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Extrait : "Entre les Champs-Élysées et le bois de Boulogne, sur le coteau qui domine la rive droite de la Seine, s'élève, au milieu des arbres et des fleurs, un village, tapi dans ses jardins comme dans un nid de verdure. Cité pour la première fois dans un acte de la fin du XIe siècle, il porta successivement les noms de Caleio, Callevio, Challoel, et ce ne fut qu'au XIVe siècle que l'on commença à écrire Chailleau, Chailliau, puis enfin Chaillot..."
À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN
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Seitenzahl: 23
Veröffentlichungsjahr: 2015
Paris, ou le Livre des Cent-et-Un publié en quinze volumes chez Ladvocat de 1831 à 1834, constitue une des premières initiatives éditoriales majeures de la « littérature panoramique », selon l’expression du philosophe Walter Benjamin, très en vogue au XIXe siècle. Cent un contributeurs, célèbres pour certains, moins connus pour d’autres, appartenant tous au paysage littéraire et mondain de l’époque, ont écrit ces textes pour venir en aide à leur éditeur qui faisait face à d'importantes difficultés financières… Ainsi ont-ils constitué une fresque unique qui offre un véritable « Paris kaléidoscopique ».
Le présent ouvrage a été sélectionné parmi les textes publiés dans Paris ou le Livre des Cent-et-Un. De nombreux titres de cette fresque sont disponibles auprès de la majorité des librairies en ligne.
Entre les Champs-Élysées et le bois de Boulogne, sur le coteau qui domine la rive droite de la Seine, s’élève, au milieu des arbres et des fleurs, un village, tapi dans ses jardins comme dans un nid de verdure. Cité pour la première fois dans un acte de la fin du XIe siècle, il porta successivement les noms de Caleio, Callevio, Challoel, et ce ne fut qu’au XIVe siècle que l’on commença à écrire Chailleau, Chailliau, puis enfin Chaillot. Réuni à Paris par un édit de juillet 1659, Chaillot est devenu un des faubourgs de la capitale, sous le nom de faubourg de la Conférence. Mais cet excès d’honneur ne l’a point enivré. Le hameau est resté campagnard à la ville : il a gardé son nom rustique, son aspect villageois ; et bien que le commerce et l’industrie l’envahissent de toutes parts et menacent d’en chasser bientôt tout silence et toute poésie, c’est encore un asile où les âmes fatiguées peuvent se faire, aux portes de Paris, une vie calme et pleine de loisirs.
Chaillot fut de bonne heure érigé en paroisse : en 1097, cette cure appartenait au prieuré de Saint-Martin-des-Champs. En 1450, à l’extinction des seigneurs particuliers de cette terre, elle passa sous la domination des seigneurs de Marly-le-Château ; mais le roi en conserva la haute-justice, dont il se démit en faveur de son chambellan, Philippe de Comines. La-haute-justice de Chaillot revint à la couronne ; mais en 1633 elle appartenait encore au maréchal de Bassompierre, et plus tard nous la voyons passer aux religieuses de la Visitation.
C’est à l’extrémité du village, sur le rampant de la colline, à cette même place où Napoléon jeta plus tard, vis-à-vis du pont d’Iéna, les fondements du palais destiné au roi de Rome, que s’élevait le couvent de la Visitation de Sainte-Marie, fondé par Henriette de France, fille de Henri IV et veuve de Charles Ier
