Baltimore Hécatombes - Alain René Poirier - E-Book

Baltimore Hécatombes E-Book

Alain René Poirier

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Beschreibung

Putain d'émeutes hurlait Dick, ses écouteurs sur les oreilles ne lui permettaient plus le feed back nécessaire au contrôle du volume sonore de son gosier.... Malgré tout, sa voix était couverte par le ronflement du moteur V8 de 6 litres de cylindrée, alimenté en éthanol, développant 355 chevaux de sa « Chevrolet Caprice ». Une voiture spéciale police, conçue pour la poursuite. Une caisse de couleur blanche, ornée de bandes parallèles bleues et argentées, collées sous le mot police, avec sur chacune des portières avant, la réplique de son écusson de flic. Une Chevy Caprice PPV qui fonçait à travers la ville, toutes sirènes hurlantes, en direction du stade des Orioles de Peter Angelos. Dick savait qu'il en avait sous le pied, son bolide passait de 0 à 60 mph en moins de six secondes, sa fierté, ce qui lui permettait de prendre des risques, pour remonter le flot des veaux, qui se traînaient à la vitesse réglementaire de 30 mph.... Putain le pied de pouvoir dépasser les files de bagnoles, accélérations, crissements de pneus, coups de freins, appels de phares, coups de volant, dérapages contrôlés, pied droit écrasant alternativement la pédale de droite puis celle de gauche, glissades, pied au plancher écrasant l'accélérateur, bond en avant du fauve qui obéit au doigt et à l’œil, la gloutonne avale les gallons, s'en délecte, l'aiguilles de la jauge d'essence se campe de plus en plus à la gauche du tachymètre.... Sur le toit, une rampe lumineuse de gyrophares à rendre jaloux un sapin de noël de Broadway, un jour de père Noël, les sirènes à fond déchiraient la grisaille de ce matin de début de printemps. Collé sur les oreilles, un iPod shuffle, à fond les potards, lui déversait en boucles, des bolées rauques « d'Eve of Destruction », de Barry McGuire...

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Veröffentlichungsjahr: 2016

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à mon grand père

Alcide Poirier

10 septembre 1887-15 novembre 1926

Remerciements

à Yves Delmarre pour son aide en généalogie

Couverture réalisée par

Oksana Irina Poirier

Un putain de roman Instinctiviste

Instinctivisme : mouvement de la médiocrité arrogante

Sommaire

Chapitre 0 : Préambule

Chapitre 1 : La morte inconnu

Chapitre 2 : La seconde victime

Chapitre 3 : Poulets suspects

Chapitre 4 : Milford, idée renversante

Chapitre 5 : Effet miroir

Chapitre 6 : Sur la route de Milford

Chapitre 7 : La fausse piste

Chapitre 8 : L'enquête

Chapitre 9 : La surprise

Chapitre 10 : L'interrogatoire

Chapitre 11 : When the music's over

Chapitre 0

Préambule

J'habite Baltimore.... Baltimore, état du Maryland.... Baltimore, un des plus grand port de la côte est.... Baltimore ville parmi les plus pauvres des États Unis.... Baltimore citée où un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté, voilà pour le décor....

Dans ce pays, il y a ce putain de rêve américain, celui scénarisé à Hollywood, qui t'éclabousse la gueule à longueur de nos feuilletons états-uniens, de nos films, romans... avec ses bagnoles de rêve, ses baraques de rêve, ses piscines de rêves, ses gus de rêve, bronzés, musclés là où il faut, privilégiant le muscle rouge au muscle blanc, les poches dégoulinantes de pognon, ses gonzesses de rêve, roulées comme des cigares cubains, d'autres entièrement restaurées, parcheminés, des lèvres hypertrophiées aux pointes de seins siliconés, artificielles, des implants capillaires aux ongles de pieds collés par leurs prothésistes, qui vivent dans leurs rêves, alors qu'elles sont devenues des cauchemars pour la vue, hybrides entre une poupée gonflable de premier prix et un accessoire de film d'horreur... Rêve que certains s'activent, se stimulent, se paroxysment au crack, à la coke, au brown sugar, faute de réels qui chantent, plongent dans l'oubli artificiel, le déni de la réalité... verleugnung comme disait Sigmund. Il y a la réalité vécue par plus de soixante cinq millions de citoyens du Lumpenproletariat, cette réalité que l'on cache, comme un enfant incestueux, comme le doigt du lépreux qui te reste au creux de la main à la fin d'un hand shake, il y a le monde des milliardaires express, des traders cyniques qui s'empiffrent sur les cadavres fumants de leurs victimes sacrifiées sur l'autel du profit, le monde des larbins du groupe Bilderberg, moule universel de la pensée unique, le monde pailleté des pleureuses du show-biz qui compatissent sur la misère des humbles en leur vidant les poches, monde des Ferrari California, ces gloutonnes qui participent au fameux effet de serre, produisant la chaleur nécessaire qui permet de rouler décapoté, la moumoute au vent, ce monde de privilégiés qui chient sur la gueule ouverte de ceux qui n'ont pas d'assurance maladie, cour des miracles modernes qui l'envie. Il y a le cauchemar du chacun sa merde, du « rêve que tout est possible » pour qui est dénué de scrupules, projette-toi, ça ne mange pas de pain... Pendant ce temps là, tu fermes ta gueule, tu espères passer du bon côté, les rejoindre, commencer par les miettes puis, petit à petit, à force de travail, de mérite... Tu y crois ? Putain qu'ils sont doués pour te baiser la gueule, t'enfumer.... alors qu'ils sont aussi impatients de te compter parmi eux, que de voir un pou s'installer dans leurs chemises. Dieu pour les plus arrivistes d'accord, mais uniquement ses élus, ceux qui savent, qui sont aptes à mener le monde... Pour régner, il leur faut briser tes instincts de solidarité, t'injectent la notion d'allégeances à prouver, pour parvenir à tes fins, ton rêve de franchir quelques barrières sociales comporte des contre-parties, il te faut marcher sur le concurrent, bien lui écraser la gueule à coups de talons, lui piquer sa place, lui sucer le sang, se repaître de sa moelle, te transforment en gladiateur pour les sortir de l'ennui du pouvoir sans limites, te veulent la main sur le cœur, dans un garde à vous impeccable, le Star-Spangled Banner plein les yeux pour obtenir ta carte VIP de « JP Morgan Chase », qui t'ouvre les portes de la vie à crédit, celle qui te livre pieds et poings liés entre leurs mains... Garde à l'esprit cependant, qu'un jour ils se lasseront du jouet que tu es devenu, tourneront d'un geste las le pouce vers le bas, te renverront brutalement d'où tu viens, plus dure sera la chute, tu ne seras jamais légitime malgré tout tes efforts de soumission, la pute dominatrice s'essuie toujours les pieds sur son esclave.... Le rêve américain... il passe aussi par des indiens dégommés comme au ball-trap, des « négros », esclaves vendus moins cher que la viande pour animaux, leurs femmes, justes considérées comme les réceptacles vivants des saillies du maître... le sens premier du « brown sugar » que chantaient les Rolling Stones... Le rêve irradié d'Hiroshima, de Nagasaki, villes illuminées par les bombes « Fat man » au plutonium pour Nagasaki, « Little Boy » à l'uranium pour Hiroshima, bombes essayées sur ces citrons bridés, la conscience occidentale n'aurait pas toléré que ce fût fait sur des animaux... habitants passés du statut d'être humain à celui de moyen de pression, villes désignées à la va-vite, à la place de Kyoto et de Kokura, citées initialement choisies mais, les monuments historiques auraient pu subir quelques dégâts, la couverture nuageuse au dessus de Kokura aurait empêché de bien voir cramer les Japs, gâchaient de la pelloche pour rien, tu loupais le gros plan de l'embrassement des corps, les chairs qui se recroquevillent, le jaune qui vire au noir, le travelling sur le dernier rictus de douleur insigne du civil innocent, quand le Fahrenheit s'affole, te coagule l'albumine, te carbonise la protéine. Gâcher le plaisir de la victoire, le bonus qui te fait claquer la partie gratuite de ta fontaine de jouissances... Ce n'est pas en forniquant avec la terre, que t'en enfanteras de nouveaux monuments historiques, alors que du niakoué, ça se reproduit plus vite que le chiendent, les citrons c'est connu, ça a les couilles qui dégoulinent de niards, sa femelle pond des ovules plus nombreux qu'une poule rousse ses œufs, humilie en productivité les Harcos et les Vorwerks... Le Vietnam, saupoudré de napalm, d'agent orange, pour donner bonne mine aux combattants manquant de soleil, tapis dans leurs souterrains pour échapper aux rations de bombes offertes généreusement par les B52... L'héroïque débarquement de la baie des Cochons, pour rétablir le beau Ruben Fulgencio Batista y Zaldivar gérant de nos établissements commerciaux sur l'île, bordels, tripots, points de vente de drogue, rentables à la Havane, l'intégralité de notre contribution au développement de la civilisation occidentale. Cuba qui hante nos souvenirs, le paradis perdu de la mafia italoaméricaine, elle le pleur depuis... les Kennedy paieront le prix de n'avoir pas tenu leurs engagements vis à vis d'elle, ils étaient convenus de gagnants, gagnants et de son corollaire perdant, perdant... L'Afghanistan notre premier producteur d'opium, morphine, héroïne, pour nos élites stressées des marchés financiers, où nos service spéciaux ont formé et armé les Talibans contre les soviétiques... le Golem a récupéré son libre arbitre. L'Irak et ses armes imaginaires de destruction massive, inventées pour trouver le prétexte de punir ce chefaillon de Saddam Hussein, petit clown qui avait eu l'outrecuidance de tenter d'accaparer le pétrole Kuwaiti, alors qu'il pouvait sans encombres, faire joujou à massacrer son peuple, comme notre ami le démocrate saoudien. Guantánamo notre club de vacances sur un site paradisiaque, et sa carte des animations, tortures à discrétion, juste pour le fun, en saine concurrence avec Abu Ghraib, battles pour conserver leurs étoiles dans les guides SM réservés aux connaisseurs... Nos amis et alliés Saoudiens, lapideurs, égorgeurs, coupeurs de mains, qui te désossent une phalange aussi facilement que ton boucher un jambon de dinde, décapiteurs et fusilleurs, démocratie régie par les lois de la charia, l'Arabie Saoudite, notre alliée, ce Daesh qui a réussi, sa matrice... Putain que c'est bandant de se sentir dépositaire de la morale universelle, d'être la plus grande démocratie autoproclamée du monde... Tu sais ce que c'est « la démocratie, la moderne », pas celle de ces cons de Grecs, les Solon, Pisistrate, Clisthène, parachevée par Ephialtès et Périclès, démocratie directe qui voit les citoyens prendre les décisions concernant la cité... Dans nos démocraties modernes, un petit groupe de mecs en désigne un, souvent le plus con, le plus vil, le plus pleutre, le plus manipulable, le plus servile, celui qui leur lèche les mains de façon la plus douce, possède l'anus le plus hospitalier. Ce gus te présente un bout de programme qu'il n'appliquera jamais, hochet nécessaire pour te déclencher le réflexe de l'urne, face à un adversaire qui est politiquement son jumeau symétrique, pas un poil de cul ne différenciera leur action. L'élu, pendant son mandat sera accompagnés par la meute des autoproclamés « raisonnables », qui trouveront qu'il ne pousse pas assez loin la régression sociale, pour que tu comprennes qu'il fait ce qu'il peut pour t'en conserver provisoirement quelques miettes... Bien sûr, comme il mange dans la main de ses maîtres, dont tu n'es pas, tu te sens quand même un petit peu berné, t'en as pas pour tes rêves naïfs d'électeur, électeur appelé à son devoir citoyen par le hochet, pour justifier la légitimité bidonnée du fantoche. Devant le résultat prévisible, tu n'es pas content, tu fais les gros yeux, tu protestes les mains sur les hanches, mais tu gardes l’œil fixé sur ton smartphone, tu bougonnes sur les réseaux sociaux, tu vas peut être jusqu'à pétitionner. A l'appel des urnes suivant, tu ne peux voter que pour son adversaire estampillé par les raisonnables ou reprendre le même, le menu ne propose pas d'autres plats, le chef a l'imaginatif en vacances, l'ingrédient maigrelet, te fout au régime répétitif. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l'élection suivante, tu reprends le premier, celui là même que tu avais rejeté au tour précédent, pour incapacité, médiocrité, mensonge et parjure, du beau parleur, les lèvres baignant dans la publicité mensongère. Le politicard a dû se métamorphoser miraculeusement pendant sa période de repos forcé, pourtant Pasteur t'avait dissuadé de croire à la génération spontanée... et ainsi de suite, d'élections en élections, le jeu du clignotant, un coup tu me vois, un coup tu vois mon sosie... Tu les entends s'insulter sur les estrades pour ensuite se congratuler dans les coulisses...

-Comment m'as-tu trouvé coco ?

-Moi je t'ai vu au top.

-Tu bois quelque chose, c'est ma tournée...

-Que fêtes-tu ?

-La manière dont nous les avons baisés !..

Comédie, comédie, comédie tragique, qui éloigne à raison des urnes, voter pour quoi faire, le pouvoir des urnes, mon cul, démocratie, mon cul... Juste pour que le guignole élu se drape dans l'arrogance de la légitimité élective, te condamne si tu as l'abstinence votative, s'inquiètent que leur manque de légitimité finisse par se voir, se pavanent dans la majorité des exprimés, pas des possibles, des réels, puisqu'ils ne représenteraient qu'une partie dérisoire de la population... Qui ne dit mot consent, devient leur devise, alors que « qui ne dit mot » ne veut plus être pris en otage... Je me demande si le binaire ne rend pas con... T'as l'excuse de te faire bourré le mou à longueur de quotidiens, d'hebdomadaires, de mensuels, de radio, de télévision par la bande de journaleux déchus aux rangs de faire-valoir, de larbins, de paillassons, de renégats. Le binaire mon cul, je n'ai jamais pu me résoudre a abandonner le ternaire, putain que I love rock'n roll, l'original, celui de la révolte, pas celui du marketing qui finit dans la mièvrerie et la vulgarité crasse, à Las Vegas.... Le futur élu n'est pas forcément le même physiquement que son prédécesseur, juste son clone politique et idéologique, ceci expliquant son programme qui ne se résume qu'à sa tronche sur une affiche, un spot de pub, bientôt te le mettront au milieu d'un quarteron de filles presque à poils, comme pour te vendre une bagnole.... Il peut aussi prendre les traits de sa femme, de sa maîtresse, de son fils, de son chien, de son tabouret, de son étron, qui tous ont repris le flambeau, nouvel emballage pour le même produit, le génie du marketing, des communicants, des attachées de presse, des publicitaires... Putain, imagine un peu que tu ne vives pas dans une démocratie.... Tu n'aurais pas d'alternatives... tu devrais fermer ta gueule, la boucler comme chez les totalitaires.... Là, tu as le choix entre les mêmes, tu peux l'ouvrir tant que tu veux, si tu restes dans le champ lexical pré-établi, utilises les mots agréés, penses unilatéral, mais on se fout du tiers comme du quart de ce que tu dis, quoi que tu dises... Les totalitaires ont des gardiens qui surveillent leurs Goulags, en démocratie moderne, économisent le gardien, tu te gardes tout seul, tu acceptes tes barbelés, tu vas même jusqu'à les installer. Ils vivent longtemps le ventre vide chez les totalitaires, tu meurs de plus en plus jeune le ventre plein de leurs déchets, dans ta démocratie ! L'un est nécessaire à la survie de l'autre, et réciproquement, si l'un s'effondre, l'autre le fera renaître de ses cendres, il lui faut son phénix, son fenghuang, le système s'équilibre sur ses deux jambes,

Nous, les « States », sommes le phare du monde, le monde nous doit tout. Qui a marché sur la lune, qui décide de la valeur des monnaies, du cour des matières premières, des krachs boursiers, des hold-up de nos banques contre les contribuables du monde entier, ce racket garanti par l'état. Alfonso Capone n'avait pas osé en rêver... Qui va déclencher la prochaine crise financière avec les prêts pour étudiants, les crédits aux firmes du pétrole de schiste, devenus les nouvelles « subprime mortgage crisis », qui a les plus beaux habits de pénitents blancs de marque KKK, qui a créé de ses petites mains les Talibans, Daesh, qui a imposé au monde, que du Dieu, qui te rappelle ton obligation de soumission, tu dois en bouffer à tous les repas ? C'est de ta faute, à toi, citoyen du monde du dehors, tu n'as pas à être aussi friand de nos séries, films et romans, que nous déversons à tour de bras dans vos consciences, pour les formater. Tu étais prévenu, nous, ce n'est pas de l'exception culturelle, le truc inventé chez les bérets baguettes pour le bénéfice de quelques privilégiés, des élus de Dieu, des citoyens de première zone d'outre-atlantique, qui échappent aux lois du marché en s'emplissant les poches sur les deniers publiques, protégés par les lois nécessaires à la survie de leur médiocrité. Nous, c'est de l'industrie que l'on fait, du rentable, de l'efficace, on ne cherche pas à t'élever la conscience, pas de temps à perdre avec ces conneries, contre-productif pour nos objectifs, on se contente de te formater, pour que tu sois plus réceptif à nos idées, que t'achètes à des prix indécents nos merdes inutiles qui accaparent tout ton temps de cerveau disponible.

Même nos ennemis nous doivent tout, Daesh qui remercie Bush de l'avoir créé, grâce à son intervention en Irak, à sa mise en avant de la majorité Shiite Irakienne alors que dans le même temps il faisait les gros yeux aux Shiites Iraniens, que c'était que des méchants. Majorité Shiite choisie contre la minorité Sunnite qui dirigeait avant, humiliée maintenant. En conséquences, en guise de représailles, toute l'organisation militaire, les services secrets Irakiens, sont devenus l'ossature de Daesh... Daesh qui remercie aussi le pays des droits de l'homme, son exprésident bas du cul sur talonnettes, prolongé de son philosophe jaboteux, ami d'Israël, prosélyte de l'idée que ses semblables d'essence supérieure, sont les engrais qui fertilisent le monde... pour leur intervention en Libye, qui lui a permis de compléter son armement irakien, et d'empocher la monnaie de ses banques. Que grâce à eux, des armes, ils en ont tellement, que si t'en veux, ils peuvent t'en vendre pas cher, en fournir à tous ceux qui souhaitent te pourrir la vie, organiser les trafics de drogue, faire joujou en panoplie de terroristes, se suicider en tuant le maximum de monde autour d'eux, pour rejoindre le ciel, où ils pourrons baiser toutes les vierges aux yeux noirs, fabriquées par le barbu universel, vierges qui les attendent sur l'autel des martyrs, les cuisses écartées, pour la divine tournante réservée aux Shahids. Une interrogation, j'espère pour eux que le barbu créateur leur fabrique sur place des vierges canons... Les vierges qui viennent de la terre avec leurs certificats de garantie, celles qui sont montées au ciel sans voir la moindre queue taquiner leur mont de vénus, doivent être sacrément moches. Lorsque tu vois parfois des tas immondes avoir trouvé chaussures à leurs pieds, pots dotés de leurs couvercles, imagine celle dont personne n'a voulu, les vierges par défaut... Quand tu penses que les mecs se font sauter la carcasse pour ces cauchemars... Putain le service chargé de communications des intégristes est super efficace, te vendrait des congélateurs au pôle nord... Les vocables croyant et crédule doivent avoir la même racine...

Les armes récupérées par Daesh, un putain de bon matériel occidental, bénit par la secte chrétienne, par tous ce que la calotte compte de hauts dignitaires, armes à la pointe de la technologie... Ça rassure, être tué par du matériel consacré, te donne ta carte prioritaire pour le paradis, en espérant que personne ne se gare sur ta place réservée. T'as même le petit gros du pays de Lafayette, celui qui vient ramper devant notre ami.... que dis-je, notre complice, notre référence, le grand démocrate Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud, qui lui baise, lui lèche les mains couvertes du sangs encore chaud des derniers opposants, la pudeur de ce porteur de ghotra lui interdisant de présenter son cul, de peur de se le voir lécher avec trop d'empressement, ce qui pourrait porter à confusion sur ses orientations sexuelles... pour lui vendre les jolis avions de son ami Serge Bloch du parti « Les Républicains », lui même grand ami d’Israël... Serge dit Dassault qui jouent à faire de l'opposition politique, dans cette république bananière prétentieuse, la démocratie c'est le choix dans le non choix... Bientôt les « Rafales » des Saoudiens, ou des autres bédouins que le gras du bide, le petit baiseur casqué, qui a succédé à l'autre nabot ticqueux du pays des fromages qui puent, leur a vendu, pourront porter les couleurs de l’État Islamique, pour frapper Israël. Avec de tels amis, Israël n'a plus besoin d'ennemis, trop de suffisance chez ses laudateurs inconditionnels... Trop imbus de leur supériorité, ils finiront par causer sa perte.... Business is business. Comprenne qui pourra... Attendons avec impatience Donald Trump à la maison blanche pour atteindre les sommets de la rigolade dans la gestion du monde... God bless America ! Putain que c'est beau la démocratie à l'occidentale, les choix restreints, les propositions tronquées, les cartes truquées, le jeu de rôles.... Putain que c'est exaltant cette démocratie entre un Patriot act et des lois d'exceptions... Même la Chine imite nos exemples occidentaux. Avec la mondialisation, bientôt, un seul peuple exploité, sur une seule planète, par une seule élite... comme disait le démocrate précurseur Adolf : Ein Volk, ein Reich, ein Fürer.... Amen !

Chapitre 1

La morte inconnu

Dick repensait à voix haute aux événements de ce début d'année 2015... Constatait que la populace avait la révolte au bord des lèvres, s'en fallait d'un rien pour que ça explose, que ça s'excite, que ça s'exacerbe le côté révolté, que ça s'agglutine, se mélange le grégaire, que ça saccage, que ça barricade, que ça cogne sur tout ce qui représente l'autorité, l'ordre établi, le système, que dans la foulée, ça pille, ça chaparde, ça gaule à droite à gauche, ça choure. La moindre étincelle, la plus petite bavure, un regard trop appuyé, ça te déclenche de la procession, de la manifestation, de la récrimination, de la révolution, tout ce qui rime en ion pour semer le souk, avant de dégénérer, pour que nos lascars s'accaparent de façon peu courtoise, tout ce qu'à longueur de publicités, les annonceurs leur agitent sous le nez. Ils te font le coup de Tantal dans le Tartare, leur demandent de posséder toutes ces inutilités, pour n'être point considérés comme des moins que rien, des minables, des ratés, des exclus, des trous du cul. Qu'en attendant, le rocher, ce sont eux qui vont se le prendre dans les gencives, en boomerang... La provocation insidieuse, si tu n'achètes pas les quotas programmés sur les camemberts Powerpoint des chefs produits, t'es un nuisible, une scorie de la société, limite une engeance à dératiser, à éradiquer, à occire, à trucider, à jeter sur le tas de fumier.... En attendant, on te laisse quand même vivre, survivre... provisoirement, juste un peu par charité, tu sers à faire le nombre des sujets du dominant, t'es là pour lui donner la dorure représentative. Il va de soit que l'on reverra la question, à l'avènement de la dictature ultralibérale, qu'à partir de cet instant, tu ne serviras plus à rien, ton existence ne sera plus justifié, tu deviendras un poids, un fardeau, une verrue sur le milieu du visage, une vermine, puis un danger. Ils te tireront à vue, légitimés par les lois d'exceptions. Pour le moment, ils te laissent en sursis, la raison... ce ne serait pas rentable pour eux de te supprimer... Avoue, tu l'as bien cherché, t'es foutu de ne pas vouloir payer d'avance la facture de ton exécution. Alors, va te falloir en subir, en supporter, en chier avant de crever...

Putain d'émeutes hurlait Dick, ses écouteurs sur les oreilles ne lui permettaient plus le feed back nécessaire au contrôle du volume sonore de son gosier.... Malgré tout, sa voix était couverte par le ronflement du moteur V8 de 6 litres de cylindrée, alimenté en éthanol, développant 355 chevaux de sa « Chevrolet Caprice ». Une voiture spéciale police, conçue pour la poursuite. Une caisse de couleur blanche, ornée de bandes parallèles bleues et argentées, collées sous le mot police, avec sur chacune des portières avant, la réplique de son écusson de flic. Une Chevy Caprice PPV qui fonçait à travers la ville, toutes sirènes hurlantes, en direction du stade des Orioles de Peter Angelos. Dick savait qu'il en avait sous le pied, son bolide passait de 0 à 60 mph en moins de six secondes, sa fierté, ce qui lui permettait de prendre des risques, pour remonter le flot des veaux, qui se traînaient à la vitesse réglementaire de 30 mph.... Putain le pied de pouvoir dépasser les files de bagnoles, accélérations, crissements de pneus, coups de freins, appels de phares, coups de volant, dérapages contrôlés, pied droit écrasant alternativement la pédale de droite puis celle de gauche, glissades, pied au plancher écrasant l'accélérateur, bond en avant du fauve qui obéit au doigt et à l’œil, la gloutonne avale les gallons, s'en délecte, l'aiguilles de la jauge d'essence se campe de plus en plus à la gauche du tachymètre.... Sur le toit, une rampe lumineuse de gyrophares à rendre jaloux un sapin de noël de Broadway, un jour de père Noël, les sirènes à fond déchiraient la grisaille de ce matin de début de printemps. Collé sur les oreilles, un iPod shuffle, à fond les potards, lui déversait en boucles, des bolées rauques « d'Eve of Destruction », de Barry McGuire...

The eastern world it is exploding

Violence flarin', bullets loadin'

You're old enough to kill but not for votin'

You don't believe in war but whats that gun you're totin'?

And even the Jordan River has bodies floatin'

Tout ce cirque, cette frime, ce « je te balance mes passe-droits à la gueule », lui déclenchait des montées d'adrénaline.... Il lui arrivait même de se payer en prime une petite érection... Sans l'orgasme final, jamais pendant le service, se pointer sur la scène de crime, la tache humide de sperme qui s'agrandit sur la braguette, avec cette odeur de foutre qui te rappelle le confessionnal, ferait désordre, déjà débouler le jeans poutre apparente devant un cadavre... c'est limite. Dick a du savoir vivre, lui... Pas de bandaison aujourd'hui !

But you tell me

Over and over and over again my friend

Ah, you don't believe

We're on the eve of destruction

Aujourd'hui, sa destination lui renvoyait dans la tête les images de l'arrestation de Freddie Gray, pour détention d'un couteau à ressort, le 12 avril 2015. Freddie était décédé des suites de ses blessures, huit jours après son arrestation. Tu vois le gars décidé à faire chier son monde, fuit ses responsabilités, tu veux lui poser une question, monsieur préfère mourir que de répondre... Sa mort avait déclenché des émeutes devant le stade de base-ball où Dick se dirigeait maintenant... Si ça, ne sentait pas le coup fourré, le complot, la manigance, la provocation...

Don't you understand what I'm tryin' to say

Can't you feel the fears I'm feelin' today?

If the button is pushed, there's no runnin' away

There'll be no one to save with the world in a grave

Take a look around you boy, it's bound to scare you boy

Dick devinait bien l'arnaque. Six de ses copains flics, étaient poursuivis pénalement, parce qu'ils avaient ligoté, façon gigot, ce jeune noir de 25 ans. Leur reprochaient je ne sais quoi, peut être avaient-ils omis de lui fourrer des gousses d'ail dans le cul, je ne sais pas... Si c'est ça, je rassure les biens pensants, les esthètes, les rigoristes, les lecteurs du World's 50 Best Restaurants Guide, les flics étaient de piètres cuisiniers, des analphabètes culinaires, ce qui explique leur oubli, il ne faut pas en plus les accuser de manquer de considérations, sous le prétexte fallacieux que la victime était noire ! Dans le privé, ces gus ne franchissaient jamais le seuil de la cuisine, si ce n'est pour aller chercher une bière dans le réfrigérateur, avant de la décapsuler d'un coup de dents...

And you tell me

Over and over and over again my friend

Ah, you don't believe

We're on the eve of destruction

Le genre de machos qui dominent encore dans la corporation, pas des cordons bleus.... Dès que t'as un uniforme et un flingue, t'as les hormones qui ne se sentent plus, le cerveau qui descend se loger dans le calbut, la réflexion mâle dominant. Pas orfèvres en art culinaire les collègues certes, mais prévenants, délicats, serviables, à la limite... j'irais jusqu'à hospitaliers. Le gus, ils te l'avaient aidé à se coucher sur le plancher du véhicule de police, pour qu'il se repose, reprenne son souffle, après tous les efforts de résistance, qu'il avait fournis pour s'opposer à son arrestation... Tu essayes d'être un brin humain, soucieux de ton prochain, charitable, un bon Samaritain, tu ne récoltes que la médisance, la malveillance, les ragots de fonds de chiottes, la calomnie, te jettent l’opprobre... A l'évocation de bon Samaritain, c'est tout juste si on ne te traite pas d'anti-sémite, d'avoir eu des ancêtres qui jetèrent des ossements humains sous les portiques du temple, lors de la Pâque, à l'époque du procurateur Coponius. Putain je n'aurais pas dû prononcer le mot Samaritain, une insulte dans la bouche des Juifs, pour ce peuple qui sauva la vie de l'homme venant de Jérusalem, se rendant à Jérico, qui fut blessé par des brigands.... Malheureusement, un coup de frein brusque, avait projeté la tête du jeune afro-américain contre les parois du fourgon. Il s'était brisé les cervicales ce con. Devait être décalcifié à force de s'empiffrer de pizzas, de cheeseburger, de sucreries liquides à bulles... Il y a des jours, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.... A qui la faute, pour la foule d'insatisfaits congénitaux, de jamais contents, qui votent comme des cons pour des cons et s'étonnent d'être dirigés par des cons ? Au constructeur du fourgon, qui l'avait équipé de freins trop brutaux ? Aux vendeurs de Pie Five Pizza, aux Hooters Bars pour leurs burgers, à Coca-Cola pour ses breuvages pétillants trop caloriques, à toutes ces putains de fast-fooderies qui ne permettent pas un apport suffisant en vitamines D et en calcium ? Peau de balle et balais de crins, de la faute aux collègues qui avaient pris soin de le laisser se reposer, reprendre son souffle, se refaire une santé... Faisaient des Rough Rides, qu'ils disaient, avaient découvert l'expression, maintenant s'en gargarisaient, se la répétait en boucle, le grégaire reprenait ses droits. Cette foule vitupérant les collègues, suivant aveuglément quelques meneurs. Une foule ce n'est surtout que des pieds, quelques bras et peu de cerveaux... Elle gueulait Rough Rides, Rough Rides sur l'air des lampions, à s'en égosiller, à s'en époumoner, leur haine fondait sur la flicaille tel le vol de sansonnets sur un plaqueminier chargé de fruits oranges, en fin d'automne. D'après ces calomniateurs, les flics auraient précipité sans ménagements le Freddie à l'arrière du fourgon, sans l'attacher à l'aide de la ceinture de sécurité adéquate, puis avaient démarré en trombe, pris des virages sur les chapeaux de roues, conduit délibérément de façon brutale, pour qu'il soit brinquebalé, qu'il se cogne sur les parois comme une boule de pinball Swing Along sur les bumpers, recherchant le Tilt, se fichaient comme d'une guigne de claquer des parties gratuites, n'avaient aucune envie d'obtenir l'extra-balle... L'auraient fait exprès, pour le blesser, le meurtrir, le commotionner, l’attendrir comme il est nécessaire pour ces steaks McDonald's, taillés dans les morceaux de plat-de-côtes, pour les rendre comestibles, avant de le passer à la question ! Tu vois la perfidie, le complot, la cabale... Pour notre malheur, Freddie était de peau noire, les collègues plutôt blancs de peau, que sans le faire exprès, lors du coup de frein, l'un d'eux, déséquilibré, avait peut être, sans penser à mal, marché sur la gorge du jeune homme, ce qui expliquerait la trachée écrasée... De la faute à qui ? pour cette foule gavée de cette sensiblerie feinte, qui prédispose au lynchage. Au constructeur du fourgon qui ne prévoit pas un éclairage suffisant permettant de bien distinguer le jeune noir allongé dans la pénombre de leur véhicule ? Que nenni, toujours de la faute aux collègues... Si ce n'est pas de l'acharnement, saupoudré de mauvaise foi, sur un lit de subjectif... S'en était suivi une manifestation de plus de mille personnes, devant la mairie. De soit disant amis de Freddie, ils se revendiquaient comme tel. Quand le temps de foutre la merde arrive, s'en découvre des amis le lascar, en tombe de partout, dommage qu'ils n'étaient pas autour de lui de son vivant... Ils ont tenu plus d'une heure et demie, à faire le pied de grue, à hurler au racisme, aux résurgences de l'esprit qui régnait au temps de l'esclavage, à toutes ces conneries dégoulinantes de mièvrerie, agréables en bouche, valorisantes à l'oreille, qui font jolies au royaume de Bambi, juste pour faire leurs intéressants. Paroles, paroles... Ils n'ont que ça pour exister, rien d'autre ne peut les mettre en valeur, les distinguer, les sortir du lot, en faire des exemples, des modèles, des sujets d'admiration.... Juste une réunion de