Bright Lights Big City - Sky Scriber - E-Book

Bright Lights Big City E-Book

Sky Scriber

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Beschreibung

Elle rêve d'amour. Il. vit pour courir. Nous sommes au cours de l'année 2017, Tamara Marteens jeune étudiante, passionnée par l'Art, avec un grand A, emménage dans une toute nouvelle ville, loin de son Colorado natal, c'est pour celle qui est réputée de ne jamais dormir, qu'elle y déposera ses bagages, il s'agit bien-sur de la ville de Chicago. Cette dernière, prise de court par les évènements, car ses grands-parents ont décidé de quitter le continent, ayant prit la décision de vivre leur vieux jours dans la ville lumière, Paris. La jeune femme n'a donc pas d'autres choix que se rapprocher du lieu ou elle va intégrer la célèbre université des Arts. Une amie de longue date, qu'elle avait perdu de vue, du doux nom de Aimee Parker, jeune styliste dont la carrière monte en flèche, lui propose donc de son hospitalité, dans la ville où elle fera la rencontre d'un mystérieux homme de vingt-ans son aîné. Bien qu'il ne soit jamais venu à l'esprit de sortir avec quelqu'un qui ait le double de son âge, Valentino, de son nom, n'en est pas moins attirant, bien que le temps ne trahisse pas les traits fins de son visage juvénile, il a tout de même l'âge d'être son père, c'est pourquoi la jeune femme fera preuve de la plus grande des discrétions, elle veillera à ce que cette relation, avec cet homme, reste cachée aux yeux de tous. Relation qui n'est pas loin d'être de tout repos. Sa vie va être prise d'un tournant et promet d'être mouvementée. Tourments, désir et passion sont au rendez-vous . Alors, laissez-vous tenter par le délicieux et ténébreux Valentino, avec qui la vie risque de ne pas être tout à fait tranquille...

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Seitenzahl: 146

Veröffentlichungsjahr: 2018

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Bright Lights Big City

PréfacePartie 1 : La rencontrePartie 2 : Black ImpalaPartie 3 : Bring me to the nightPartie 4 : Le MidPartie 5 : Tu me brûles la têtePartie 6 : Une nuit dans ChicagoPartie 7 : EveilléePartie 8 : Un cauchemar ?Partie 9 : LuiPartie 10 : Le Mid (Partie 2)Partie 11 : Prends-moiPartie 12 : "Amour ?"Partie 13 : FeverPartie 14 : L'ImpalaPartie 15 : Le cadeauPartie 16 : surprise, surprise...Partie 17 : "Qui es-tu ?"Partie 18 : Bad ReputationPartie 19 : Le chasseur (Valentino)Partie 20 : Le changementPartie 21 : époustouflantPartie 22 : (Heureuses) retrouvaillesRemerciementsPage de copyright

Préface

Après un long vol depuis le Colorado jusqu'à Chicago, je m'arrête devant l'immense bâtisse, dans laquelle je vais vivre tout le long de mes études, mon amie de longues date Aimée Parker, a eu la gentillesse de m'offrir son hospitalité, elle est tellement merveilleuse. C'est une belle personne et je lui en suis grandement reconnaissante. L'avantage car il y en a un, c'est qu'elle ne me fait rien payer. Bien que j'ai lourdement insisté pour payer ne serait-ce qu'un loyer, elle y répondait chaque fois un « non » bien distinct, ce « non » que pourrait dire une mère fermement à son enfant.

***

Devant la porte de son appartement, attendant bien sagement qu'elle m'ouvre, j'entend arriver au loin, le cliquetis des talons aiguilles sur le sol laqué de sa demeure.

Dès que la porte s'ouvre je retombe nez à nez avec ma tendre et douce amie d'enfance.

- Salut!

Je n'eu même pas le temps de lui répondre, qu'elle me saute automatiquement dans les bras, instinctivement je serre d'avantage son étreinte. Elle se recule après m'avoir donné un baiser sur la joue droite.

- Tu m'avais manqué.

S'enquiert elle de dire. Et je lui répond la même chose avec enthousiasme.

- Vas y je t'en prie, entre et fait comme chez toi.

J'entre dans son appartement, pardon, sa sublime suite de luxe, je comprend à l'instant pourquoi elle ne m'a demandé quoi que ce soit. Elle n'en a pas besoin, Aimee et pleine aux as! Ça c'est sûr, elle est plus riche que toi! Me murmure, ma satanée conscience, à l'oreille.

Les murs sont maculés d'un blanc éclatant, des tableaux dont j'ignore de qui vient le coup de pinceau, habillent les murs du salon, ainsi qu'un portrait d'Aimee, inspiré par Andy Warhol dans la montée d'escalier qui doit sans doute donner accès à l'étage. Un grand écran plat qui occupe le mur du fond du salon et une petite table basse en métal argenté, un divan en velours surmonté de plaid en fourrure de vison. Effectivement, elle en a des choses à me raconter, je continue de parcourir du regard, avec le même émerveillement, la pièce est dispose de sorte à ce qu'on s'y sente agréablement bien, tant d'années se sont écoulés et Aimée est devenu enfin ce qu'il prétendait devenir depuis sa plus tendre enfance, ambassadrice d'une ligne de fringues de hautes coutures!

- Splendide. Mes yeux restent éblouis devant un tel luxe, je n'ai pas l'habitude d'être confronté à ce genre de tableau, moi qui ait passé mon enfance dans un ranch chez mes grand-parents.

Elle applaudit dans ses mains en couinant puis s'échappe dans la cuisine. J'ôte mon long manteau gris, sur lequel n'a pas encore tout à fait séchée la neige fondue et le pose sur un des sièges du bar.

- Que veux tu boire ? J'ai du Gin, de la vodka, du vin blanc... oh et attendant deux petites secondes... faisant signe de faire attention avec son index.

Elle disparaît dessous le bar et réapparaît une bouteille de Veuve Cliquot, une grande game de champagne, à la main.

- Et bah dis donc on ne se refuse rien à ce que je vois.

Un immense sourire vient gagner son visage porcelaine. Je la regarde un peu perplexe.

- C'est une grande occasion non ?

- De quoi ?

- Ton arrivée ici à Chicago! Elle tapote le siège du bar en face du sien. Allez vient par ici et installes toi.

Elle se lève et se dirige vers le meuble blanc laqué de la cuisine et en sort deux belles flûtes à champagne où elle y verse le contenu hors de prix et nous trinquons.

- À ta santé ma belle!

Je lève mon verre avant de le porter à mes lèvres, laissant le goût sucré du raisin valser divinement avec ma langue, sentant toute l'effervescence exploser en bouche. Avant de reposer mon verre sur le plan de travail.

- Hum... Ce champagne est divin!Je m'exclame.

- Racontes-moi tout, comment s'est passé ton vol ? Tu as un fiancé ? Oh mon dieu j'ai tellement de choses à te raconter depuis que j'ai quitté le Colorado, beaucoup de choses ont changé.

Nous rions à ne plus respirer, on se rappelle le bon vieux temps, celle où nos mères respectives étaient les meilleures amies du monde. Jusqu'à ce que la maladie fasse ses ravages emportant avec elle, ma mère et nos souvenirs passés. Après sa mort mon père n'a plus jamais voulu en entendre parler et a sombré dans l'alcool et d'autres substances illicites. Mais inutile de ressasser le passé et faisons un peu de place au présent. Non?

Nous sommes restées là plusieurs heures à se parler de nos vies respectives, tentant tant bien que mal de rattraper le retard que nous avons eu, comme qui dirait durant une longue pause au sein de notre amitié. Parlant des choses les plus banales aux plus extravagantes. Une bouteille de champagne plus tard, nous en sommes arrivés, à mon départ soudain du Colorado.

- Alors, qu'est-ce qui t'a enfin décidé à venir me rejoindre ici à Chicago ?

J'avale une gorgée du champagne hors de prix, qui se trouve dans mon verre avant de lui répondre.

- Figure toi que mes grands-parents se délocalisent du continent. Lui dis-je en souriant.

Elle me sourit en retour, l'air plutôt ravi de la nouvelle.

- Ah bon ? James et Martha quitte les États-Unis ? Pour de bon !

Je hoche la tête.

- Tout à fait, ils sont partis vivre en Europe plus exactement en France dans la capitale.

- Wow! C'est merveilleux, ne t'en fais pas, si l'envie te prend de vouloir leur rendre visite, je serais ravi de te faire monter bord de mon jet.

Un jet! Aimée est décidément la poupée Barbie que je n'ai jamais eu. Il ne manque plus que le Ken baraqué et c'est une femme comblée.

- Et toi ? Tu n'avais pas envie de les rejoindre sur Paris ? Tu décides de prendre ton indépendance ? Tu n'es plus leur petite fille chérie ? Dit-elle sur le ton de la surprise.

J'ai comme un petit pincement au cœur et j'ignore si c'est le champagne qui me fait sentir si mal à l'instant mais mes emotions semblent se décupler. Je me ressaisi.

- Non... malheureusement le petit oiseau est enfin tomber du nid, dis-je en rigolant. J'ai décidé d'aller de l'avant et de me lancer dans des études d'arts, je sais que Chicago est une ville dotée de magnifiques artistes, aussi bien loufoques que talentueux c'est pourquoi j'ai voulu tenté ma chance en m'inscrivant à l'université des Arts de Chicago.

Ses yeux d'un bleu profond se font si grand lorsque je lui parle de mes projets. Elle qui est une grande amatrice d'art, il suffit de regarder les murs de son appartement, composés d'œuvres dignes d'une galerie .

Elle me demande comment s'est passé le voyage et je lui répond que tout c'est extrêmement bien passé, jusqu'à l'amabilité du pilote et du stewart qui étaient une vraie bombe atomique.

Elle me tape sur le bras. La curiosité la gagne et elle ne peut s'empêcher de vouloir voir monsieur beau Stewart, qui m'a servi le champagne en première classe. C'était la première fois que je prenais l'avion, mes grands parents m'ont incité à partir, vivre la grande aventure.

- Tu aurais du prendre une photo. Tu es nulle.

Dit-elle en faisant mine de faire la moue, croisant les bras sur la poitrine comme une enfant en colère.

- Eh ! Mais je n'ai peut être pas une photo du pilote mais j'ai celle du Stewart. Je fouille dans mon sac à main et met la main sur mon téléphone.

- Quoi ? Fais moi voir ça !

Elle se précipite et se jette à l'autre bout de la table. Je désactive le mode avion de mon téléphone et recherche la photo du stewart dont j'ai attendu patiemment qu'il me face dos, m'offrant une vue on ne peut plus belle sur son sublime fessier, pendant son service. Mais avant même de retrouver la photo, je reçois une notification provenant de Snapchat, de la part d'un certain V.D. Tiens c'est très bizarre je ne connais personne, dont l'identifiant est V.D, pourtant me dis-je mentalement.

- Et tu vois comme je te disais, Paris était *magnifique*. Me dit-elle en terminant sa phrase en français.

Je n'entre aperçois qu'un mince morceau de cette conversation, trop captivée par le message que je viens de recevoir, sans doute par inadvertance. Je me décide quand même. Je l'ouvre et découvre la photo, d'un dieux grec, à la chevelure brune, se tenant debout, bien droit, une posture digne d'un dieu Olympien. Et sur laquelle il a écrit:

« tu veux que je te rejoignes ma puce ? »

Sous l'emprise du champagne qui me monte à la tête, le sang bat dans mes tempes, ma peau devient relativement brûlant et mon souffle s'accélère, je resserre instinctivement les cuisses. Je n'ai jamais ressentis une telle sensation, bien qu'elle soit loin d'être désagréable. Je ne sais pas si c'est le champagne qui me donne un élan de confiance, mais je me décide et prend mon courage à deux mains pour lui répondre.

Snap : « Je dirais bien oui, mais nous connaissons nous?? »

Attendant patiemment une réponse, je laisse mon esprit vagabonder, je me perd alors de part la fenêtre qui donne une vue imprenable sur le magnifique chicago à demi-éveillé. Songeant à ce bel inconnu à demi-nu, qui à la vue d'une simple photo me fait vibrer le corps…

Partie 1 : La rencontre

Il n'est pas loin de 23: 00 et ce soir je suis seule dans cet immense appartement, dans lequel je me suis installée, celui d'Aimee, cela fait peu de temps que je me suis rendue sur le sol de Chicago et cette vie me plaît déjà. En plus, pas plus tard que dans la soirée, j'ai commencé à recevoir des messages étranges, venant de la part d'un mystérieux inconnu, dont je ne connais que le nom, nous nous sommes envoyé quelques photos via Snapchat ; l'application phare des jeunes de maintenant, j'ignore toujours son identité. Je sais juste qu'il s'appelle Valentino et qu'il a un corps semblable à celui d'Hercule. Mon téléphone se met à vibrer, il affiche un aperçu d'un message que je viens à l'instant de recevoir.

"Je serais en bas de l'immeuble disons dans environ une demi-heure princesse"

Après quelques échanges textuels je décide enfin de me préparer, c'est sur son invitation à sortir ce soir que s'achève notre conversation. Je regarde par la fenêtre, mais c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, c'est impossible! Je descends de mon lit et me réfugie à toute vitesse dans la salle de bain, je me débrouille pour ne pas perdre de temps, car une attente trop longue risquerait peut-être de le faire fuir. Enfin je l'ignore, j'ignore tout de lui à vrai dire. Je m'apprête à sortir avec le plus beau et le mystérieux des sombres inconnus que la ville de Chicago n'a jamais connus. Une fois dans la salle d'eau, j'allume la station radio qui diffuse en ce moment le quart d'heure rock, j'augmente le volume et me laisse alors emporter par la voix de Joan Jett qui résonne partout dans l'appartement "I love Rockn'roll! So put an other dimer in the juke-box baby!", ma brosse en guise de micro, j'ondule mes hanches au rythme de la musique, m'oriente vers l'armoire située au-dessus de la magnifique vasque en verre. Toujours excitée à l'idée des folies avenantes, je saute de joie et m'empare de ma trousse de beauté, j'applique soigneusement ma poudre afin de parfaire ma peau, je choisis dans ma trousse de maquillage un blush rose poudrée afin de rehausser mes pommettes, j'opte pour des yeux de biche, j'applique un khôl marron pour souligner le regard et j'applique une base beige sur mes paupières, je prends ensuite mon mascara Monsieur Big de chez Lancôme et dont je suis raide dingue, il me fait des cils de poupées, je passe ensuite une rouge à lèvres tenue vingt-quatre heures de chez Urban Decay, Back-Talk, au fini matte. C'est bien ce qu'il me faut ce soir, de l'élégance et de la sexitude sans pour autant paraître vulgaire. Je ne veux pas avoir « l'air de la fille peu sur d'elle » ce soir. Je me regarde une nouvelle fois dans le miroir. Ça va aller, qu'est-ce qu'il pourrait bien t'arriver, si ça se trouves-tu t'en fais encore pour rien, comme à ton habitude. Et comme d'habitude ma conscience à raison, je la félicite pour sa perspicacité, c'est pourquoi je vais tout miser sur la tenue. J'entre dans mon dressing et me glisse dans une sublime petite robe noire manches trois-quarts, qui laissent apparaître mon dos nu, je complète ma tenue avec des escarpins gris métallisé assortis à une petite pochette en soie de la même couleur. Je cherche mon téléphone et regarde partout, jusqu'en dessous du lit, mais il n'est pas là, je regarde tout autour de moi avant de finir par remarquer qu'il était resté au même endroit. Il émet de la lumière dans la salle de bain, posé du meuble où au bord de la vasque en verre, je m'en empare puis rejoint aussitôt le lit et m'assois dessus en saisissant le téléphone dans mes mains, je découvre qu'il s'agit d'un message dans lequel et inscrit

"Je peux venir te rejoindre si tu veux"

Merde! C'est lui, il est en train de m'attendre et moi comme d'habitude je prends mon temps, je me dirige vers le salon puis m'approche de la petite télé qui retranscrit la vidéosurveillance sur le bas de l'immeuble et une autre sur la rue. Mon coeur cogne avec violence dans ma poitrine, quand je l'aperçois dans l'angle de la vidéosurveillance. J'arrive à distinguer en bas une superbe voiture, une Chevrolet, un modèle impala 1967 je dirais, couleur noire pour être exacte, comme dans Supernatural, sur laquelle il est adossé, il n'y a pas de doute c'est bien la sienne. Je saisis mon téléphone portable et rédige un message: 

"bonsoir, je vous en prie montez, je ne suis pas tout à fait prête." 

J'affiche mon plus beau sourire, mais je suis un peu embarrassée de l'avoir fait attendre aussi longtemps, ça fait quand même un bon quart d'heure qu'il poirote devant l'immeuble. Je suis si tendue, pourvu qu'il ne s'aperçoive pas que je suis nerveuse. Je me mords la lèvre inconsciemment, des tonnes de questions viennent envahir mon esprit, me demandant notamment ce qui peut m'attendre en bas, comment va-t-il réagir quand il me verra ? Et si je ne lui plais pas. Je m'installe sur le bout du lit et me renverse en arrière, tête la première. Je tente d'être moins nerveuse et m'abandonne à tout sens, j'arrive enfin à me calmer, faisant le vide complet dans mon esprit tourmenté. Pourquoi ai-je si mauvaise conscience? Je n'ai encore rien fait! Mais le bruit de la sonnette, m'extirpe de mes pensées, je sais maintenant que c'est lui, il est là à présent, derrière la porte, attendant que je lui ouvre.

Partie 2 : Black Impala

J'ouvre la porte et tombe nez à nez avec cet homme, beau, grand, brun ténébreux, au regard perçant d'un bleu profond, il dévoile un sourire qui révèle une denture parfaite, sans l'ombre d'un défaut, il est plus vieux que moi, certes. Mais il ne fait pas plus de trente ans et il est diablement...sexy! J'ai l'impression que mon cœur s'arrête un instant, quand mes yeux viennent à la rencontre des siens, je rennent mon souffle. Il rit ce qui me rend encore plus nerveuse. Son regard rivé au mien, il ne détache pas d'une seule seconde ses yeux des miens, si bien que je peux me voir dans ses pupilles grandissant avec indécence, alors c'est ça l'effet que je lui fais ? il se mord la lèvre. Mon Dieu, il se mord la lèvre! Hurle comme une hystérique ma déesse, en plein dans mes tympans, tout comme moi elle le guette dans son fauteuil œuf en velours rouge. Ce Dieu grec m'analyse de la tête aux pieds, il plonge son regard séducteur dans le mien et moi et bien je me liquéfie sur place, ne bougeant pas d'un iota. Sa voix, dont le son caresse divinement mes tympans, paraît être celle d'un ange. Mais son regard de braise me fait plus penser à un ange... de l'enfer.

- Vous êtes magnifique. S'écrit-il. Il écarquille davantage les yeux, quand ils viennent embrasser langoureusement mon décolleté. En temps normal, je me cacherais instinctivement la poitrine, en croisant les bras et me laisserai mourir de honte, mais là, je ne comprends pas pourquoi, je ne le fais pas. Bordel! Il me trouve magnifique . J'affiche un sourire timide et me mords, nerveusement, à mon tour, la lèvre inférieure. Je replace une mèche rebelle derrière mon oreille, mes yeux parcourent son corps si parfaitement dessiné, je rêve de passer mes mains, sur la moindre parcelle de son corps... mon corps se consume de l'intérieur, je peux sentir les flammes gagner la moindre partie de mon être. Ça va par ressaisis-toi grande saute! Je me demande si j'ai affaire à une personne réelle, ou bien à une entité surnaturelle provenant de mon imagination débordante. Ce qui expliquerait sa beauté angélique et ses traits si tirés. C'est ça ! C'est peut-être un vampire ou un monstre qui va juste faire de toi son dîner. Renchéris ma conscience, avec son air dubitatif. Je repousse cette allusion répugnante, bien que j'aime bien devenir son dessert... Je contemple ce bel homme en face de moi, dont la gestuelle n'esquisse aucune faiblesse, il a l'air parfaitement à l'aise, enfin c'est ce qu'il laisse paraître en tout cas. Mon regard plonge dans ses yeux d'un bleu profond, je m'y noie presque. Ça y est je craqué, qu'est-ce que t'attend parlé lui sombre idiote, me reprend de justesse ma conscience.