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Citation d’une lectrice amie : « Elles ont toutes en commun un esprit un peu ‹ cartoon ›, enlevé, avec de gros plans sur les petites choses, le rythme guilleret, souvent comme dans les chansons traditionnelles, cette façon de donner la parole aux objets du quotidien, les jeux de mots ... » C’est avec dessein qu’elle met peu ou prou de ponctuation, se contentant d’une majuscule pour introduire une nouvelle phrase, une nouvelle pensée. Musicienne amateur (violoncelle, piano), elle se laisse entraîner par la mélodie des mots et le rythme des phrases. Elle se la veut modeste. C’est simple, c’est beau mais ce n’est pas du Boileau !
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Seitenzahl: 101
Veröffentlichungsjahr: 2015
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Poésies pour enfants
Comptines
L’école
Le collège
La Rentrée
Lundi matin
Blues de l’écolier
C’est qui ?
J’aime l’automne
Petite feuille, où vas-tu ?
Le p’tit parapluie
Blanche neige
Huit heures du matin dans mon jardin
Les plaintes d’une petite serpillère
La souris clic-clac
Bertha
Drame dans la cuisine
Les lunettes volantes
Le moustique kamikaze
Jeux de mots pervers : ver, verre, vert, vair ou vers ?
0ù sont les ... ?
Pique-nique des oiseaux
Aspi le Rateur
Aurélie
Bertha raconte sa mésaventure
Balle ! balle !
» Opéra bouche «
Une fugue tragique
Bertha et la musique
La fiancée du vent
Lily la limace
La petite note
Bertha en difficulté
Belle est la neige
Mon chat
Blues d’une machine à laver
Air du Sud
Bertha en voyage
Bertha en vacances
Une tartine au Paradis
La pluie
Des croquettes pas bien nettes …
Ça vous en bouche un coin …
Perso
MOT
T...
Ame en peine (ballade)
Amour
Couleurs
La java du père Grenat
Bogor
La Rose
Cercueil de l’été
Pourquoi ?
Symbiose
Le pouvoir des chiffres
Notes de Toussaint
Couleur de sel
Décrépitude
Espoir
L’enfant martyr
Chers enfants
Couleur de pont
Retraitée blues
Être grand-mère
Soleil
La vieille dame
Etats d’âme d’un banc public
Voyageuse sans bagages
Reisende ohne Gepäck
L’amitié
Grisaille
Histoire de Net
Minou et Minette
Il pleut il mouille c’est la fête à la grenouille
Je panse donc j’essuie La ballade du PQ
A la recherche du mot perdu
Mais où sont-elles passées ?
Question de temps
Printemps
Réveil en musique
Atmosphère
Ma maison
Hymne à Minou
Ennui
Wanted : l’Hiver
Le vélo
Instants fugaces
Hosto-mélie
La clinique du Hurlevent
Slams sur l’actualité
Elucubrations
Nouvelles du matin
Pensées …
Pensées olympiques
Mauvais ciné
Saga 2001
Pensées impies
Utopie 2002
Février 2003
Ballade du banni
Valse moyen-orientale
P’tit Claude
Cachez ce sein …
11 septembre 01 / 11 mars 04
11 mars 04
Les animaux malades de la guerre
Stupeur Horreur
Requiem pour l’Irak
Sego go go Sarko
Im / média (t)
Des animaux et des mots
La burqa
Vent de liberté
Supeur et tremblements
12 janvier 2010
Je suis en colère …
La Syrie
Fin d’année mouvementée
Montalivet CHM
Impressions
CHM plage
K ni Q le
Monta en vers et contre tous
Alerte au CHM
Vag’symphonie
Flocons d’argent
« Médusé »
Immobile dans le temps
Les éléphants
Oh oh les paréos
Les Mayos et les Kunus
Au boulodrome
Ces comptines et historiettes
mettent en scène
des petits riens de la vie ordinaire.
Elles sont destinées aux enfants et à ceux
qui n’ont pas quitté leur âme d’enfant.
L’heure
Driing !
Il est quelle heure ?
Il est sept heures
Sept heures et quart
Non j’en ai marre !
Sept heures et demie
Je reste au lit !
Huit heures moins l’quart
Je suis en r’tard !
Il est huit heures
Zut quel malheur !
Pourquoi ? Parce que !
Toujours c’est moi !
Pourquoi pas toi ?
Fais-ci fais-ça
Viens-ci viens-là
Parce que par-ci
Parce que par-là
J’en ai marre
de ce bazar
J’vais à la gare
Adieu j’me barre !
Le temps qu’il fait
1. Allô bonjour
On fait un tour ?
Oh zut il pleut
C’est malheureux
Y’a des nuages
Comme c’est dommage
Prends ton manteau
Il fait pas beau
Le ciel est gris
Je reste au lit
2. Il fait soleil
On se réveille
Le soleil brille
Debout les filles
Eh les garçons
Pas de leçons
Il fait si beau
Allons au zoo
Le ciel est bleu
On est heureux !
12 | 00
On est amis
Mon père n’est pas ma mère
Mon frère n’est pas ma soeur
Ma mère est infirmière
Mon père est conducteur
Et moi, ce n’est pas toi
Et toi, ce n’est pas moi
Et qui est Arthur ?
Mon copain, bien sûr !
Manon et Tarik
Manon n’est pas un garçon
ça non, ça non, ça non
Manon n’aime pas les leçons
ah non, ah non, ah non
Manon, elle aime les garçons
c’est bon, c’est bon, c’est bon
Son ami c’est Tarik
il est fantastique
il aime la musique
il aime la physique
mais surtout, surtout, surtout
il aime les bonbons
il aime le violon
il aime Manon
2003
Léon
Dis-moi ton nom
J’m’appelle Léon
Tu habites où ?
A Tombouctou
Tu as quel âge ?
Je n’ai pas d’âge
T’as une maman
Non plus main’tnant
Et ton papa ?
Il a l’sida
Tout seul tout nu
J’vis dans la rue
Là ce carton
C’est ma maison
J’ai faim c’matin
T’as pas du pain ?
Sois mon copain
Donne-moi la main
08 | 01 | 01
J’ai eu six ans
L’école m’attend
J’ai un cartable
très confortable
Y’a tout dedans
c’est excitant
Je vais apprendre
et tout comprendre
Papa Maman
je suis un grand !
07 | 10
Onze ans maintenant
ado naissant
L’collège c’est bête
je m’y embête
Y’a dans mon sac
du bric à brac
des cartes à jouer
pour la récré
Vive les copains
Y’a qu’ça de bien !
07 | 10
C’est la Rentrée
fini l’été
une folle année
va commencer
Vive les copains
tu viens demain
c’t après-midi
j’suis déjà pris
Le prof d’anglais
Dieu qu’il est laid
L’prof de physique
il a des tics
Le prof de math
lui il est bath
même les plus fous
ils comprennent tout
En politique
c’est la panique
et les zéros
pleuvent en philo
Quant au français
là s’il vous plaît
faut tout apprendre
sans rien comprendre
L’vocabulaire
et la grammaire
le temps qu’il fait
et l’heure qu’il est
savoir compter
et conjuguer
mettre au passé
sans hésiter
Va au tableau
Ecris ce mot
Pourquoi cette peine
se dit Hélène
D’mander du pain
ça s’obtient bien
avec la main
sans examen !
08 | 03
PS : français langue étrangère
Lundi matin
un jour de juin
Il fait si chaud
Il fait trop beau
Aucune envie
Où est mon lit ?
Une longue semaine
jusqu’au week-end
Tout l’monde est là ?
Tais-toi là-bas !
L’cours de français
est au complet
Un élève baille
Un autre braille
Qu’est-que j’ai dit
p’tit malapris ?
Répète le mot
Va au tableau
L’professeur tonne
la classe bourdonne
Une mouche arrive :
mon Dieu où suis-je ?
Une bande de fous
j’retourne au trou !
16 | 06 | 03
Ça n’va pas bien
envie de rien
J’aime pas l’école
ça me rend fol
J’veux pas apprendre
j’veux pas comprendre
J’veux m’amuser
toute la journée
lire des bédés
dans les vécés
aller au lit
en plein midi
chez des amis
jusqu’à minuit
c’est ça la vie
dont j’ai envie !
Il est sept heures
zut quel malheur
faut se lever
faut pas traîner
faut s’habiller
faut s’pomponner
pas l’temps d’manger
faut s’en aller
Papa maman
c’est pas l’moment
d’vous embrasser
je suis pressé(e)
L’école m’attend
c’est pas marrant
Le stress l’ennui
c’est pas une vie
J’veux pas m’lever
J’veux pas m’coucher
J’veux m’reposer
pas galérer
J’veux un portable
dans mon cartable
de l’ectasy
dans mon étui
Je veux fumer
à la récré
pouvoir fl irter
dans l’escalier
J’veux rigoler
et pas pleurer
J’veux rouspéter
c’est mon métier !
Ça va très bien
besoin de rien
Je peux glander
toute la journée
C’est les vacances
je suis en transe
pas de boulot
pas d’interros
Je peux « chater »
toute la journée
téléviser
sans arrêter
mettre des CD
pour m’éclater
Je suis branché(e)
Ça c’est le pied !
02 | 01
Je suis une libellule
la reine des funambules
Les mots sont mon royaume
J’y puise là mes arômes
Sur les lignes d’un cahier
je joue à cloche-pied
sautille dans les rangées
des phrases alignées
Aidée dans ce labeur
par une armée d’consoeurs
j’ordonne et positionne
portionne et perfectionne
Je suis un p’tit bidule
de taille ridicule
une patte de mouche qui louche
qui fuit dès qu’on la touche
En bio math et physique
mon rôle est mirifi que
Quand j’entre dans la danse
les chiffres entrent tous en transe
La p’tite chose minuscule
c’est moi la p’tite virgule
Le point est mon voisin
il a le mot d’la fi n
09 | 09
Illustration de Laureline
J’aime l’automne
quand le jour sort de la nuit
J’aime les rues ensommeillées
les traces de la vie sur les pavés
qui brillent sous la pluie
J’aime les devantures assoupies
qui resplendissent à l’envie
J’aime les feuilles éparpillées
les rouges les jaunes les mordorées
qui loin d’être mortes
courent toutes essoufflées
se réfugier sous les portes
J’aime les murs délabrés
parés de lierre entrelacé
les oiseaux malicieux
qui se disputent sous mes yeux
J’aime le vent qui me gifle au passage
la pluie qui sillonne mon visage
les nuages aux joues gonflées
que chassent les alizés
J’aime surtout une fois rentrée
après une bonne tasse de thé
me réfugier sous la couette
dans ma maison douillette
11 | 07
Petite feuille, où vas-tu ?
Pourquoi descends-tu ?
Tu n’te plais plus là-haut ?
Y fait-il trop chaud ?
La petite feuille curieuse
est bien aventureuse
Un coup de vent
la pousse en avant
Quel beau tapis se dit-elle
s’élance en carrousel
et atterrit en douceur
au milieu de ses sœurs
La voilà mal tombée
au milieu de l’allée
plaquée au sol
au bord d’une rigole
Rieuse elle reprend son élan
manque tomber dedans
Ouf, j’ai échappé à la tornade
maintenant pas de noyade
Un souffle puissant
la propulse en avant
jusqu’à un monticule
où elle joue les funambules
Un savant rétablissement
et elle accroche dans le vent
une joyeuse farandole
de compagnes frivoles
Elle s’amuse elle batifole
telle un papillon elle vole
Elle oublie le temps
ivre du moment
Voulant se reposer
elle faillit être arrosée
sous la patte levée
d’un chien mal intentionné
Un aspirateur géant
l’envoie dans le néant
Des pieds malfaisants
la foulent brutalement
Elle courbe l’échine
ses forces déclinent
clopin clopant
elle se traîne sous un auvent
La robe fripée le teint jauni
elle n’a plus goût à la vie
La coquette désespérée
est prête à pleurer
Une petite fi lle l’a ramassée
elle l’a mise dans son cahier
à l’abri de tous les dangers
Adieu la liberté !
11 | 06
J’suis un p’tit parapluie
de service jour et nuit
et là où je m’ennuie
ce sont les jours sans pluie
Le moindre p’tit rayon
et je perds la raison
Accroché à l’entrée
j’attends la grosse nuée
Une main me saisit
m’entraîne vers la sortie
je renais à la vie
je m’étire je grandis
Mes baleines se déploient
je me sens comme un Roi
Je ruisselle de bonheur
quand le ciel est en pleurs
Mon ennemi c’est le vent
je résiste vaillamment
je me plie je supplie
je hoquète de dépit
Les baleines hérissées
la robe déchiquetée
je joue les fi lles de l’air
je pars en un éclair
Ce rouge dans le fossé
c’est moi le trépassé
03 | 09
Une symphonie débridée
s ’abat sur les pavés
une partition sans clé
que le ciel a composée
Plaisir du blanc immaculé
sur la ville ensoleillée
qui recouvre avec légèreté
tout signe d’impureté
Linceul sans beauté
d’une grise matinée
quand le ciel est engrossé
de lourds nuages serrés
Des enfants emmitouflés
se poursuivent dans les allées
Des sans-logis frigorifiés
cherchent un coin pour se chauffer
Crissements de souliers
dans l’atmosphère ouatée
Des gros flocons légers
qui tombent en giboulées
Une petite vieille courbée
d’un pas peu assuré
trottine sur la chaussée
elle tient son sac serré
Un jeune chien enjoué
chasse les cristaux ailés
