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Dans un monde où magiciens, loups-garous, fées et vampires coexistent, une nouvelle chaîne alimentaire s'est formée — et les humains se retrouvent tout en bas.
L’héroïne de cette histoire, fille d’un chercheur passionné par les créatures surnaturelles, voit sa vie bouleversée lorsque l'une d'elles tue son père. Depuis ce jour, elle a troqué son rôle de protectrice contre celui de chasseuse de primes, traquant sans relâche les créatures qui peuplent notre monde. Sa maison, autrefois un orphelinat pour êtres surnaturels, est désormais le siège de sa vengeance. Armée et déterminée, elle explore des ruines abandonnées, se préparant pour chaque nouvelle mission.
Ce roman captivant de fantasy urbaine vous plongera dans un univers où le danger rôde à chaque coin de rue. Amateurs de fantastique, ce livre est fait pour vous !
Extrait :
Assise sur les ruines d'un ancien château, je laissais mes pieds se balancer dans le vide. Depuis cinq ans, ce lieu abandonné, envahi par la végétation, était devenu mon refuge. Ses salles souterraines encore intactes servaient de maison, mais c’est ici, sur ce mur de défense surplombant la forêt, que je trouvais le plus de réconfort. Mes armes à mes côtés, j’observais l’horizon, prête à affronter de nouveaux défis.
À propos de l'auteur :
Camille Eusford, jeune auteure de 15 ans, a débuté son parcours d’écrivaine sur Wattpad sous le pseudonyme @Jackson_Luna. Passionnée de science-fiction et de fantastique depuis son enfance, elle utilise l’écriture comme un exutoire pour exprimer ses émotions. Ses premières œuvres sont publiées sur des plateformes comme Booknode et Facebook avant de rejoindre Wattpad, où elle partage ses histoires avec une communauté grandissante.
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Seitenzahl: 140
Veröffentlichungsjahr: 2017
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Audrey
Camille Eusford
Fantastique Éditions « Arts En Mots »
Prologue
J’étais assise sur le mur d’un ancien château aujourd’hui abandonné. Mes pieds se balançaient dans le vide.
Le lieu était délabré, la végétation avait repris l’endroit et recouvrait désormais toutes les ruines. Cet endroit était mon sanctuaire depuis presque cinq ans. J’y venais à chaque fois que j’avais un peu de temps libre.
Il y avait des salles en sous-sol qui avait résisté et qui tenait encore debout, alors j’en avais aménagé une pour y vivre. C’était en quelque sorte ma maison.
Mais mon endroit préféré reste quand même celui sur lequel je suis assise. Ancien mur de défense, suffisamment haut pour que je puisse avoir une bonne vue sur toute la forêt qui s’étend tout autour de l’endroit.
Mes armes se trouvent à côté de moi.
Je ne leur lance même pas un regard, j’avais trop l’habitude d’être ici pour me sentir menacée.
J’avais trouvé cet endroit un jour où je fuyais. C’était peu après la mort de mon père, j’étais alors tout juste âgée de quinze ans et livrée à moi-même. J’ai quitté l’orphelinat, tous mes frères et sœurs étaient déjà partis craignant qu’une guerre explose dans le petit village où nous vivions. Repenser à cette époque me rend aujourd’hui triste, malgré tout j’en garde de très bons souvenirs.
Avant j’étais seule, avec un père toujours enfermé dans sa bibliothèque, et du jour au lendemain je me suis retrouvée entourée d’enfants de mon âge, ou à peine plus jeunes.
Et tout cela avant qu’un enfoiré ne décide de changer ma vie.
Je soupire, mieux vaut ne plus y penser. Je me suis vengée, et maintenant je tue les créatures.
Je gagne plutôt bien ma vie grâce à cela, mes débuts ont été difficiles. En fait, tout s’est fait par hasard. Je pense que c’était écrit quelque part. Je pense que mon histoire a débuté le jour de la mort de mon père.
Tous les éléments qui ont suivi ont été d’une logique effrayante, et la désagréable impression de ne plus contrôler ma vie s’est emparée de moi.
J’entends un bruit, comme si quelque chose se déplaçait dans les arbres.
Mais, je me trouve en plein milieu de la forêt et énormément d’oiseaux peuplent l’endroit, ainsi que des araignées et toutes sortes de rongeurs.
Et puis, je ne risque rien. Les gens ont tendance à me craindre, personne n’oserait m’approcher de trop près.
C’est une chose étrange, de voir comme les rumeurs influencent l’opinion publique. Ils ont dit que je suis un monstre, alors j’en suis un. C’est aussi simple que cela.
Un nouveau bruit résonne, cette fois plus près. Comme des pas, léger, mais bel et bien présent. Alors je reprends lentement ma dague.
Le soleil commence à se coucher, et le ciel s’embrase. Des dizaines de nuances d’oranges, de rouges et un peu de roses se répandent dans le ciel.C’est pour cette raison que j’adore cet endroit, je suis loin de ces villes où les gens oublient de lever les yeux au ciel.
À nouveau, le bruit se rapproche, mais je n’y porte aucune attention. Puis quelques secondes se passent sans qu’il n’arrive rien.
Un bruit sourd résonna derrière moi.
Et ce fut le noir complet.
Y a-t-il un plus bel endroit pour mourir ?
Chapitre 1
Je me sens lourde, comme si mes os étaient devenus si lourds qu’il m’est désormais impossible de les soulever. J’essaye, pendant des heures, des jours, je n’en sais rien.
J’entends une respiration à côté de moi, calme comme si quelqu’un dort. Puis, j’arrive à ouvrir les yeux.Je me trouve dans l’obscurité la plus complète, et mon dos repose sur une surface froide, le sol.
Je suis dans un abri construit à l’aide de feuilles et de morceaux de bois mort. La lune se trouve relativement basse dans le ciel et nous éclaire doucement, le jour devrait bientôt se lever.
Un mouvement à ma gauche m’alerte et ma main cherche ma dague habituellement positionnée sur ma cuisse droite, bien sûr, elle n’y est plus. À vrai dire, je n’ai même plus le harnais qui m’aide à porter mes armes.
Je me suis fait kidnapper ?
Je ne sais pas si je dois me réjouir d’être encore en vie, la douleur se répand dans mon corps, le coup qu’il m’a assigné au crâne est sans aucun doute le plus violent qu’on ne m’ait jamais donné.
Je ne sais pas à qui j’ai affaire, mais il est sans aucun doute l’un des ennemis les plus forts que je n’ai jamais eus.
À nouveau, je sens du mouvement à côté de moi.
Et, d’un coup, deux petites lumières éclairent l’espace réduit, de couleur bleu ciel. C’est lui, lui qui a ouvert les yeux. Puis je le sens s’asseoir à côté de moi et en quelques secondes une petite lumière s’allume. C’est lui, il vient d’allumer une bougie.
Alors je peux observer l’espace, il y a un sac à côté de lui, une arme en dépasse, quelques sachets de nourriture et une gourde également. Et lui.
Il est grand, mon bras doit faire la taille de son avant-bras. Il a les cheveux noirs, mi-longs et des yeux d’un bleu peu naturel.
Il est beau.
Mais il me donne envie de vomir, quel genre d’homme frappe une femme ? Enfin, je ne suis pas très bien placée pour en parler. Mais une certaine peur s’empare de moi, il est bien plus puissant que moi et je serais incapable de me défendre.
Pourquoi est-ce que je viens de lui demander ça ? J’ai presque envie de me frapper moi-même le crâne pour m’évanouir de nouveau. Il fronce des sourcils tout en me regardant droit dans les yeux.
Il a léger accent trainant qui alourdit ses phrases. Je note que le français n’est pas sa langue maternelle.
Je suis passée maître dans l’art d’énoncer les évidences.
Il me lance un regard noir qui m’incite au silence. Chose qui aurait pu fonctionner sur n’importe qui d’autre que moi. Je n’ai pas peur de ce genre d’individu, s’il veut me tuer qu’il le fasse vite.
Mais il a dit qu’il n’a pas le droit.
Alors je peux lui dire tout ce que je veux, il ne me fera rien. En théorie.
Je me redresse à mon tour. Lui doit se tenir les épaules vers le bas, pour ne pas toucher les feuilles qui forment le toit de l’abri.
Moi je peux garder le dos droit, ce qui m’aide à garder une certaine contenance face à lui.
Un grognement me répond.
Alors il l’a compris ?
Je n’avais pas envisagé cette possibilité. Bien sûr que je l’ai laissé faire, mais j’aurais préféré qu’il n’en ait pas conscience. J’ai comme la désagréable impression que cela me descend dans son estime.
Comme si j’en avais quelque chose à foutre.
Tout l’air de mes poumons s’expulse.
Je me relève rageuse, et entreprends de partir. Je me fiche de savoir les raisons pour lesquelles il m’a emmenée, s’il pense pouvoir me retenir alors il est temps que je lui prouve que c’est tout simplement impossible.
Une main puissante m’attrape le poignet et me tire d’un coup sec.
Alors il me montre les dents.
C’est une habitude qui n’a rien d’humain. Quelque chose que j’ai déjà vu, c’est l’expression de la colère chez les loups-garous.
Faussement docile, je me rassois.
Je n’ai aucune chance contre lui au corps à corps.
Il hoche la tête, visiblement satisfait, et ramasse les affaires tombées de son petit sac en cuir, le referme, et remet son sac à dos avant de m’attraper à nouveau le poignet et de me tirer hors de l’abri.
Nous nous trouvons en pleine forêt. Je me retourne et essaye de retrouver mes repères. Mais je ne vois aucun sentier, et je n’ai pas non plus le château dans mon champ de vision.
C’est à dire que le loup m’a portée pendant des dizaines de kilomètres.
Il ne m’a pas lâché le poignet et continue de me le tirer pour m’inciter à avancer.
Je manque de trébucher sur une petite racine et il prend le temps de se retourner pour me lancer un regard noir.
La pression de sa main autour de mon poignet se resserre. Et je commence à penser qu’il va me laisser des bleus.
Et cette fois, je ne suis plus d’humeur à discuter.
Le soleil commence à se coucher. Nous avons marché dix kilomètres, et c’est entièrement de ma faute puisque j’ai tout fait pour le ralentir.
Je me rappelle soudainement que les loups ne dorment presque pas. C’est dû à leur mutation génétique.
Ils sont sans aucun doute l’espèce la plus dangereuse, j’ai appris à les tuer. Il me lance un regard sombre puis ouvre son sac et se saisit d’une corde. Il me fait signe d’approcher.
Comme je ne m’exécute pas, il m’attrape le poignet et me tire. Puis il entreprend de m’attacher à l’arbre.
Ceci dit il a raison, je tenterais tout pour m’échapper. Quoique, au final ce n’est pas si mal que cela de rester avec lui. Je n’ai rien à faire pour rester en vie, il s’occupe de tout.
Je pense que cela fait longtemps qu’il avait prévu de m’enlever, puisqu’il a prévu suffisamment de nourriture pour nous deux.
Puis il me lance un dernier regard avant de partir s’enfoncer dans la soirée. Je soupire et m’assois en tailleur sur la mousse qui entoure l’arbre sur lequel il m’a enchaînée.
Alors je commence à réfléchir à mon évasion. Je ne peux pas rester avec lui, surtout que je ne sais rien de lui ni de l’endroit où il m’emmène. Je ne sais pas si j’ai une prime posée sur ma tête, mais il m’arrive de me poser la question. Peut-être que ce type est un chasseur de prime.
Il aurait dû me tuer.
L’endroit qu’il a choisi pour passer la nuit est une sorte de petite clairière, entourée de hauts arbres. J’ai aperçu quelques fées sur le voyage, ce qui signifie que nous nous sommes éloignés des villes.
J’aimerais savoir où nous allons, je suis d’une nature curieuse, et encore plus lorsque ma vie est en jeu.
Un bruit se fait entendre à la lisière du bois et il revient les bras chargés de pierres et de bois qu’il dépose à mes pieds.
Puis il s’accroupit pour commencer à en faire un feu.
Est-ce bien lui qui vient de lancer une conversation ?
Je hausse les épaules.
Il relève les yeux vers moi.
Il rit doucement.
Je fronce les sourcils et m’avance vers lui, autant que mon lien de fortune me le permet.
Alors j’éclate de rire. S’il savait comme tout cela était stupide.
Il continue de me dévisager, et son regard a quelque chose de dérangeant. Il ne fait même pas semblant d’être discret, il me regarde droit dans les yeux.
Il me fixe et commence à rigoler, et son rire est si magnifique que je m’en retrouve déconcertée. Que m’arrive-t-il ? Il ne me semble pas pouvoir souffrir du syndrome de Stockholm. Alors je me reprends mentalement et lui lance machinalement un regard noir, son expression prend un air plus étonné.
Puis il détourne le regard et entreprend de continuer à faire son feu.
Chapitre 2
Le soleil se lève doucement sur la forêt où je me trouve avec Avalon. Nous marchons depuis presque une heure et je suis déjà essoufflée.
J’ai une bonne endurance, pour une humaine, mais je suis incapable de marcher huit kilomètres à jeun en pleine forêt, et le tout en moins d’une heure sans finir avec l’impression que mon corps se disloque.
Mais quelque part marcher en silence en étant au bord de la mort a quelques bons côtés, c’est que j’ai pu réfléchir. Je pense souvent que tout ce que je vis est déjà écrit, et je ressens comme cette impression que je ne dois pas m’éloigner d’Avalon. Peut-être que mon destin était de le rencontrer.
Il me lance un regard noir puis à nouveau resserre sa prise sur mon poignet.
Un rictus mauvais déforme son visage alors qu’il s’arrête, j’hésite à reculer, mais je sais qu’il me retiendrait et serrerait mon poignet encore plus fort.
Il s’est accroupi pour fouiller dans son sac, mais à ces mots il relève la tête vers moi l’air incrédule.
Cette fois-ci il me lance un regard noir avant de recommencer à chercher dans son sac et de me tendre une sorte de gâteau.
J’hésite vaguement à lui dire de ne pas me donner d’ordre, mais je ne suis pas en très bonne posture pour me défendre. Nous sommes assis au pied d’un arbre légèrement moins haut que les autres, je me suis posée sur l’une des racines et lui est accroupi sur la terre.
Il me fixe et cela me rend mal à l’aise. Alors je n’arrête pas de détourner le regard, chose qui ne m’était pas arrivée depuis longtemps.
Je lève les yeux vers lui, il n’a pas l’air étonné du tout, et il se contente de lever ses magnifiques yeux bleus au ciel.
Je hausse les épaules.
