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Sous la forme de fiches, l'auteur répond aux questions récurrentes liées au réchauffement climatique afin de déceler les fausses informations.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Jean Poitou est physicien, climatologue. Ancien adjoint au directeur du Laboratoire des sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE), il est président du Conseil Scientifique de « Sauvons Le Climat » et membre de la commission Energie-Environnement de la Société Française de Physique. Souvent invité dans des conférences grand public, il intervient régulièrement dans des établissements scolaires du secondaire pour présenter aux élèves le fonctionnement du climat et les informer sur le réchauffement en cours. Il est auteur de « Climat et Météo pour Les Nuls » et de « Le Climat : la Terre et les Hommes ».
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Seitenzahl: 97
Veröffentlichungsjahr: 2022
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Remerciements
Avant propos
Glossaire
Quelques notions sur le fonctionnement du climat
I - La machine climatique
I-A Le rôle du soleil et des paramètres astronomiques de la Terre
I-B L’effet de serre*
I-C Les rétroactions*
I-D Le CO2
I-E La température moyenne globale
II – Le climat du passé au présent
II-A Les Climats du passé et le CO2
II-B Le réchauffement actuel
II-C Les effets du réchauffement
II-D Les glaciers
II-E Les océans
II-F La réaction de la biosphère*
III - Action de l’homme
III-A Les modèles* numériques de climat
III-B le GIEC*
III-C Le « lobby réchauffiste »
III-D la géo-ingénierie*
Postface
Dans la même collection
Remerciements. Des membres et sympathisants de « Sauvons le Climat », trop nombreux pour que je les cite individuellement, m’ont prodigué de précieux conseils et commentaires pour la présentation de cet ouvrage et pour la rédaction des explications qu’il propose. Qu’ils en soient tous sincèrement remerciés, c’est grâce à eux que ce livre est ce qu’il est.
Avant propos
Le climat de la Terre est en train de se réchauffer. Rares sont ceux qui le contestent encore, leurs affirmations étant violemment contredites par les observations météorologiques sur l’ensemble du globe. La communauté scientifique des climatologues – des milliers de chercheurs – mène depuis plusieurs décennies un travail acharné pour percer les mystères des mécanismes du climat, identifier ce qui a provoqué ses évolutions au cours du dernier million d’années, et prévoir ce qu’il est susceptible d’advenir dans les décennies et les siècles qui viennent, en fonction du comportement qu’aura l’humanité. Les climatologues se sont convaincus que le réchauffement observé est causé très majoritairement par l’accumulation d’un certain nombre de gaz au sein de l’atmosphère, des gaz émis par les activités humaines depuis le début de l’industrialisation au XVIIIe siècle. À l’instar de la vitre formant le toit d’une serre qui confine à l’intérieur de l’édifice une partie de la chaleur apportée par les rayons du soleil, l’atmosphère retient une partie de la chaleur apportée à la Terre par le rayonnement solaire ; ce processus de confinement atmosphérique a été baptisé effet de serre*, les gaz qui en sont responsables des gaz à effet de serre.
Cette théorie de l’effet de serre permet de rendre compte quantitativement des réchauffements des époques passées, mesurés depuis 1850 ou reconstruits par les paléoclimatologues pour les climats plus anciens voire beaucoup plus anciens.
Si, à de rarissimes exceptions près, les climatologues ont fait leur cette théorie de l’effet de serre, d’autres, parmi lesquels des scientifiques de renom dans leur domaine, nient l’influence de l’homme sur le climat. Dans certains pays comme les États-Unis ou l’Australie, le clivage entre ceux qui font confiance aux climatologues et ceux qui refusent d’admettre leurs travaux, est politique. Aux États-Unis, les Républicains sont essentiellement climato-sceptiques, encouragés en cela par le président qu’ils ont élu à la tête du pays, qui crée un comité climato-sceptique pour contrer les publications des climatologues. Un tel clivage n’existe pas partout, mais tous les pays connaissent des groupes d’activistes climato-sceptiques qui répandent des « démonstrations » de la fausseté des conclusions du GIEC* ; ces « démonstrations » sont habilement présentées comme des travaux scientifiques pour faire croire aux profanes qu’il y a un débat loin d’être clos sur l’origine du réchauffement.
Ce livre se propose de décrypter ce qu’il y a vraiment derrière les nombreuses affirmations qu’on peut trouver sur le climat et son réchauffement ; des affirmations qui sont justes ou fausses selon les cas ou qui doivent être nuancées. Puisse le lecteur y trouver les arguments qui lui permettront de répondre pertinemment aux déclarations des climato-sceptiques.
Le livre est écrit de telle façon que le lecteur puisse trouver une réponse à sa question en allant directement consulter la page qui en traite, sans avoir nécessairement lu ce qui précède dans l’ouvrage. Les renvois éventuels permettent d’éclairer le lecteur. Les mots signalés par un astérisque sont explicités dans le glossaire. Le lecteur pourra aussi s’aider des notions sur le fonctionnement du climat, en début d’ouvrage, et de la postface de Jean-Louis Bobin à la fin du livre.
Glossaire
albédo : pouvoir réfléchissant d’une surface : fraction du rayonnement incident qui est réfléchi.
aphélie : point de l’orbite terrestre le plus éloigné du soleil.
biodiversité : variété des formes de vie sur Terre. S’il y a beaucoup d’espèces vivantes différentes, on parle de grande biodiversité.
biosphère : l’ensemble des écosystèmes et organismes vivants sur la Terre ainsi que leurs déchets et débris organiques. Un écosystème est un groupe d’êtres variés, de la faune et de la flore, vivant et interagissant entre eux et avec le milieu environnant.
biotope : milieu biologique adapté à l’existence d’une communauté animale et végétale donnée et dont il constitue l’habitat normal.
chaleur latente : pour le climat : chaleur stockée dans la vapeur d’eau lors de la vaporisation, et qui sera restituée quand la vapeur se condensera.
clathrate : hydrate de méthane*.
combustible fossile : on regroupe sous ce nom le charbon, le gaz naturel, le pétrole et leurs dérivés utilisés comme combustibles. Tous ont été formés dans la croûte terrestre par la décomposition d’anciens animaux ou végétaux.
constante de temps : durée qu’un système met à trouver son équilibre quand il a été perturbé.
convection : brassage au sein d’un fluide qui amène de la chaleur vers le haut et du froid vers le bas. Si un petit volume de fluide (ici, atmosphère ou océan) est moins dense que le milieu ambiant, la poussée d’Archimède va le faire monter jusqu’à un niveau où il aura la même densité que le milieu autour de lui. De même un volume plus dense que le milieu ambiant va descendre. Un volume peut être moins dense parce que plus chaud, et plus dense parce que plus froid.
corps noir : corps qui absorbe tout rayonnement électromagnétique qui le frappe. Il émet lui-même un rayonnement électromagnétique dont l’intensité et le spectre ne dépendent que de la température de surface.
cycles de Milankovitch : théorie des glaciations*, élaborée par le Serbe Milutin Milankovitch. L’attraction gravitationnelle combinée du soleil et des planètes fait fluctuer de façon quasi périodique les caractéristiques de l’orbite terrestre, ce qui module l’intensité du rayonnement solaire reçu en fonction de la saison aux hautes latitudes de l’hémisphère nord. L’excentricité de l’orbite (plus ou moins circulaire ou elliptique) fluctue avec des périodicités de 100 000 et 400 000 ans ; l’axe de rotation de la Terre décrit un cône au cours du temps (comme le fait une toupie) décalant la position des saisons sur l’orbite terrestre (« précession des équinoxes ») avec des périodicités de 19 000 et 23 000 ans ; l’axe d’inclinaison de la Terre (obliquité) par rapport au plan de son orbite fluctue avec des périodicités d’environ 40 000 ans, mais aussi 1,2 million d’années.
Ces variations de l’orbite terrestre modulent la répartition de l’énergie solaire incidente en fonction des saisons et des latitudes, ce qui est le facteur déclenchant des glaciations.
effet de serre : l’atmosphère bloque la plus grande partie de la chaleur provenant de la surface du globe. Elle émet à son tour du rayonnement infrarouge*, pour moitié vers la surface et pour moitié vers l’espace, et avec une intensité qui décroît avec l’altitude d’émission du fait de la diminution de la température. Il en résulte un confinement de chaleur dans la basse atmosphère.
effet parasol : l’albédo des nuages bas, formés de gouttelettes d’eau, est élevé. Ils réfléchissent une fraction notable du rayonnement solaire, qui, ainsi, n’atteint pas la surface terrestre.
El Niño : oscillation pseudo-périodique du système océan atmosphère dans le Pacifique équatorial.
Normalement les hautes pressions se situent à l’est sur les côtes du Pérou, les basses pressions à l’ouest sur les Philippines. Les alizés provoquent une forte évaporation à l’origine de précipitations soutenues sur l’ouest du bassin, où s’accumulent les eaux chaudes de surface.
Un événement El Niño se produit tous les 3 à 7 ans. Les alizés faiblissent, l’eau chaude et la zone de précipitations migrent vers l’est. Il peut en résulter des précipitations intenses sur le Pérou et une grande sécheresse aux Philippines. Un fort El Niño déborde largement du Pacifique intertropical affectant l’océan Indien à l’ouest et jusqu’au bord ouest de l’Atlantique à l’est.
L’événement El Niño est souvent suivi du phénomène inverse, la Niña, qui se manifeste par des alizés plus forts qu’à l’ordinaire et un amenuisement de la zone chaude des eaux de surface du Pacifique équatorial.
événement extrême : événement météorologique (canicule anormalement intense ou longue, précipitations particulièrement abondantes, froid très intense, ouragan…) très éloigné de la moyenne climatologique.
L’intensité ou la fréquence des événements extrêmes ont de forts impacts sur la vie des gens.
excentricité : voir cycles de Milankovitch.
forçage : différence induite, entre la quantité d’énergie par seconde arrivant du soleil et celle qui part vers l’espace, quand une modification de l’environnement perturbe l’équilibre entre ces deux quantités. Le climat va s’ajuster pour rétablir cet équilibre. Cette différence est appelée forçage radiatif.
GIEC : Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (en anglais IPCC, International Panel on Climate Change, https://www.ipcc.ch) a été créé en 1988 sous l’égide de l’organisation météorologique mondiale et du Programme des Nations Unies pour le développement. Sur la base de travaux scientifiquement validés, tous les 5 à 7 ans, trois groupes de travail évaluent l’état des connaissances sur les changements climatiques, sur leurs impacts et les possibilités d’y faire face, sur les stratégies propres à limiter le réchauffement.
géo-ingénierie : ensemble des techniques visant à limiter le réchauffement de la Terre, par exemple en favorisant artificiellement l’absorption de CO2 par les océans ou en bloquant dans la stratosphère* ou dans l’espace une fraction du rayonnement solaire incident. Il faut préalablement faire une analyse critique des risques d’effets secondaires néfastes pendant ou lors de l’arrêt de l’utilisation de ces techniques.
glaciation / déglaciation : une glaciation est un phénomène par lequel aux deux calottes de glace polaires que connaît la Terre, s’ajoutent deux autres calottes, l’une sur le Nord de l’Europe et l’autre sur le Nord de l’Amérique. La déglaciation est le phénomène de retour à la situation où seules subsistent les 2 calottes polaires. La Terre connaît des cycles glaciation / déglaciation depuis 3 millions d’années.
gradient thermique : variation en degrés par unité de longueur, de la température dans l’atmosphère en fonction de l’altitude.
Hadcrut4 : ensemble des températures mensuelles mesurées à la surface du globe, compilées par le Hadley Centre de l’office météorologique britannique et par l’Unité de recherche climatique de l’université de East Anglia.
infrarouge : rayonnement électromagnétique (comme la lumière), de longueur d’onde plus grande que celles perceptibles par l’œil humain. Le spectre solaire va jusque dans l’infrarouge proche. Les infrarouges émis par la Terre sont de plus grandes longueurs d’onde. Au-delà, on atteint le domaine des micro-ondes.
isostasie : la croûte terrestre flotte sur la couche inférieure visqueuse du manteau. Un accroissement local de la masse en surface entraîne une descente locale de la croûte dans le manteau, un allégement fait remonter la croûte ; c’est l’ajustement isostatique local, un phénomène très lent du fait de la viscosité du manteau. La remontée isostatique du sol due à la fonte des 3 500 m de glace accumulés sur la Scandinavie lors de la dernière glaciation*, n’est pas encore terminée.
isotope : la matière est composée de molécules composées d’atomes. Le noyau de l’atome est constitué de protons et de neutrons. Le nombre de protons est caractéristique de l’élément chimique : le carbone en a 6, l’oxygène 8, le plomb 82. Le nombre de neutrons d’un élément peut varier. Ainsi, le carbone peut avoir 6, 7 ou 8 neutrons. Ces 3 variétés de carbone s’appellent les 3 isotopes du carbone : carbone 12, carbone 13 et carbone 14 (le carbone 14 est instable et se transforme en azote 14 par décroissance radioactive).
loi de Clausius-Clapeyron :
