Celui qui fut moi - Joe Coffer - E-Book

Celui qui fut moi E-Book

Joe Coffer

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Beschreibung

Le récit de quelques moments d' une vie ordinaire. Le parcours d'un gosse de cité, qui décide de ce que sera sa vie, très jeune. De l'enfance, jusqu'aux moments où l'on espère partir, pour ne plus souffrir. Après avoir traversé tout ce que la vie peut faire comme promesses, ou comme dégâts. Les souvenirs d'une vie résumée, en quelques pages, avant que Parkinson ne les efface.

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Seitenzahl: 129

Veröffentlichungsjahr: 2018

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« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.»

La boutique de Quinous

12 rue hausse pied

52170 Rachecourt sur marne

©joelspinilaboutiquedequinous.

L' auteur tient à informer les pisse froid, les mous du cervelet, les emmerdeurs en tous genres, que les écrits qui suivent sont le fruit du travail de son cerveau surmené. Les situations, personnages, lieux, dont il est fait mention ici ne donnent le droit à aucun des sus-nommés de se croire autorisés à protester, ou vouloir intenter une quelconque action, puisque, de toutes les façons, ceci est un roman. Et que toute ressemblance envisagée ne serait que le fruit de l'imagination du lecteur.

A bon entendeur!!!

TABLE DES MATIERES

Distribution des rôles

Les cités, les vacances, la tribu

Les copains,les filles,les conneries

Puisqu'il faut grandir

Une autre vie

Délires poétiques

Bonus

Helmut et Bamboula

Casting personnages, distribution des rôles.

Rôles principaux:

Coffer Adrienne

grande-mère maternelle

Louis

grand-père maternel

Gilberte

fille de Adrienne et Louis

Renée

fille de Adrienne et Louis

Hubert

fils de Adrienne et Louis

François

grand-père paternel

Solange

grand-mère paternelle

Les copains

Danielcopain d'enfance de l'âge de 6 ans jusqu'à son mariage avec «ça» un peu mon faire-valoir. 1M65 74 kgs. pour paraître bien, voire simplement pas mal, avec les filles, avoir un copain plus moche et plus niais que soi. (A double tranchant )

Christopheune gueule d'ange et un caractère de chacal

Nonocopain des cités, non scolarisé, car atteint de graves problèmes relationnels avec son système urinaire.

Marcelsurnommé «ma couille» par sa mère, frère de Christophe. Simplement parce qu'il vérifie sans arrêt si elles sont toujours en place

Dédéfrère de «jean-tout», le plus jeune de la bande, sept ans de moins que Joe. Le timide amoureux de toutes les filles de la bande.

Jean-tout.De son vrai prénom Jean-Thèodore, ça ne s'invente pas! Le plus sérieux de la bande,et un coté poète.le tombeur. Jean -tout, parce qu'il est au courant de tout, sur tout.

Tisouen fait, Francis, frère de Paulo, rigolo, le cerveau inventeur des plus grosses conneries

Paulo1m74, 83 kg à 16 ans. Un gant de velours sur une main en béton armé. Et la main sur la tronche de quiconque ne veut pas croire qu'il est pacifiste.

Jean-LucLa grande gueule, parle fort, a toujours raison. Mais il répond toujours présent si besoin, pour tout .

DidierUne tendance fâcheuse à vouloir convaincre tout le monde que l' on ne verra pas l' an 2000

Les Filles

Catherineune des petites chéries de Joe. l'amour est aveugle,surtout à l'age de la pré-puberté.

Francettefille de l' épicière de quartier, Jacquotte, vieille dame sourde, qui est à l' origine de bien des vocations de chapardeur dans les grands magasins

ÉvelyneConquête éphémère de Joe, consolation d'un raclée au foot

Martineun parc, un banc, et pour un après-midi, Martine, rencontrée la veille.

MarineCopine de France, gros béguin pour Joe. A nos coups manqués, jusqu'à ce que ..Grenoble

Christineéveil du sentiment amoureux unilatéral chez Joe

Seconds Rôles

Josiane

fille de

Gilberte

Ginette

( la grande)

fille de

Gilberte

Pascal

fils de Josiane

Arlette

fille de Josiane

Jacky

fils de

Hubert

Liliane

fille de

Hubert

Charles

frère de

Solange

Simone

épouse de

Charles

René / Jeanne

les cousins de Revillon

Alex,Guy

les»grands» frères de Christophe

Bouboule:concierge passionné de pèche,et surtout de pétanque, parce que à la pèche on ne peut pas tricher

Tout le reste, ce sont des légendes

THalliday(Jean-Philippe Smet) 1943-2017)Interprète rock star française

Gene Vincent(Vincent Eugène Craddock): première génération de rockers en cuir noir( 1935-1971)

Bill Haley:(1927-1976) les Comets

LES CITES, LES VACANCES, LA TRIBU.

On est arrivés aux cités j'avais six ans, et mon premier copain, ça a été Daniel. Puis Christophe, qui habite la même rue, juste en face.

Les cités de marne, c'est un quartier, où il n'y a que des familles de cheminots. Nous, au début,nous étions dans une sorte de baraquement, avec trois pièces.

Mes parents avaient voulu quitter la "banlieue" où nous étions, sûrement parce que ma mère en avait marre de vivre à coté de ma grand mère Solange, qui n'était pas spécialement du genre "gentille". Mon grand' père François, lui, arrivé en France à l'âge de sept ans, c'est le rital pur jus.

Il dit que le secret du bonheur, c'est simple:

un verre de gnôle le matin avec le café, pour la santé,

ne pas perdre de temps à discuter avec des cons,

une femme sourde,

et un verre de gnôle, pour le plaisir, le soir,

et lui est chaque jour heureux, sûrement parce que il aime bien la gnôle, ou alors parce que la grand mère est sourde?

Il est toujours de bonne humeur, et quand nous allons le voir, il a toujours une histoire à nous raconter.

Il travaille à l'usine,et quand il rentre du boulot, après le repas, il repart faire du bois, pour lui le vendre, et il va faire gardien dans une autre entreprise du coin. En fait, il ne dort que trois heures par nuit, et il pète le feu, comme il dit toujours. Petit mais costaud.

Et tout cela ne l'empêche pas de jouer de l'accordéon, et de nous emmener nous balader dans les bois, pour nous apprendre à reconnaître les arbres, et les champignons, à découvrir les animaux que sans lui on ne verrait pas, et quand on rentre de promenade, il nous joue de l'accordéon, en buvant son verre de gnôle.

Il vient souvent nous voir aux cités depuis qu'on y habite. Il aime bien papa.

Mon père a été élevé par le frère de ma grand-mère, pourquoi, je ne sais pas, personne ne sait. Juste que papa se demande toujours si François c'est son vrai père, car il paraît qu'il a été reconnu. Et qu'il est allé vivre chez lui après ses quinze ans. Mais moi je m'en moque c'est mon grand père quand même.

Et puis il aime " la pierrette", ma mère, il dit"c' est la classe". Ils n'ont pas beaucoup de différence d'âge, quand ma mère s'est mariée, elle avait quarante deux ans et papa vingt trois.

Il a d'autres enfants, sept, d'après lui parce qu'il n'avait pas la télé, et que les nuits sont fraîches en France, mais il aime bien venir car, selon lui, ses autres enfants sont soit des fainéants, soit des cons. C'est pour cela qu'il ne veut plus que le facteur vienne chez lui.

Le grand Charles, qui a élevé papa, on va le voir un dimanche sur trois, pour boire le café, et manger le gâteau que la tante Simone fait à chaque fois. C'est vrai qu'il est grand, il doit se baisser pour passer sous les portes, et il est costaud comme une armoire normande dit papa. Il paraît qu'il est capable d'assommer une vache d'un coup de poing.

Alors on se tient à carreau quand on y va, on n'a pas peur, puisqu'il est gentil, mais quand il crie, la tante Simone dit que même les corbeaux ferment leurs gueules.

Et c'est mon parrain, il me donne à chaque fois un peu d' argent, pour moi "acheter des livres ou des bonbons, mais les livres tu peux les garder, et les relire, alors que les bonbons, si tu les choisis mal, tu as mal au ventre. Ou fais moitié, moitié, comme cela, tu apprends, et tu as les deux plaisirs, pour ta tête, et pour ton ventre, si tu fais le bon choix" .

Un autre grand Charles, c'est le général de Gaulle, qui, passant devant les cités, en se rendant à Colombey, devant le monde amassé sur les trottoirs, pour saluer son passage, demande à son chauffeur d'arrêter la voiture.

Comment ont-ils su qu'il allait passer ce matin, tous ces gens qui se pressent pour le toucher?

Il marche un moment sur la route, serrant les mains qui se tendent vers lui, et s'arrête, devant moi, se penche et m'embrasse, puis dit quelques mots à mon père, qui n'est pas tout à fait un admirateur.

Pourtant il est fier, mon père, de ces mots échangés avec notre président.

Et maman, qui parle souvent du général comme du messie politique, est rouge de confusion, de bonheur.

Cette image du général est restée en moi, petit gamin débraillé, sur le bord d' un trottoir, comme mon heure de gloire personnelle.

L'école Jules Ferry, le préau à l'entrée sur la droite, la grande cour, le portail immense, vert foncé, et puis là bas loin, loin, le bâtiment des salles de classe, un couloir, et au bout une autre porte qui donne sur la grande cour de récré. Comme chaque jour, je vais me cailler les sangs en espérant que l'instit ne me questionne pas sur les problèmes de calcul. Je n'ai rien compris, et comme de toutes les façons ce qu'ils appellent les maths, j'ai horreur de ça.

De tous les instits celui que je préfère c'est monsieur Riboux, parce que il est bien gentil, et avec lui j'apprends bien, presque avec du plaisir, monsieur Roch, pas pareil, il est pas aimé lui, trop dur, même sa voix elle fait peur. Le plus mieux meilleur comme dit mon copain c'est monsieur Guiseppin. En plus c'est un copain de papa.

Il fait froid ce matin, il a neigé sur les cités de marne. Comme à chaque fois, lorsqu’il fait froid comme ça, on se lève ma sœur et moi, et le petit déjeuner est prêt. Et maman a préparé le four de la cuisinière, ouvert, pour que l'on pose nos pieds sur la vitre pour nous réchauffer avant de mettre les bottes et partir à l'école.

En partant vers l'école on cueille au passage les copains, voisins, et les quatre kilomètres nous semblent courts en faisant les idiots sur le chemin. Prochaine rentrée c'est le collège, st ex comme l'on dit, on va aller à st ex. Enfin! Enfin?

C'est pas la misère qu'il chante l'autre, mais nous ça y ressemblait vachement dans les années 60. Papa est déjà au boulot, parti à vélo vers quatre heures. Si tout se passe bien on le verra ce soir, au repas, si il y a des soucis, il sera couché, bourré comme c'est pas permis.

Hier, après l'école quand je suis rentré, il y avait mon cousin Jacky qui était arrivé de Roubaix. Il a dix huit ans, moi seulement pas encore neuf, mais je l'aime drôlement bien Jacky. Papa dit que c'est un voyou qui vient se planquer chez nous dès qu'il a fait une connerie là haut. Comme voler des voitures, ou quand il a des soucis avec son père, le frère de maman. M'en moque moi, Jacky, il est mon héros.

Il vient de temps en temps un jour ou deux ou une semaine, papa dit "le temps de se faire oublier» mais je sais qu'il l'aime bien lui aussi notre Jacky.

Je ne sais pas si Jacky va me crier dessus ou se moquer de moi si je lui raconte ce que j'ai fais avec les copains en rentrant de l'école tout à l'heure. En passant devant le "familistère" le magasin ou ma mère va acheter tout à crédit, mais elle a des bons cadeaux avec des points, en passant devant l'étalage dehors, avec Daniel et jean-tout on s'est arrêté et j'ai pris une pomme dans un cageot et comme un voyou, j'ai demandé à Daniel " tu la veux?" Comme il a dit non j'ai répondu moi si! Et je l'ai prise et me suis sauvé en courant en les laissant devant l'étalage.

Jacky et papa discutent, comme Jacky

est arrivé avec une valise, ça rassure mon père, qui lui dit" donc là tu es en vacances, on ne risque pas de voir les flics débarquer pour te rechercher? On va pas être obligés de dire qu'on ne t' a pas vu?"

"Arrête mon oncle, je me suis juste engueulé avec papa, et je viens passer un peu de jours, si tu veux bien,le temps qu' il se calme"

"On va l'appeler, lui dire que tu es là"

"il doit le savoir, chaque fois que je me sauve, il sait que c'est chez vous que je suis."

Jacky a, dans sa valise, comme quand il vient vraiment en vacances, son tourne disque, et je sais qu'il va me faire écouter sa musique, Johnny Halliday, Gene Vincent, Bill Haley, et un tas d' autres que je ne connais pas .

Papa va encore crier le soir, pour qu'on arrête cette musique de sauvages .

Mémère Coffer vient de mourir,

et j'ai vu mon père pleurer . Alors c'était vraiment du cinéma quand mémère et lui faisaient semblant de se disputer ! Elle est là allongée sur son lit, et on m'a obligé à l'embrasser pour lui dire adieu.

Il est sept heures et elle est morte cette nuit, je l'aimais bien moi, mémère coffer, mais me réveiller pour l'embrasser, alors que je pouvais rester dormir encore sous le gros édredon rouge, plein de plumes de canard, dans le lit, où je dors avec Liliane.

Je dors toujours avec Liliane, quand je viens chez mémère, parce qu'elle aime que je mette mes pieds entre ses pieds, pour la réchauffer, je suis une vraie bouillotte qu'elle dit .

Et puis, elle est chez mémère depuis qu'elle est toute petite , et elle s'occupe de la grand mère qui ne peut plus marcher, et aussi de la tribu

Liliane, je ne sais pas quel age elle a, elle est plus grande que moi, c' est la sœur de Jacky, qui est resté un an, cette fois, chez nous. Il a trouvé du travail, chez un garagiste ,un peu normal, il s'y connaît en voitures. Quand je vais en vacances il y a toujours ce que mémère appelle sa tribu .

Ce sont les enfants qu'elle élève, avec Liliane . Avant il y avait maman, jusqu'à ce qu'elle se marie, qui est restée pour s'occuper de ma grand-mère et des gamins. Tout le monde appelle maman "ma tante". Il y a Michèle, Marlène, Jean-François, et puis tous les autres, qui sont là quand je vais en vacances chez mémère coffer.

C' est vrai que ça fait tribu, et en plus, mes cousins, et cousines, qui viennent, des fois, en vacances quand je suis là. C' est pas loin pour eux, ils habitent dans le même village que coffer.

Ma tante Renée, je vais des fois chez elle, il y a neuf enfants, des plus grands que moi, mais il y a Bruno, que j' aime bien, on a deux semaines de différence.

Et puis Gérard, et Geneviève, qui ressemble à France Gall, la chanteuse.