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Une ballade introspective là où ça fait mal mais qu'on ne peut contourner pour se retrouver enfin. Ce livre auto biographique montre que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, que rien n'est acquis, que tout peut basculer et que chaque jour peut donner naissance au meilleur comme au pire. La compassion et l'amour ne sont pas toujours là où on les attend et la quête du bonheur ne peut aboutir qu'à la connaissance de soi.
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Seitenzahl: 31
Veröffentlichungsjahr: 2019
À ma fille, Dana, sans qui je n’aurais pas eu la force de survivre …
Préface
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Épilogue
Toubib or not toubib, that is the question...
Depuis ma plus tendre enfance, et dieu sait qu'elle remonte à loin, j'ai fréquenté divers milieux hospitaliers et consulté pas mal de médecins, ayant une santé assez médiocre et un petit corps souvent enclin à me donner du fil à retordre. J'ai commencé par le rachitisme, une scoliose, des allergies au lactose et à 7 ans et demi, j'ai eu un volvulus du sigmoïde brillamment diagnostiqué par le docteur de l'époque dont je tairai le nom dans un souci d'anonymat.
(Définition :
Volvulus est un terme latin qui désigne le retournement d'un tube sur lui-même, formant ainsi une boucle qui s'étrangle à la base. Le volvulus du sigmoïde est donc une torsion de la partie terminale du côlon, responsable d'une obstruction de l'intérieur du conduit digestif.
Il peut également être responsable d'une compression de certains vaisseaux sanguins, ce qui peut entrainer une nécrose, c'est-à-dire la mort des cellules qui ne sont plus alimentées en oxygène, si le volvulus n'est pas rapidement pris en charge. Ainsi, la progression des matières n'est plus possible et il en résulte un arrêt du transit.)
Aussi loin que cet événement puisse remonter, il reste à jamais gravé dans ma mémoire du début à la fin. Des premiers mots du médecin, je cite " Vous avez huit minutes pour l'amener à l'hôpital ou elle y reste !" à l'attente interminable de l'anesthésiste qui habite à une heure de l'endroit où je dois me faire opérer à la base, puis charcuter par la suite, un métier en cachant un autre (oui ça fonctionne comme les trains). Arrivée à l'hôpital, après avoir connu un premier toucher rectal, qui, s'il m'a sauvé la vie, m'a tout autant laissé un goût amer vu mon jeune âge... et après m'avoir entièrement déshabillée et allongée sur la table post opératoire (après le toucher, l'exhibition publique...), du haut de mes sept ans et demi, je me sentais comme une bête de foire pendant que des médecins s'affairaient devant les radios comme si j'étais le cas de l'année. J'entendis un d'entre eux murmurer " Un cas tous les dix ans en France, tu as vu ça … quel travail ! "
Pendant que tout ce petit monde commentait mon intestin complétement entortillé, j'étais tordue de douleur, nue comme un ver, n'attendant qu'une chose, qu'on mette fin à ma souffrance. Enfin l'anesthésiste tant attendu arriva (on était loin des 8 minutes) et j’accueillis le masque pour m'endormir comme la délivrance que je n'avais que trop attendue.
Les années qui s'en suivirent furent une perpétuelle prise de médicaments suite à une mauvaise cicatrisation et des adhérences constantes de mon intestin. Bref, j'avais appris à vivre avec des fruits sans peaux, pas de ceci, pas de cela… jusqu'au moment où j'ai changé de région.
La Côte d'Azur, son soleil, ses orangers, son ciel bleu... tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. La cuisine méditerranéenne, la bonne huile d'olive, tous les éléments nécessaires à une nutrition bénéfique pour la santé. Mon intestin qui ne m'avait point cherché querelle depuis quelques temps décida qu'il était temps de faire un petit rappel à l'ordre. J'éliminai donc toute source d'irritation externe afin que la douleur épargne mon colon. C'était sans compter sur différentes allergies alimentaires qui n'allaient pas tarder à conquérir mon grand corps malade (et le faire déchanter, du coup).
