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Flavius Avianus

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Beschreibung

42 fables en vers élégiaques, imitées - ou inspirées - d'Ésope. Ces fables étant dédiées à « Theodosius », on a pensé qu'il s'agissait de Flavius Ambrosius Macrobius Theodosius (c'est-à-dire Macrobe). Les recherches récentes tendent à assimiler le fabuliste Avianus au personnage d'Avienus présent dans les Saturnales de Macrobe : la petite différence de nom aurait pour origine une erreur dans la transmission manuscrite des Fables d'Avianus, dont le vrai nom serait donc Avienus (leçon que proposent certains manuscrits des Fables)

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Seitenzahl: 58

Veröffentlichungsjahr: 2020

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Avianus

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Avianus – Fables

Traduction française: Pierre Constant

(Classiques Garnier, 1937)

Publié par Christophe Noël

© - 2020 – Christophe Noël

ISBN : 9782322272365

Édition : BoD – Books on Demand

Dépôt légal : décembre 2020Avianus – Fables

Traduction française: Pierre Constant, Fables d'Avianus, Classiques Garnier, 1937

Autres publications de l’auteur

EBOOKS (Version numérique):

- Errances – recueil de nouvelles (BOD)

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- Le Point Rouge –nouvelle - version française (Smashwords)

- The Red Dot - version anglaise – traduit par Peggy C. (Smashwords)

VERSION PAPIER :

- Les Très-mirifiques et Très-édifiantes Aventures du Hodja Nasr Eddin Tome 1 (BOD)

- Nasr Eddin sur la Mare Nostrum – Tome 3 (disponible chez l’auteur)

- Le Sottisier de Nasr Eddin – Tome 4 (disponible chez l’auteur)

Commandes – dédicaces : [email protected]

Un mot sur l’auteur :

Avianus (Flavius Avianus de son nom complet) est un poète romain tardif ayant probablement vécu à la fin du IVe et au début du Ve siècle.

Il serait l'auteur de 42 fables en vers élégiaques, imitées - ou inspirées - d'Ésope. Ces fables étant dédiées à « Theodosius », on a pensé qu'il s'agissait de Flavius Ambrosius Macrobius Theodosius (c'est-à-dire Macrobe). Les recherches récentes tendent à assimiler le fabuliste Avianus au personnage d'Avienus1 présent dans les Saturnales de Macrobe : la petite différence de nom aurait pour origine une erreur dans la transmission manuscrite des Fables d'Avianus, dont le vrai nom serait donc Avienus (leçon que proposent certains manuscrits des Fables). L'identification parfois proposée d'Avianus avec l'auteur inconnu de la pièce de théâtre Querolus n'a généralement pas été retenue.

Presque toutes les fables se trouvent dans Babrius, qui était probablement la source d'inspiration d'Avianus, mais comme Babrius a écrit en grec, et qu’Avianus parle d'avoir fait une version élégiaque à partir d'une copie latine approximative, probablement une paraphrase en prose, il n'était pas redevable à l'original. La langue et le mètre sont dans l'ensemble corrects, malgré les écarts par rapport à l'usage classique, principalement dans la gestion du pentamètre. Les fables devinrent bientôt populaires comme livre d'école. La promythie et l'épimythie (introductions et morale), les paraphrases et les imitations étaient fréquentes, comme le Novus Avianus d' Alexandre Neckam (XIIe siècle).

Son nom apparait au Moyen-Age sous la forme d’Avionnet (Ysopet ou Isopet d’Avionnet - Première rédaction : première moitié du XIVe siècle ; seconde rédaction : Jean de Chavenges aurait rédigé cette version offerte à la reine Jeanne de Bourgogne, entre 1339 et 1349).

[0] PRÉFACE A THÉODOSE.

Comme je me demandais, mon cher Théodose, par quel titre littéraire je pourrais recommander à la postérité le souvenir de mon nom, l'idée me vint d'écrire des fables, parce que ce genre s'accommode d'une fiction finement imaginée et qu'il est affranchi des exigences de la réalité. D'ailleurs qui oserait te parler d'éloquence et de poésie, alors que, dans les deux genres, tu l'emportes à la fois sur les Grecs et. sur les Romains par la connaissance approfondie de la littérature grecque et de la latine ? Dans le domaine que j'ai choisi, mon guide, tu le reconnaîtras, est Ésope, qui, selon le conseil de l'oracle de Delphes, commençait par des badinages pour en faire le fondement de ses conclusions. Ces fables dont il a donné le modèle, Socrate les a placées dans ses divins entretiens et Horace les a fait entrer dans ses poésies, parce que, sous l'apparence de plaisanteries banales, elles renferment toute la donnée du drame de la vie. Babrius les a reprises en vers iambiques grecs et les a réunies en deux volumes. Phèdre en a aussi traité une partie qu'il a divisée en cinq petits livres. Je publie à mon tour, réunies en un seul volume, quarante-deux de ces fables ésopiques qui étaient déjà traduites en latin sans élégance et que je me suis appliqué à développer en vers élégiaques. Tu as donc là un ouvrage fait pour charmer ton esprit, exercer ton imagination, alléger tes soucis et pour te donner le moyen d'apprendre sans risque toute la conduite de la vie. J'ai fait parler les arbres et gémir les bêtes féroces à la manière des hommes, j'ai appris aux oiseaux à se quereller entre eux, j'ai donné le rire aux animaux, de manière à faire énoncer à chacun d'eux et même aux êtres inanimés une pensée conforme à leur nature.

[1] LA PAYSANNE ET LE LOUP

Un jour, une paysanne dont l'enfant pleurait l'avait grondé en le menaçant, s'il ne se taisait, de le faire manger par le loup féroce. Un loup trop crédule entend ces paroles et reste à la porte, montant la garde et faisant des vœux inutiles. Car, cédant à la fatigue, l'enfant tombe dans un long sommeil et ôte ainsi au ravisseur jusqu'à l'espoir d'assouvir sa faim. Quand il regagna sa retraite dans les forêts et que la louve son épouse le vit rentrer à jeun :

– Pourquoi, lui dit-elle, ne rapportes-tu pas de butin, comme d'habitude ? et pourquoi as-tu cette face défaite, cet air déprimé et renfrogné ?

– Ne t'étonne point, répondit-il, si, trompé par une méchante ruse, j'ai pu à peine, hélas ! me sauver sans rien dans les dents. Car, de quelle proie, effrontée, de quel espoir même pouvais-je me repaître, quand par ses gronderies une nourrice me payait de mots ?

Que celui-là se sente ici visé et désigné qui a eu foi à la parole d'une femme.

FABULA I.

RUSTICA ET LUPUS

Rustica deflentem paruum juraverat olim Ni taceat, rabido quod foret esca lupo. Credulus hanc vocem lupus audiit, et manet ipsas Pervigil ante fores, irrita vota gerens. Nam lassata puer nimiae dat membra quieti; Spem quoque raptori sustulit inde fames. Hunc ubi silvarum repetentem lustra suarum Jejunum conjux sensit adesse lupa: Cur, inquit, nullam referens de more rapinam, Languida consumptis sed trahis ora genis? Ne mireris, ait, deceptum fraude maligna Vix miserum vacua delituisse fuga. Nam quae preda, rogas, quae spes contingere posset, Jurgia nutricis cum mihi verba darent?

Haec sibi dicta putet seque hac sciat arte notari, Femineam quisquis credidit esse fidem.

[2] L'AIGLE ET LA TORTUE

Un jour, la tortue dit aux oiseaux rapides que, si l'un d'eux voulait aller la déposer sur les bords sablonneux de la mer Rouge, aussitôt elle en tirerait des coquillages et qu'une perle d'une enveloppe brillante serait la récompense de ce service. Elle s'indignait en pensant que, malgré son activité, la lenteur de sa marche l'empêchait de rien faire et d'obtenir aucun résultat après tout un jour d'efforts. Mais après avoir comblé l'aigle de promesses trompeuses, elle trouva chez l'oiseau une perfidie égale à celle de ses discours. Tandis que, avec l'aide mal acquise des ailes de l'aigle, elle cherchait à s'élever jusqu'aux astres, elle périt misérablement sous la serre cruelle de l'oiseau. Alors, au haut des airs, sur le point d'expirer, elle fit entendre dans le ciel des gémissements en déplorant le succès de ses vœux.

Son exemple enseigne à qui s'ennuie d'une vie tranquille qu'on n'échappe pas aux pires des maux, quand on recherche les grandeurs. C'est ainsi que tous ceux qui, au souffle d'une gloire naissante, se gonflent d'orgueil, sont justement châtiés de leur ambition toujours croissante.

FABULA II.

AQUILA ET TESTUDO

Pennatis avibus quondam testudo locuta est, Si quis eam uolucrum constituisset humi, Protinus e rubris conchis proferret harenis, Quis precium nitido cortice bacca daret; Indignum, sibimet tardo quod sedula gressu