2,99 €
Qui n’a jamais connu une déception amoureuse ? Une trahison ? L’amour est ardent et ne laisse point de place à la rationalité, mais plutôt à l’intensité. C’est pourquoi, si le bonheur est pétillant, la tristesse est tout autant brûlante lors des fâcheuses ruptures, surtout non désirées.
Vient alors le temps des réflexions. Comment sortir de ce sombre tourment ? Écrire peut être une échappatoire. Coucher ses sentiments est une thérapie. Alors pourquoi ne pas le faire à deux ?
"Chagr100 d’amour" vous propose de vivre l’évolution émotionnelle d’une déception amoureuse à deux, avec un compagnon de route en suivant ses sentiments, pour ainsi coucher les siens. Au rythme d’un poème par jour, ressentez le tourment qui habite votre comparse pour en saisir les vôtres et inscrire sur le papier vos propres pensées.
"Chagr100 d’amour", c’est une progression émotionnelle collaborative du tourment d’une déception, au travers de l’écoute et de l’écrit, dans la capacité des mots à transcrire les émotions pour les écouter, les accepter, les assumer.
Vivons ensemble notre déception, de la colère, à la rédemption, du tourment, au renouveau !
En somme, il s’agit d’une forme de projet littéraire "collaboratif", convaincu que le livre n'incarne pas qu'une simple relation unilatérale entre auteur et lecteur, mais qu’il peut devenir une intégration, un mode de relation quasi directe.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Mickaël Da Silva - Titulaire d’un master dans le domaine de l’environnement et autoentrepreneur depuis 2022, il s'est lancé dans la proposition de services variés autour du monde des mots après ce master, notamment dans les domaines de la rédaction et de la correction. Cette activité fait partie intégrante de son quotidien tout en étant un outil « d’empowerment » en réalisant des missions qui lui permettent de développer d’autres projets en parallèle.
Parmi ces projets, il y a notamment des projets littéraires et scientifiques à l’image de ce manuscrit qu'il souhaite porter aux yeux de potentiels lecteurs. Dans ce sens, un projet autour de la participation citoyenne dans le nucléaire a déjà eu la chance d’aboutir, en plus d’une autoédition autour d’un petit guide pratique sur le mémoire de fin d’études.
Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:
Seitenzahl: 29
Veröffentlichungsjahr: 2024
Mickaël Da Silva
C’est fini. Ces mots résonnent dans mon esprit
Tel un vacarme des ténèbres, de la nuit,
Où la pénombre règne étouffant l’espoir,
Ainsi déchirant mon cœur devenu si noir.
Ce fracas détruit petit à petit le calme,
De ce doux paradis, de jour que l’on réclame,
Là où la clarté rayonne, aidant le bonheur,
À exister face à l’obscur, à la douleur.
Mais dès aujourd’hui, étranglé, sourd, je le sais,
Insignifiante, la lumière s’en est allée
Pour ainsi laisser place à un triste décor,
Ici, là où le Bien et la lueur sont morts.
Adieu Soleil, j’ai tant aimé te côtoyer,
Mais le bruit de ces mots, face à toi, a gagné,
M’assourdissant, et de sorte que me pénètre,
L’Enfer noir rugissant ; ce calvaire je vois naître.
L’Enfer en ce jour est à son origine,
Se répand en moi comme une maladie
Me ronge, me consume, me détruit
Et m’aveugle à l’aide de sa bruine.
Le flou règne, je ne sais où je vais,
Le doute m’habite, les yeux fermés,
Plus rien n’est visible, rien n’est clarté ;
L’écrin de mon tourment s’est refermé.
Ce jour d’après marque le flou début
Du chemin de croix que sera ma vie,
Où sont roi la crainte et l’inconnu,
Et Souffrance comme honteuse compagnie.
La question de s’en sortir ne se pose,
Enfermé, la force s’est envolée,
Tout perdre est bien la pire des choses,
Mon sombre destin, je dois l’accepter.
La souffrance, en ce jour, est à son apogée,
Hère, plus forte est encore la désillusion,
Rongé, bien plus forte encore la déception,
Bien plus fort encore, je vois, le mal m’habiter.
Car si, oui, déjà je savais, que la douleur
Serait ma pénible compagne de chaque heure,
Je venais malgré moi d’apprendre une chose
Qui allait rendre cette vie bien plus morose.
La trahison venait d’éclater à mes yeux,
Transformant ainsi le noir en encore plus sombre,
Me rendant encore plus aveugle ; et les décombres
De mon esprit semble un grenier ténébreux.
Le malheur, le doute ont trouvé deux partenaires,
À savoir la haine et l’incompréhension
Qui ouvre les portes de nouveaux horizons.
Le mal croît ; est venu le temps des réflexions.
Il y a plus dur encore que d’être malheureux,
C’est de ne même pas savoir, l’incompréhension ;
Et tel est l’état dans lequel nous nous trouvons,
Oui, nous, Moi et mon Esprit perdu, et même eux.
Je parle de toutes les pensées, qui fécondent,
Et font naître mes sentiments, qui me ravagent
En ce jour si sombre, si douteux ; le carnage
Est ici, tel un paysage de fin du monde.
Plus je pense, je raisonne, plus elles me rongent,
Toutes ces sensations qui me hantent et façonnent
En moi ce cruel, souverain capharnaüm
Qui, de plus en plus, dirige, règne, domine.
Et j’ai beau réfléchir, mais la résignation
Revient vite ; entre souffrance, manque, déception
Noyés constamment par la haine, la vengeance
Ainsi est le désordre de mon existence.
Mon esprit a perdu de sa lucidité.
Là, je ne sais plus pourquoi, comment penser,
Comme si, aujourd’hui, quelque chose avait changé
Dans les creux détails de ma personnalité.
Mais où est passé cet homme sain philosophe
À l’âme si supérieure, différente, pensive ?
Il ne reste qu’un vide, insipide strophe,
Sans rimes, résigné, inutile, si passive.
