Avertissements - Mamady Dioumessy - E-Book

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Mamady Dioumessy

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Beschreibung

Lauréat du Prix International "Immaculée" 2023, D. Le MAJORER connu sous le nom Mamady DIOUMESSY, est un poète et conteur Guinéen. Il est diplômé d'une Licence Professionnelle à l'ISSEG où il est sorti Major de sa promotion en 2021 en Langue française. Il est auteur de plusieurs ouvrages dont "De l'existence à l'essence", qui lui a valu le sobriquet "Arthur Rimabaud Africain" d'après le poète Camenounais André NGOAH.

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Seitenzahl: 78

Veröffentlichungsjahr: 2023

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« Le conte est une suspicion. »

Mamady DIOUMESSY

Je dédie ce livre à tous mes élèves du Groupe Scolaire Privé Hadja Bilguissou DIALLO sis à Cosa et du Groupe Scolaire Privé Les Rivières du Sud sis à Yembeya.

À tous les élèves et enfants de mon beau pays (Guinée-Conakry) et de l’Afrique le berceau de l’humanité.

Conte, Conté, À Conter

Conte, conté, à conter…

Es-tu véridique ?

Pour les bambins qui s’ébattent au clair de la lune, mon conte est une histoire fantastique.

Pour les fileuses de coton pendant les longues nuits de la saison froide, mon récit est un passe-temps délectable.

Pour les mentons velus et les talons rugueux, c’est une véritable révélation.

Je suis donc à la fois futile, utile et instructeur.

Déroule-le donc pour nous…

Amadou HAMPATÉ BÂ,

Kaydara, Nouvelles Éditions Africaines.

Table des matières

I. AVERTISSEMENTS

En route pour le Bac

Un jeune, mille caractères

Wawa

Kankelenty

Mawara, un royaume !

Vautour !

La récompense

Mes chouchous

Les deux frères

Dimedi khurutaré

Le goulag !

II. FOLKLORES

À l’école du Folklore

Le Tulu

Kala et le D’mba

Le N’tomo

Dans les rues !

Le Yombofissa

L’ingratitude

III. L’ACTION

L’idée de projet

La persévérance

La responsabilité

Le travail

La résistance

L’action

Mounir et Josie

HOMMAGE OU HAUT MAGE !

Mon enfant

Une merveille

Papillon

Femme Flamme

République !

République 2

I. AVERTISSEMENTS

En route pour le Bac

Dans ma classe

Il y a des gentils

Devant la masse

Je me sens joli

Ouvrez vos sacs

Prenez vos cahiers

Très bientôt le Bac

Et dans cette vallée

L’avenir est tout beau

Apprenons les leçons

Pour ne pas faire défaut

Le courage est très bon

Dans quelques jours

Nous allons commencer

Et dans ce Bac gourd

Nous allons tous voyager

Un jeune, mille caractères

Dans un village, vivait un jeune enfant avec ses parents. Un jeune enfant curieux qui voulait tout savoir et tout goûter. Il s’appelait Fodé. La curiosité de Fodé était tellement grande et forte qu’un jour, ses parents décidèrent de l’enfermer dans une de leurs chambres s’il n’arrêtait pas une fois pour toutes de tels comportements débordants et dangereux pour un gamin de son âge. Mais grâce à son intelligence, sa patience et surtout sa politesse, le jeune garçon reçut le soutien inlassable de certains membres de sa famille notamment son oncle paternel, ses sœurs et grands frères qui voyaient en lui un génie en puissance.

Un jour, alors qu’il était de passage, le jeune enfant vit une vieille femme très aimable et hors du commun. Une vieille femme capable de transformer la vie d’une personne. Une vieille femme qui savait rendre une personne riche en une personne pauvre et une personne pauvre en une personne riche. Mais ce jour-là, elle était beaucoup fatiguée et avait de toute urgence besoin de l’aide puisqu’elle avait du mal à supporter les fagots qui pesaient mille fois qu’elle. Fodé, étant un enfant poli et bien éduqué par sa famille, s’approcha doucement de la vieille puis ouvrit sa petite bouche :

— Bonjour grand-mère !

— Bonjour petit-fils !

— Je vous vois mourir de fatigue, puis-je vous aider ? Dit-il avec courtoisie.

Étonnée, la vieille dame prit quelques secondes avant de répondre à l’enfant. Elle ne s’attendait pas du tout à un tel comportement, surtout que cela venait d’un gamin innocent qui selon elle, ne savait rien encore de la vie.

— Non ! Merci mon enfant, je ne suis pas exténuée ! Dit-elle avec un sourire forcé mais sagement bien travaillé pour tromper la vigilance du petit. Mais la dame ne savait pas que ce petit était doté d’une immense intelligence qu’on n’aurait pu imaginer.

— Ah ! Je comprends mais je vous prie de me donner ces lourds fagots pour l’amour du Ciel. Je me suis trompé. C’est vrai que vous n’êtes pas fatiguée. Alors si j’ai réagi de la sorte, c’est par inattention chère grand-mère. Je veux simplement vous aider !

— Ah ! Je ne le savais pas jeune homme sinon il y a longtemps que je t’aurais laissé les prendre.

C’est ainsi que le jeune connut la vieille dame. Il prit doucement ce fardeau et en débarrassa la dame.

— Alors on peut aller. Dit la vieille !

— Après vous grand-mère. Dit-il en baissant les yeux.

— D’accord mon fils.

Ils marchèrent plusieurs jours sans arriver à destination. Mais tout cela ne dérangeait pas le jeune enfant courageux. Il était préparé à de telles choses de la vie puisqu’il avait déjà fait de longs trajets auparavant avec ses parents, ses frères et camarades, comme pour dire qu’on n’est pas trop jeune pour faire mieux. Ils arrivèrent enfin chez la vieille dame après mille nuits de marche. Mais une fois sur la colline, le jeune dynamique aperçut un vieil arbre aux feuilles toutes blanches. C’était la demeure de la vieille dame mystérieuse.

— Mon fils, nous y voilà enfin. Dit la vieille femme.

— Dieu soit loué ! C’est un magnifique lieu ! Dit-il sous le regard traînant au zénith.

— Très bien cher fils. Je suis contente.

— Ne le soyez pas grand-mère. Comme je vous l’avais dit tantôt, je voulais simplement vous aider.

La vieille dame éblouie, médita minutieusement au sujet du service rendu par le jeune homme. Elle fut tellement satisfaite qu’elle enleva sa bague bleue et l’offrit à l’enfant patient et intelligent. Une bague aux valeurs inimaginables qui puissent exister dans la paume d’un enfant qui n’avait aucunement rien à prouver pour se balader dans les délices de la publicité. Une bague à la peau ravissante telle une gazelle. Une bague des eaux que toute personne aimerait avoir et que toute femme aurait aimée porter. C’était une bague aux mille superlatifs. Oui ! C’était la plus belle bague que Fodé n’ait jamais connue.

— Non ! Grand-mère, ce bijou est trop magnifique pour moi.

— Je te l’offre. Porte-la et sois sans crainte. Ce cadeau est le fruit d’un dur labeur, fils.

— Merci infiniment grand-mère. Je suis très content !

— Je t’en prie !

Ainsi, le jeune retourna chez lui avec ce beau cadeau qu’il tenait dans sa main. Mais avant qu’il ne rebrousse chemin, la vieille dame lui murmura à l’oreille : Tu détiens désormais la clé de ton bonheur. Pends-la et garde-la soigneusement. Sitôt tu prendras soin d’elle sitôt tes vœux s’exauceront en un clin d’œil. Tu auras réalisé à travers ce bijou ton rêve. Ce fut de bonnes consignes, le jeune les a suivies. Grâce à ce cadeau, l’enfant intelligent et patient réalisa tous ses vœux : de belles villas, de belles voitures, de magnifiques entreprises… Il arriva même à lutter contre la pauvreté de ses parents, amis et collaborateurs sans oublier son petit village qu’il transforma en une belle cité de tous les bonheurs.

C’est qui le garçon ?

C’est qui le garçon

Qui fait son limaçon

Dans la pondaison ?

Comme tous les matins

Il fait bien la tondaison.

C’est qui le garçon

Qui fait la fleuraison

Tout près de ce bison

Qui avale les pins

Avec pleine de raisons ?

C’est qui le garçon

Qui fait son limaçon

Au cœur de l’arcanson

Suivant la filasse de fin

Au bout de l’horizon ?

Wawa

Hommage à tante Wawa, celle qui m’a soutenu à Kindia !

Sur une île, vivait une jeune fille. Elle s’appelait Wawa ou la fille des eaux. C’était le sobriquet que les amis lui avaient donné parce qu’elle aimait trop l’eau. Wawa allait toujours à la rivière soit pour laver les ustensiles soit pour laver les habits ou pour se laver elle-même. Mais ce n’est pas tout ce que faisait la petite Wawa une fois à la rivière. Elle prenait aussi soin de la rivière comme l’on prend soin de son bébé. À chaque fois qu’elle venait, la jeune fille avant de laver ses bols, balayait et enlevait toutes les saletés qu’elle rencontrait. Elle rendait tellement la rivière propre que tous les animaux tombèrent amoureux d’elle notamment : les poissons, les oiseaux, les grenouilles, les papillons et les insectes pour ne citer que ceux-là.

Un jour, alors que le vent soufflait, les arbres criaient, les oiseaux désertèrent, la jeune dynamique Wawa trouva des tas d’ordures un peu partout aux pieds de la rivière où elle venait tous les jours. Touchée, Wawa descendit vite ses habits qu’elle venait laver et prit son petit balai pour assainir l’alentour de la rivière. Cette fois-ci, tous les animaux vénèrent donner un coup de main à la jeune fille. Au bout de quelques minutes, quelques bonnes minutes, ils rendirent la rivière propre et ravissante. Ils creusèrent un grand trou non loin de la rivière où mettre désormais les ordures. Contents, les villageois et leur chef avaient finalement décidé de faire comme la jeune fille. Pour encourager et récompenser la petite fille, un entrepreneur créa une entreprise de vente d’eau et d’assainissement qu’il bâtit « Wawa yé ».

Quelques mois après, la rivière devint un lieu où tous les pays aimaient se baigner. La rivière était donc devenue la convoitise de tout le monde : les enfants, les jeunes, les adultes, les vieux mais aussi des touristes. Désormais, tout le monde pouvait y aller, se laver et laver ses habits. Les touristes quant à eux, avaient le droit de visiter la rivière mais aussi de mener leurs activités touristiques.