Au pays de Chonland - MirabelleC. Vomscheid - E-Book

Au pays de Chonland E-Book

MirabelleC. Vomscheid

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Beschreibung

Il était une fois une petite tribu de cochons d'inde, lâchement abandonnés à l'orée de la forêt par un ignoble humain. Seuls face à leur destin, les petites boules de poils vont devoir survivre en milieu inconnu. Mais comment faire ? Heureusement, ils vont croiser sur leur chemin Eglantine la biche, Jojo le lapin et Nestor le castor. Grâce à leurs nouveaux compagnons, ils vont apprendre à vivre en forêt et à découvrir les richesses de celle-ci pour se nourrir et se protéger des dangers....

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Seitenzahl: 63

Veröffentlichungsjahr: 2018

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SOMMAIRE

Présentation des perchonnages principaux

Prologue

Une rencontre fortuite

Aux côtés de Jojo et Nestor

Comment survivre en forêt ?

À la découverte de la clairière perdue..

À la recherche du chon perdu..

Lexique

POSTFACE

Présentation des perchonnages principaux

ATTENCHON ! Tous les perchonnages présentés existent réellement même si le récit est une fictchon basée sur des faits réels !

Toudou : surnommé le père Nochon à cause de sa barbe blanche ! Chasseur infaillible de verdure et de nourriture pour chons

Arctique : surnommé Artichon à cause de ses rosettes blanches qui ressemblent à des feuilles d’artichaut ! C’est le le chef de la tribu des chons

Potiron : ressemble à un lion avec sa belle crinière brune. Bras droit d’Arctique.

Casper : Impitoyable croqueur de jambonchon ! Toujours prêt à montrer ses dents.

Prosper : père de Casper qui est poursuivi par la malchance, mais qui dans son malheur a finalement de la chance !

La petite Bella : orpheline après avoir perdu à sa naissance sa maman Libellule et fille illégitime de Toudou. Recueillie par Pluton et Cannelle, les patriarches de la tribu.

Pluton : vieux chon au poil long et noir, grand sage de la tribu qui prend sous son aile les petites chonnes Bella et Roxa et les éduque !

Cannelle : chonpine de Pluton, la plus âgée de la tribu et amoureuse de Prosper.

Mickey l’Ange, surnommé Dormichon : passe ses journées à dormir, dormir et dormir ! La devise de Mickey « Qui dort dinechon »

Rafale : Il doit son nom à ses fuites, rapide comme l’éclair. Chonpain de Prosper.

Manga : tête pensante des femelles de la tribu. Elle domine par sa belle robe blanche.

Opale : Chonpine de Manga

Brindille : Chonpine d’Opale et très grande chonpine de Manga.

Bébé Roxa : Elle doit son nom à sa couleur rousse. Fille illégitime de Togo et de Praline.

Praline la grincheuse : mère de Roxa en âge d’être grand-chonne. Ne supporte la présence de personne ! Et mord tous ceux qui s’approchent d’elle.

Frosky et Mowgly : des chons à l’apparence négligée avec un poil souillé, qui ne pensent qu’à piquer la nourriture trouvée par Toudou l’expert !

Lutin le grand gamin : Comme son nom l’indique, grand gamin espiègle et malicieux qui aime aller enquiquiner les plus grands que lui et jouer de mauvais tours juste pour le plaisir !

Merlin l’enchanteur : Malgré son handicap de naissance, avec des pattes avant formées à l’envers, il a développé de nombreux pouvoirs dont celui de guérir les blessures.

Prologue

Sur une petite route de Lorraine, une camionnette blanche longeait de vastes prairies en fleurs. Le conducteur, un homme aux traits durs et au regard froid, se rendait à l’orée de la forêt de Haye sur les coteaux de Ludres avec un but ultime. En cette belle journée de début de printemps d’un mois d’avril où le soleil venait à peine de se lever, le sort d’une trentaine de petites boules de poils de couleurs différentes et au magnifique pelage se jouait entre les mains de cet inconnu. Qui irait se douter qu’il transportait dans l’arrière de sa camionnette des cochons d’inde entassés les uns sur les autres dans des caisses, sans aucun confort ?

L’homme s’engagea sur un sentier étroit et cahoteux, qui montait vers la forêt. Les pauvres petites bêtes étaient ballottées de droite à gauche par les secousses du véhicule que l’homme conduisait sans ménagement. Soudain, la camionnette s’arrêta, au grand soulagement des cochons d’inde, même s’ils restaient très inquiets. Où les emmenait-t-on et pourquoi ? Très tôt le matin, avant le lever du soleil, ils avaient été arrachés de leur sommeil où ils dormaient dans une grange sans fenêtres, dans des clapiers recouverts de paille baignée d’urine avec seulement quelques croûtes de pain pour nourriture. Ils avaient à peine eu le temps de comprendre ce qui leur arrivait qu’on les avait jetés sans ménagement dans des caisses. Effrayés par cette situation, ils se blottissaient les uns contre les autres pour trouver un peu de réconfort dans la chaleur de leurs congénères.

L’homme sortit du véhicule en claquant sa porte, puis se dirigea vers l’arrière de la camionnette pour l’ouvrir en grand. Les petites bêtes, tétanisées, étaient éblouies par les rayons du soleil matinal. Certaines levèrent le museau afin de renifler ces effluves agréables qui flottaient dans l’air. Cela leur rappelait l’herbe délicieuse qu’ils pouvaient déguster à volonté l’été quand ils se retrouvaient dans des enclos extérieurs. Allait-on leur permettre de jouir à nouveau de ces instants de pur bonheur ? C’est ce que certains pensaient.

L’homme s’empara d’une caisse et la porta jusqu’à l’entrée de la forêt, puis fit plusieurs allers et retours pour emmener tous les cochons d’inde au même endroit. Une fois son travail terminé, il les regarda un bref instant avec un air de satisfaction.

« Voilà une bonne chose de faite ! Bon débarras les bestioles ! Fini de vous nourrir matin et soir pour satisfaire cette satanée Adeline. Je lui dirai que je vous ai tous retrouvés morts au lever suite à un empoisonnement. Elle n’y verra que du feu ! »

Il allait rejoindre la camionnette et revint finalement sur ses pas. Il observa les cochons d’inde d’un air mauvais, puis s’en empara de plusieurs qu’il fit virevolter dans les airs avant de les lancer au loin comme de vulgaires balles de tennis. Il s’essuya les mains contre sa salopette et les abandonna à leur propre sort sans se préoccuper des derniers, toujours entassés dans les caisses. Il regagna alors sa camionnette.

Après son départ, un silence pesant régnait parmi les habitants de la forêt. Les oiseaux avaient cessé de gazouiller et les écureuils s’étaient mis à l’abri dans le creux d’arbres morts, tandis que les lièvres avaient regagné leur terrier. Les petits rongeurs de passage s’étaient carapatés en lieu sûr.

Les petits cochons d’inde, lâchement abandonnés par un humain sans cœur, étaient désormais livrés à eux-mêmes au milieu de cette vaste forêt sans personne pour les aider. Certains étaient blessés après avoir été jetés contre les arbres. D’autres avaient eu plus de chance, ils s’étaient retrouvés dans les fougères qui avaient amorti le choc. Qu’allaient-ils devenir dans ces lieux si incertains. Et si cette immense forêt était leur salut vers un monde meilleur que celui qu’ils avaient connu jusqu’à ce jour ?

1. Une rencontre fortuite

Traumatisés par la brutalité de l’homme, les pauvres petits cochons d’inde restèrent prostrés durant plusieurs heures jusqu’à ce qu’un petit animal à la robe couleur feu, tachetée de blanc, sorte des fourrées et les observe de loin avec curiosité. C’était une biche ! Elle tendit sa truffe et décida de s’approcher de la tribu. Elle n’était plus qu’à quelques mètres des caisses quand l’un des cochons d’inde, de couleur blanche avec une rosette sur la tête, plaça ses pattes avant sur le rebord de la boîte. La biche s’avança vers lui, puis le flaira. Il coucha ses oreilles, peu rassuré.

La biche pencha la tête sur le côté, étonnée. Elle approcha alors son museau du petit chon et le frotta contre le sien en signe de