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Les tendres et cruelles lignes de Hervé Meillon démontrent que personne ne vit l'amour sans histoires. Du "personne ne m'aime" à "jamais je n'y arriverai", chacun possède son refrain. Les illustrations sont signées Gilbert Laloux. On y retrouve sa technique d'aquarelles et de peintures. Une technique faite de hasards et de contrôles, rehaussée de pigments purs et vifs. Son oeuvre s'inscrit au petit bonheur de l'inspiration.
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Seitenzahl: 24
Veröffentlichungsjahr: 2021
Les peintures des covers appartiennent à la collection privée d’Hervé Meillon.
Les aquarelles ont été offertes gracieusement pour cet ouvrage par Gilbert Laloux
et s’appellent : « MASQUES IN BLUE 2006 ».
Peintures à l’huile sur toile de lin 50 cm par 70 cm.
Aquarelles sur papier torchon exécutées spécialement pour ce recueil.
(Reproduction interdite)
PRÉFACE
MOURIR DE S’AIMER À PERDRE LA RAISON
SEMPITERNELLE SANS PATERNEL
LA CROIX SUR MA MUSULMANE
LE CHAT GAROU
REGARD SANS DÉPART
LAISSEZ PASSER LES SENTIMENTS
ELLE PENSE QU’À ÇA
QUEXTIONS
MAMA DOUJA
DONNER SANG RECEVOIR
L’ÂNE et le PUITS
C’ÉTAIT PAS SA FÊTE
UNE VIE AVEC PLUSIEURS MAIS
PROZAC
LE PAPILLON SOUS LA LAMPE
LE PROJECTEUR S’ÉTEINT
CRACHER DANS LE DÉSIR OU DANS LE DÉSERT ?
ULTIME PLAIDOIRIE FINALE
LE JEU DE LA GOMME
AVEUX ALIÉNÉS
À TOUT ÂGE TATOUAGE
TOLÉRANCE ET COHÉRENCE
SEXCLUSIVE
J’ai connu une femme qui maintenant me fait froid dans le dos quand je cogite au passé. Je pense étrangement pourtant l’avoir aimée.
C’était une entité toute-puissante qui pouvait engendrer une roche impossible à porter, se persuadant malgré cela d’être assez forte pour la soulever.
Cette créature parvenait à me faire admettre que 2+2=5 pour s’imposer à elle-même son pouvoir à ne pas s’abaisser à le prouver.
Cette femme s’inventait le paradis, sa mélodie du bonheur. Avant, maintenant et après n’étaient aucunement mystère pour elle.
Cette femme chaque matin s’enrichissait de sa toute robustesse en faisant croire à son miroir qu’elle était la bonté universelle et la générosité personnifiée. Elle faisait mine de ne plus connaître l’heure ou le temps.
Cette femme n’a jamais été parfaitement amour, elle a été plus souvent bourreau car pour elle l’un n’allait pas sans l’autre.
Cette femme était réponse absolue aux questions qu’elle démentait.
Cette femme était l’égoïsme conscientisé. Et comme le dromadaire elle ne voyait pas sa bosse.
On peut idolâtrer une guillotineuse sans perdre la tête.
Mais une toupie tourne toujours mal à la fin.
Ce recueil comporte quelques lignes la concernant mais rassurez-vous pas toutes. Dans toute ma vie amoureuse, il n’y en eu qu’une de cet acabit. Une question restera toujours insoluble pour moi : sur quel arbre poussent les fruits du hasard ?
« La poésie ne serait-elle qu’un fruit du hasard
Avec ses maux s’expulsant de notre papier
Rempli des vers complexés de nos avatars
Pareils aux mouches suçant l’animal blessé »
« Je doute autant de ce que je sais,
que du reste »
Personne pour me porter bébé à bout de bras
Toutes les nuits j’ai crié sans bruit « papa ».
Chaque seconde du jour j’ai compté les étoiles
Je naviguais en espérant qu’enfin on te dévoile
Au nom du père, de la fille et de son esprit
