?

L’homme : Oui dépêchez-vous !!

Il entre sur scène, l'homme part.

Le jury : Nom ?

Louis : Louis... Louis Berton

Le jury : Que voulez-vous nous interpréter ?

Louis : « Cyrano de Bergerac ».

Le jury : Nous vous écoutons !!

Louis : « Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme... En variant le ton, —par exemple, tenez :

Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez, Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! »

Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse : Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »

Descriptif : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »

Curieux : « de quoi sert cette oblongue capsule ? D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »

Gracieux : « aimez-vous à ce point les oiseaux Que paternellement vous vous préoccupâtes De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »

Truculent : « ça, monsieur, lorsque vous pétunez, La vapeur du tabac vous sort elle du nez Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? »

Prévenant : « gardez-vous, votre tête entraînée Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »

Tendre : « faites-lui faire un petit parasol De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »

Pédant : « l'animal seul, monsieur, qu'Aristophane Appelle hippocampelephantocamélos Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! »

Cavalier : « quoi, l'ami, ce croc est à la mode ? Pour pendre son chapeau c'est vraiment très commode ! »

Emphatique : « aucun vent ne peut, nez magistral, T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »

Dramatique : « c'est la Mer Rouge quand il saigne ! »

Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »

Lyrique : « est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »

Naïf : « ce monument, quand le visite-t-on ? »

Respectueux : « souffrez, monsieur, qu'on vous salue, C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue ! »

Campagnard : « hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain ! C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! »

Militaire : « pointez contre cavalerie ! »

Pratique : « voulez-vous le mettre en loterie ? Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! 2»

Le jury : Et bien mon ami vous devriez vous lancer dans le comique Rire général.

Numéro : 526 !

Il sort de scène et croise le regard de Claude, elle lui sourit.

Claude : Ça c’est bien passé ?

Louis : Ça les a fait rire....

Claude : C'est plutôt bien non ?

Louis : Comment ça ?

Claude : Si je me trompe vous avez interprété Cyrano de Bergerac non ?

Louis : Oui...

Claude : Ce rôle n’est-il pas fait pour faire rire ?

Louis : Vous croyez ?

Claude : J'en suis certaine, comment vous appelez vous ?

Louis : Louis...

Claude : Enchanté je m’appelle Claude

Louis : Un joli prénom

Claude : Vous êtes flatteur

Quelques heures plus tard, le directeur du Flamerian vient dans les coulisses.

Le directeur : Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, le jury a délibéré et à sélectionné seulement quatre d'entre vous, Claude, Louis, André, Fernand !

Claude : Louis c'est merveilleux

Louis : Haha

Il lui fait la bise.

Claude : Attendez ! André, Fernand, venez vite......